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lobby - Page 1504

  • La propagande du Monde, un cas d'école

    Le 20 juillet dernier paraissait dans Le Monde un article [1] censé démontrer que la déclaration de Bernard Monot (député européen FN) sur une carte utilisée par des migrants était une "intox".
    Malheureusement pour le journal, cette déclaration était en tout point exacte, ce qui n'a pas empêché Le Monde de produire un article de pure propagande
    La déclaration de Bernard Monot

    « Voici un exemplaire de carte bleue délivrée par le Ministère de l’intérieur aux "demandeurs d’asile". Cette carte permet d’effectuer des retraits pouvant aller, selon les cas, jusqu’à presque 40euros par jour (en fonction de la taille de la famille) !
    Je vous laisse le soin d’apprécier votre générosité à l’égard de vos
    futurs voisins de paliers.
    Avec Marine Le Pen et le Front National ce sont les FRANÇAIS D’ABORD ! » [2]
    Le faux « décodage »
    Le journaliste qui traite cette déclaration du responsable FN est Samuel Laurent. Il travaille pour une section du journal appelée « Les Décodeurs » dont le slogan est « Venons-en aux faits ».
    L'annonce est claire et sans ambiguïté. Pour Le Monde, cette déclaration du député européen du Front National est fausse.

    Or, chaque point de la prétendue « désintoxication » vient confirmer les propos de Bernard Monot !
    Les deux affirmations de Bernard Monot sont les suivantes :
    - « Carte bleue délivrée par le Ministère de l’intérieur aux "demandeurs d’asile" »
    - « Cette carte permet d’effectuer des retraits pouvant aller, selon les cas, jusqu’à presque 40euros par jour (en fonction de la taille de la famille) »
  • Le gouvernement veut taxer la femme au foyer pour sa protection sociale !

    Ce n’est pas la première attaque – loin s’en faut ! – de ce gouvernement contre la famille, mais c’est en tout cas l’attaque aux répercussions financières les plus importantes dirigée principalement contre les familles dont la femme a décidé de ne pas travailler pour s’occuper de ses enfants. Dorénavant, loin d’être récompensée ou du moins laissée tranquille, la famille va être taxée jusqu’à 8% des revenus non professionnels du foyer. Par exemple, une famille qui a un appartement en location devra payer 8% des revenus locatifs soit disant pour assurer la protection sociale de la mère !

    C’est une nouvelle façon d’obliger les femmes à aller travailler : voici la conception de la liberté de la femme à la sauce maçonnique !

    Le site contribuable.org l’explique très bien :

    En toute discrétion, le gouvernement est en train de supprimer le statut d’ayant droit d’un assuré social pour le remplacer par celui de bénéficiaire de la « protection universelle maladie ».

    Concrètement, cela signifie l’extension du principe de la CMU à tous ceux qui, jusqu’à présent, bénéficiait de la sécurité sociale en tant qu’ayant droit.

    Ainsi, le conjoint qui ne travaille pas et était ayant droit sous le numéro de sécurité sociale de celui qui travaille, sera désormais affilié personnellement à la sécurité sociale, avec son propre numéro, au nom de ladite protection maladie universelle. Outre le fait qu’il s’agit là d’une étape supplémentaire vers l’explosion de la cellule familiale, l’inconvénient de la réforme est qu’elle s’accompagne bien entendu de la création d’une nouvelle cotisation…

    En effet, alors que le conjoint ayant droit bénéficiait jusqu’à présent gratuitement de la sécurité sociale, il sera désormais soumis à une cotisation de 8 % s’il perçoit des revenus non professionnels (loyers, redevances, dividendes…) d’un montant supérieur à environ 9 650 € par an.

    Ainsi, la femme au foyer qui touche des loyers au titre de ses biens propres, mais aussi au titre des biens de son mari s’ils sont sous un régime de communauté, paiera désormais une cotisation de 8 % sur la part des revenus qui excède 9 650 €, soi-disant pour financer sa sécurité sociale.

