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Turquie : "Quand Erdogan se rêve en calife", explique Éric Zemmour
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« Nos amis » dans leurs oeuvres
Barack Obama poursuit la politique de ses prédécesseurs visant à garrotter la Russie poutinienne renaissante après 70 ans de communisme et les mauvaises années Elstine. Washington est aujourd’hui à l’œuvre dans le jardin russe, dans une vaste entreprise de déstabilisation de l’Ukraine, comme ce fut le cas hier ( ?) en Asie centrale. Cela n’empêche pas le président des Etats-Unis, depuis le sommet du G7 en Bavière hier lundi (la Russie en a été de nouveau exclue) de s’en prendre à son homologue russe. Il a poussé ses alliés à prendre de nouvelles sanctions contre Moscou, les précédentes ayant été maintenues en mars dernier par l’Union dite « européenne »… Du haut de sa politique impériale, de sa faramineuse dette publique et de ses quarante millions de pauvres, M. Obama a pris la pose du donneur de leçons : « (Vladimir Poutine) doit prendre une décision. Souhaite-t-il continuer de ruiner l’économie de son pays et l’isoler davantage au nom de la recherche insensée de la gloire passée de l’empire soviétique, ou peut-il admettre que la grandeur de la Russie ne dépend pas de la violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté d’autres pays ? ». Dans la bouche d’un président américain le propos ne manque pas de sel !
C’est Israël qu’a choisi pour sa part Nicolas Sarkozy, il y effectuait un nouveau déplacement hier et a été reçu par le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, pour attaquer la société française de téléphonie Orange. Celle-ci est actuellement en conflit avec l’opérateur israélien Partner Communications Company, par le biais duquel, via une franchise, elle est implantée dans l’Etat hébreu. Orange entend en effet retrouver la maîtrise totale de sa marque. Une mauvaise idée ? En déplacement au Caire le 3 juin, Stéphane Richard, PDG d’Orange, avait déclaré que si cela était possible il cesserait les activités d’Orange en Israël tout en critiquant les « activités (de Partner) dans les colonies juives du territoire palestinien de Cisjordanie».
Une déclaration assimilée à une demande de boycott du type de la campagne BDS initiée et soutenue en France principalement par l’extrême gauche, qui a déclenché la fureur des responsables israéliens contre M. Richard. Depuis Jérusalem, Nicolas Sarkozy a fait savoir que « Stéphane Richard viendra ici s’expliquer ». « Le boycott d’Israël est inadmissible. Je ne dis pas qu’il y avait une volonté de boycott de la part de cette entreprise (Orange), mais je dis que ce n’est pas comme ça qu’on fera la paix ».
Benjamin Netanyahou avait intimé l’ordre à l’ambassadeur d’Israël en France de rompre tout contact avec Stéphane Richard, lequel devant le tollé international, a pris le chemin de Canossa et promis au vice-Premier ministre israélien, Silvain Shalom, de ne pas réitérer de tels propos à l’avenir. «M. Richard a présenté ses excuses concernant les remarques qu’il avait faites lors d’une conférence en Égypte et m’a affirmé être un ami d’Israël. Il a personnellement présenté ses excuses, ainsi qu’au nom de sa société, et a affirmé qu’ils condamnaient toute forme de boycott» a précisé M. Shalom.
« La sécurité d’Israël est le combat de ma vie » déclarait encore il y a peu M. Sarkozy, qui, reprenant quasiment mot à mot le discours de M. Netanyahou, a critiqué l’éventuel accord sur le nucléaire iranien que les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne tentent de boucler avant la fin du mois. « L’accord qui est en train d’être discuté est condamnable, à la fois sur la méthode de négociation et sur l’accord. Avec cet accord, j’affirme qu’on reconnaît à l’Iran maintenant explicitement le droit de poursuivre l’enrichissement et de conduire des activités de recherche et de développement (…). C’est un changement profond de la mise en œuvre du régime de non-prolifération qui ouvre potentiellement la voie à un risque grave de course aux armements nucléaires dans la région », notamment pour des pays comme « l’Arabie saoudite » et « la Turquie » a affirmé président des Républicains lors d’une conférence stratégique à Herzliya.
