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international - Page 1199

  • Moi y en a vouloir des sous. (Symmaque)

    L'article qui suit est un résumé des relations que la Chine et la Russie ont entretenues ces 20 dernières années dans le domaine énergétique. Tous les commentaires, les compléments d'information et les corrections seront les bienvenus.


    Le 16 juillet les USA annonçaient la mise en place d'une nouvelle série de sanctions contre la Russie. Elles sont spécifiquement dirigés contre deux institutions financières Gazprombank OAO et VEB, chargées de financer les compagnies pétrolières russes, et contre Gazprom et Novatek les deux plus grosses compagnies gazières de Russie. Elles ne pourront désormais plus bénéficier d'aucun financement américain.
     
    Tout cela peut sembler dérisoire, mais ces sanctions touchent un point faible de l'économie russe : l'incapacité à financer par elle-même sont industrie pétro-gazière, qui fournit pourtant les 3/4 des revenus de la Russie. Depuis des années la Russie dépend donc de fonds étrangers pour construire les infrastructures permettant l'extraction et l'acheminement des hydrocarbures. La Chine est un des principaux bailleurs de fonds de la Russie dans le domaine de l'énergie, principalement par le biais de la Banque Chinoise de Développement qui prête de l'argent contre un remboursement en nature sous la forme de livraisons de gaz ou de pétrole.

    La Banque Chinoise de Développement :

    La CDB fut fondée en 1944 dans le but de soutenir les objectifs politiques du gouvernement, tout en soulageant les autres institutions bancaires chinoises. La CDB tient un rôle central dans la stratégie de développement économique de la Chine, elle propose une source de financement à grande échelle et sur le long terme pour la construction d'infrastructures et de projets industriels, dans le but de briser le goulot d'étranglement stratégique causé par la demande en énergie, en ressources naturelles et en moyens de transport créée par la croissance rapide de la Chine. La CDB est un lien entre les ambitions stratégiques du gouvernement chinois et les intérêts commerciaux des entreprises chinoises, parce que les financements qu'elle propose pour soutenir les accords transfrontaliers, lient la politique de l'état aux activités commerciales. La banque fournit des fonds aussi bien aux entreprises chinoises qu'aux producteurs d'énergies (compagnies pétrolières, ...) et aux états riches en ressources naturelles.

    Prêts contre énergie (loan for oil) :

    Le 17 février 2009, la CDB fit deux prêts de 15 et 10 milliards de dollars à deux compagnies pétrolières russes selon ce modèle du "loan for oil" : Rosneft, la compagnie pétrolière nationale, et Transneft, qui détient le monopole des oléoducs en Russie. Il s'agissait du plus gros prêt jamais consenti à des entreprises russes. En échange, ces deux compagnies s'engageaient à livrer à laCNPC 300000 barils par jour pendant 20 ans par une dérivation de l'oléoduc ESPOvers la frontière chinoise.

    Cet argent arriva à point nommé pour ces deux compagnies qui cherchaient désespérément des fonds pour financer leur dette à court-terme ainsi que d'importants projets de développement. La construction de cette dérivation d'un longueur de 70 km fut aussi financée grâce à cet argent et achevée deux ans seulement après la signature du contrat. D'après un porte-parole de Transneft, le contrat stipulait que la compagnie ne pourrait accéder à l'argent qu'après le début de la construction de cette dérivation. On notera au passage que selon le dissident Alexei Navalny, 4 milliards de dollars auraient été détournés par Transneft lors de la construction de la dérivation.

     
    (cliquez sur l'image pour l'agrandir)


    La Russie avait proposé à la Chine la construction d'un oléoduc dès 1994. En 2001, c'est Mikhail Khodorkovsky et sa compagnie Yukos qui fit la première proposition concrète d'oléoduc et commença des négociations avec Pékin. Mais sa tentative de supplanter le monopole de Transneft, compagnie dirigée par Nicolas Tokarev ancien du KGB et ancien supérieur de Poutine à Dresde, sur le transport du pétrole destiné à l'export fut l'une des raisons qui conduisirent à son arrestation en 2003 et à son emprisonnement.

