
Le gouvernement l’a dit, les médias le répètent : le projet de loi contre « les séparatismes », « confortant les principes républicains », vise à lutter contre « l’islamisme radical ».
On sait déjà, à la simple lecture de cette phrase, que c’est plié, raté, voué à l’échec. D’abord parce qu’elle suppose qu’il existe un islamisme non radical. Intéressant. Sachant que le Larousse définit l’islamisme comme « un courant politique de l’islam faisant de la charia la source unique du droit et du fonctionnement de la société dans l’objectif d’instaurer un État musulman régi par les religieux », on est curieux de savoir à quoi peut bien ressembler cet islamisme modéré, qui veut installer la charia dans notre pays, mais doucement, à dose filée et à petites gorgées, et s’il est bien raisonnable de ne pas lutter aussi contre lui…

Pendant toute l'année 2020, la fermeté de la politique française face à l'islamo-terrorisme a pu paraître satisfaisante. Même le projet, absurde au regard des Mahométans eux-mêmes, d'un conseil des imams, et de leur formation par l'État laïc !, pouvait être jugé comme partant d'un bon sentiment. La défausse de la Grande Mosquée de Paris aura sans doute délégitimé à nouveau le vieux serpent de mer. L'alignement de la prédication coranique sinon avec les valeurs de la république, ce qui strictement ne veut rien dire, du moins avec les traditions françaises, ce projet maintes fois remanié par tous les ministres de l'Intérieur depuis plus de 20 ans retourne au néant de son utopie.