Rappelons de nouveau que les leçons de prudence de M. Sarkozy sont assez sidérantes émanant du responsable de la catastrophique liquidation de la Libye, laquelle a conduit à une explosion du terrorisme, de l’immigration clandestine, à la déstabilisation de toute une partie de L’Afrique. Si aujourd’hui risque de prolifération nucléaire il y a affirme Bruno Gollnisch, le plus dangereux émane de l’Etat islamique (EI), qui chercherait à se procurer l’arme atomique notamment via des contacts noués au Pakistan.
EI, ce Frankenstein islamiste qui viole, mutile, torture, assassine indistinctement chiites, sunnites, alaouites, chrétiens et yézidis qui résistent ou refusent la dhimmitude. Un Golem djihadiste crée, modelé, instrumentalisé largement par les Etats-Unis, comme l’avait d’ailleurs indiqué le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre, lorsqu’il avait été auditionné devant une commission parlementaire de notre assemblée nationale. Une politique que M. Sarkozy a alors suivi, en fidèle vassal atlantiste, lorsqu’il a été décidé d’armer les miliciens extrémistes pour faire tomber le régime laïque syrien, mission sacrée poursuivie par François Hollande et Laurent Fabius…
Un rapport de la Defense Intelligence Agency qui a été déclassifié en mai par la justice américaine suite à un procès intenté à l’administration fédérale par un groupe conservateur, l’a confirmé. Il est précisé dans ce document daté d’août 2012, que les Etats-Unis et leurs alliés désireux de liquider Bachar-el-Assad ne pourraient que se féliciter de l’installation d’un califat salafiste sur au moins une portion du territoire syrien.
Un vœu partagé, au nom d’une synergie d’intérêts mais répondant à des motivations diverses, par la Turquie, une partie au moins des stratèges, géopoliticiens et politiciens au pouvoir en Israël, « nos amis » qataris et saoudiens… D’ailleurs nous n’avons guère entendu les droits de l’hommistes de l’RPS sur la peine confirmée par le justice saoudienne ce dimanche à 10 ans de prison et 10 000 coups de fouet échelonnés pour insulte à l’islam à l’encontre du blogueur Raef Badawi. Après tout et selon le bon mot d’Eric Zemmour, il est vrai l’Arabie saoudite peut être appréhendée comme « un Etat islamique qui aurait réussi »…
http://gollnisch.com/2015/06/09/nos-amis-dans-leurs-oeuvres/
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La laïcité n’a jamais été présente en terre musulmane
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, présente àL'Homme Nouveau la vingt-quatrième université d’été de Renaissance Catholique sur le thème : « La France au risque de l’islam ». Extraits :
"D’après Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), il se trouve en France environ sept millions de musulmans. Peut-être ce chiffre est-il exagéré, mais c’est un fait que le nombre des musulmans en France est croissant. Or, ces populations, étrangères à notre civilisation, jeunes et fières de leur identité, sont persuadées que l’avenir leur appartient. Il existe donc des risques réels de conflit dont traiteront François-Xavier Bellamy et Roberto de Mattei. Il est trop simple de croire que parce qu’un immigré malien polygame acquiert la nationalité française tous les problèmes posés par son mode de vie, disons atypique par rapport à nos us et coutumes, seraient résolus d’un coup de baguette magique.
Quel enseignement voulez-vous donner ?
Notre enseignement se divise en trois parties. D’abord, une interrogation sur la nature réelle de l’islam. Ensuite, un questionnement sur la ligne de partage entre islam et islamisme.Enfin, une réflexion surla laïcité présentée aujourd’hui comme le seul rempart crédible face à l’islamisme. Sur ce dernier point chacun peut observer que la laïcité n’a jamais été présente en terre musulmane que de façon provisoire. En effetla laïcité, distinction du spirituel et du temporel, est une idée chrétienne, contrairement au laïcisme contemporain qui en est la séparation. La laïcité ne peut s’imposer à un musulman sans le contraindre à remettre sa foi en cause. Enfin, paradoxalement, l’Occident laïcisé est à la fois, pour les musulmans, une source d’attraction à cause du niveau de vie occidental et de répulsion en raison des mœurs « libérées » qui y règnent.
Quels sont les signes d’espérance que vous voyez dans le dialogue entre le catholicisme et l’islam ?