    En 2004, Rosneft, compagnie pétrolière d'état dirigée par Igor Sechin, ancien agent du GRU et proche de Poutine, cherchait à racheter une filiale de Youkos afin de ne pas être absorbée par sa rivale Gazprom. Manquant d'argent et pressée par le temps, Rosneft se tourna vers la Chine et accepta un prêt selon des termes qui lui étaient très défavorables, et le regretta rapidement. L'augmentation des taux du LIBOR en 2005 fit que Rosneft eut de plus en plus de mal à rembourser sa dette. Rosneft demanda alors une renégociation des termes du contrat. Mais en 2007, les conditions du marché changèrent et il devint plus profitable pour Rosneft de vendre du pétrole à l'Europe qu'à la Chine. Les demandes de révision du prix de vente mirent les Chinois en colère qui voyaient le prix initialement obtenu comme une récompense de leur générosité. Rosneft menaça alors de ne pas renouveler le contrat en 2010, ce qui impliquait que la dérivation de l'oléoduc ESPO vers la Chine ne serait pas construite, car le renouvellement du contrat en 2010 était une des conditions de la construction. Les Chinois cédèrent.

    En dépit d'une complémentarité évidente : la Chine est le plus gros consommateur d'énergie et la Russie le plus gros producteur, les négociations s'éternisèrent. Le problème était que chacun avait peur d'être le dupe de l'autre : "la Chine est très séduisante", révélait Vladimir Milov ancien ministre de l'énergie, "mais derrière les sourires de façade il y a un grand manque de confiance." Khodorkovsky décrivait les Chinois comme étant "de très âpres négociateurs, mais des partenaires scrupuleux" tandis que "les fonctionnaires russes ont démontré à la Chine que l'ambition personnelle et les chamailleries comptent plus pour la bureaucratie russe qu'un partenariat fiable". Lors d'une session de négociation à Pékin, Séchin manifesta son impatience et demanda à ce que tout soit réglé en 48 h, ce qui selon un témoin russe provoqua l'hilarité des négociateurs chinois.

    C'est la crise de 2008 qui servit véritablement de déclencheur et amena les Russes a enfin concrétiser le projet initié par Khodorkovsky. La baisse des cours du pétrole combinée à la crise économique, ainsi qu'à une certaine frilosité des bailleurs de fonds occidentaux lassés de la corruption généralisée en Russie, fit que plusieurs compagnies pétrolières se tournèrent vers le gouvernement. Elles lui demandèrent de les aider à rembourser les dettes contractées auprès des banques occidentales. Certaines compagnies étaient tellement endettées qu'elles mettaient en péril le rente pétrolière russe. C'est ce qui explique le succès du modèle oil-for-loan.

    C'est ainsi qu'au matin du 1er janvier 2011 le pétrole se mit à couler dans la dérivation de l'ESPO en direction de la Chine. Mais en mars de la même année on apprenait qu'une dispute avait éclaté entre la Russie et la Chine. Rosneft et Transneft accusait CNPC de lui devoir 100 millions de dollars sur les versements effectués en janvier et en février. Selon le porte-parole de Transneft Igor Dyomin : "ils payaient 1 dollar de moins par tonne, en mai ils ont même payé 3 dollar de moins". CNPC voulait revoir la formule de paiement, arguant du fait que les Russes lui vendaient le pétrole au même prix qu'ils le vendaient au terminal de Kozmino sur la côte pacifique alors que les coûts de transport étaient plus élevés. Ils justifiaient une nouvelle fois cette demande en disant qu'ils pouvaient acheter du pétrole ailleurs mais que les Russes ne pourraient jamais trouver de bailleurs de fonds aussi généreux que les Chinois.

    [...]

    Lire la suite: C'est pas secret, c'est discret.
  • Le Français, cible de l'Etat islamique

    Lu ici :

    "L'Etat islamique a appelé aujourd'hui ses partisans à riposter aux frappes lancées par la France et les Etats-Unis dans le nord de l'Irak en s'en prenant à leurs ressortissants.

    "La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu'il soit Français, Américain ou d'un de leurs pays alliés", déclare le porte-parole du groupe, Abou Mohamed al Adnani, dans un message audio diffusé lundi et repéré par le groupe de surveillance SITE.

    "Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munition, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le", poursuit-il".

    Et certains vont encore nous bassiner avec la religion d'amour et de paix...

    Le Salon Beige

  • Le nouvel Ordre Mondial avance-t-il dans l’ombre d’un Islam unifié ?

