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Plus de 12 ans après sa création, Twitter engrange enfin des bénéfices – soit 91 millions de dollars (74 millions d’€) entre octobre et décembre 2017. Cependant, le réseau social est toujours au milieu des polémiques, les premières liées au caractère durable ou non de son modèle économique, les secondes à une censure croissante – surtout des opinions de droite – et à la concurrence possible, mais pour l’heure modeste, de réseaux sociaux plus libres comme GAB, un réseau social conservateur anglo-saxon en pleine expansion.
Sur l’année 2017, Twitter reste cependant en perte nette, après avoir perdu 62 millions de dollars au premier trimestre, 116 au second et 21 au troisième et un recul de 3% des recettes nettes. Mais le chiffre d’affaire est record (732 millions de dollars) et les innovations – passage aux 280 caractères, créations de threads (discussions), application pour sauvegarder les tweets, application payante pour faire des recherches, version payante à 99$ par mois – semblent avoir séduit les utilisateurs. Le cours de l’action a aussi bondi de 34% à 34.15$, même si la valorisation en bourse de Twitter (24.56 milliards de $) reste sans commune mesure avec sa rentabilité économique réelle.
Des utilisateurs plus actifs mais dont le nombre plafonne
Twitter communique nettement moins sur des mesures de licenciements – 350 employés sont partis – qui ont aussi participé à réduire les charges. Depuis 2015, 700 emplois ont été supprimés et les rémunérations en actions de ses employés ne représentent plus que 18% de son chiffre d’affaires, contre 31% il y a deux ans. Pis, les investissements en recherche et développement (R&D), mais aussi en marketing, ont été sabrés. Des mesures qui ont permis de réduire les coûts à court terme, mais dont le vivier d’économies commence à se tarir.
Le nombre d’utilisateurs actifs par jour (DAU) est en augmentation de 12%, mais leur nombre total plafonne à 330 millions d’utilisateurs actifs par mois, soit à peine 10 millions de plus qu’en 2015 ; il est même en baisse aux Etats-Unis (1 million), une diminution compensée par une augmentation des inscriptions ailleurs dans le monde. Twitter a annoncé reprendre des investissements en R&D et en com pour attirer de nouveaux utilisateurs – les marges devraient donc se stabiliser en 2018, voire se réduire, et non augmenter comme l’espéraient les actionnaires après des milliards de dollars de pertes cumulées.
Le temps d’usage augmente (3h02 par mois contre 2h37 en 2016, à raison de 5mn 44 par session en 2017 contre 4 minute 12 en 2016), à l’inverse de Facebook, qui voit le temps d’usage chuter de 43% en un an, tandis que la durée de la session moyenne reste stable, autour de 6 minutes 20 secondes. Des polémiques croissantes liées à la censure anti conservatrice et russophobe Cependant, les polémiques liées à la censure, notamment (mais pas seulement) des idées de droite, sur le réseau, vont croissant. Si la concurrence de réseaux sociaux plus libres, au premier lieu duquel GAB, reste pour l’heure assez confidentielle – comme pour YouTube, la suppression massive, en décembre dernier, de comptes d’utilisateurs de la droite radicale sans aucune raison valable (pour « délit d’opinion » donc) a laissé des traces.
En Europe et Russie, la suspension de milliers de comptes (3800 en tout) soi-disant liés à l’Internet Research Agency, qualifiée de « fabrique de trolls pro-russes », a aussi été un événement marquant, d’autant que Twitter a aussi tenu à avertir 1.4 millions d’utilisateurs qui suivaient des comptes « en lien avec la Russie ». D’autant qu’en dehors d’une communication tapageuse destinée à légitimer les accusations de l’establishment américain contre l’élection de Trump et la Russie, accusée de s’être mêlée des élections américaines, les preuves tardent à venir. Pas plus que pour le Brexit – comme l’a avoué Twitter lui-même dans une lettre au comité de la Chambre des Communes en charge des technologies numériques.
L’arme absolue : le shadow ban
Après la #Twitterpurge, une série de reportages en caméra cachée chez Twitter révélait début 2018 l’existence d’une censure politique d’ampleur des idées de droite et une volonté idéologique de pousser encore plus loin cette censure.