Avant de commencer à dialoguer, il convient d’abord de s’interroger sur les finalités du dialogue. Un chrétien croit que le Christ est venu sauver tous les hommes, par la médiation de son Église. Pour autant, le Décalogue est présent dans la conscience de chaque homme, même si cette conscience peut être faussée ; cette dimension religieuse de l’homme sera abordée par l’abbé Guillaume de Tanouärn. Le dialogue avec les musulmans ne peut avoir d’autre fin que leur conversion. Ceci posé, l’acte de foi dans le christianisme est libre, ce qui n’est pas le cas dans l’islam, et il s’agit d’établir les conditions d’une coexistence pacifique quand les populations sont mêlées. Or, il faut se souvenir que l’islam oscille sans cesse, selon Jules Monnerot, entre fatalisme quand il est dominé, et fanatisme quand il est dominant. [...]"
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JT du vendredi 12-06-2015 TVL
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Pourquoi l’Occident déteste-t-il Poutine ? La raison secrète
Voici un éclairage qui permet de mieux analyser ce qui se cache derrière l’agressivité américaine suivie par les vassaux occidentaux, dont la France, sans doute le pays le plus zélé. Le Réveil français ne cesse de dénoncer cette imposture qui peu à peu se dévoile aux yeux des peuples.
« Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne pourront pas prendre seuls toutes les décisions importantes du monde ».
Les raisons officielles
Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses: la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne ; la Russie a aidé les « rebelles pro-russes » à abattre le MH-17 ; la Russie a « envahi » illégalement la Crimée ; des milliers de troupes et de tanks russes combattent en Ukraine. Certains d’entre nous pensent que ces affirmations sont de la propagande de guerre à l’intention des citoyens de l’Ouest dans le but de justifier des sanctions contre la Russie et de faire monter les tensions militaires.
Les raisons géopolitiques
Beaucoup moins largement débattues, mais beaucoup plus importantes, il y a les raisons géopolitiques qui considèrent les zones de conflit entre les intérêts économiques des Etats-Unis et ceux de la Russie et de la Chine. Pour le moment, l’Union européenne est très dépendante de l’énergie russe. Les Etats-Unis aimeraient faire cesser cela. Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, ce groupe de pays rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar américain. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle Route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.
La raison secrète : la guerre qui n’a pas eu lieu
Tous ces facteurs sont importants, mais il y en a encore un autre, qui n’est jamais débattu dans les médias occidentaux. L’élément déclencheur de la soudaine hostilité contre la Russie et Poutine peut être trouvé dans presque tous les événements non déclarés qui se sont déroulés entre la fin août et le début de septembre 2013. Ce qui est arrivé dans cette période cruciale est qu’une attaque surprise de l’Otan contre la Syrie a été stoppée par la Russie. C’était probablement la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu’une attaque militaire planifiée par l’Occident se trouvait confrontée à une force suffisante pour exiger son annulation. On ne le dira pas aux gens en Occident parce que leurs dirigeants bellicistes, au discours martial, ont « fermé les yeux ». Ils ont reculé et ont décidé de changer leur plan, le nouveau plan étant de démolir l’Ukraine et de s’emparer de la Crimée au profit de l’Otan. Cela, à l’évidence, n’a pas marché non plus ; le désordre qu’ils ont créé est toujours là.
L’attaque US/France prévue sur la Syrie
Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire de s’attendre à un appel d’Obama plus tard dans la journée.
« Présumant que cet appel téléphonique du soir annoncerait le début des frappes aériennes états-uniennes (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à son état-major de mettre au point son propre plan d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp et ordre a été donné aux pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1)Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes états-uniennes attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il lui fallait consulter le Congrès. (2)
Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4)Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir: « Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’Otan en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air. Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5)
Les navires de guerre étaient prêts
Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missiles raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante armada de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dansGlobal Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)
A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir, « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie se sont croisées en Méditerranée orientale » et les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire.
Un commentateur a plaisanté en disant qu’après tout Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix. Voici comment The Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste, évalue la situation – de par sa vie antérieure, The Saker possède une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’Otan :
« Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, ni avec des missiles de croisière, ni avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme, manifeste ou secret, d’assistance matérielle et technique à la Syrie qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)Pourquoi les Etats-Unis ont-ils modifié leurs plans ?
Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. A présent, avec le recul, on peut voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’ISIS [l’Etat islamique].
Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses dont veulent débattre les dirigeants politiques occidentaux :
– L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment expliquer autrement la décision inattendue du Parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à des frappes contre la Syrie?
– L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils n’apprécient pas ce que les Etats-Unis ont projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent visiblement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre.
Qu’est-ce que cela veut dire
Pour des raisons qui ne sont pas difficiles à imaginer, il y a eu peu de discussions sur la signification plus large de ces événements dans les médias occidentaux. Cependant, des commentateurs comme Israël Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une intervention d’Israël Shamir au Forum de Rhodes le 5 octobre 2013 :
« Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée.
Nous avons dégagé le Cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962.
Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10)Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même.
Pepe Escobar est encore plus brutal. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) La dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l’arrêt des Etats-Unis [faillite budgétaire bureaucratique, NdT] venant s’ajouter à la crise financière provoquée par les banques de Wall Street.Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important :
« Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges éhontés. » (13)
Dans cette nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes. Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies. Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement. Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollar américain ». (14)Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants occidentaux ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne pourront pas prendre seuls toutes les décisions importantes du monde.
Australianvoice, 1/03/2015
Titre original : WHY DOES THE WEST HATE PUTIN? THE SECRET REASON (1/03/2015)
Traduit par Diane Gilliard pour Arrêt sur Info
Notes:
1. Cité d’après un article de David Axe, « Les bombardiers français étaient chargés, les rebelles syriens étaient déployés – Tous attendaient le OK d’Obama pour attaquer »; https://medium.com/war-is-boring/69247c24253f(en anglais)
2. http://israelmatzav.blogspot.com.au/2013/09/france-was-ready-to-strike-syria-obama.html
6. https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-akash3/1176205_566256046755921_1140583716_n.jpg
8. http://thesaker.is/submarines-in-the-desert-as-my-deepest-gratitude-to-you/
11. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china
12. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm
Cela semble être le même éditorial important analysé par Jeff J. Brown dans le post de Wikileaks « Baba Beijing’s Belly Laugh Felt Round the World »,
http://www.wikileaksparty.org.au/baba-beijings-belly-laugh-felt-round-the-world-2/.
La seule différence que je voie est que Jeff Brown se réfère à un auteur nommé Tang Danlu, tandis que le site web de Xinhua se réfère à Liu Chang comme auteur de l’article.13. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm
14. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china
Source : Réveil français
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« Droit vers le désastre »
Le PS tenait son congrès cette fin de semaine à Poitiers dans une ambiance globale de consensus implicite entre les différents courants, seul moyen d’atténuer la raclée que le parti s’apprête de nouveau à recevoir dans les urnes lors des régionales en décembre prochain. Selon le dernier sondage Ifop pour le JDD, il se trouve à peine un Français sur quatre pour juger que le PS possède « des dirigeants de qualité », « un projet pour la France », ou « est proche de leurs préoccupations »…Dans ce même journal, l’ex ministre Arnaud Montebourg tire de nouveau à boulet rouge sur le duo Hollande-Valls soulignant que la politique menée par le gouvernement conduisait la France « droit vers le désastre ». Lors de son discours, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n’a pas manqué de fustiger l’opposition nationale et le discours de nombreuses personnalités du parti Les Républicains , calqué sur celui du FN. M. Camabdélis s’est ainsi ému de ce que Nicolas Sarkozy laisse Christian Estrosi dire qu’ « une carte d’identité ne suffit pas à être français » ou encore que certains musulmans sont « la cinquième colonne du terrorisme en France » reprenant ici les propos du député frontiste Aymeric Chauprade. Or, affirme le responsable socialiste, soutenir ce discours n’est pas « un acte républicain ». M. Cambadélis feint de découvrir que comme à chaque fois que le FN est en dynamique électorale, la droite reprend ses formules, son discours, voire des points de son programme pour mieux les oublier en arrivant au pouvoir.
Cela fait trente ans que les dirigeants des différentes hypostases de la droite, RPR, UMP, aujourd’hui LR, promettent l’arrêt des flux massifs d’immigration…qui ont battu des records sous le quinquennat Sarkozy. D’autres au contraire, pour des questions de cuisine interne, de tactique , de positionnement politicien, renoncent aujourd’hui à la fermeté qu’ils affichaient hier.
