Elles ne sont pas nombreuses, les femmes yézidies revenues de l’horreur pour raconter leur captivité sous le joug de l’État islamique (EI). Depuis ce lundi pourtant, trois d’entre elles ont pris place sur le banc des parties civiles de la Cour d’assises de Paris pour faire face au box vide de leur tortionnaire : le djihadiste français Sabri Essid, jugé pour « génocide » et « crimes contre l’humanité ». Donné pour mort par Daesh, les juges d’instruction n’ont toutefois « pas pu établir avec certitude son décès ». Son procès hors norme – le premier qui juge un Français pour de tels crimes – se tiendra donc en son absence jusqu’au 20 mars.