Le grand public a ainsi appris la notion de « shadow ban », qui s’apparente à une version moderne de la censure. Les personnes qui en sont victimes ne le savent pas, elles continuent à poster sans que leur contenu soit visible, autrement dit elles twittent pour elles-mêmes.– ‘application technique de la maxime célèbre « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours, tu m’intéresses». Le shadow ban n’est pas propre à Twitter : les utilisateurs l’ont aussi constaté sur Instagram, même si le réseau social ne communique pas du tout à ce sujet. Ces données ont été publiées après le quatrième trimestre 2017 : l’avenir nous dira si elles ont impacté la rentabilité du réseau social. Et si les censures continuent de prospérer…
Dans un article publié sur le célèbre blog américain Zero Hedge – connu pour avoir révélé en 2009 que Goldman Sachs avait accès à des informations confidentielles concernant le trading algorithmique -, l’émergence du terme « fake news » est disséqué. Ce travail de fourmi – traduit par Mondialisation.ca – est aussi intéressant qu’inquiétant. A noter qu’en Français, le terme « fake news » se traduit par « bobards » et queles bobards médiatiques de l’année passée seront récompensés le 12 mars prochain.
Quand un mot, une expression, une phrase que personne n’avait employés auparavant envahissent soudainement les médias et qu’ils y sont martelés ad nauseam, sous sommes en présence d’une campagne de propagande. Cas d’école avec l’expression particulièrement inepte « fake news ».
Dans le sillage immédiat du massacre de Parkland, mercredi dernier en Floride, plusieurs organes d’informations majeurs ont publié une info selon laquelle le tireur, Nikolas Cruz, était membre d’une organisation suprémaciste d’extrême droite. En fait, les médias grand public avaient été envoyés sur une fausse piste par des utilisateurs du site 4chan et ont publié une « fake news ».
Le porte-parole du bureau du shérif Grady Jordan a expliqué jeudi que son bureau avait arrêté le leader de ce groupe suprémaciste, Jordan Jereb, au moins quatre fois depuis janvier 2014 et qu’il surveille de près les adhérents de cette organisation.
Il dit que son bureau a des informations « très solides » sur le groupe et qu’il n’y a « aucun lien connu qui nous permette de relier Nikolas Cruz, 19 ans, à ce groupe ».
Bien que cette énorme erreur des médias grand public ait été due à de la simple incompétence, ces mêmes médias ont participé à un effort apparemment coordonné pour étiqueter « fake news » tous ceux qui ont une autre opinion qu’eux, avec le soutien de quelques amis bien placés.
Au cours d’une récente conférence de TEDx délivrée à l’université du Nevada, la journaliste d’investigation Sharyl Attkisson a révélé quelques-uns des premiers efforts pour faire entrer l’expression « fake news » dans le langage courant par une association sans but lucratif financée en partie par l’Open Society Foundation du milliardaire George Soros et par Google.
Le groupe, « First Draft », avait annoncé un partenariat le 13 septembre 2016 pour « répondre au problèmes des canulars malintentionnés et des fake news », a dit Attkisson. « Le but était censément de séparer le bon grain de l’ivraie, d’empêcher les thèses complotistes non prouvées de figurer à des places d’importance dans les résultats des moteurs de recherche. De reléguer les versions modernes des anciennes histoire d’enlèvements par des extraterrestres aux oubliettes d’Internet ».
First Draft – un projet du Centre Shorenstein pour les médias, la politique et les politiques publiques ( Shorenstein Center on Media, Politics and Public Policy) de l’école de sciences politiques et de gouvernement John F. Kennedy de l’université de Harvard – utilise des méthodes fondées sur la recherche pour combattre la désinformation en ligne. De plus, il fournit des conseils pratiques et éthiques sur la recherche, la vérification et la publication de contenus sourcés sur le web social.
Claire Wardle, chercheuse au centre, dirige le travail de First Draft sous les auspices du centre Shorenstein et de son directeur, Nicco Mele. Des donations de la Fondation John S. and James L. Knight, de l’Open Society Foundation et de la Fondation Ford soutiennent notre travail – First Draft
Un mois après le début, en septembre, de la campagne de First Draft contre les « fake news », le président Obama donnait son opinion sur le sujet.
« Dans un de ses discours, il a estimé que quelqu’un devait intervenir et réguler la jungle de l’environnement médiatique du web » a dit Attkisson avant de noter que « le public n’avait rien demandé ».