C’est le cas d’Alain Juppé, qui vise la captation de la clientèle centriste pour l’emporter face à Sarkozy lors de primaires. Un article du Point a eu la bonne idée de rappeler les propos tenus par M. Juppé dans Lui en octobre 1990. Il était alors député de Paris, et évoquait les problèmes d’immigration « auxquels il est confronté dans le 18e arrondissement » de la capitale.
« C’est un problème permanent et gigantesque » disait-il. «Il y a beaucoup d’écoles de ma circonscription où 80 à 90 % des petits enfants qui sont dans les classes primaires sont d’origine étrangère et souvent assez peu francophones (…). J’ai, à l’heure actuelle, dans mon arrondissement, des quartiers très chauds où la coexistence entre les communautés devient de plus en plus difficile, parce que les gens ont le sentiment que ça continue à se dégrader. Si on pouvait leur dire : Bon, maintenant, on a arrêté le flux, on va essayer de vivre en bonne intelligence…, les Français de ces quartiers, qui ne sont pas spontanément racistes, seraient tout à fait prêts à jouer le jeu avec des populations venues d’ailleurs. Mais ils ont le sentiment que ça continue et qu’ils sont totalement submergés.»
Une submersion qui n’est pas un fantasme. M. Juppé en est indirectement responsable ces dernières années, en tant que ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy ayant validé le plan de liquidation du régime Libyen en 2011 avec la complicité de BHL, ce qui a entraîné le chaos que l’on sait. Les côtes de la Libye voient ainsi le départ chaque jour de milliers de clandestins qui attendent d’être arraisonnés par les navires européens…afin d’être débarqués en Italie.
Rien que cette fin de semaine, 6000 migrants sur des rafiots de fortune ont été secourus par « la flotte internationale en Méditerranée ». Sans évoquer ici le cas de l’Espagne et de la Grèce, ils sont 50 000 depuis janvier à avoir gagné l’Italie. Les centres d’hébergement transalpins qui accueillent déjà officiellement 84 000 immigrés en provenance d’Afrique ont atteint leur seuil de saturation. La situation de submersion est telle que trois régions italiennes ont annoncé qu’elles refuseraient désormais tour nouvel « arrivage » imposé par le gouvernement.
L’année dernière, le coût pour le contribuable italien de l’accueil des 174 000 clandestins ayant quitté les côtes de la Libye –ils n’étaient selon les chiffres officiels « que » 23.719 en 2002- a atteint 800 millions d’euros, l’aide de l’UE, se montant à 45 millions d’euros. D’ores et déjà cette immigration là est en hausse de 10% cette année et devrait atteindre fin 2015 le chiffre de 200 000 réfugiés rien que chez nos voisins italiens.
Une analyse froide et objective de la situation, ce que l’on demande à tous dirigeants politiques dignes de ce nom, commanderait bien évidemment d’en finir avec des mesures qui consistent à écoper la mer avec une petite cuillère. C’est-à-dire, au nom même de considérations humanistes, pourtant brandies par les têtes molles qui tentent de gérer cette invasion, de faire preuve de fermeté. Il s’agit de refouler et de ramener systématiquement sur les côtes africaines les migrants, souvent malheureuses victimes des mafias de passeurs, dont un nombre non négligeable trouve la mort en essayant de gagner l’Europe.
Une fermeté qui a été celle du gouvernement australien confronté à une immigration clandestine de même nature, et qui a été payante. Et qui serait d’autant plus légitime en cette période de crise qui frappe durement des dizaines de millions d’Européens, sans même parler des risques d’infiltration de militants djihadistes qui pourraient tenter de se fondre dans la masse des réfugiés accueillis.
Or, il se sait en Afrique qu’un clandestin recueilli par les navires européens, arrivant en Italie, à toutes les chances de rester et de gagner ensuite les autres pays de l’UE. Fabrice Leggeri, le patron de Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières, a avoué qu’en Libye, un million de personnes sont « prêtes à embarquer pour l’Italie. »
Il conviendrait donc de changer radicalement de braquet, de prendre des mesures à la hauteur de la menace, comme le préconisait une nouvelle fois Bruno Gollnisch dans sa vidéo enregistrée depuis le parlement européen et mise en ligne le 28 mai sur ce blogue. Faute de quoi…
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JT du 11-06-2015 TVL
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Traité de libre-échange transatlantique : les eurodéputés privés de vote - europe weekly
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Luxembourg, Turquie, Allemagne : le réveil des peuples dans les urnes !
