
Pour Le Monde du 3 novembre dernier, le « Grand Remplacement » est non seulement une « thèse », mais – horreur – une « thèse complotiste », et le drame est qu’elle « chemine avec Éric Zemmour ». Pour l’inventeur de cette appellation, Renaud Camus, c’est une réalité : « Le Grand Remplacement crève les yeux, il faut être aveugle pour ne pas le voir. » Peut-être serait-il bon, avant d’enchaîner les épithètes et les jugements – et d’agiter les peurs -, de vérifier les faits : alors, Grand Remplacement ou pas ? Que disent les chiffres ?