Attkisson soupçonne que le souhait exprimé par Obama a servi d’ordre de marche aux médias grand public – elle suggère que « peu de thèmes naissent de façon spontanée dans notre environnement » et qu’il fallait « suivre la piste de l’argent ».
« Et si toute la campagne anti-« fake news » était un effort pour nous empêcher de voir ou de croire certains sites web et certaines informations en les discréditant ou en les étiquetant « fake news ? » a suggéré Attkisson.
Parallèlement, un autre donateur majeur de l’effort de First Draft pour imposer l’idée des « fake news » n’était autre que l’ancien PDG d’Alphabet (la compagnie parente de Google) Eric Schmidt – un partisan majeur d’Hillary Clinton qui « avait offert ses services comme conseiller de campagne et en est devenu l’un des plus importants donateurs » a dit Attkisson. « Sa compagnie finançait First Draft à peu près au début de la campagne des élections présidentielles américaines. »
Presque comme sur signal, Hillary Clinton s’est embarquée dans l’aventure de la dénonciation de « fake news » pendant que son « acolyte de l’association de surveillance des médias Media Matters, David Brock, disait en privé aux donateurs (d’Hillary) qu’il était celui qui avait convaincu Facebook de se joindre à l’effort ».
« Toute l’affaire ressemblait trait pour trait au lancement d’une campagne de propagande » a dit Attkisson.
Et tout d’un coup, l’expression « fake news » était partout :
Grimpée en flèche de l’expression « fake news » dans les moteurs de recherche à partir de la fin octobre 2016
Retour de boomerang
Peu de temps après, la gauche libérale américaine perdait le contrôle de la nouvelle expression-fétiche qu’elle avait tant travaillé à imposer :
« Mais il s’est passé quelque chose que personne n’avait anticipé. La campagne anti-fake news s’est retournée contre l’envoyeur. Chaque fois que ses partisans hurlaient à la fake news, Donald Trump les traitait eux-mêmes de « fake news », jusqu’à si totalement récupérer l’expression que même ceux qui en étaient à l’origine ont commencé à s’en distancer – y compris le Washington Post » dont elle note qu’il a plus tard cessé de l’employer. – PJ Media
WaPo, 8 janvier 2018 : « Il est temps de retirer le terme mal utilisé « fake news »
… Bien que le terme n’existe que depuis peu, sa signification s’est déjà perdue. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Pizzagate », l’étiquette a été récupérée pour signifier plusieurs choses complètement différentes : des polémiques oiseuses de gauchistes libéraux. Des opinions à la gauche du centre. Ou simplement tout ce que, dans le domaine des informations, l’observateur n’aime pas entendre. » – Washington Post
Ce qui est amusant, étant donné que le Washington Post avait été l’un des fers de lance de la propagation de l’expression, dès avril 2016 – avant même la campagne de septembre de First Draft.
Chronologie de la campagne de propagande sur les « fake news » avant son invasion des médias grand public en octobre 2016 (en d’autres termes, la campagne d’amorçage).
Le 2 avril 2016 : une recherche Google du terme « Fake News » filtrée par dates révèle qu’avant le 29 octobre 2016, la première occurrence de l’expression vient d’un article du Washington Post critiquant un site web pro-Trump.
Encadré en orange, en haut à gauche, « avant le 29 octobre 2016 ».
Recherche du terme « Fake News » par dates
11 avril : Buzzfeed attise les flammes en reprenant l’engagement de 2015 de Facebook d’éliminer les canulars (hoax). A noter : Facebook n’employait pas l’expression « fake news » dans leur campagne de 2015, mais Buzzfeed l’emploie en avril – bien avant qu’elle se généralise dans les médias grand public.
11 avril 2016 : « Facebook voulait un combat contre les Fake News. Il en a eu un »
2 septembre, plus de deux semaines avant la campagne de First Draft, factcheck.org emploie le terme « fake news » en référence à une rumeur selon laquelle le président Obama allait supprimer le serment d’allégeance au drapeau des USA dans les écoles publiques.
« Obama n’a pas interdit le serment. C’était une fake news »
5 octobre, le Guardian rapporte que Buzzfeed déclare avoir fait l’objet d’un hack par un groupe de hackers, OurMine, dirigé selon le site par un adolescent saoudien dénommé Ahmad Makki, qui vandalise le site web de Buzzfeed et ajoute un message, « ne partagez pas de fake news sur nous ». Mark Zuckerberg, de Facebook, avait été auparavant hacké par le même groupe de hackers.
