
La chronique de Philippe Randa
De l’issue de la guerre russo-ukrainienne et de ses conséquences, il est certes encore trop tôt pour avoir quelques certitudes que ce soit, mais tout au moins peut-on déjà constater certains bouleversements.
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La chronique de Philippe Randa
De l’issue de la guerre russo-ukrainienne et de ses conséquences, il est certes encore trop tôt pour avoir quelques certitudes que ce soit, mais tout au moins peut-on déjà constater certains bouleversements.

Pour une troisième voie européenne, toujours et encore !
Vladimir Poutine a menti. Il a trahi Soljetnitsyne. La Russie a envahi l’Ukraine (lire notre article « Pour une troisième voie russo-ukrainienne », 12 février 2022). Après les bombardements de l’OTAN sur la Serbie en 1999, nous pensions, nous Européens, ne plus connaître ce genre de conflit sur notre continent, bien que nous sachions que le tragique balise l’histoire des hommes.

Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes :
Ce 5 mars à plusieurs endroits du front, les opérations militaires ont été stoppées par l’armée russe et celles des républiques du Donbass, pour permettre l’évacuation des civils par les couloirs humanitaires sur lesquels s’est aussi accordé le gouvernement de Kiev. C’était sans compter avec les ultra-nationalistes qui ont empêché ces évacuations presque partout, notamment en faisant sauter un immeuble d’habitation à Marioupol, où 200 civils étaient ce matin sous les décombres.
Jeudi matin, Hubert Védrine était l’invité de Sonia Mabrouk sur Europe 1.
Ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin sous la présidence de Jacques Chirac, fils d’un ami proche de François Mitterrand, Hubert Védrine a souvent porté la voix du pragmatisme, de la realpolitik contestant par principe les postures et le manichéisme dans un domaine fort complexe. Il tacle, ainsi, ceux qui ont aujourd’hui remplacé les virologues de plateau : « Depuis 70 ans, on entend parler du nouveau Munich, du nouvel Hitler, c’est une attitude de va-t-en-guerre personnels, égotistes. C’est paresseux, en fait. Plaquer sur aujourd’hui des éléments du XXe siècle, ça ne fonctionne pas tout à fait. Il peut y avoir des éléments de comparaison, mais ça n’explique pas la situation actuelle. Ça ne donne pas de pistes pour préparer l’avenir. » BHL renvoyé dans ses buts.


Les journalistes se sont montrés unanimement alarmistes en évoquant un “bombardement” de la centrale nucléaire de Zaporija en Ukraine. Ils ont malheureusement répété sans aucune vérification les déclarations du président ukrainien Zelinsky, dont l’objectif est de faire entrer en guerre les pays de l’Union européenne et les forces de l’OTAN.


En pleine crise russo-ukrainienne, qui n’est autre que la partie émergée d’un plus vaste conflit, celui qui oppose la Russie à l’OTAN et à son vassal l’Union Européenne, deux visions du monde, celle ultra-progressiste promue par le camp des Etats-Unis, et celle culturellement plus traditionnelle soutenue par Poutine, des axes de puissances économiques, l’Eurasie d’un côté, les Atlantistes de l’autre, la journaliste Rachel Marsden, qui anime une émission sur Sputnik France, a publié un éditorial paru sur l’autre média russe Russia Today le 28 février dernier, dans lequel elle s’interroge sur le Forum Economique mondial (FEM) et ses implications dans les gouvernements occidentaux. En sous-titre, elle écrit :

Patrie de Sun Tsu et de quelques autres, l'Empire du Milieu nous donne chaque jour des signes bien repérables de sa stratégie et de sa montée en puissance. Comme le stalinisme, que Mao n'avait jamais renié, ce régime ne perd jamais de vue, mais à terme, ses ambitions révolutionnaires mondiales.