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international - Page 1446

  • La crise en France et en Europe : l'autre nom de la mondialisation ?

    Les récentes immolations spectaculaires de chômeurs en France et le suicide quotidien d’agriculteurs endettés, dans l’indifférence générale de la presse pour le second cas, montrent à l’envi que notre société est malade et désorientée. Que le nombre actuel de chômeurs atteigne le chiffre pharamineux de plus de 3 millions (plus de 1.300 chômeurs supplémentaires chaque jour en ce début d’année 2013 !) et que 3 autres millions, au bas chiffre, soient en semi-chômage ou n’occupent un emploi que quelques jours par mois ; que le nombre de Français en dessous du seuil de pauvreté dépasse les 8 millions et que les Restos du cœur soient de plus en plus débordés ; que la désindustrialisation s’accélère malgré les efforts d’un Arnaud Montebourg en fait impuissant à enrayer ce mouvement de fond ;… tout cela n’est guère rassurant et suscite quelques réflexions.

    Tout d’abord, qu’est-ce que cette crise ? Est-elle la fin du modèle capitaliste comme certains ont cru pouvoir l’affirmer péremptoirement il y a quelques années en brandissant bien haut les livres de Karl Marx ? Il semble bien que non : Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce, et socialiste bon teint, déclarait, lors de son récent passage à Paris fin février 2013 et sur les ondes de RMC, que l’économie mondiale se portait plutôt bien mais que la zone euro, dont la France fait partie, était en difficulté car on assistait au basculement accéléré du monde du Nord vers le Sud, tout simplement. En somme, la crise en Europe et en France n’est rien d’autre que ce moment douloureux pour nos vieilles puissances (et certitudes…) où l’on s’aperçoit que la mondialisation n’est plus « heureuse » mais « profiteuse » et qu’elle est, d’abord, un dépassement des Etats et des peuples au profit du règne de l’Argent et de ceux qui le placent là où il peut leur rapporter le plus… Ce qui est « crise » pour nous et nos pays n’est, en fait, que la poursuite du processus de mondialisation qui a cessé de nous profiter en tant que producteurs et de moins en moins en tant que consommateurs, puisque la société actuelle de consommation raisonne aussi en ces termes et concepts.

    La mondialisation écrase de plus en plus nos sociétés et échappe aux Etats ou, du moins, à ceux qui ont renoncé à « être Etat » : le terme de « gouvernance » nous est imposé comme une évidence quand il n’est que le masque du « Tout économique » libéral qui croit atteindre enfin son objectif d’un monde « sans liens ni entraves » au profit de l’Argent et de l’Individu, mais au détriment des nations et des peuples, des traditions et de l’Histoire, du politique et du social… Nous vivons à l’échelle du monde un véritable « 1791 », symbole et date de naissance « légale » en France de ce libéralisme capitaliste porté par la bourgeoisie révolutionnaire franklinienne, celle pour laquelle « le temps c’est de l’argent » et rien ne compte plus que ce dernier !

    http://nouvelle-chouannerie.com

  • Hongrie : le Premier ministre Viktor Orban (Fidesz) nationalise la Banque centrale

    BUDAPEST (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) - Le choix du premier ministre Viktor Orbán (Fidesz, droite) de nationaliser la Banque centrale de Hongrie (MNB) déchaîne les foudres de la presse internationale et des technocrates de l’Union europénne.

     

    La Hongrie n’aime pas la technocratie européiste. Et le sentiment semble être réciproque. La dernière frappe du Premier ministre Viktor Orbán, jugée par certain “scandaleuse”, a été de nommer un nouveau gouverneur de la Banque centrale de Hongrie (MNB). Son nom est György Matolcsy, ministre de l’Economie. Viktor Orbán a annoncé la nomination sur les micros de Radio Kossuth.

    Le quotidien américain Wall Street Journal avait déjà spéculé pendant un certain temps sur cette décision, de sorte que Matolcsy avait été interrogé sur ses intentions. Évidemment, le choix de Viktor Orbán a provoqué la colère de la presse européenne. La Repubblica dénonce “un sérieux défi aux principes du monde libre et aux institutions économiques et financières, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI).”