« Buzzfeed hacké par OurMine. » Notons la présence de l’expression « fake news ».
En fait, c’est tout un tas de PDG de compagnies tech et de célébrités qui avaient apparemment été « hackées » par le dit Ahmad Makki et son groupe OurMine (dont le site ourmine.org, qui se présentait à la fois comme pirate et expert en sécurisation de données, n’existe plus).
« L’adolescent soudien est probablement derrière les hacks de douzaines de PDGs de compagnies tech et de célébrités »
Le 7 octobre, deux jours après l’article du Guardian, Buzzfeed poste un article sur une « transcription fake » d’un discours d’Hillary Clinton » publiée par un site de « fake news ».
8 octobre, Snopes [un site de « fact-checking » comme Buzzfeed ou le Decodex du Monde, qui s’est inspiré de cette tendance américaine en France, NdT] emploie l’expression « fake news ».
13 octobre, la publication de gauche libérale Vanity Fair ressort l’histoire du combat contre les « fake news » de Facebook, que Zuckerberg pense gagner à l’aide d’une équipe « nouvelle et améliorée » dédiée à la traque des fausses informations.
19 octobre, nos vieilles connaissances du Washington Post la remettent sur la table.
En amont des élections – Politifact, un « fact-checker » co-parrainé par Facebook, emploie le terme « FAKE NEWS » dans un article du 23 octobre(Article « Fake news: Tampa Bay Lightning fires black player for raising fist during anthem », Politifact, 23 octobre 2017), et après les élections, Facebook et Google déclarent la guerre aux « fake news ».
17 novembre, le Washington Post publie l’article d’un « auteur de fake news » sur Facebook qui pense avoir remporté la Maison-Blanche pour Trump en disséminant des « fake news ». (Article « Facebook fake-news writer: ‘I think Donald Trump is in the White House because of me’ », WaPo, 17 novembre 2017)
9 décembre, Hillary Clinton délivre un discours sur « l’épidémie de fake news » – le même jour, l’un des principaux sites d’amorçage de la campagne de propagande, Buzzfeed, avait été dénoncé pour avoir publié des fausses donnéesdans un de leurs articles sur les « fake news ».
« Clinton dénonce ‘l’épidémie’ de fake news dans un discours à Capitol Hill »
En conclusion, l’expression soigneusement fabriquée « fake news » était de la simple propagande véhiculée par des partisans d’Hillary Clinton et les médias grand public pour tenter de discréditer les sources d’informations non approuvées, mais elle s’est effondrée sous le poids de son incapacité à faire passer efficacement son message, et le fait que Donald Trump – un communiquant très capable – ait su la récupérer à son avantage.
"Reste à savoir s'ils trouveront des lecteurs, car les électeurs du FN ne sont pas réputés être de gros lecteurs."
Autrement dit : les électeurs du FN sont des idiots qui ne savent pas lire.
On apprend aujourd'hui que les 50 000 exemplaires du premier tirage des Mémoires de Jean-Marie Le Pen sont épuisés avant même leur mise en vente, prévue mercredi. Un second tirage a été lancé.
Le 26 février, dans une intervention télévisée depuis Matignon, Édouard Philippe annonçait solennellement la perspective de ce qu'il appelle un "nouveau pacte ferroviaire".
Le Premier ministre a d'emblée capitulé, ou plutôt a-t-il botté en toucher sur la question de ce qu'on appelle la suppression des petites lignes. A l'entendre, la SNCF "ne peut pas décider de la fermeture de 9 000 kilomètres de rails depuis Paris sur des critères administratifs et comptables."
Et les commentateurs agréés se sont précipités dans la brèche. Ils confondent allègrement l'infrastructure et le train. Fermer une ligne exploitée par la SNCF ne veut pas dire supprimer la voie ferrée correspondante : elle peut servir à toute autre compagnie régionale, ou subventionnée par la région, distincte de la SNCF monopolistique. Il existe ainsi déjà depuis longtemps de trop rares situations de ce type. Les TER, aujourd’hui supportées financièrement par les régions échappent à la gestion locale : du jour au lendemain, Paris pourrait rendre aux différents centres de décisions payeurs la responsabilité de ces lignes. Nous renversons même la phrase : Paris devrait rendre, Paris doit rendre, aux régions ce qui leur appartient puisqu'elles payent.