    Depuis la conférence de Paris sur la coalition contre l’Etat Islamique, une nouvelle appellation de ce califat est apparue qui se répand dans tous les médias: Daech. Renseignement pris, il s’agirait de la traduction phonétique d’EI (Etat Islamique). Ce qui démontre si besoin était que ces gros médias du système répondent comme un seul homme aux consignes qui leur sont données en coulisses.   Assistaient à cette conférence, outre les cinq membres permanents de l’ONU, notamment les Emirats du golfe et la Turquie, les grands pays du sunnisme, fers de lance de l’expansion islamiste dans le monde.

    Ils se sont donc apparemment entendu avec les pays occidentaux présents pour que le terme islamiste n’apparaisse plus concernant… l’Etat Islamique. Belle tartufferie qui arrange tout le monde. En effet Obama n’a-t-il pas déclaré suite à la décapitation du journaliste américain James Folley que « L’EI ne parle au nom d’aucune religion. Aucune religion ne dit de massacrer des innocents. Leur idéologie est creuse ». Or pour le Coran, seuls les musulmans sont innocents.

    C’est ainsi que ceux qui massacrent les populations chrétiennes au nom d’Allah, en application du Coran et suivant une longue tradition qui remonte tout au long des siècles jusqu’à Mahomet sont rangés, non pas dans le rang de quelconques sectes, comme ce fut la cas récemment pour Boko Haram, mais mieux, au nombre de simples idéologues politiques. Des sortes de Lénine, en somme!

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  • Irak : premières frappes françaises contre Daesh

    Le tempo des opérations militaires est désormais dicté par l’agenda politique de François Holland

    C’était cousu de fil blanc, tant le tempo des opérations militaires est désormais dicté par l’agenda politique de François Hollande. Les premières frappes de l’armée de l’air contre des cibles de Daesh (Etat islamique) en Irak viennent d’avoir lieu au lendemain de la conférence de presse du chef de l’Etat. Un communiqué de l’Elysée précise que les Rafale ont détruit ce matin à 9h40 un "dépôt logistique des terroristes", (véhicules, carburant, armement) dans le nord-est de l’Irak. Cette localisation, vers Mossoul, signifie que le bombardement a eu lieu non loin des lignes de front avec les Kurdes et non sur les arrières de Daesh.

    Deux Rafale, un ravitailleur C-135 FR et un Atlantique 2 ont participé à ce raid, qui sera suivi d’autres. Quatre frappes ont eu lieu avec des bombes GBU-12.

    Lundi, déjà, les premiers vols de reconnaissance avaient été annoncés au moment même de l’ouverture de la conférence internationale sur l’Irak à Paris.

    La suite sur Secret Défense

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Irak-premieres-frappes-francaises

  • "Le Da'esh applique à la lettre l'islam"

    Zemmour sur l'intervention en Irak :

    Marie Bethanie

  • Lourdement armé il voulait “mourir en martyr”, et avait fait partie du groupe qui projetait d’assassiner des dirigeants identitaires

    Deux frères interpellés cette semaine dans la région lyonnaise, dans une enquête sur une filière jihadiste vers la Syrie, «nourrissaient l’ambition de mourir en martyr», a assuré vendredi le parquet de Paris.

    Selon le parquet, «un membre de leur famille» est déjà «décédé dans un attentat suicide en Syrie en juin». Trois membres de la fratrie «combattent actuellement en Syrie au sein de l’organisation terroriste de l’EI» (État islamique).

    Un des frères, âgé de 19 ans, a été arrêté jeudi porteur d’un Smith & Wesson chargé de calibre 38. Cet homme a déjà été mis en examen en novembre 2012 dans le dossier «Forsane Alizza», un groupuscule salafiste radical dissous. A son domicile, les enquêteurs ont trouvé «une kalachnikov approvisionnée de 27 cartouches et d’une cartouche chambrée, le mode rafale engagé», ainsi que «des munitions de divers calibres».

    [Le groupe  Forsane Alizza (Les Cavaliers de la fierté) avait projeté d’assassiner Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire.]

    Placée en garde à vue et interpellée lors du coup de filet, une mineure de 13 ans, était mariée religieusement à un des frères. L’enquête a, selon le parquet, également confirmé «l’existence d’une filière d’acheminement de candidats au jihad en Syrie, et notamment de jeunes filles, en lien avec les membres de la fratrie présents dans ce pays».