    Personne en Europe ne semble désireux de voir réussir les tentatives de nationalisation des banques que Viktor Orbán tente depuis un certain temps de mettre en œuvre.

    Toujours selon La Repubblica, Matolcsy prend la place de Andras Simor, banquier apprécié par des gens comme Mario Draghi (BCE), Ben Bernanke (FED – Réserve fédérale des État-Unis), ainsi que plusieurs chefs d’Etat, comme Angela Merkel et Barack Obama.

    http://fr.novopress.info

  • Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire

    Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.

    On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

    Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

    De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d’un changement de régime est infinitésimal. Pourtant, c’est faire l’impasse sur l’histoire récente de la péninsule que de croire cela. Le dernier coup d’Etat remonte en effet au début des années 80 et a échoué seulement grâce à l’aura du roi Juan Carlos qui a beaucoup terni depuis.

    Ainsi, une conférence organisée le 6 février denier par un centre de réflexion à Madrid et qui portait sur les forces armées et la Constitution a mis en lumière un certain malaise au sein d’une partie des officiers supérieurs de l’armée, notamment face à la gestion de la question catalane. Plusieurs officiers à la retraite ont pris la parole à l’occasion de ce colloque. Rien d’inhabituel à cela jusqu’à l’intervention du Général Juan Antonio Chicharo qui a commandé le corps d’élite de la marine jusqu’en 2010 et fait désormais partie de la réserve.

    Il a notamment fait part “d’un sentiment général de préoccupation, de peur, d’incertitude et de confusion” au sein de l’armée espagnole au sujet de la sécession possible de la Catalogne, allant jusqu’à regretter la démission en 2006 du Général José Mena qui s’était publiquement prononcé en faveur de la possibilité d’une intervention militaire afin de mettre un terme aux demandes d’autonomie plus importante de la région.

    Il a demandé ensuite, pendant son discours, d’imaginer un scénario qui a de grandes chances d’arriver: si le parti au pouvoir perd sa majorité absolue lors des prochaines élections générales et que les Catalans, en échange de leur soutien, demandent à abroger dans la Constitution la doctrine de “l’indissoluble unité” de l’Espagne, que pourra-faire alors l’armée, s’est-il interrogé. Il n’a pas apporté de réponse mais tout le monde a plus ou moins compris ce qu’il sous-entendait.

    Depuis, le général a été réprimandé par sa hiérarchie mais, les propos qu’il a tenu montrent en tout cas une déstabilisation évidente du cadre institutionnel dans le pays sous l’effet des manifestations quasi-quotidiennes contre l’austérité, d’un rejet grandissant de la Maison Royale et du gouvernement et sous les coups de boutoir de la Catalogne. Une situation tout simplement explosive.

    Le pays est entré dans une ère de difficultés croissantes et l’évolution actuelle de la situation n’augure rien de bon. Jusqu’à présent, la figure du roi Juan Carlos servait d’unité à la Nation mais ce n’est désormais plus le cas puisque même la monarchie constitutionnelle est de plus en plus critiquée en tant que système de gouvernement. L’armée qui est garante de l’unité de la Nation et du respect de la Constitution pourrait tout à fait intervenir en cas de total discrédit des gouvernants et de risque réel d’implosion de l’unité espagnole. Ce n’est évidemment pas le scénario le plus probable mais, dans tous les cas, on aurait tort de croire que l’Espagne est sur le chemin de la stabilisation. Le pays peut à tout moment s’enflammer, et faire avec lui basculer toute la zone euro dans un cycle infernal.