En définitive, le peuple a toujours raison. Il suffit de l’écouter !
Ce dimanche, une série de résultats électoraux sont tombés. Bien que ces scrutins se soient déroulés dans d’autres pays que le nôtre, les conséquences nous concernent.
Les Luxembourgeois ont refusé à 78 % de donner le droit de vote aux étrangers lors des législatives. Je suis toujours sidéré qu’un gouvernement puisse proposer une telle ineptie. Que des non-nationaux aient le droit de décider du sort d’une nation est une pure hérésie ! Si un étranger a, au bout de cinq ans de présence, la possibilité de prendre la nationalité du pays où il réside, il n’y a aucune raison de l’autoriser à voter, même pour les scrutins locaux. Il n’a qu’à demander sa naturalisation !
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Forbes : Les habitants de Crimée se sentent plus heureux en Russie qu’en Ukraine
Ecrit par Histoire et Société.
♦ Les journalistes américains ont frappé au-dessous de la ceinture, aussi bien l’administration actuelle à Washington que le régime de Kiev. Dans le Forbes , il a été déclaré sans ambages que la situation en Crimée est diamétralement opposée à ce qui est généralement raconté dans lesbriefings du Département d’Etat américain par la célèbre Jane Psaki…(*)
L’article est appelé « Une année après l’annexion russe de la Crimée, les gens sur place préfèrent Moscou à Kiev. » En fait, l’article est basé principalement sur deux études sociologiques des agences occidentales qui font autorité : l’américaine Gallup et l’allemande GFK. Cette dernière, d’ailleurs, est la plus grande structure de ce type en Allemagne et est parmi les quatre principales « agences » sociologiques à travers le monde. Je pense donc que même les Occidentaux les plus endurcis n’ont aucune raison de mettre en doute les résultats de ces études.Après avoir analysé les résultats de l’enquête, la journaliste Kenneth Raposa tire des conclusions choquantes pour le monde occidental sur la situation en Crimée :
« Les gens du pays – qu’ils soient Ukrainiens, Russes ethniques ou Tatars – sont unanimes sur une chose : la vie avec la Russie est meilleure que la vie avec l’Ukraine. »
Elle rappelle aux lecteurs l’étude menée par Gallup en coopération avec le Conseil de Surveillance de Radiodiffusion Internationale (BBG) en 2014 en Crimée. Près de 83% de la population de Crimée a dit alors que les résultats du référendum de mars correspondaient effectivement aux souhaits et aux aspirations des habitants de la péninsule. Près de 74% des répondants étaient convaincus que la réunification avec la Russie aurait un impact positif sur leur qualité de vie, seulement 5,5% de la population était sûrs de l’inverse…
Ainsi, en janvier-février 2015, la GFK allemande a décidé de dresser un bilan de la première année de vie du peuple de Crimée avec la Russie. Et ces résultats sont pour l’Occident tout simplement incroyables.
82% des résidents de Crimée ont exprimé une approbation sans équivoque de la réunification de la Crimée avec la Russie. 11% sont globalement favorables. Au total, 93% de la population de la Crimée a un jugement positif sur les résultats du référendum de mars 2014 ! Seuls 2% de la population n’approuvent pas les retrouvailles.
Kenneth Raposa constate que les études des deux prestigieuses institutions occidentales suggèrent fortement que le résultat du référendum en 2014 est complètement objectif.
Seulement 1% des habitants de la péninsule estime que les médias ukrainiens ont donné des informations objectives sur ce qui se passait en Crimée. 4% considèrent les médias ukrainiens « plutôt objectifs ». 45% des résidents de Crimée pensent que l’information des médias ukrainiens est absolument fausse, et 35% – plus fausse que vraie.
Faisons quelques commentaires sur des points de l’enquête de GFK que Raposa n’a pas abordés.
Seulement 13% des résidents de Crimée estiment que leur situation financière s’est détériorée au cours de la dernière année (rappelez-vous les histoires terrifiantes rapportées par les médias ukrainiens sur « la famine » en Crimée). 21% de la population estime que sa situation financière s’est nettement améliorée au cours de l’année, 30% – simplement améliorée, 35% ont dit que leur situation financière demeure à peu près au niveau de l’année dernière.
