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international - Page 923

  • La vérité se fraye un chemin

    Interrogé dernièrement sur les dangers de l’arme nucléaire, Bruno Gollnisch confiait son inquiétude sur les menaces bien réelles que représentent des pays qui possèdent la bombe comme le Pakistan (instable et travaillé en profondeur par le fondamentalisme islamique) ou un Etat-prison comme la Corée du Nord dans les griffes d’un « monarque » communiste dont l’équilibre psychique est sujet à caution. Le dictateur Kim Jong Un vient ainsi une nouvelle fois vendredi de menacer la Corée du Sud et les Etats-Unis d’une « frappe offensive » en réplique à la volonté de Washington et de Séoul de déployer un bouclier antimissiles perfectionné, le système THAAD. C’est pourtant l’Iran qui est (encore) aujourd’hui présenté comme susceptible de déclencher l’Armageddon du fait de ses velléités de développer un programme de nucléaire civil, tout comme hier l’Irak de Saddam Hussein était désigné comme le grand Satan à abattre par le camp du bien, car abritant supposément  non pas le feu atomique mais des armes de destruction massive.

    Dans une tribune publiée avant-hier par le Sunday Mirror, John Prescott, membre de la Chambre des Lords, vice Premier ministre de Tony Blair lorsque Britanniques et Américains ont déclenché en 2003 l’invasion de l’Irak, a confessé que cette  guerre d’agression fut une erreur. Qui en effet aujourd’hui ne constate pas les apocalyptiques et sanglantes réactions en chaîne générées par la destruction de l’Etat Baas irakien?  Au moins 150 000 irakiens sont morts dans les cinq années qui ont suivi l’invasion et  M. Prescott a présenté pour sa part  ses excuses aux familles des 179 soldats britanniques tombés  pendant la guerre en Irak : « Je vivrai le restant de mes jours avec la décision d’entrer en guerre et ses conséquences catastrophiques ».

    Quelques  jours auparavant,  la publication du  rapport Chilcot  révélait  un sévère réquisitoire  sur  l’intervention du Royaume-Uni, au nom du soutien sans recul de Tony Blair  aux  Etats-Unis. Une invasion qui fut le point d’orgue d’un terrible blocus  dans les années 90 (alimentaire, technologique…), qui débuta après la première guerre du Golfe,  à peine adouci par l’accord « pétrole contre nourriture » de 1996,  et qui  tua plus d’un million d’Irakiens  dont de très nombreux enfants. Il s’agissait   d’affaiblir méthodiquement, de mettre à genoux cet Etat laïque. L’ex Premier ministre Britannique  a exprimé il y a quatre jours à l’ occasion du rapport Chilcot  « peine, regrets et excuses » … de façade car il a réitéré les mêmes justifications contredites par les faits, à savoir que cette guerre était légitime,  que le monde était plus sûr sans  Saddam Hussein. M. Blair avouait pourtant au début du conflit en Syrie que  « la guerre en Irak a contribué à créer l’Etat islamique »

    L’intervention dans l’hémicycle du Parlement européen, au tout début de cette seconde guerre d’Irak, le  22 mars 2003,  de Bruno Gollnisch, dénonçant un conflit programmé dès le début,   permet de juger que le FN une nouvelle fois avait vu juste,  prenait le parti de la vérité  et de la justice:  » L’Irak disposait, paraît-il, d’armes de destruction massive. Tout a été dit à ce sujet, des bobards les plus sinistres aux plus ridicules, comme ceux de Tony Blair, qui s’est déshonoré en présentant un rapport justifiant l’agression, dont 11 pages sur 19 émanaient d’un mémoire d’étudiant datant d’une dizaine d’années. À ce jour, les seules armes de destruction massive sont les milliers de bombes et de missiles sophistiqués de l’empire anglo-saxon qui écrasent les villes irakiennes. »