    Ce qui est pour le moins injuste car, rappelons-le, ces mêmes revenus du patrimoine ont déjà subi 15,5 % de prélèvements sociaux précisément pour financer notre système de protection sociale !

    Il s’agit donc, ni plus ni moins, que de la création d’une nouvelle cotisation de 8 % sans aucun droit supplémentaire et sans aucune contrepartie, qui vise avant tout les familles, spécialement celles qui ont choisi d’avoir des enfants et décidé pour cela de valoriser le rôle de la mère au foyer.

    Et à n’en pas douter, cette barre de 9650 € sera abaissée au fur et à mesure, tandis que le taux de 8% augmentera petit à petit, le tout fonctionnant comme une mâchoire fiscale de destruction familiale invincible. Si aujourd’hui peu sont concernés, beaucoup le deviendront dans les années qui viennent. La bonne vieille technique du voleur chinois adaptée à la politique…

    Pour le moment, une parade pour les mères de famille est de s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur pour réaliser une petite activité rémunérée à domicile et bénéficier ainsi de la protection sociale du RSI. Pour échapper à ce nouveau racket gouvernemental, il faut réaliser par cette activité un chiffre d’affaire de 10% du PASS, soit pour 2016 un CA de 3861 €.

    http://www.medias-presse.info/le-gouvernement-veut-taxer-la-femme-au-foyer-pour-sa-protection-sociale/60118

  • Si on assiste au même cataclysme qu'avec le Brexit ça donne envie d'essayer

    La haute finance a peur de l'élection de Donald Trump et annonce l'apocalypse : 

    "Si l'homme d'affaires Donald Trump est élu à la Maison Blanche en novembre,l'économie mondiale pourrait tomber en récession, affirment des experts de Citigroup dans une note hier. Dans cet avis, les chercheurs, menés par l'économiste en chef Willem Buiter, estiment que l'élection présidentielle est une source majeure d'incertitude pour l'économie mondiale. «Notre hypothèse de base est une victoire d'Hillary Clinton et principalement une continuité dans les politiques» économiques, dit la note soulignant qu'avec l'élection de la candidate démocrate on assisterait à une expansion budgétaire. Mais la victoire du promoteur immobilier new-yorkais en revanche réserverait des jours plus sombres pour l'économie, promettent ces experts.

    Vu l'amplification des incertitudes et le durcissement des conditions de financement, «une victoire de Trump pourrait abaisser la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 0,7 à 0,8» point de pourcentage, disent les économistes du groupe bancaire. Cela entraînerait l'évolution du PIB dans le territoire de la récession, selon ces experts qui définissent celle-ci comme une croissance de 2% ou moins sur le globe."

    Il y aura des pluies de sauterelles, Los Angeles sera engloutie et les Twins Towers seront détruites.... ah non ça c'est déjà fait.

    Michel Janva

  • Brice Couturier et ses propos inattendus

    La chronique de Philippe Randa

    publiée dans le quotidien Présent

    « Le Parti des médias et l’intelligentsia méprisent la réalité » : un titre d’article alléchant dans les colonnes du Figaro du 19 août dernier ; on pouvait craindre, méfiance de l’habitude oblige, que le contenu de l’article ne tienne pas les promesses de cette accroche inattendue, mais si ! cet entretien avec Brice Couturier, journaliste et producteur de radio, est des plus étonnantes…

    Jugez-en : « Le Parti des médias préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d’une part, de ses grandes indignations, de l’autre »… « Le pire, c’était de supporter ces idéologues de petit calibre, cooptés par leurs camarades de l’Université, qui tiennent lieu d’intelligentsia aux yeux des journalistes bien-pensants. Quel dialogue peut-on avoir avec ces personnages, arrogants quoiqu’incultes, et d’autant plus pérorant qu’ils méprisent les faits, les chiffres, la réalité ? Ils prétendent déconstruire ce qu’ils n’ont jamais cessé d’ignorer. »

    Et, cerise sur le gâteau, à cette question formulée pour en contenir la réponse : « La montée des “populismes” vous inquiète-t-elle ? », il remarque qu’« il y a aussi quelque chose de positif dans ce que les élites baptisent “populisme” : les simples gens ont parfois une vision plus juste que des dirigeants vivant hors-sol, dans l’ignorance des vrais problèmes de la population. »