    Forex.fr  http://fortune.fdesouche.com

  • Olivier Delamarche : « L’économie US c’est open bar »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 5 mars 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

    « Aux États-Unis, les données économiques ne sont pas bonnes, l’accord sur les coupes budgétaires a échoué, l’économie est en panne mais, avec le Quantitative Easing illimité, ils ont des liquidités pour jouer, donc pourquoi se poser des questions ? Bernanke est un fou dangereux qui injecte 85 milliards par mois. Le dollar va devenir un vrai billet de monopoly. De 2000 à 2008, les ménages américains se sont endettés de 1000 milliards  de dollars par an. Maintenant ils sont surendettés et c’est l’État qui met cela dans le PIB, mais l’État est arrivé au bout…  »

    http://fortune.fdesouche.com/


  • La Voix de la Russie relate la visite de Flanby à Moscou…

    Si la France s’enfonce, ne serait-pas parce qu’elle le veut un peu ? Visite de François Hollande en Russie : quand la diplomatie cède le pas à l’idéologie. Conséquences de l’intervention française en Libye et au Mali : la fin des échanges franco-brésiliens, au plus grand profit de la Russie. La France, le Paradis des politiciens : sang contaminé ou amiante, jamais coupables. Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : la benjamine de l’assemblée nationale, seule élue du Front National, pour un rapprochement avec la Russie. Colloques sur Pierre le Grand : le créateur de la Russie moderne, c’est à Paris, à la fin du mois de Mars. Chômage : Hollande va faire encore mieux. Marche pour la défense des enfants russes adoptés à l’étranger : 12 000 personnes dans les rues de Moscou. Elections en Italie : c’est une grande claque pour Bruxelles et pour Goldman Sachs. Syrie : les assassins n’arrivent plus à faire valoir leur point de vue…

    http://fr.altermedia.info

  • Une Chape de plomb recouvre la visite officielle du Président islandais

    Morosité persistante dans la zone euro, embellie confirmée de l’Islande ont eu raison de l’arrogance de nos élites. L’Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008, a retrouvé le chemin de la prospérité : croissance de 2,5% du PIB, un chômage de 5%, excédents du commerce extérieur et des comptes publics. Les choix de politique économique de ce petit pays se retrouvent projetés sous la lumière de l’oligarchie. Dans les hautes sphères des centres de décision, les masques tombent, les certitudes se lézardent, les dogmes s’effondrent.

    La dernière visite d’une délégation officielle de l’Islande remonte à 1983. Qui serait assez crédule pour croire que le calendrier retenu pour la fin février 2013 est une pure coïncidence ? A l’aune d’une zone euro enlisée dans une crise profonde, voyons un peu ce que peut ressentir l’ oligarchie aux affaires en France notamment, en apprenant que l’île vient de réaliser deux années consécutives de croissance positive supérieures à 2% du PIB quand ce même PIB était en recul de 6,6 % en 2009 ; que le déficit budgétaire annuel de cet Etat providence est maintenant résorbé quand il était de 13.5% en 2008 ; que le chômage approche les 5% de la population active quand il était monté à 8% en 2010 ; qu’il faut se faire à l’idée que le pays a gagné son bras de fer juridique contre la technocratie de Bruxelles et la finance internationale ; que le prêt de 2.1 milliards d’euros du FMI fut remboursé dans les meilleurs délais ; qu’en dévaluant brièvement la couronne jusqu’à 70%, le pays a pu réinvestir dans l’économie nationale et créer un cercle vertueux pour la relance des investissements. [1]

    Et puis les pouvoirs publics islandais ne se sont pas contentés de faire un pied de nez aux banques en faillite. L’Islande prend des mesures hétérodoxes efficaces pour les particuliers et les entreprises qu’il conviendrait de faire connaître au plus grand monde. N’en déplaise aux financiers, pour sauver les ménages surendettés, l’Etat incite les banques à écrêter leurs créances. Au-delà de 110% de la valeur du logement, la dette est effacée. Pour sauver les PME, entreprises créatrices d’emplois locaux, rappelons-le, l’Etat agit de même. [2] Voilà de quoi titiller les biens pensants les plus dogmatiques, n’est-ce pas ?

