
Il y a des pays qui vivent de pétrole, de gaz, de transferts publics et de souvenirs entretenus. L’Algérie officielle vit aussi d’une rente plus subtile : la rente coloniale. À intervalles réguliers, quand la situation politique se tend, quand la jeunesse rêve d’ailleurs, quand l’économie demeure prisonnière des hydrocarbures, quand les libertés publiques se réduisent, le pouvoir algérien retrouve son grand récit mobilisateur : la France, toujours la France, encore la France.