La condition n'échappe à personne : elle suppose le libre choix par ces nouveaux employeurs de contrats librement négociés avec leur personnel. En clair cela veut dire : suppression du statut du cheminot.
Sur cette question le pouvoir actuel semble acculé à ne pas dissimuler l'existence d'une telle éventualité. Et c'est ce qui amène les bureaucraties syndicales à pratiquer une surenchère. Celle-ci peut certes leur apporter quelques voix supplémentaires aux élections professionnelles, mais aussi un surcroît d'impopularité dans le pays.
La prétention de deux centrales réputées modérées, minoritaires dans l'entreprise, UNSA et CFDT, à frapper plus fort que la CGT et Sud-Rail, doit être considérée comme caractéristique. Ceux-ci proposent simplement pour le moment une participation à la manifestation des agents du service public le 22 mars ; ceux-là n'hésitent pas à envisager une grève reconductible le 12 mars.
Pendant ce temps on entend d'innombrables affirmations ridiculement péremptoires. Elles viennent de gens qui n'ont évidemment jamais lu les 127 pages du Rapport Spinetta. Certes les 43 propositions auxquels il se livre méritent plus qu'un examen attentif et certainement plusieurs débats. Mais il faut aussi partir de certains constats, par lesquels commence le rapport. Il ne devraient échapper à personne que la SNCF est actuellement divisée formellement en 3 unités distinctes, 3 "EPIC" dans le jargon technocratique. Mais elle ne doit pas redevenir la compagnie unique, créée en 1937 et qu'elle a cessé d'être, à juste titre, en 1997. Cette année-là, Juppé crut bon de confier la direction du Réseau à un cadre du parti communiste : Claude Martinand. Membre du PCF, il avait été directeur du cabinet de Charles Fiterman, ministre des Transports, lui aussi PCF, dans le gouvernement Mauroy (1981-1984). Martinand dirigea ensuite l’Institut géographique national (IGN), puis il passa quelques années au ministère de l'Équipement. Nommé en 1997, par le gouvernement, à la tête de Réseau ferré de France nouvellement créé, il présida l'établissement public chargé de l'infrastructure ferroviaire jusqu'en 2002.
Avec une telle direction, aucune crainte de privatisation ou même de mise en concurrence de la structure ferroviaire. Sa mission était uniquement de tromper Bruxelles et la Banque centrale européenne en masquant la dette publique de l'Hexagone : 20 ans plus tard, on voit le résultat. Malgré les efforts de ses successeurs, la compagnie, rebaptisée en 2013-2014 SNCF-Réseau, est surendettée et l'État central parisien ne sait pas comment s'en sortir.
On pourrait lui dispenser ce simple conseil : sortez d'abord du mensonge, dans ce domaine comme les autres, et cessez de pratiquer via vos commentateurs agréés, et leur langue de bois, ce qu'il est à la mode d'appeler "fake news" et qui s'appelle, en fait, de la désinformation.
FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est d’abord le fondateur de Riposte Laïque, Pierre Cassen, qui vient d’être condamné à trois mois de prison avec sursis, en qualité de directeur de la publication du site internet Riposte Laïque. Or, par un jugement en date du 3 mai 2017, ce même tribunal le relaxait au motif que le directeur de publication était Alain Jean Mairet, directeur de Riposte Laïque Suisse.
Ce dernier, bien que citoyen suisse, a d’ailleurs été condamné à 8 000 € par la XVIIe chambre correctionnelle de la cour d’appel de Paris.
En cause, un article d’un contributeur de Riposte laïque qui avait appelé à la remigration. Il n’en fallait pas moins aux associations droit-de-l’hommistes subventionnées pour réclamer leur « dû » : C’est ainsi que l’association de défense des droits de l’homme reçoit 1000€ de dommages et intérêts, SOS racisme touche-pas-à-mon-pote, 500 € et la Ligue des droits de l’homme, 500 €. Pierre Cassen finira-t-il en prison ou bien devra-t-il bientôt quitter la France « Terre d’Asile » ?
C’est ensuite Christine Tasin qui perd son procès en appel.
