
Sophie Pétronin est arrivée vendredi en France où elle a été accueillie par le président Emmanuel Macron, au lendemain de l’officialisation de sa libération, après près de quatre ans de captivité aux mains des islamistes au Sahel. Les otages étaient détenus par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance djihadiste au Sahel liée à Al-Qaida. Une rançon de 10 millions aurait été versée par le Vatican, et 200 jihadistes ont été libérés. Ces derniers vont reprendre les armes immédiatement.
Sophie Pétronin n’a pas souhaité s’exprimer à son arrivée à l’aéroport militaire de Villacoublay, et le chef de l’Etat n’a pas non plus pris la parole devant les caméras.
Mais c’est sur les antennes de RFI qu’elle a lâché le morceau :
Le journaliste Serge Daniel demandait à Sophie Pétronin “un mot sur (ses) geôliers…”
– Sur mes geôliers ?
– Oui, sur vos ravisseurs…






A en croire les déclarations de l’actuel ministre de l’Intérieur, Darmanin, et de Valls, qui occupa cette fonction de 2012 à 2014, le terrorisme musulman serait « maintenant » une réalité. En effet, dimanche 27 septembre 2020, en déplacement dans une synagogue, Darmanin déclarait sur LCI que « nous sommes toujours en guerre, que nous devons gagner cette guerre et que chacun doit être vigilant ». Le mot « guerre » revient beaucoup avec cet exécutif, peut-être désireux de sidérer la population. Darmanin insistait : « … nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l’avons collectivement mis derrière nous », pour préciser ensuite que ses services « ont su intervenir […] une fois par mois en moyenne pour un attentat déjoué ». Est-il conscient de l’horreur de cette déclaration ? Donc, en France, la religion musulmane menace mensuellement de tuer. Darmanin indique aussi que « le gouvernement n’a pas baissé la garde », répondant ainsi aux propos tenus la veille par Valls, selon qui « c’est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire ». Pour l’ancien Premier ministre, « la société s’est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent… ». Il appelle à « un sursaut », affirmant que « l’ennemi, c’est l’islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme ». Il demande que l’on cesse « de s’excuser d’être Français et républicain ». En somme, ce que réclame la droite authentique depuis plus de 25 ans.