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international - Page 919

  • Après l'attentat d'Ankara

    L'attentat d’Ankara du 17 février appelle, à l'évidence, la condamnation de toute personne civilisée. L'explosion d'une voiture piégée, technique terroriste aveugle par excellence a fait, apprenait-on aujourd'hui, frappant le quartier central de Kizilay, 28 morts et 61 blessés.

    C'est horrible. Comme étaient horribles en juillet 2015, aussi bien l'attentat de Suruç, attribué à l’organisation de l'État islamique puis les représailles de l'armée turque dirigées contre les Kurdes et qui ont abouti à la rupture du cessez-le-feu institué en 2013 dans l'Est anatolien entre l'armée et le PKK.

    Or, la reprise de cette guerre qui avait fait des milliers de morts dans le Kurdistan turc a été délibérément voulue par Erdogan, après son échec électoral, dans le but de rallier les militaires et les nationalistes, but atteint qui lui a permis, ayant procédé à de nouvelles élections législatives, de regagner une majorité parlementaire et de nommer un nouveau premier ministre en la personne de Ahmet Davutoglu.

    Ces subtilités de la politique turque échappent peut-être à l'opinion et aux médias de l'Hexagone. Elles ne sauraient être ignorées d'aucun responsable politique européen, américain ou russe.

    Or, assimilant les Kurdes de Syrie au PKK, la propagande d'Ankara accuse aujourd'hui délibérément et globalement "les Kurdes" d'être responsables de l'attentat qui aurait été commis, nous dit-on, par un réfugié syrien. Dès ce 18 février, le premier ministre Davutoglu affirmait, en effet, que l’auteur de l’attentat était un Syrien de 23  ans infiltré en Turquie, qui a pu être identifié grâce à ses empreintes digitales : "Cette attaque terroriste, dit-il, a été commise par des éléments de l’organisation terroriste PKK en Turquie et un milicien des YPG."

    Or, cette dernière organisation kurde de Syrie est celle qui, par exemple a remporté la victoire décisive de Kobané libérant cette ville de Daësh. Elle est depuis le 13 février, la cible de l’artillerie turque qui la bombarde désormais jour après jour. Même si la méthode  de l'attentat à la voiture piégée reste absolument condamnable, en toutes circonstances, et si Davutoglu dit vrai, ce qui n'est pas son métier ordinaire, les choses se présentent différemment dans le contexte ainsi précisé.

    L'actuel gouvernement turc n'a pas voulu faire le choix du combat prioritaire contre Daësh qui suppose l'entente avec les Kurdes qui, sauf erreur sont chez eux dans le Kurdistan, aussi bien dans le Kurdistan syrien, que dans le Kurdistan irakien ou le Kurdistan turc, dans lequel, quand ils en ont la liberté, votent assez clairement pour le parti kurde HDP.

    Il existe sans doute de puissantes racines à cette absence de choix. Depuis la révolution kemaliste la Turquie reste influencée par des relents à la fois jacobins et totalitaires, qui prolongent ceux du génocide arménien de 1915, commis par les jeunes-turcs et que les gouvernements turcs successifs n'ont jamais voulu reconnaître depuis un siècle.

    L'islamo-terrorisme de Daësh est pour lui un moindre mal, sinon un allié secret, par rapport aux revendications kurdes qui, depuis le traité de Sèvres de 1920, jamais appliqué, ne sont pas autre chose que le droit à l'autodétermination.

    Tant que nous en sommes là, et quelles que soient les contorsions récentes de Mme Merkel par exemple, il nous semble parfaitement irréaliste de compter en quoi que ce soit sur ce gouvernement.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • Nouvelle capitulation européenne, l'accord "EU/US Privacy Shield"

    Ex: http://www.europesolidaire.eu

    L'accord Etats-Unis Union européenne sur la protection des données numériques dit "EU/US Privacy Shield" confirme le fait que sur ces questions très importantes pour l'indépendance européenne, la Commission européenne est plus que jamais soumise à la volonté américaine.
    La commissaire européenne en charge de la justice vient d'annoncer le feu vert donné par le Collège des Commissaires européens à l'accord politique sous ce nom, négocié avec les Etats-Unis afin d'encadrer les transferts de données à caractères personnel entre l'UE et les Etats-Unis.

    Cet accord était attendu impatiemment par la partie américaine pour remplacer le Safe Harbor (mécanisme permettant le transfert de données vers pas moins de 4.000 entreprises y ayant adhéré aux Etats-Unis) invalidé par l'arrêt Schrems rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne le 6 octobre 2015.