    Pour lire entièrement l’article du Progrès.

    http://fr.novopress.info/175368/lourdement-arme-il-voulait-mourir-en-martyr-et-avait-fait-partie-du-groupe-qui-projetait-dassassiner-des-dirigeants-identitaires/

  • Les Kurdes contre les jihadistes

    Une nouvelle fois, les Kurdes sont en première ligne. L’Occident et la plupart des pays du Proche et du Moyen Orient leur font aujourd’hui confiance pour juguler l’offensive fulgurante des Djihadistes de l’État Islamique en Irak et au Levant, récemment autoproclamé Califat.

    Et il est tentant d’y voir une sorte de revanche pour un peuple oublié, mais trop souvent divisé, qui a toujours été instrumentalisé par les puissances de la région et qui a payé un prix très cher, et toujours sanglant, dans les nombreux conflits où il a été entraîné, parfois malgré lui…

    C’est si vrai que les Kurdes pourraient même profiter de ces nouveaux affrontements armés pour conquérir une forme d’indépendance, au moins dans deux des pays où il est dispersé : l’Irak et la Syrie. Mais qui sont les Kurdes ? Et d‘où viennent-ils ? Et quelle est l’histoire de ce peuple proche et moyen-oriental dont les sujets sont répartis dans quatre pays, l’Irak et la Syrie, déjà cités, mais aussi la Turquie et l’Iran. Et pourquoi sont-ils appelés à jouer un rôle essentiel face à la barbarie qui monte dans cette région en proie à tous les désordres ?

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-Kurdes-contre-les-djihadistes-28005.html

  • Maurras, l’inégalité et le racisme

    Bainville reconnaîtra un jour que c’est Maurras qui, en 1900, l’avait éloigné de toute tentation raciste, lors de la parution du livre de Vacher de Lapouge, L’Aryen, son rôle social : « Charles Maurras avait mis le très jeune lecteur que j’étais en garde contre les rêveries de la race pure. » (Lectures, p. 220).

    Dès que le jeune Maurras prit la plume, ce fut en effet pour dénoncer le racisme, qui représentait la négation même de toute civilisation — « folie pure et sans issue » dira-t-il dans L’AF du 15 juillet 1936. « Il n’y a sans doute pas de race latine [...] . L’essentiel est qu’il existe une civilisation latine, un esprit latin, véhicule et complément de l’hellénisme, interprète de la raison et de la beauté athénienne, durable monument de la force romaine » écrit-il dans L’Étang de Berre (1915). Il y reviendra dans Les Vergers sur la Mer, (1937) dans un chapitre intitulé « Que nous reste-t-il de la Grèce ? » : « Les répercussions, les ricochets et les cascades d’influences sont infinies, et leur histoire bien conduite résumerait l’office des traditions et des progrès de la Raison partout vivace, à travers les hautes sciences, les lettres humaines, les beaux-arts universels : sans préjudice de développements ultérieurs possibles dans le monde jaune et le monde noir. Les négrillons hellénisés n’y gagneront pas un nez grec, mais Socrate était bien camus ! ” N’est-ce pas, à l’époque, la meilleure réponse à tout un gobineau-nietzschéisme de mauvais aloi aux sirènes duquel Maurras ne fut jamais sensible ? En 1937, il rapporte un souvenir de 1903 : « Analysant un livre ingénieux et pénétrant que M. Seillière a consacré au comte de Gobineau, M. Paul-Boncour a remarqué à différentes reprises que je ne me référais point à la doctrine de l’Essai sur l’inégalité des races humaines. M. Paul-Boncour m’en a demandé la raison. Elle est très simple. Je n’admets pas cette doctrine. » (Devant l’Allemagne éternelle)

    Ces prises de position ne feront que s’accentuer avec la précision des menaces. Le 30 mars 1933,L’Action Française écrit : « Le racisme et l’étatisme », c’est-à-dire, le national-socialisme et le fascisme, « ne peuvent correspondre qu’à des sociétés imparfaites. Une société dans laquelle la civilisation a atteint ses sommets les plus rares ne peut se contenter de telles significations ; l’édifice des valeurs les plus aristocratiques et les plus rares ne saurait abriter ces religions grossières, dont la pauvreté spirituelle n’a d’égale que la malfaisance et la stérilité. »

    Dans un texte tardif, et d’une émouvante beauté parce qu’il résume une vie d’engagement au service de la civilisation, Soliloque du prisonnier(1950), il insiste sur l’universalité de « [s]a » Méditerranée qui « ne demande pas mieux que de devenir nordique ou baltique pourvu qu’elle rencontre ici ou là, les deux lucides flammes d’une civilisation catholique et d’un esprit latin. » Dès Anthinéa (1901), n’avait-il pas précisé : « Ce que je loue n’est point les Grecs mais l’ouvrage des Grecs et je le loue non d’être grec mais d’être beau. Ce n’est pas parce qu’elle est grecque que nous allons à la beauté, mais parce qu’elle est belle que nous allons à la Grèce » ?