    Dès lors, on comprend mieux pourquoi l’Islande n’est pas pressée d’entrer dans l’Union Européenne, et encore moins d’adopter la monnaie unique. « En quarante ans, nous sommes passés d’un pays en développement à l’un des plus prospères d’Europe avec notre petite monnaie indépendante », argumente l’eurosceptique président. [3]

    En réponse la ploutocratie impose un devoir de réserve à l’oligarchie europhile et la nébuleuse des organes de presse persiste à maintenir l’expérience empirique de l’Islande à l’ombre des projecteurs de l’opinion publique européenne. Fait révélateur… quand d’une part 145 occurrences de médias audiovisuels relatent, en moyenne, une visite officielle d’un Chef d’Etat, que d’autre part Le Figaro et rue89 sont les deux seuls médias à avoir relayé la visite du cas d’espèce islandais chez son hôte de l’Elysée. Aucun compte rendu officiel n’est venu nous éclairer, si ce n’est sur la teneur des débats, tout au moins sur les grandes lignes de discussion, comme le veut l’usage, par les médias de l’establishment. Tout juste peut-on lire sur le site de l’ambassade de France en Islande que les deux Président ont évoqué la nécessité de développer les énergies renouvelables et en particulier la géothermie…. Autant dire que nous, le peuple, sommes sous informé. Président du groupe amitié France – Islande, le député Michel Tardi fait bien mention du programme du séjour du Président Islandais en France sur son blog, mais là s’arrête l’entorse de principe au silence ambiant.

    Monsieur Olafur Ragnar Grimsson s’est entretenu avec Michel Rocard, ambassadeur chargé de la négociation pour les pôles Arctique et Antartique, en marge d’une conférence sur le renouveau islandais en présence du gouverneur de la banque centrale islandaise et de Chefs d’entreprises le 26 février au matin. Thème de la conférence : quels sont les facteurs de la renaissance islandaise ? Voilà un sujet pertinent. Quelles en sont les conclusions des officiels présents et notamment de Michel Rocard ? Le peuple est en droit de savoir.

    Le 26 février dernier dans l’après midi, le Président islandais s’est également entretenu officiellement pendant 1h30 avec des représentants de l’assemblée nationale. Pourquoi n’avons-nous pas eu un aperçu des débats ? Le même jour en fin d’après midi, il s’est rendu à un entretien officiel de près de deux heures avec monsieur Bel, Président du Sénat et troisième autorité politique de notre pays. Que ressort-il de cet entretien ? Nous n’en savons rien. Le matin du 28 février 2013, le chef d’Etat islandais s’est entretenu avec le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique dont le conseil s’est réuni dans la foulée…. Bouche cousue. Nous le voyons bien, les oligarques ne sont pas indifférents à la réussite islandaise en dépit d’apparences bien trompeuses…

    [1] Quatre ans après, l’Islande nargue l’Europe. La Tribune du 5 octobre 2012

    [2] L’Islande, modèle de sortie de crise ? Libération du 8 février 2013

    [3] L’Islande, relevée de la crise, tourne le dos à l’euro. Le Figaro Economique du 1er mars 2013

  • Lettonie : L’État veut entrer dans la Zone euro, pas le peuple

    Les Lettons pourraient avoir à commercer en euro plutôt qu’en lat dès l’an prochain. Mais seule une faible part de la population est favorable à ce changement de monnaie, projet de l’actuel gouvernement de Riga.

    8% de la population lettone, voilà la petite part d’habitants de ce pays de l’Est de l’Europe qui se disent favorables à une adhésion rapide de leur nation à la zone euro, selon une enquête réalisée par la banque DNB rendue publique en janvier dernier.

    Visiblement, la crainte prévaut sur l’enthousiasme, alors que les dirigeants du pays viennent de procéder ce lundi à une demande officielle d’adhésion à l’euro. En cas d’accord, la Lettonie deviendrait le 18e pays à adopter la monnaie commune, abandonnant le lat.

    L’opposition dit craindre une hausse des prix

    Lors d’une cérémonie à Riga, le Premier ministre Valdis Dombrovskis, le ministre des Finances Andris Vilks et le gouverneur de la Banque centrale Ilmars Rinkevics ont signé le document qui devrait permettre à cet État balte de 2 millions d’habitants de rejoindre la zone euro au 1er janvier 2014. “Une croissance économique plus rapide est possible si la Lettonie est dans la zone euro”, a estimé Andris Vilks, qualifiant cette démarche d’”historique”. Mais l’opposition s’insurge vivement contre cette initiative.