    « Comme juriste poursuivait-il, je constate la cynique violation de toutes les règles de droit que les anglo-américains eux-mêmes avaient mises en place pour prévenir les guerres. Comme Européen, je déplore les haines, hélas justifiées, que les bombes de l’empire accumulent contre le monde occidental. Comme chrétien, je suis horrifié qu’une telle guerre, qui ne remplit aucune des conditions de justice, puisse se faire au nom de Dieu. J’appelle un chat un chat et Tony Blair un meurtrier mondain. Quant à George Bush, qu’il cesse d’invoquer Dieu ou seulement pour le prier: que le sang des Irakiens innocents ne retombe pas sur le peuple américain ! » Le FN lui fut alors déclaré coupable  une nouvelle fois d’avoir eu raison trop tôt. Jacques Chirac restera au moins comme le président qui a dit non à cette forfaiture en refusant d’entraîner la France dans ce conflit, mais cela ne fut pas indolore.

    Nous le rapportions sur ce blogue, le journaliste Vincent Nouzille, dans son livre intitulé « Dans le secret des présidents »,   détaillait comment  le gouvernement américain a mis  la France  à l’amende, pour la punir d’avoir refusé de participer à  cette guerre. Au détour d’un traitement de la dette irakienne, en l’occurrence au terme de l’accord  officialisé par le Club de Paris le 21 novembre 2004, les contribuables français ont  été contraints, sous la pression réussie de l’Oncle Sam sur Chirac , de  lâcher  un gros chèque de  plus de 4 milliards d’euros.

    Cette parenthèse étant fermée, Bruno Gollnisch  constate  pareillement que le travailliste  Blair, figure  de cette  seconde gauche euro atlantiste, dite justement « blairiste »,  dont feu Michel Rocard,  un Valls ou un Macron sont les pendants en France,   fut comme de bien entendu une fanatique soutien de la Constitution européenne… et très opposé ces derniers mois à l’ idée de David Cameron de consulter les britanniques par référendum sur le Brexit.

    Dans un entretien au Figaro Vox, Jean-Pierre Le Goff,  philosophe de formation, écrivain et sociologue au CNRS, analysait au lendemain du Brexit  les raisons de cette crise de l’Europe , du divorce des peuples européens avec leurs dirigeants bruxellois: « La primauté donnée au libéralisme économique accompagné d’un discours général et généreux sur les valeurs qui s’apparentent à de bons sentiments me paraît symptomatique de la difficulté des pays européens à se réinsérer dans l’histoire et à peser significativement dans les affaires du monde. Aujourd’hui, pour une partie de la population, l’Europe n’est pas perçue comme une protection et une chance, mais comme une sorte de cheval de Troie de la mondialisation débridée, animée par une bureaucratie tatillonne émettant des directives et des règlements à n’en plus finir et des discours idéologiques correspondant au nouvel air du temps, notamment dans les domaines culturel et des mœurs (…). »

    « Je ne crois pas que l’Europe puisse prendre sens pour les différents peuples si on leur demande d’emblée d’oublier leur appartenance nationale ou de se considérer en position de surplomb vis-à-vis d’elle, comme tend à le faire une partie des élites et des administrateurs de l’Union européenne. Qu’on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire centrale et le cadre premier de l’expression démocratique ; l’histoire n’avance pas sans les peuples. Un projet politique national me paraît inséparable d’une certaine vision de l’Europe et toute décision importante doit associer pas à pas les peuples et leurs représentants élus. C’est une des leçons qu’il est grand temps de tirer de la crise grecque. »