    Il y a du reste pour Maurras une véritable opposition de civilisation entre l’Amérique puritaine et protestante, et les peuples latins et catholiques, et le refus du racisme en est la pierre de touche. En 1928 (L’AF du 25 juillet) il note : « Le Dr R. Greenfield écrit dans l’International civil organisation : “il est un reproche premier que nous faisons nous, les Anglo-saxons, au catholicisme espagnol. Il a produit une race hybride, qui nous a empêchés d’accepter l’union avec des pays, riches il est vrai, mais habités par un peuple que nous estimons de culture inférieure. Le protestantisme, au contraire plus pratique et plus conscient de la liberté a admis comme une nécessité, ou d’exterminer les Indiens, ou de les parquer dans des réserves, afin d’empêcher tout métissage.” Une note appendice à mon vieux livre, Quand les Français ne s’aimaient pas, a jadis rappelé [...] cette politique d’ “extermination” ou de “parquage” infligée aux Indiens du Nord. Ma note réprouvait vivement ce que le docteur Robert Greenfield approuve et recommande. Cette note louait les Latins d’Amérique de ce que leur reproche le protestant anglo-saxon. »

    Aussi, on ne saurait prendre prétexte de la dénonciation par Maurras de l’égalité comme mythe révolutionnaire pour faire de lui le propagandiste d’une quelconque inégalité substantielle entre les hommes. Pour Maurras, que ce soit sur les plans social ou ethnique, il n’y a ni sous-hommes ni sur-hommes : « Tout homme, écrit-il dans sa Politique Naturelle (1937), a « le dépôt des biens spirituels et moraux dont la Raison et la Religion s’accordent à faire l’attribut de l’humanité. Tout homme, ayant cela, vaut tout autre homme, pour cela. »

    Ou comme le conclut encore Pierre Boutang (La Fontaine politique) : « Rien [...] dans l’enseignement contre-révolutionnaire [...] ne suggère que l’accroissement de l’inégalité, ni sa conservation religieuse et sacrée soient des biens. Il y a des inégalités, parce qu’il y a des fonctions et des différences ».

    François Marcilhac - L’AF 2893

    - [1] Il s’agit de Le comte de Gobineau et l’aryanisme historique, Plon, Paris, 1903, 
    - [2] Quand les Français ne s’aimaient pas, Chronique d’une renaissance, 1895-1905, Nouvelle Librairie Nationale, Paris, 1915

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Maurras-l-inegalite-et-le-racisme

  • Elections du 15 septembre en Russie: un grand silence occidental sur les résultats.

    Et ce silence est bien compréhensible, quand on lit l'analyse d'Alexandre Latsa, pour le site Le Saker Français". Rappelons qu'Alexandre Latsa tient le blogDissonance, qui s'illustre notamment par de régulières et très précises analyses de l'évolution de la démographie russe. Alexandre Latsa sera présent à Paris ce lundi 22 septembre pour un débat sur la nécessité d'une politique française indépendante en Europe de l'Est.

    Regard sur les élections du 15 septembre 2014 en Russie

    Ce dimanche 15 septembre 2014 ont eu lieu des élections locales en Russie concernant l’élection des gouverneurs de 30 régions, les députés des parlements régionaux de 14 entités administratives de la Fédération de Russie (Républiques, Oblast, …) ainsi que les maires de trois villes de la Fédération de Russie. Ces élections relativement passées sous silence par les grands médias occidentaux présentaient deux intérêts essentiels.

    Quel bilan tirer de ses élections ?

    • Le premier enseignement était d’estimer le soutien àRussie-unie, le parti du pouvoir, dont la popularité n’a cessé de croitre de 2000 à 2010. Après la crise financière mondiale et, surtout, les élections contestées en 2011, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, altérant considérablement l’image de Russie-Unie de la population russe.
    • Le second intérêt était de voir la réaction des électeurs de Crimée. En effet, les Criméens ont pu, pour la première fois, participer à une élection en Russie et voter en tant que citoyens russes, la Crimée ayant rejoint la Fédération de Russie en mars dernier.

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    Paula Corbulon

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