
Du Canard Enchaîné :
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Du Canard Enchaîné :
A la une de cette édition, la ville de Trappes au cœur de la polémique après la mise sous les projecteurs d’un professeur dénonçant l’islamisme. Retour sur une polémique amenée à se répéter.
Thibault Bastide interrogera ensuite le maire de Perpignan, Louis Aliot, qui a décidé de rouvrir des musées dans sa ville. Une première dans le pays alors que la sphère culturelle est à bout de souffle.
Et enfin, nous évoquerons les conséquences économiques de la crise sanitaire au niveau européen. Une crise qui exacerbe les tendances déjà existantes.
https://www.tvlibertes.com/laicite-le-ball-trappes-de-lislamisme-jt-du-mardi-9-fevrier-2021

Jean-François Colosimo, qui vient de publier Le Sabre et le turban. Jusqu’où ira la Turquie ?, a été interrogé dans L’Incorrect du mois de février. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Le projet de loi, annoncé à grands renforts de clairons, sur l’ex-projet de loi contre l’islamisme radical, devenu contre le séparatisme, puis devenu confortant les principes de la République, puis un pastis devenu sirop, tout comme le débat qui s’est ensuivi à l’Assemblée, tourne au ridicule. Le ridicule de ceux qui ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités, le ridicule de ceux qui ne savent plus quoi inventer pour ne pas faire ce qu’ils devraient faire, s’ils avaient un peu de courage, le ridicule de gens qu’on voit se perdre en circonvolutions et suivre les mille et un contours de l’actuelle lâcheté. Contours qui tournent de plus en plus aux tours de c… et font de ce débat l’illustration de ce qu’est devenu ce gouvernement et les députés qui le soutiennent.

Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes depuis près de 20 ans. En 2018, il a écrit une lettre avec Jean-Pierre Obin (auteur de l’ouvrage Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école) au président de la République pour exhorter le gouvernement à agir pour protéger la jeunesse de l’influence des intégristes, et il a publié en novembre 2020 une lettre ouverte après la décapitation de Samuel Paty pour dénoncer le manque de stratégie de l’État face à l’islam politique. Aujourd’hui, après vingt années d’un engagement sans faille, Didier Lemaire jette l’éponge. Contraint de se rendre à son travail avec un dispositif de sécurisation, l’enseignant n’attend rien d’autre que son exfiltration de cet établissement et de cette ville où il n’est plus en sécurité. Il déclare au Point :

La loi contre le “séparatisme”, contre “l’islamisme” a été réduite à un texte confortant la laïcité destiné à gommer un peu plus la dimension religieuse dans la société française y compris celle de l’islam, sans aller toutefois jusqu’à en interdire les signes ostentatoires qui ne sont pas fondus dans le paysage, alors que les autres religions, par la force de l’habitude ou par la timidité des adeptes, font partie du décor ou s’y sont volontairement intégrées. Il y a aujourd’hui moins de prêtres en soutane que de femmes voilées.

Un professeur traqué
Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans. Enfin : était, car il a décidé de partir, d’être « exfiltré », selon ses propres mots confiés au Point. En effet, depuis novembre, celui qui a défendu les principes républicains et la liberté d’expression et dénoncé l’obscurantisme islamiste affirme aller faire cours sous escorte policière. « Je suis sous escorte depuis le mois de novembre. Chaque fois que je monte en voiture, je vérifie que mes portières sont bien fermées, que je ne suis pas suivi. Je ne veux pas vivre dans la peur. Je n’attends plus qu’une chose : mon exfiltration. »

L’éditorial du Figaro, par Laurence de Charette.
L’Assemblée se penche cette semaine sur ce qui sera sans doute l’un des derniers textes importants du quinquennat d’Emmanuel Macron. Mais c’est entaché d’une sorte de tare originelle que ce projet de loi «confortant le respect des principes de la République» parvient devant les députés, puisque son intitulé même ne s’autorise pas à désigner clairement l’islamisme auquel il prétend s’attaquer.

Le député Emmanuelle Ménard est interrogée dans Valeurs Actuelles sur le projet de loi du gouvernement « confortant le respect des principes de la République ». Extraits :

© Richard Ying et Tangui Morlier / CC by-sa
L’Assemblée nationale a commencé la discussion du projet de loi qui à l’origine était destiné à combattre le séparatisme islamiste. Le sujet particulièrement difficile va préoccuper les députés pendant 15 jours. Les responsables religieux s’inquiètent d’une remise en cause des équilibres établis autour de la loi de 1905.
Le débat qui s’est ouvert hier à l’Assemblée nationale sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République est d’évidence à haut risque. D’abord parce qu’il traite de la question cruciale du séparatisme islamiste. Impossible de l’éluder, elle est du plus strict intérêt public pour l’équilibre social et même pour la paix sociale.