    « Reste une question essentielle qui déborde le champ de compétences des politiques: celui de l’héritage culturel qui nous spécifie par rapport au reste du monde. La construction de l’Union européenne repose sur un paradoxe: elle intervient dans un moment où des sociétés démocratiques européennes ne savent plus d’où elles viennent ni où elles vont. Après des années d’histoire pénitentielle qui nous désarment face à ceux qui veulent nous détruire, il importe de faire valoir clairement nos acquis civilisationnels qui ne se limitent pas à la liberté et aux droits individuels. Faute de ces deux conditions, politiques et culturelles, l’Europe demeurera une sorte de grand marché et de démocratie providentielle plutôt mal en point, avec en prime le statut d’un territoire de villégiature pour touristes du monde entier, admirant le patrimoine d’une civilisation moribonde. » Si M. Le Goff se met à parler quasiment  comme Jean Raspail…

    http://gollnisch.com/2016/07/12/verite-se-fraye-chemin/

  • La vérité sur le mouvement Black Lives Matter financé par Georges Soros

    Pour infowars.com, Paul Joseph Watson revient sur la polémique actuelle sur les violences policières aux Etats-Unis, et notamment le retour au devant de la scène du mouvement Black Lives Matter, financé par le milliardaire cosmopolite George Soros…

  • La guerre en Ukraine va-t-elle reprendre ?

    Pour rappel, car cela a été bien mis sur le côté par nombre de médias depuis quelques temps, une véritable guerre a éclaté en Ukraine en 2014. Elle oppose les forces du gouvernement ukrainien (pro-OTAN et soutenu par les BHL et consorts) à ce qu’on appelle les rebelles « pro-russes » et qui sont en fait les populations russophones de l’Est de l’Ukraine (le Donbass).
    Un cessez-le-feu très fragile a été signé en 2015 et est régulièrement violé par les belligérants qui continuent à se faire face.
    Mais les violations du cessez-le-feu ont rarement eu lieu au niveau de ce qu’on connaît actuellement. Les forces ukrainiennes ont effectué de nombreux bombardements et d’importantes concentrations de blindés ont été observées à certains endroits de la « ligne de front ».
    Alors, on peut se demander pourquoi les autorités ukrainiennes voudraient reprendre des hostilités qui, jusqu’à maintenant, ont souvent tourné au désavantage d’une armée démoralisée et de groupes para-militaires plus mafieux que nationalistes.
    Il est possible que ce soit une sorte de fuite en avant du régime ukrainien dont la gouvernance est calamiteuse et qui pourrait relancer une guerre afin de détourner la colère de la population.
    Il est possible que ce soit lié au sommet de l’OTAN qui vient d’avoir lieu afin de donner des raisons à l’OTAN d’encore renforcer son dispositif militaire contre la Russie.
    Il est tout aussi possible que les Ukrainiens, en faisant monter la tension, espèrent recevoir plus de soutien financier de l’UE et de l’OTAN.
    Ou peut-être un peu des trois à la fois ! Mais quoi qu’il en soit, il s’agit d’un jeu très dangereux qui pourrait relancer, voire aggraver un conflit armé au cœur de l’Europe !
    Pour sa part, le Mouvement NATION :
    déplore toute guerre entre peuples européens.
    soutient le droit à l’autodétermination des populations du Donbass.
    condamne les agissements du gouvernement mafieux d’Ukraine qui est totalement sous le contrôle des forces mondialistes.

    Nation :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuylkkVZkESpMGNwiz.shtml

  • Syrie : et si Damas et Moscou parvenaient à libérer Alep ?

    Dans une certaine indifférence médiatique, l’Armé syrienne vient de couper la dernière route qui reliait les bases de la rébellion islamiste à Alep. Pour Hadrien Desuin, c’est une victoire stratégique pour le régime de Damas et pour Moscou.

    Alep outragé, Alep brisé, Alep martyrisé, mais Alep bientôt libéré ? C’est dans l’indifférence générale que l’armée syrienne vient de couper la dernière route qui reliait la rébellion islamiste de ses bases. Pour la première fois depuis le début de l’insurrection, les factions djihadistes qui ceinturent la seconde ville du pays sont prises à leur propre piège. Par un mouvement enveloppant venu du nord, les positions syriennes ont retourné le siège contre leurs assaillants. De geôliers en 2012, les rebelles islamistes se retrouvent aujourd’hui détenus dans leurs quartiers.