    “Chaque médaille a son revers que les partisans de l’euro omettent de mentionner. Les prix vont augmenter. C’est ce qui est arrivé dans tous les pays de l’UE qui sont passés à l’euro. Nous ne sommes pas une exception”, affirmait Iveta Grigule, une députée du parti des Verts et Fermiers (ZZS) en janvier.

    Les altermondialistes et les groupes d’extrême-droite campent les adversaires les plus farouches du passage à euro.

    La Commission européenne va vérifier les comptes lettons

    L’examen de la candidature prendra plusieurs mois. Pour intégrer l’euro, le pays doit respecter cinq critères concernant la dette, le déficit public, l’inflation, les taux d’intérêt à long terme et une parité stable avec l’euro. Les experts de la Commission européenne sont attendus à Riga dans les semaines à venir pour vérifier les comptes de ce pays. Leur rapport sera ensuite soumis à la Commission européenne et aux ministres des Finances de l’UE pour approbation en juin, avant d’être transmis à la Banque centrale européenne qui devra se prononcer de son côté en juillet.

    L’Estonie est le dernier pays à avoir adopté l’euro, c’était en 2011. De son côté, la Lituanie a dit envisager de passer à la monnaie unique en 2015 ou 2016.

    La Tribune

    http://fortune.fdesouche.com

  • Comment faire pire que Madoff

    La Réserve fédérale américaine pourrait préparer une bulle spéculative géante.

    Aux dernières nouvelles, Bernard Madoff coule des jours tranquilles à la prison fédérale de Butner, en Caroline du Nord. “C’est beaucoup plus sûr ici que dans les rues de New York“, explique le génial escroc. Le temps doit quand même lui paraître parfois un peu long, occupé à nettoyer le réfectoire (payé 14 cents l’heure) ou à compter les jours qui le séparent de son improbable libération – prévue maintenant dans cent quarante-six ans. Pauvre Bernie !

    Ce qui, en revanche, doit lui remonter le moral, c’est de constater qu’il a en matière d’arnaque financière géante fait des émules au sein même des gouvernements et des banques centrales. Partout dans le monde. Au Japon, au Royaume-Uni et surtout aux États-Unis. Là-bas, l’élève est même en train de dépasser le maître. Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), est en train de faire mieux que Bernie, avec la mise en place d’une mécanique infernale dont ne s’inquiètent aujourd’hui que quelques spécialistes, mais qui risque de conduire à une crise financière plus grave encore que celle ayant suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008.

    Madoff s’était contenté, si l’on peut dire, d’escroquer des milliers de riches clients avec une banale pyramide de Ponzi : on appâte le zozo en lui garantissant un rendement élevé et on rémunère les anciens clients avec l’argent frais des nouveaux. Rien de très nouveau là-dedans, rien de très sophistiqué non plus.

    M. Bernanke, lui, se montre beaucoup plus imaginatif et novateur, avec en outre l’avantage majeur d’opérer en toute légalité. Et pour des montants sans commune mesure : 65 milliards de dollars pour Madoff, près de 3 000 milliards de dollars pour Bernanke. Bernie petit joueur.

    Pour sauver la chaîne de Ponzi construite par le Trésor américain (faire de nouvelles dettes afin de pouvoir rembourser les anciennes), la Fed s’est lancée à la fois dans la fabrication de fausse monnaie à grande échelle et dans une manipulation sans précédent des taux d’intérêt. Au point qu’à côté le scandale du Libor dans lequel sont impliquées plusieurs grandes banques privées, et qui fait régulièrement la une des journaux financiers, relève de l’amateurisme.