    On apprécie à cette occasion les euphémismes: safe harbour pour port de refuge et privacy shieldpour bouclier destiné à protéger les données privées. Il s'agit manifestement de tout le contraire: assurer aux autorités et aux entreprises américaines le droit unilatéral d'accéder aux données européennes, sous le couvert de garanties aléatoires dont les seules institutions américaines assureront le respect.
    Les commissaires européens se félicitent d'avoir conclu un accord solide et plus protecteur des droits des citoyens européens que le Safe Harbor. Mais le projet est déjà fortement critiqué par ceux qui refusent de voir les agences de renseignement américaines pénétrer librement dans les données européennes.

    Les principaux dispositifs sont les suivants:
    · des garanties écrites et détaillées apportées par les Etats-Unis afin d'assurer que l'accès aux données des citoyens européens par les autorités publiques à des fins de sécurité nationale sera limité et contrôlé ;
    · des engagements pris par les entreprises importatrices des données de respecter des obligations rigoureuses sur le traitement des données et le respect des droits des personnes concernées, sous la surveillance du "Départment of Commerce" ;
    · la définition de plusieurs voies de recours pour les citoyens européens tant en Europe qu'aux Etats-Unis avec notamment une voie d'arbitrage possible en dernier recours  ;
    · une clause de révision annuelle permettant de surveiller de près que ce dispositif est correctement mis en place ;
    · des sanctions voire l'exclusion des entreprises importatrices de données du nouveau dispositif pourraient être appliquées à l'encontre des entreprises se trouvant en violation de leurs obligations.

    Un projet de "décision d'adéquation" sera rédigé dans les prochaines semaines par la commissaire européenne et le vice-président Andrus Ansip, projet qui devra ensuite être adopté par le Collège. Pendant ce temps, les Etats-Unis sont tenus de prendre les actions nécessaires pour mettre en place rapidement ce nouveau dispositif.
    Comme dans le projet de traité transatlantique dit TTIP, dont Privacy Shield est une transposition presque exacte, on constate que ce sont en dernier ressort les entreprises privées américaines qui décideront des mesures qui s'imposeront à leurs homologues européens. En cas de difficultés et de plaintes, ce seront les services américains qui décideront des suites à donner.
    Dans les cas sensibles, c'est-à-dire ceux où l'intrusion des services de renseignements américains sera trop voyante pour passer inaperçue des européens, les dossiers seront transmis à un « médiateur » dont les pouvoirs n'ont pas été précisés. On devine ce que sera le poids de ce médiateur, à supposer qu'il ne soit pas désigné par la seule partie américaine.
    Les agence de protection des données existant dans chacun des pays européen, telles la CNIL en France, ne pourront que « transmettre à Washington les plaintes éventuellement déposées auprès d'elles.
    Le projet « Privacy Shield » est soutenu par l'eurogroupe parlementaire PPE (centre-droit), dont font partie Les Républicains français. La secrétaire américaine au Commerce, Penny Pritzker, se félicite pour sa part du projet d'accord, qui « va aider à la croissance de l'économie numérique ».
    On peut se demander si Axelle Lemaire, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Numérique, est seulement informée de ce qui se prépare. De toutes façons, comme ni le gouvernement français ni le Parlement n'auront voie au chapitre...

  • Apple et Google résistent au FBI en refusant d’installer des « backdoors » sur leurs mobiles

    La polémique enfle aux Etats-Unis sur la question du chiffrement des données et le sujet est en train de s’extraire du seul cadre des grands groupe tech, et de la problématique du respect de la vie privée des utilisateurs, pour s’inviter tout doucement dans la campagne présidentielle.

    Après une plainte du FBI, un tribunal fédéral américain a mis en demeure, cette semaine, le groupe de Cupertino de débloquer l’iPhone 5C d’un des deux assaillants de l’attaque terroriste qui a eu lieu à San Bernardino en décembre dernier et a fait 14 morts. « Nous sommes obligés de résister face à ce que nous considérons être un abus de pouvoir de la part du gouvernement américain », a tranché, cinglant, Tim Cook, mercredi .

    Lire la suite sur lesechos.fr

    http://www.contre-info.com/

  • Négociations de paix et indignations en Syrie pour stopper la défaite de nos alliés terroristes

    Le monde politico-médiatique occidental et les USA critiquent violemment l’offensive des troupes syriennes et de leurs alliés russes contre les villes stratégiques de Madaya et d’Alep depuis décembre 2015, alors qu’il n’y avait eu aucune réaction ou information sur le siège de Deir Ezzor par l’État Islamique qui dure depuis 11 mois.