    Malgré le silence de cathédrale et la clameur du stade qui ont couvert la nouvelle en Europe, c’est un nouveau tournant dans la guerre civile syrienne qui frappe le pays depuis cinq ans. Une victoire tactique mais aussi stratégique. Alep est la seconde ville de Syrie ; elle domine tout le nord du pays et rivalisait autrefois avec Damas. Après Homs et Hama, c’est une nouvelle avancée symbolique pour les forces loyalistes. Désormais la Syrie utile, celle qui concentre les 80% de la population du pays est sous contrôle. [....]

    Hadrien Desuin

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Syrie-et-si-Damas-et-Moscou

  • Dans la famille Ben Laden, on a oublié de buter le fils

    Dans la famille Ben Laden, voici que l’un des fils, Hamza, se fait entendre dans un enregistrement audio d’une vingtaine de minutes, dans lequel il appelle à poursuivre le combat contre les Etats-Unis et leurs alliés : « Hamza Ben Laden menace les Américains de les attaquer chez eux et à l’étranger. […] il déclare vouloir venger les musulmans des actions menées en Palestine, en Afghanistan, en Syrie, en Irak en Somalie et dans le reste des pays arabes. »

    Ce n’est pas la première fois que cet Hamza rappelle le nom de Ben Laden à notre mauvais souvenir. Dans une vidéo diffusée en mai dernier, il en appelait à l’unité de tous les moudjahidines et à leur levée en Syrie, en Palestine et ailleurs, « y compris en perpétrant des attentats en “loup solitaire“ pour “tuer les Juifs et attaquer leurs intérêts partout“.

    En août 2015 déjà, il avait appelé à « déplacer les guerres de Kaboul et de Gaza à Bagdad, Washington, Londres, Paris et Tel Aviv ».

    Hamza Ben Laden, qui se pose ainsi en héritier de son père, est l’un des vingt enfants – au moins – d’Oussama Ben Laden, tué le 2 mai 2011 par un commando américain au Pakistan. Il aurait autour de 25 ans.

    http://fr.novopress.info/

  • Terrorisme racial contre les Blancs aux États-Unis : quels responsables ?

    « Le suspect a dit qu’il en voulait aux Blancs, qu’il voulait tuer des Blancs, en particulier des policiers blancs »

    Cinq policiers abattus de sang-froid. Six autres gravement blessés. Ils étaient ciblés par des terroristes, racistes anti-blancs dont l’idéologie haineuse se nourrit des moindres faits divers relayés par les médias, et la caste « peopolitique » états-unienne. « Le suspect a dit qu’il en voulait aux Blancs, qu’il voulait tuer des Blancs, en particulier des policiers blancs », expliquait, peu après les attentats, le chef de la police locale (David Brown), lui même afro-américain. Les motivations sont connues, irréfutables. L’hypothèse de l’émergence d’un terrorisme racial, dirigé contre les Blancs américains, est désormais une réalité sur laquelle il faudra compter dans les années à venir.

    Depuis plusieurs mois, les États-Unis souffrent d’émeutes raciales fustigeant la police, souvent nourries par une haine des Américains blancs. Le mouvement Black Lives Matter, né en 2012 suite au décès de Trayvon Martin, jeune Afro-Américain abattu par un gardien de voisinage latino-américain, est à l’origine directe de l’escalade de violence. Il n’est qu’à lire les tweets de ses partisans pour comprendre leur ressentiment et leur violence.

     

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  • Journée mondiale contre le voile : pourquoi personne n’en parle !

    Source : Boulevard Voltaire

    Le 10 juillet, c’est la Journée mondiale des femmes sans voile, laquelle est promue en France par le collectif Femmes sans voile d’Aubervilliers en ces termes, sur sa page Facebook :

    – Dire non au prosélytisme du voile et à sa banalisation, car il n’est ni un simple tissu ni une finalité spirituelle en soi mais il symbolise le statut inégal de la femme. Le voile, sacralisé par les dérives de l’idéologie islamiste, est leur étendard de par le monde : uniforme mortifère, il humilie toutes les femmes et porte atteinte à nos valeurs républicaines.