Elle avait été condamnée en première instance par la XVIIe chambre pour avoir appelé à scander « Islam assassin », à l’occasion d’une manifestation d’indignation au Trocadéro, en réaction à l’égorgement de deux policiers à Magnanville. Malgré l’horreur des circonstances du drame, qui ne semble pas avoir ému outre mesure le tribunal, Madame Tasin n’a pas bénéficié de circonstances atténuantes.
Quant aux associations dénonciatrices, la LICRA et la LDH, elles empocheront chacune 2 000 € de dommages et intérêt.
Pour Christine Tasin condamnée à payer 1500 € d’amende, le délit de blasphème est rétabli !
En France, on a le droit d’être Charlie, mais pas d’être « Christine » !
Les journalistes de propagande sont décidément une espèce curieuse. Un dénommé François Krug - dont j'avoue à ma honte que je n'avais jamais entendu parler avant qu'il se mette en tête de faire un "papier" sur moi - vient de publier un article assez farfelu sur votre serviteur, dans ce que l'excellent Serge de Beketch appelait le "vespéral quotidien trotskiste de référence": j'ai nommé "Le Monde" soi-même.
Cet article est bizarrement intitulé: "Jean-Marie Le Pen édité par un catholique ultra". C'est moi, au cas où vous ne m'auriez pas reconnu! Comme je viens de le dire à nos confrères de Délit d'images, je suis bien un peu embarrassé par ce titre. A ma connaissance, Saint Louis ou saint Thomas d'Aquin, les plus belles figures du plus beau siècle de la civilisation, n'ont jamais été qualifiés d'ultra. Ils auraient pourtant un peu plus de titre que moi à ce qualificatif (j'ai beau être à la tête d'un empire médiatique gigantesque, si j'en crois la große presse, je garde encore un vague sens des réalités… à moins que ce ne soit simplement le sens du ridicule!).
"Catholique ultra", ça fait un peu celui qui coche toutes les causes pour la canonisation par acclamation - et, je ne vais pas vous dire ce qui meuble mes confessions, mais enfin, ça me paraît un tantinet prématuré. Donc, oui, à mon grand regret, il va falloir que j'en rabatte, car il n'est pas absolument certain que M. Krug ait le pouvoir de me canoniser de mon vivant. Dommage, ça m'aurait bien plu: la montée au ciel sur un char de feu, pour éviter la mort et la corruption, comme le prophète Elie…
Bref, je suis resté en arrêt devant ce titre loufoque. Mais la suite est de la même eau.
D'abord, il y a "l'angle" de l'article, selon le jargon médiatique. Franchement, il faut être "perché", comme on dit de nos jours, pour faire un article sur les mémoires de Jean-Marie Le Pen… sans rien dire, ou presque, ni de Jean-Marie Le Pen, ni du bouquin - qui vaut le détour, je vous le garantis! Quel intérêt y a-t-il à parler d'un éditeur inconnu qui, dans cette affaire, n'est évidemment qu'un prestataire de service? Il est bien clair, même pour le plus ignorant des usages de l'édition, que ce bouquin ne devra son succès qu'à la signature de l'auteur, à la qualité de son style, et à la vie impressionnante qu'il a vécue. Un demi-siècle d'histoire de France vu par un observateur de premier plan, voilà ce qui est intéressant. Pas que Guillaume de Thieulloy soit l'éditeur.
Mais, naturellement, je comprends que M. Krug ne soit pas pressé de se confronter avec cette histoire, ni avec son auteur. Car peut-être alors devrait-il reconnaître que Jean-Marie Le Pen n'a pas totalement tort sur sa dénonciation des mensonges communistes relatifs à la Seconde Guerre mondiale. Peut-être faudrait-il reconnaître que la droite traditionnelle a toujours défendu le peuple et les "petits" (le récit des années Poujade est particulièrement intéressant à ce point de vue): la défense des libertés économiques n'a jamais empêché de s'opposer à la financiarisation de l'économie, ni à la création de monopoles - tandis que, bien souvent, la gauche s'arrange avec les trusts et les milliardaires. Peut-être aussi faudrait-il reconnaître que la Ve République naissante s'est chargée d'un véritable crime contre l'humanité à l'encontre des musulmans algériens qui nous avaient fait confiance.