    Comme Jésus multiplia jadis les pains, Bernanke multiplie aujourd’hui les dollars. Une méthode pas catholique du tout, mais que M. Bernanke a jugée être la moins pire des mauvaises solutions pour sortir l’Amérique de la crise. Avec tous ces billets verts miraculeusement créés, il a acheté depuis trois ans d’énormes quantités de dette publique américaine : 1 700 milliards de dollars d’obligations du Trésor, 1 000 milliards de dollars d’emprunts immobiliers garantis par l’Etat, soit au total plus que toute la dette de la France. Résultat : les taux d’intérêt à long terme sont tombés aux États-Unis à des niveaux incroyablement bas (2 % à dix ans, contre 4 % avant le début de la crise) ; mais surtout absurdement bas, compte tenu de l’envolée de la dette publique américaine (qui frôle 17 000 milliards de dollars et augmente de 4 milliards de dollars par jour !). Des niveaux aussi fictifs, déconnectés de la réalité, que pouvaient l’être les rendements offerts par Madoff à ses clients.

    Cela n’empêche pourtant pas de nombreux économistes de saluer l’audace de M. Bernanke – et de reprocher au passage la pusillanimité dont M. Draghi ferait preuve à la tête de la BCE. Ils considèrent comme une formidable nouvelle ces taux d’intérêt très faibles, inférieurs aux taux de croissance, qui dopent la consommation des ménages américains, l’investissement des entreprises et favorisent la reprise du marché immobilier. Les agences de notation elles-mêmes applaudissent : c’est une raison suffisante pour s’inquiéter. Car le problème de ce genre d’entourloupe géante et de fuite en avant est qu’il est difficile d’y mettre un terme en douceur, sans faire s’écrouler tout le système.

    Que risque-t-il de se produire quand la Fed cessera d’acheter chaque mois pour 85 milliards de dollars de dette américaine ? Il risque de se produire un gigantesque krach obligataire causant d’énormes pertes à la Fed elle-même, mais aussi aux banques, aux assureurs et autres fonds de pension. Un krach provoquant une remontée des taux d’intérêt si brutale qu’elle ferait automatiquement retomber l’économie en récession et mettrait l’État américain en réel danger de faillite.

    Que risque-t-il à l’inverse de se passer si la Fed, mais aussi la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon continuent de maintenir à des niveaux artificiellement bas les taux d’intérêt à long terme ? Il risque de se former de gigantesques bulles spéculatives en comparaison desquelles celle des subprimes fera figure de “bullette” inoffensive et indolore.

    Madoff avait ruiné quelques milliers de clients pour la plupart très fortunés, ce qui est très triste pour eux mais sans grande importance. C’est en revanche toute l’économie mondiale que Bernie II (Ben Bernanke) risque, lui, de ruiner. “L’État tout entier est une chaîne de Ponzi”, a récemment déclaré, du fond de sa prison, Bernard Madoff. Parole d’expert.

    Le Point   http://fortune.fdesouche.com

  • Appel pour la paix en Syrie

    Appel pour la paix en Syrie Voici bientôt deux ans que les pouvoirs publics et les médias occidentaux dirigent un concert d’accusations contre le Chef légal et légitime de l’Etat syrien, contre son gouvernement et contre l’armée de son pays. Ils cherchent ainsi à faire passer la victime pour le coupable, comme ils l’ont fait en Libye, comme il l’avaient fait précédemment pour d’autres Etats libres et indépendants. Car des bandes armées illégales, plus ou moins organisées, venues pour certaines de l’étranger, sèment la terreur en Syrie. Quoi de plus normal, pour le régime légal d’un pays, que de combattre une rébellion avec sa police et son armée ? Au regard des principes élémentaires du droit public, seuls garants d’une paix relative entre les nations, ceux qui sont à la tête d’un Etat n’ont-ils pas précisément pour premier devoir de protéger leur population des agressions intérieures et extérieures ? Le maintien de l’ordre n’est-il pas la première mission de l’Etat ? Que feraient les gouvernements de nos pays, si une partie de leur population prenaient les armes pour combattre leur gouvernement légitime avec l’aide de pays et de mercenaires étrangers ? Ne feraient-ils pas intervenir leur police et leur armée ? Et démissionneraient-ils sans rien dire comme ils le demandent au gouvernement légitime syrien ?