A titre de comparaison, en Ukraine dans le même temps, 94% de la population a déclaré aux sociologues ukrainiens une forte détérioration de son bien-être !
Le principal sujet de préoccupation pour les habitants de Crimée est le conflit dans l’Est de l’Ukraine (42%). Ensuite viennent l’inflation (40%), la question du transport et de l’isolement de la Crimée (22%) et les problèmes financiers personnels (19%).
Par ailleurs Kenneth Raposa « achève » littéralement les patriotes ukrainiens et les amateurs américains d’ingérence dans les affaires des autres. Il note que dans la société de Crimée il y a unité et unanimité sur le cours politique actuel de la République (République Autonome de Crimée), alors que dans le cas de l’Ukraine une telle unité est tout à fait hors de propos.
Par exemple, selon les mêmes institutions sociologiques occidentales, dans la société ukrainienne il y a une scission grave qui menace objectivement l’intégrité territoriale du pays. La politique d’intégration dans l’UE est soutenue uniquement par 19% de la population de l’Est et 26% de la population du Sud de l’Ukraine (comme ces données diffèrent de celles des «sociologues» ukrainiens !), Tandis que dans l’ouest de l’Ukraine le soutien est de 84%, au Nord 60% et dans la zone centrale – environ la moitié. Dans le Sud-est, le soutien à l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN est encore plus bas que pour l’adhésion à l’UE. Et même en Ukraine occidentale, les partisans d’une telle décision ne sont qu’environ 53%.
Forbes est l’une des publications les plus respectées dans le monde, reflétant la position d’une grande partie des élites occidentales. Et l’article de Kenneth Raposa est une sorte de capitulation de cette partie des élites devant les faits réels : la Crimée est devenue russe en premier lieu en raison de la position de ses habitants. Et quant au choix « euro-atlantique » de l’Ukraine, ce n’est pas si évident que ça.En Ukraine, cependant, on a forgé une réalité virtuelle, dont le but est la manipulation totale et le maintien de l’esprit martial dans l’ultra-droite.
Presque tous les grands médias ukrainiens ont complètement ignoré les résultats de la recherche des agences GFK et Gallup, mais en revanche ils ont fait leurs choux gras d’une nouvelle au titre fracassant : « La plupart des habitants de Crimée veulent réintégrer l’Ukraine ». La source de cette farce de bas étage est un tabloïd « La Crimée – faits réels… » Là, nous pouvons admirer la source originale de la nouvelle. Malgré le titre à sensation, dans le texte de l’article, l’auteur admet qu’il ne s’agit absolument pas d’une recherche sociologique, mais d’un « sondage en ligne » qui aurait été menée par une édition de bonne réputation, la Vérité de Crimée. Et c’est là que l’on découvre le pot-aux-roses. La Vérité de Crimée a déclaré avoir subi une attaque sur son site. Il l’a bloquée efficacement, et a laissé les bots ukrainiens s’ébattre en liberté (les célèbres troupes d’information?) afin d’obtenir les résultats souhaités. Si les résultats réels des sondages d’opinion ne correspondent pas à ce que souhaite voir Kiev, ils peuvent tout simplement les falsifier. Et puis bon gré mal gré les faire publier dans les médias. Tout cela montre bien ce qu’il faut penser des informations publiées par les « journalistes » ukrainiens… Et la chose la plus dégoûtante à ce sujet est que les gens du Nord-Ouest de l’Ukraine qui, en règle générale, n’ont aucun contact «en direct» avec la Crimée sont prêts à croire à ces sornettes. Et beaucoup sont même prêts à aller « récupérer » la République par la force des armes.
Dans l’ensemble, cet article paru dans Forbes est un signe très positif, montrant que les esprits raisonnables dans la société occidentale tentent d’attaquer les « faucons » qui vivent dans le monde de leurs rêves. La victoire du bon sens est encore loin, mais c’est un premier pas…
Ecrit par Histoire et Société, 4/05/2015
Source : Le Réveil français 06/2015
Note :
(*) Jennifer Rene, dite Jen Psaki, née le 1ᵉʳ décembre 1978 à Stamford, est la directrice des Communications de la Maison-Blanche depuis le 1ᵉʳ avril 2015. Wikipédia