    Point trop n’en faut néanmoins, il s’empresse bien entendu d’ajouter qu’il « souffle indéniablement sur la planète un vent mauvais » en confirmant qu’il avait soutenu les interventions militaires en Irak et qu’il ne faut pas venir lui dire « qu’avec les despotes Saddam Hussein, Kadhafi et Bachar el-Assad, Moubarak, nous vivions dans un monde “plus sûr”. »

    Les populations respectives des pays concernés n’ont peut-être pas la même opinion, mais bon ! comme il le dit lui-même : « sur tous les plans, on se rapproche de la vérité en marchant en crabe… »

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Arte, une chaîne de propagande européiste sous perfusion

    De Marc Baudriller dans Challenges :

    "264 millions d’euros, telle est la confortable enveloppe offerte pour l’année 2016 par l’Etat français à la chaîne Arte France qui présentait ce mercredi 24 août sa grille des programmes. C’est trois fois le budget de BFM TV, quatre fois celui de la mini-généraliste de TF1, la chaine TMC pour une audience comparable (2,2% sur les 4 ans et plus pour Arte, contre 2,6 pour TMC et 2,8 pour BFM TV au format différent de chaine d’information). Mais la présidente d’Arte France Véronique Cayla s’apprête à entamer des négociations sur un budget 2017 qu’elle espère évidemment en hausse.

    Alors, les dirigeants insistent sur les symboles. C’est "un des plus beaux emblèmes de la coopération franco-allemande", estime le président d’Arte GEIE (le holding franco-allemand), l’Allemand Peter Boudgoust. "En cette période de crise profonde de l’Europe, la responsabilité de cette chaîne consiste à porter les valeurs de la France, de l’Allemagne et de l’Europe", au moment où "les peuples sont tentés de se replier sur eux-mêmes", poursuit-il. Arte veut au contraire "une Europe des peuples et des valeurs", "de l’intégration et du métissage". Il s’agit de "faire vivre cette Europe de la culture dont nous avons le plus grand besoin".

    Bref : le contribuable paie pour avoir de la propagande... qu'il regarde peu.

    Michel Janva

  • L’inversion accusatoire : un artifice de propagande aux mains de l’oligarchie, qu’il faut dénoncer

    A côté de la novlangue, l’inversion accusatoire tient une place de choix dans les outils de propagande de l’oligarchie. Décryptage.

    Une défense et une arme

    L’inversion accusatoire est un processus de défense bien connu des prétoires consistant à imputer la cause finale d’un délit non pas au coupable mais… à sa victime.

    Ainsi, par exemple, si un touriste a été victime d’un pickpocket, c’est parce qu’il a été imprudent en faisant étalage de son argent : en quelque sorte il a incité le voleur à passer à l’acte.

    Ne riez pas ! C’est en application de ce processus, par exemple, que dans le métro parisien on vous avertit dans toutes les langues que des pickpockets sont susceptibles d’être présents dans la station. Conclusion : s’ils vous volent ce sera de votre faute car la RATP vous avait prévenu !

    Ce type de défense est très prisé de nos jours puisqu’il correspond à l’idéologie rousseauiste : l’homme est bon par nature et c’est la société qui le corrompt. Il correspond aussi à l’idéologie gauchiste de la Défense Sociale Nouvelle (1), consistant à présenter les délinquants comme des victimes que l’on doit réinsérer au plus vite dans la société. Il fait le lit du laxisme pénal car il génère la culture de l’excuse avec toutes les conséquences que l’on connaît.

    Mais l’inversion accusatoire ne se cantonne pas à la procédure judiciaire. Elle est aussi devenue une arme aux mains de l’oligarchie, d’autant plus redoutable qu’elle s’appuie sur la sidération médiatique. Les oligarques ne cessent, en effet, d’accuser leurs opposants et les peuples européens de leurs propres vices. Quelques exemples.

    Premier exemple : vous jouez sur les peurs !