En un mot, peut-être M. Krug aurait-il dû reconnaître que l'histoire en noir et blanc que nous racontent ses collègues est purement et simplement le fruit de leur imagination fertile!
Donc il s'occupe de moi. Et il y va de bon coeur. Non seulement "catholique ultra", mais aussi "directeur d'une lettre d'information islamophobe". Manque de chance, les archives du très sérieux quotidien du soir (qui n'en est pas, il est vrai, à sa première "fake news") ne sont pas à jour: la lettre d'information en question ne paraît plus depuis des années. Au demeurant, ça veut dire quoi exactement "islamophobe"? Et cette "phobie" ne jure-t-elle pas de qualifier des "informations"? Soit c'était une lettre d'information et elle ne pouvait pas être "phobique", soit c'était une publication "islamophobe", mais alors ça ne pouvait pas être une "lettre d'information"? D'ailleurs, chers amis lecteurs, j'ai un scoop pour vous. Même si j'ignore tout de M. Krug, je peux vous dire avec certitude qu'il s'agit d'un "islamophobe" convaincu. Quelle horreur! Même au "Monde"? Et oui, même au "Monde". Car figurez-vous que, selon toute vraisemblance, M. Krug considère que l'esclavage, c'est mal. Paf! C'est contre le coran. C'est donc de l'islamophobie, au sens de l'Organisation de la conférence islamique. Il y a, encore aujourd'hui, des fatwas pour préciser que l'on ne peut pas dire que l'esclavage soit un mal, puisque Mahomet, le "bel exemple", l'a abondamment pratiqué. M. Krug pense aussi sans doute que les femmes ne sont pas des bêtes de somme que leurs "mahrams" peuvent exploiter à leur guise. Jackpot! Ca aussi, c'est de l'islamophobie. Peut-être même que M. Krug croit que la terre est ronde. Aïe, aïe, aïe: le cheikh Aziz ibn Baz, ancien grand mufti d'Arabie saoudite, est formel, c'est de l'athéisme, de l'apostasie, et cela se punit de mort. Bienvenue au club des islamophobes, caramade Krug! Vous verrez, on s'y fait: au début, on écoute encore un peu les journalistes "mainstream" réprobateurs et puis on passe à autre chose; la vie est courte.
En tout cas, je dois des remerciements à mon nouvel agent publicitaire: grâce à lui, les lecteurs du "Monde" savent désormais qu'ils peuvent aussi acquérir chez nous le fameux "petit livre rose" des amis Dozoul et d'Aumale: "10 (très) bonnes raisons de restaurer la monarchie". Prenez tout de suite vos tickets pour la cérémonie du sacre à Reims, tant qu'ils sont encore à un prix abordable: si la presse "mainstream" se met à parler de restauration, ça risque d'être l'embouteillage et quand on parlera, dans quelques années, de restauration rapide, plus personne ne se souviendra que, dans les années 2018, c'était synonyme de "mal bouffe"!
Dans cette vaste rigolade journalistique, la seule chose qui m'ait peiné, ce sont les citations du colonel Muller qui m'a vendu sa maison d'édition: catholique pratiquant, ancien d'Algérie, chef d'entreprise, c'est peu dire que je pense partager davantage avec lui qu'avec M. Krug et ses petits camarades. Mais j'entends l'entretien d'ici: Alors vous connaissez Thieulloy? Vous aussi, vous êtes nazi? Islamophobe? Avez-vous financé des ratonnades? Non? Alors dites-moi tout le mal que vous pensez de cet obscurantiste nauséabond… Quand on n'a pas eu affaire avec cette profession de voyous, ni avec ces méthodes de petit flic de la pensée, on n'imagine pas avec quelle facilité déconcertante, ils vous font d'un silence, d'une hésitation, un acte d'accusation.