    – Dénoncer le business qui s’est engouffré dans cette mode planétaire insidieusement « baptisée » pudique.

    – Exiger la protection des filles mineures contre l’endoctrinement d’une vision hiérarchisée des sexes. Les fillettes n’ont pas à se cacher dans l’espace public dans des tenues aliénantes qui leur font porter la culpabilité d’être nées de sexe féminin.

    Excepté un bref communiqué dans L’Humanité, quel média en parle ?

    Cette cause est inaudible, les femmes musulmanes sans voile sont invisibles. Est-ce parce que leurs sœurs voilées le sont trop, justement ? Est-ce parce que leur combat est perdu d’avance ? Est-ce parce qu’elles s’y prennent mal ?

    Il faut dire que les pro-voile sont des poids lourds. On citera dans le désordre et de façon non exhaustive : le pape François, Geneviève Garrigos d’Amnesty international et le CFCM (Conseil français du culte musulman).

    Mais nous devrions être rassurés : la doctrine malékite, majoritaire en France (l’une des quatre écoles classiques de droit musulman sunnite), permet aux femmes de dévoiler leur visage, leurs mains et leurs pieds, donc exclut l’obligation (mais le permet) du voile intégral (niqab, burqa). Ouf, on respire…

    Certaines voix politiques s’élèvent contre le voile, plutôt à droite ; ceux qui s’y risquent à gauche sont immédiatement rappelés à l’ordre par François Hollande en personne.

    Parmi les religieux, on ne compte guère que Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, pour dire que le voile n’est pas une obligation religieuse, mais il prêche dans le désert.

    Peu d’intellectuels ou de féministes pour ce combat, au rang desquels l’emblématique Élisabeth Badinter, qui a subi en rétorsion des attaques personnelles. Le voile est justifié au nom de la liberté religieuse et du droit à s’opprimer soi-même. On notera le discours des féministes qui « bugue » lorsqu’il n’est pas face au modèle culturel occidental.

    Cette capitulation est d’autant moins compréhensible et justifiable que les musulmanes progressistes des pays arabes (Yémen, Tunisie, Iran, Maroc, Liban), elles, condamnent le voile, avec des propos autrement plus cinglants que les nôtres. Le dernier livre de Hamid Zanaz, Non ! Nos voix ne sont pas une honte (2015), recense dix-sept de leurs interviews qui décapent…

    Donc, il y a de quoi être consterné et inquiet. Si l’on baisse les bras sur le port du voile, n’est-il pas probable — et cela fait froid dans le dos — que la prochaine étape sera de devoir combattre pour « la liberté de ne pas le porter » ?

    Emmanuelle Frankl

    http://fr.novopress.info/202382/journee-mondiale-contre-voile-personne-nen-parle/#more-202382

  • Virer les élites | Par Dmitry Orlov.

    Compte tenu de ce qui se passe en ce moment avec le Brexit, il est difficile de ne pas écrire un petit quelque chose à ce propos, et je ne vais même pas essayer de résister à la tentation. Les marchés boursiers sont en chute libre, les banques sont sur la corde raide, l’or monte fortement et les financiers de la City à Londres et à Wall Street courent dans tous les sens avec leurs cheveux en feu.

    Mais au-delà de ces superficialités financières, ce qui se passe réellement, c’est que la lutte de classes est de retour comme une forme de vengeance au Royaume-Uni avec le référendum, une forme susceptible de se propager.