    Un argument accusatoire habituel de la propagande officielle consiste à affirmer que les populistes joueraient sur les peurs (notamment la peur de l’immigration), ce qui ne serait pas bien.

    Mais que font en réalité les oligarques sinon essayer de provoquer la peur à chaque consultation électorale ?

    Ainsi, que n’ont-ils pas dit avant le vote anglais sur le Brexit ? Par exemple que l’économie anglaise allait s’effondrer, que les marchés allaient s’affoler et que, bien sûr, cela coûterait à la France une diminution de sa croissance.

    De même, s’agissant de l’euro et des traités européens, l’oligarchie ne cesse de jouer sur le registre de la peur : si l’on sort de l’euro, les Français perdront leurs économies… Si l’on sort de l’Union européenne, ce sera la guerre, etc.

    On a vu de même, cet été, le gouvernement socialiste et ses médias diffuser la thématique selon laquelle la France serait au bord de la guerre civile (2) : nouvel exemple d’instrumentation de la peur.

    Second exemple : vous êtes des complotistes !

    Autre exemple d’inversion accusatoire : le complotisme, qui serait une maladie d’extrême droite consistant à voir des complots partout.

    Mais en réalité c’est bien l’oligarchie qui complote en permanence contre les peuples européens : contre leur souveraineté et leur identité.

    L’oligarchie ne complote pas mais elle négocie dans le plus grand secret le Traité Transatlantique. Elle necomplote pas mais elle s’efforce par tous les moyens de nous entraîner dans une hostilité croissante vis-à-vis de la Russie. Elle ne complote pas mais elle impose au peuple français, avec le Traité de Lisbonne, un traité européen qu’il avait récusé par référendum.

    Elle ne complote pas mais la fondation Open Society de G. Soros (3) finance partout des mouvements destinés à diffuser l’idéologie libérale/libertaire et à favoriser l’immigration. L’oligarchie ne complote pas mais ses principaux leaders européens sont tous passés par les Young Leaders ou la banque Goldman Sachs.

    Troisième exemple : vous êtes raciste !

    L’accusation de racisme, sans cesse proférée à l’encontre des Européens en général et des Français en particulier, relève également de l’inversion accusatoire.

    Car en réalité la dénonciation obsessionnelle du racisme des autochtones traduit la haine cosmopolite de toutes les identités – et notamment de l’identité européenne – qui anime les oligarques. Les oligarques préfèrent toujours l’homme aux semelles de vent, plus malléable, à l’homme enraciné. Ils préfèrent les immigrants aux autochtones et les étrangers aux citoyens.

    En fait, leur antiracisme ostentatoire cache leur haine de tout ce qui est « terroir, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier » (4). Il est d’ailleurs frappant de constater que ces prétendus « antiracistes » professionnels refusent de reconnaître et donc de combattre le racisme antifrançais ou bien la christianophobie : ce qui traduit bien la véritable orientation haineuse de leur posture (5).

    En outre, comme le faisait remarquer Annie Kriegel en son temps, la dénonciation du racisme à tout bout de champ, initiée notamment en France par l’opération SOS-Racisme, a contribué à diffuser « une vision racialiste des rapports sociaux », c’est-à-dire à voir des questions raciales là où il n’y en avait pas. Donc en réalité àdiffuser le racisme en France.

     Les oligarques, qui prétendent lutter contre la diffamation raciale, diffament en réalité en permanence et en toute impunité les Français et les Européens en les accusant, et eux seuls, de tous les crimes possibles : croisades, esclavage, colonialisme, militarisme, antisémitisme, xénophobie, racisme, etc.

    Quatrième exemple : vous menacez la démocratie !

    Enfin, dernier exemple, l’accusation portée à l’encontre des mouvements populistes de menacer la démocratie, voire de vouloir imposer un régime dictatorial.