    De même notre nouveau ministre des affaires étrangères n’hésite pas à parler de crime de guerre concernant les frappes russes alors que les écoles et hôpitaux détruits par nos alliés – et clients – saoudiens sont systématiquement ignorés.
    Mais maintenant que les soldats de Bachar al Assad regagnent du terrain les gouvernements Européens s’inquiètent pour leurs alliés d’Al Qaida piégés à Alep et demandent, comme le faisait encore la semaine dernière Laurent Fabius au nom de la France « la levée de tous les sièges qui affament les populations et à l’arrêt des bombardements».

    Ce silence est surprenant de la part d’une presse toujours prête à passer en boucle des photos d’enfants immigrants noyés. Il y aurait dans le drame de cette ville martyre des images-chocs à publier, mais comme il s’agit d’une population loyale au président Bachar al Assad, comme pour le massacre des chrétiens Yazidis, cela ne représente aucun intérêt pour nos journalistes et politiques.
    Après tout, comme l’avait aussi déclaré notre ministre des affaires étrangères en 2012 « Bachar al-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre » et cela visiblement s’applique aussi à ses partisans. Vous ne verrez donc jamais comme dans le journalLibération de ce mardi 16 février sur Alep une couverture et un reportage de 4 pages sur les massacres commis contre les populations loyalistes. Seuls quelques journaux étrangers osent publier de témoignages qui sortent de la propagande officielle.

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  • Brésil : le produit anti-moustique pulvérisé est plus toxique que le virus Zika

    La peur du virus Zika continue d’alimenter l’actualité. Au Brésil, l’armée a été mobilisée pour visiter plus de trois millions d’habitations. Le but officiel est d’y déceler tout lieu propice au développement des moustiques porteurs du virus.

    A la fin de ce reportage diffusé au journal télévisé belge, il est pourtant dit que seuls 41 cas d’encéphalites sont attribuées avec certitude au virus Zika. Par contre, selon certains chercheurs, les produits toxiques anti-moustiques pulvérisés abondamment pourraient être les vrais responsables de la majorité des encéphalites constatées au Brésil !


    Les militaires mobilisés pour éradiquer le virus Zika au Brésil avant les JO

    http://www.medias-presse.info/bresil-le-produit-anti-moustique-pulverise-est-plus-toxique-que-le-virus-zika/49184

  • Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
    Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

    Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
    Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

    Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
    D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

    L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
    En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

    Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
    Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

    Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
    En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

    http://fr.novopress.info/

  • Syrie : la tension monte entre la Turquie et la Russie

    Les forces kurdes de Syrie se sont emparées lundi de la plus grande partie d'un bastion rebelle dans le nord de la Syrie en dépit des bombardements de laTurquie, engagée dans une escalade verbale avec la Russie.

    La Russie, principale alliée du régime de Bachar el-Assad, a dénoncé les "actions agressives" de la Turquie qui s'apparentent, selon elle, à un "soutien non voilé au terrorisme international". Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répliqué en accusant la Russie de se comporter "comme une organisation terroriste" en Syrie où elle mène, au même titre que les djihadistes du groupe État islamique des "attaques barbares contre la population civile". Si elle continue, "nous lui opposerons une riposte extrêmement résolue", a-t-il averti.

    L'armée turque a pilonné, pour le troisième jour consécutif, des positions des forces kurdes à proximité de la frontière syro-turque dans la province septentrionale d'Alep. Malgré ces tirs, les Kurdes continuent à progresser depuis l'ouest de la province après avoir conquis plusieurs localités aux mains de groupes insurgés, ainsi que de l'aéroport de Minnigh. Ils ont pris le contrôle de 70 % de Tall Rifaat, un des trois derniers grands bastions rebelles dans la province. Ils se sont emparés du sud et de l'ouest et les combats de rue faisaient rage lundi dans les nord et le nord-est de cette petite ville tenue par des islamistes soutenus par la Turquie et l'Arabie saoudite.

    Les Kurdes veulent relier les zones qu'ils contrôlent dans le nord de la Syrie afin de créer une région autonome unifiée, ce qui exaspère la Turquie, qui préfère s'en prendre aux Kurdes qu'à l'Etat islamique. Les Kurdes contrôlent les trois quarts des 800 kilomètres de frontière et avancent vers le territoire tenu par les membres du groupe État islamique dans l'est de la province d'Alep. Malgré les appels lancés par Washington et Paris à y mettre fin, la Turquie a prévenu que ces bombardements allaient se poursuivre, notamment pour empêcher les Kurdes de prendre Azaz, une ville située à une dizaine de kilomètres de la frontière.

    De son côté, l'armée syrienne encercle désormais presque totalement les quartiers rebelles d'Alep. Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep en Syrie, s'inquiète.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/02/syrie-la-tension-monte-entre-la-turquie-et-la-russie.html