    En vérité la Syrie n’est pas seulement victime d’une agression armée, mais également, de manière évidemment concertée, sur la scène internationale, d’une vaste opération de propagande médiatique d’agitation, de désinformation systématique (certaines images sur la prétendue répression de l’armée régulière n’étant même pas prises en Syrie) et de provocation. Le but de cette propagande est, au mépris le plus éclatant du droit international, d’encourager l’insurrection, de nourrir une guerre civile, de dénier, par la diabolisation, toute légitimité au pouvoir légal, et de se poser en juge et en bourreau.

    Car ce sont bien les mêmes Etats, leurs serviteurs et leurs alliés (comme les régimes de l’Arabie Saoudite et du Qatar, monarchies absolutistes, sanguinaires et intolérants pour leurs propres populations autochtones), qui d’un côté se posent en Juges du gouvernement syrien et de l’armée régulière syrienne, et qui de l’autre encouragent, financent et arment les mercenaires, souvent étrangers, qui se livrent aux destructions et aux violences contre la population civile et contre lesquels lutte l’armée régulière syrienne. Les vrais criminels sont ainsi ces gouvernements occidentaux et leurs fantoches d’Arabie Saoudite et du Qatar. Ils ont déclenché, entretiennent et perpétuent cette guerre fratricide. Sans leur intervention et leur aide aux groupes rebelles et mercenaires il y a longtemps que l’ordre aurait été rétabli en Syrie et que les médias occidentaux ne pourraient plus se livrer à leur propagande et à son macabre décompte quotidien.

    Les pouvoirs occidentaux ont profité des vents de révolte qui soufflaient dans certains pays musulmans pour provoquer une rébellion armée dans d’autres pays dont les dirigeants avaient le seul tort de leur déplaire politiquement pour n’être pas leurs obligés. Ces gouvernements occidentaux, avec certains médias serviles, entendent profiter des situations conflictuelles et difficiles qu’ils ont générées, pour dénoncer les pouvoirs légitimes de ces pays, les discréditer et finalement les combattre militairement. Ils n’hésitent pas pour cela à utiliser le mensonge et la désinformation, rendant systématiquement les pouvoirs en place et leur armée responsables d’exactions commises par les agresseurs extérieurs eux-mêmes.

    Ignorants, lâches ou sans scrupules, participent de cette propagande insidieuse, en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs, sous la bienveillante attention des Etats-Unis, des politiciens, des journalistes, des intellectuels, des juristes, tous croyant pouvoir impunément parler au nom du bon droit et du combat du Bien contre le Mal, avec l’arrogante certitude de l’unanimité.

    Certitude erronée. Les signataires de la présente, avocats de différentes nationalités, ne prétendent pas s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, mais entendent exprimer, au nom de la seule raison et de l’honneur de l’esprit humain, leur honte et leur réprobation de tels procédés. Nous apportons notre soutien au gouvernement syrien dans sa juste lutte contre l’agression intérieure et extérieure dont il est victime. Nous dénonçons toutes les aides et soutiens extérieurs à ces vauriens, semeurs de troubles et de morts que l’Occident nous présente comme « armée syrienne libre ». Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour aider le gouvernement Syrien à défendre la légitimité de son autorité et à faire la vérité sur cette vaste agression dont la seule victime est son peuple dont, comme il l’a fait précédemment en Irak, en Afghanistan, en Lybie, l’impérialisme occidental ose dénoncer la souffrance alors que c’est lui qui en est la cause.

    1er Mars 2013

    Liste des signataires

    A ce jour l’appel a été signé par 10 avocats de 4 pays occidentaux.

    Bruno BARDECHE, avocat au Barreau de Paris, André CHAMY, avocat au Barreau de Mulhouse, Fabrice DELINDE, avocat au Barreau des Hauts de Seine, Eric DELCROIX, ancien avocat au Barreau de Paris, Pascal JUNOD, avocat au Barreau de Genève, Henri LAQUAY, avocat au Barreau de Bruxelles, Philippe MISSAMOU, avocat au Barreau des Hauts de Seine, Bernard RIPERT, avocat au Barreau de Grenoble, Stefano SUTTI, avocat au Barreau de Milan, Damien VIGUIER, avocat au Barreau de l’Ain.

    CONTACT : appeldu1ermars2013@outlook.com

    http://www.voxnr.com