     Il s’agit également d’une belle inversion accusatoire car c’est bien l’oligarchie qui détruit la démocratie en particulier en s’attaquant à la souveraineté des nations, en marginalisant la citoyenneté (6) et en donnant aux juges inamovibles la primauté sur les législateurs. Il suffit aussi de se rappeler ces oligarques vitupérant contre le référendum après le vote anglais sur le Brexit (7) pour mesurer l’étendue de leur esprit « démocratique ». En réalité, ce qu’ils nomment démocratie signifie seulement la soumission des peuples à l’idéologie et aux intérêts de l’oligarchie.

    Il est d’ailleurs significatif que les oligarques aient choisi de donner un sens péjoratif au mot populiste : car dans leur esprit il ne faut surtout pas faire la volonté du peuple, mais au contraire soumettre tous les peuples à leur loi et à leur gouvernement (8).

    Il faut dénoncer l’inversion accusatoire

    Le décryptage de la novlangue nous a appris à distinguer la réalité derrière le masque des mots.

    Nous savons, par exemple, que ce que les oligarques nomment liberté désigne en réalité la nouvelle condition servile qu’ils veulent nous imposer. Comme nous savons ce que veulent vraiment dire des expressions commeun quartier populaire, ou l’acte d’un déséquilibré.

     En ouvrant les yeux sur les pièges de l’inversion accusatoire, nous allons maintenant découvrir que ceux qui jouent en permanence les procureurs des peuples européens les accusent en réalité des crimes qu’ils ont l’intention de commettre contre eux.

    La novlangue est une tromperie sur et par le langage (9). L’inversion accusatoire est une tromperie encore plus grave car elle porte sur la distinction entre le Bien et le Mal. Car avec l’inversion accusatoire, le Mal se pare des couleurs du Bien et du Juste.

    C’est pourquoi il faut dénoncer cette autre forme de désinformation.

    A vous de jouer maintenant !

    Michel Geoffroy, 20/08/2016

    Notes : 

    1. Voir notamment l’œuvre de Marc Ancel.
    2. A cause de… l’ultra-droite, selon le responsable de la DCRI…
    3. LeMonde.fr du 19 août 2016 présente M. Soros sous les traits d’un « philanthrope »…
    4. « Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier nous est étranger, voire odieux », Bernard-Henri Lévy, Edito de Globe paru en 1985.
    5. Ce qui ne les empêche pas, dans un autre processus d’inversion accusatoire, de clamer « FN = F Haine » !
    6. En donnant aux étrangers les mêmes droits, voire des droits supérieurs, que ceux des citoyens.
    7. « Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison », Daniel Cohn-Bendit, LeFigaro.fr du 5 juillet 2016.
    8. Les cosmopolites qui préconisent un gouvernement mondial veulent instaurer en réalité une dictature mondiale : la leur.
    9. Pour reprendre l’expression du journaliste Michel Legris.

    http://www.polemia.com/linversion-accusatoire-un-artifice-de-propagande-aux-mains-de-loligarchie-quil-faut-denoncer/

  • Le clan des Synarques américanisés

    L’homme est ainsi fait qu’il peut survivre sans s’abriter ni se vêtir. Il ne le peut sans s’alimenter. Cela fait de l’agriculture, après la cueillette antique, la priorité des priorités.

    Ainsi, faisant suite à la politique d’Henry IV, et de ses propos sur la « poule au pot », l’économiste (avant le terme !) Montchrétien écrivait : « Le labourage doit être estimé, au commencement de toutes facultés ou richesses. On peut dire que les laboureurs sont les pieds de l’État, car ils soutiennent et portent tout le faix du corps ! »

    C’était déjà l’avis de Socrate qui disait, voici vingt-quatre siècles : « Lorsque l’agriculture prospère, tous les autres arts fleurissent avec elle. Mais quand on abandonne la culture pour quelque cause que ce soit, tous les autres travaux s’anéantissent en même temps ! »

    Et pourtant, malgré cette évidence, depuis que « le progrès » fut élevé par la république au rang de divinité, on assista à une minorisation de ce secteur, de sorte que Pie XII pouvait déclarer le 2 juin 1953 : « On peut dénoncer une erreur essentielle du développement économique depuis l’apparition de l’industrialisation moderne. Le secteur agricole est devenu d’une façon tout à fait anormale un secteur de l’industrie, et surtout du marché. »

    C’est que le « Modernisme » dénoncé par Pie X en son temps, n’atteignait pas seulement l’institution ecclésiale, mais il infectait déjà les cadres de la société, grisés par l’avancée des techniques.