    Dans ce référendum, les générations les plus âgées, qui savent à quelle classe elles appartiennent, ont voté pour virer leurs suzerains fourbes à Bruxelles et à Londres, tandis que les plus jeunes générations, aux cerveaux bien lavés par la propagande de l’UE, ne l’ont pas fait. Certainsexperts ont affirmé qu’il y a une sorte de fossé entre les générations, mais je pense que les générations plus âgées ont fait une chose intelligente, et que cela peut être expliqué de manière adéquate, par le fait que ses membres sont vraiment plus intelligents. Vous voyez, les imbéciles ont tendance à mourir jeunes, et le simple fait de survivre est un signe d’intelligence. Mais ce n’est qu’un à-côté mineur. 
    Le point principal est que les élites fourbes ont grand besoin d’être virées, à la fois en Europe et aux États-Unis. Il y a plusieurs problèmes avec elles, que je voudrais énumérer brièvement :

    • Elles ont tendance à être néolibérales, et à épouser toutes les idées erronées qui viennent avec cette idéologie faillie. Les résultats sont évidents : les retraités volés, les jeunes privés d’un emploi enrichissant; des fabuleuses richesses pour une petite élite et l’austérité pour tout le monde; plus de tout pour l’Allemagne, moins de tout pour tout le monde. Un système financier qui est fondamentalement un système de Ponzi, qui va certainement sauter, et peut être de la façon dont je l’ai expliqué.

    • Elles ont tendance à être sous l’emprise des néo-conservateurs à Washington et, avec eux, elles vacillent d’une catastrophe à l’autre. Les résultats sont encore évidents : une liste complète de pays détruits (Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Syrie, Ukraine), un flot de migrants de ces pays inondant l’Europe pour ce qui est la plus grande crise mondiale de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, et les provocations extrêmement dangereuses et tout à fait inutiles contre la Russie.

    • Elles épousent une idéologie qui cherche à effacer toutes les distinctions ethniques et culturelles et qui force une rectitude politique repoussante pour tout le monde, sauf pour les musulmans (qui, curieusement sont considérés comme en étant exonérés). Après avoir éliminé les libertés humaines les plus importantes (y compris, la plus importante, la liberté de la presse, qui en Europe est captive des intérêts des grandes entreprises), les deux libertés restantes désormais défendues en Europe sont la liberté impitoyable de la dérive du continent et la liberté de se livrer à toute les perversions sexuelles que vous voulez, y compris la bestialité et la pédophilie.

    • Mais le plus gros problème avec ces élites transatlantiques est le suivant : elles ne peuvent pas être virées. Plus elles échouent, plus enkystées elles deviennent. De toute évidence, cela n’a rien à voir avec l’éducation, ou le mérite, ou la popularité; c’est tout simplement une question de classe. Les élites se considèrent comme des Übermenschen, vivant au-dessus des simples mortels. La démocratie est un jouet pour eux. La plupart du temps, ils ont été en mesure de manipuler la politique à leur avantage. Lorsque cela échoue, les petites gens doivent voter encore et encore jusqu’à ce qu’ils ne se trompent plus. Mais ce politiquement correct est maintenant en train d’échouer, des deux côtés de l’Atlantique, car il semblerait que les petites gens en aient finalement assez.

    Le recours automatique est de commencer à insulter les petites gens, dans une tentative pour les intimider et obtenir leur soumission. S’ils ne veulent pas voir leur pays envahi par les migrants illégaux (noter qu’avoir eu votre pays détruit par l’OTAN ne vous qualifie pas pour l’asile politique), ils sont traités de racistes et de sectaires. S’ils ne parviennent pas à saisir quelques-uns des éléments les plus fins de la gouvernance bureaucratique de l’UE (parce que, franchement, qui voudrait perdre du temps à comprendre tout ce non-sens?), ils sont traités d’ignorants et d’égarés. Et, surtout, s’il y a un krach financier (qui semble inévitable dans tous les cas de figure, voir la pyramide de Ponzi ci-dessus), alors ils seront blâmés pour leurs mauvais choix dans les urnes.