Mais cette ombre est rapidement évacuée à la lecture - involontairement désopilante - de la phrase accusatrice: "Guillaume de Thieulloy n'a pas souhaité répondre à nos questions". Ben tiens! Un adversaire politique m'envoie un courriel comminatoire (après avoir essayé tous les moyens de me "cueillir" à l'oral où, évidemment, il est moins risqué de me faire dire éventuellement l'inverse de ce que j'ai dit) avec une vingtaine de questions pressantes. Et il s'étonne que je ne défère pas séance tenante à ses désirs! Un peu comme si, moi, j'envoyais une liste de questions à Mélenchon en le sommant de me dire tout de suite combien il gagne, d'où vient l'argent et quels sont les numéros de compte de ses mécènes et que je m'étonne ensuite de me faire envoyer aux pelotes! Et je dis bien: adversaire politique pour désigner M. Krug. Car les journalistes de la presse de propagande sont des narrateurs distants de la vie contemporaine; non ils sont bel et bien des militants politiques - ou des collabos pour ceux qui ont moins de convictions. Plus ou moins assumés: il y a certes une gradation entre François Krug et Caroline Fourest, mais, bien sûr qu'il s'agit de militants politiques. Et ce n'est pas moi qui leur jetterais la pierre s'ils assumaient. Ce que je ne supporte pas, c'est leur hypocrisie (et, de ce point de vue, bien que Mme Fourest soit évidemment une adversaire, elle me semble considérablement plus honnête que ses confrères).
Eh bien non, camarade Krug, navré de vous l'apprendre: je ne vois aucune raison de vous répondre. Et l'aura du "Monde", qui fait peut-être rêver les midinettes dans les écoles de journalisme, me laisse de marbre (figurez-vous qu'ayant lu quelques bouquins sur votre "canard", de celui de Péan à celui de Madiran, j'ai quelques idées sur votre "neutralité"). Oui, aussi scandaleux que cela puisse vous paraître, j'ai préféré répondre à un autre quotidien du soir: "Présent". Comme "Le Monde", "Présent" a une idéologie, mais au moins ils l'assument et ils ne prétendent pas être neutres, ni, moins encore, être les arbitres de toutes les élégances culturelles et morales de la place de Paris.
Mais, en un sens, il y a plus grave et M. Krug le sent confusément: il est de l'ancien monde, celui où "Le Monde", précisément, pouvait faire et défaire les réputations et les carrières. Aujourd'hui, en dehors de quelques fonctionnaires, plus personne ne lit cette feuille de chou et cela, manifestement, perturbe notre journaliste. Au passage, petite leçon de choses: dans le nouveau monde, quand on veut s'opposer à quelque chose ou à quelqu'un, comme M. Krug voulait manifestement le faire pour moi, le mieux est de n'en point parler. Car être attaqué par la presse "mainstream", sur internet, est un gage de fiabilité. Un peu comme avoir les discutables honneurs du Decodex est la preuve qu'on n'est pas vendu à l'oligarchie. Merci, camarade, pour votre coup de pouce à ce joli coup éditorial et bienvenue dans le nouveau monde!
Emmanuel Macron sait qu’il y a une population musulmane très importante en France.
Il sait que cette population va grandir encore et représenter une proportion croissante de la population française.
Il sait aussi que, d’ores et déjà, des quartiers entiers de villes françaises sont à majorité musulmane, et que c’est même le cas de plusieurs villes en leur ensemble.
Il sait que les quartiers musulmans sont ce qu’on appelle en langage édulcoré des « zones urbaines sensibles », donc, en réalité, des zones de non-droit où la loi française est remplacée par la loi des gangs et de l’islam.
Il sait encore que les prisons françaises sont emplies de musulmans à hauteur de 70 % des détenus et sont à des degrés divers sous le contrôle d’imams.
Depuis de nombreuses années, le ministère de la Culture est devenu un haut lieu de soutien à toutes les subversions, qu’elles passent par l’art dégénéré, les mœurs décadentes ou le multiculturalisme conquérant.
Nul ne s’étonnera donc de voir Françoise Nyssen, actuel ministre de la Culture, accorder l’aide de l’Etat français (et donc des contribuables) à l’exposition « Les vitrines de l’Atelier des artistes en exil ».
L’immigration de grand remplacement s’étend. Les « artistes » immigrés bénéficient ainsi d’une promotion à laquelle bien peu d’artistes français ont droit. Il ne fait pas bon, en 2018, être un artiste français vivant dont l’œuvre serait mise au service du Beau et du Bien, encore moins de Dieu.
Par contre, le ministère de la Culture vient en aide à une quinzaine d’artistes de toutes disciplines, venus d’Afrique, d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran,…, et « réfugiés » en France, dont les œuvres trouvent place en ce moment même dans les vitrines du ministère de la Culture, rue de Valois.