    Peut-être le plus important de tout : tous les efforts sont faits pour assimiler le patriotisme avec le nationalisme et le fascisme. Maintenant, cela demande une explication, car ces concepts sont parfaitement distincts :

    • Le patriotisme est l’amour de sa terre et de son peuple indigène. C’est un produit naturel, résultat organique d’une éducation reçue au sein d’un certain groupe de gens qui ont aussi grandi là, et qui transmettent le long héritage culturel et linguistique qu’ils aiment et chérissent tous. Cela ne signifie pas que ceux qui ne sont pas de la famille, du voisinage ou de la région soient inférieurs, mais ils ne sont pas eux, et on les aime moins.

    • Le nationalisme est un produit de synthèse généré en utilisant l’éducation publique, qui est centré autour de certains symboles creux : un drapeau, un hymne, quelques morceaux de papier jaunis, quelques mythes créateurs et ainsi de suite. Il est soutenu par certains rituels (défilés, discours, remise de médailles) qui composent un culte civique. Le but du nationalisme est de soutenir l’État-nation. Lorsque le nationalisme répond aux besoins de la terre et de sa population autochtone, le nationalisme et le patriotisme sont alignés; quand le nationalisme détruit ce lien, le nationalisme devient l’ennemi et les patriotes forment des mouvements partisans, se lèvent pour détruire l’État-nation.

    • Le fascisme est la fusion parfaite de l’État-nation et des entreprises, dans le cadre de laquelle la distinction entre les intérêts publics et privés s’effacent et les grandes entreprises en viennent à dicter la politique publique. Une expression presque parfaite du fascisme sont les récents accords commerciaux transatlantique et trans-pacifique négociés en secret par l’administration Obama, qui pour le moment, au grand soulagement de tout le monde, semblent être mort-nés.

    Il devrait être évident que le fascisme doit être vaincu, et si nous devions choisir une seule très bonne raison de virer les élites transatlantiques, alors c’est celle de contrecarrer cette prise de pouvoir par les grandes entreprises. Mais cela ne s’arrête pas là, parce que le nationalisme et le patriotisme sont également en jeu. Le patriotisme est une valeur humaine naturelle, base sans laquelle tout ce que vous avez, c’est une population déracinée se déplaçant selon les possibilités offertes. Le nationalisme est une innovation relativement récente (les États-nations sont une invention du XVIIe siècle) et en tant que telle dangereuse, mais dans le cas de certains des États-nations les plus vieux et les plus efficaces, il fournit des avantages importants : une tradition culturelle chérie et ancrée à une langue nationale et à une littérature, la capacité de maintenir la paix et de repousser les agressions extérieures. Et puis il y a l’Union européenne, avec son drapeau représentant une constellation d’étoiles qui sont évidemment en orbite autour de quelque chose, quelque chose qui ne peut être qu’un trou noir, car il est invisible. Les États-Unis sont de la même manière une entité artificielle, synthèse d’une très récente déviance, avec leur drapeau représentant évidemment un plateau de biscuits en forme d’étoiles qui ne sont, pour la plupart, malheureusement, plus disponibles pour les petites gens, parce que les élites ont décidé qu’elles veulent tous les biscuits pour elles-mêmes.

    Il est donc nécessaire de les virer. Si cela doit être fait en votant (par opposition à la baïonnette), alors l’objet du scrutin est d’élire quelqu’un qui est, d’abord et avant tout, capable de virer ces élites. Les Britanniques semblent avoir fait cela; c’est maintenant au tour des Américains. Une question intéressante qui est parfois posée (après que les gens ont fait des réclamations délirantes comme quoi Donald Trump est fou, misogyne, raciste, fasciste, mauvais homme d’affaires, généralement pas très agréable ou tout autre argument négatif) est de savoir s’il est qualifié pour gouverner. À mon avis, cette question se réduit à une autre, beaucoup plus simple: est-ce qu’il est qualifié pour virer des gens? Et la réponse est, oui, il est très certainement qualifié pour virer des gens. En effet, «Vous êtes viré!» est l’une de ses marques déposées. En fait, il vient récemment de virer son propre directeur de campagne. Hillary Clinton, d’autre part, dirige l’ensemble de la cohorte des personnes qui ont besoin d’être virées. Et voilà pourquoi je pense qu’il y a une bonne chance que les petites gens se lèvent enfin et votent pour quelqu’un qui va le faire.

    Dmitry Orlov, 28 juin 2016

    Traduit par le Saker Francophone
    Article original sur Club Orlov.

    http://www.scriptoblog.com/index.php/archives/billets-d-auteurs/37-actualite1/1944-virer-les-elites-par-dmitry-orlov

  • Pas de TAFTA pour l’Europe ! par Georges FELTIN-TRACOL

    Europe Maxima a le plaisir de mettre en ligne l’éditorial du n° 53 (été 2016) de la revueRéfléchir & Agir dont le dossier s’intitule « Contre l’islam ? ».

    Il est important de s’y abonner en allant sur son site rénové et opérationnel, car en octobre prochain, les abonnés à jour recevront le n° 2 Hors Série consacré aux écrivains et penseurs.

    Deux collaborateurs de votre site préféré y participeront : Daniel Cologne évoquera René Guénon et Georges Feltin-Tracol traitera de Georges Sorel. Abonnez-vous donc !

    Malgré l’échéance présidentielle US de novembre 2016 et dans un silence médiatique plus qu’assourdissant, les négociations autour du TAFTA (ou Traité transatlantique) se poursuivent entre Washington et Bruxelles dans une complète opacité.

    À l’heure où la transparence s’érige en vertu publique suprême et que les États occidentaux surveillent les appels téléphoniques et les messageries numériques de millions de leurs résidents, le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement déroge à cette lourde tendance. Est-il acceptable qu’un député laisse son téléphone à l’entrée, ne puisse prendre aucune note, ni la moindre photographie, et consulte dans un anglais juridique abscons cet accord commercial dans une pièce fermée sous la stricte vigilance de gardes ? Pire, s’il évoque la moindre clause, il risque des poursuites judiciaires en dépit de son immunité parlementaire !

    L’Europe à l’encan

    Si ce funeste traité était entériné, l’agriculture française déjà bien mal en point disparaîtrait définitivement. Mais la faillite de la ferme préfigurerait celle de l’atelier, de l’usine et de la boutique et le passage total de l’ensemble des activités économiques européennes aux mains des ploutocrates yankees. En France comme ailleurs dans l’UE, de nombreuses PME sont rachetées par des fonds de pension prédateurs et des multinationales voraces qui prélèvent outillages, techniques et savoir-faire avant de délocaliser et de licencier leurs personnels.

    Au-delà des conséquences humaines de vies réduites en miettes par la « mondialisation heureuse » et outre un abaissement prévisible des normes sociales, préfiguré par la loi El Khomri, écologiques (hum ! le bon poulet aux hormones…) et juridiques (un tribunal d’arbitrage privé bien apprécié des contribuables français depuis le fiasco Adidas – Tapie trancherait les litiges entre États et entreprises), Washington aura le droit d’exiger que l’UE adopte toutes leurs lois. Ce partenariat prépare donc la dissolution définitive du Vieux Monde dans un pandémonium occidental made in Hollywood

    Coup d’État commercial

    Les transnationales du fric et de la malbouffe soutiennent sa conclusion rapide. En brisant le droit continental d’origine romaine, elles lorgnent sur la privatisation du vivant (GPA, organes humains, semences) et incitent les populations à s’endetter par une consommation futile. L’actuelle campagne contre l’argent liquide au profit d’une monnaie électronique sous couvert de lutte contre la criminalité et le terrorisme participe à ce putsch marchand. Mais ce coup d’État ira encore plus loin dans l’asservissement de nos vies. Déjà, certains endroits aux USA interdisent la détention de… jardins potagers ! Il s’agit d’empêcher à terme toute autonomie collective et personnelle.

    Le Traité transatlantique représente notre pire menace. Front paneuropéen du bien commun contre l’Ennemi !

    Georges Feltin-Tracol

    http://www.europemaxima.com/