    Ainsi le Premier ministre belge, Aloys Van de Vyvere, écrivait déjà en 1925 : « Les progrès de la science sont si rapides, qu’avant 1950, l’agriculture aura disparu de la surface de la terre, sauf peut-être chez quelques peuplades arriérées, car l’homme sera en mesure d’inventer chimiquement toute la nourriture dont il aura besoin ! »

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  • Aubervilliers, Aurillac : deux manifestations, deux France

    D’un côté, l’expression pacifique d’une communauté blessée dans sa chair ; de l’autre, le spectacle illégal du cassage le plus primitif.

    Près de 2.000 personnes d’origine chinoise ont paisiblement manifesté ce dimanche dans les rues d’Aubervilliers pour mettre en lumière la violence chronique dont ils sont victimes en Île-de-France. Décédé des suites de ses blessures, Chaolin Zhang, un couturier de 49 ans, avait été agressé le 7 août dernier par trois hommes qui voulaient voler le sac de son ami. Munis de pancartes« Sécurité, liberté, égalité, fraternité », les membres de la communauté chinoise ont défilé en silence, arborant chacun un T-shirt et un drapeau tricolores.

    Quelques heures plus tôt, du côté du Cantal, une manifestation d’une tout autre nature dégénérait en guérilla urbaine. En effet, le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac a été la scène d’échauffourées orchestrées par l’ultragauche. Vendredi, peu après 18 heures, 300 festivaliers, infiltrés par une centaine de casseurs encagoulés, ont violemment protesté contre les mesures de sécurité imposées, en particulier les fouilles à l’entrée du centre-ville. Des tracts avaient été distribués pour dénoncer le« déploiement privé, militaire et policier », comparé à une « mise en cage ». Les protestataires ont installé des barricades, caillassé des voitures, allumé des feux et dégradé des vitrines de commerce. Le face-à-face avec les forces de l’ordre a duré plus d’une heure et a été ponctué de plusieurs phases violentes. Des individus ont descellé des pavés de la place des Carmes pour les projeter sur les forces de l’ordre alors que des jets de gaz lacrymogène étaient utilisés pour disperser la foule.

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  • Famille : reviens !

    Les vacances ont certainement permis aux familles de renouer des liens et, en même temps, peut-être, de régler des (petits ou grands) conflits. Il va falloir repartir sur de bonnes bases, minimiser les sujets de discorde tout en essayant de les comprendre pour s'en enrichir.

    Durant un certain temps, loin de la ville et de ses habitudes, les membres de la famille ont essayé de trouver des solutions pour s’assurer un retour à la société qui soit empreint de sérénité, de paix et d’amour. Bien sûr, il a parfois été difficile de ne pas réagir violemment dans certaines situations. Apprendre aux enfants à respecter la volonté des autres n’est pas si évident qu’il y paraît. 

    Parents et enfants ont pourtant réussi à jouer le jeu de la bonne entente, sans doute pour avoir réellement pris conscience du non-sens de tous ces conflits dans le monde, de ces guerres qui ne cessent de s’entretenir, de ces enfants qui deviennent terroristes ou orphelins, du sang qui coule, des blessures dont on ne guérit pas, de ces drames qui changent à tout jamais les destins.

    Il n’y eut ni télévision, ni radio, ni journaux, durant ces vacances, selon une règle qui avait été acceptée par tous, plus ou moins de gaieté de cœur, avouons-le. Les jeux de société ont été remis à la mode, la lecture d’un chapitre de livre aussi et des promenades bien préparées. Pour la première fois depuis qu’ils partaient tous ensemble, les parents avaient pris soin de préparer ce temps du bien vivre ensemble pour qu’effectivement ces vacances soient écrites comme un nouveau chapitre de vie, inscrit sur un grand cahier où chacun avait pu s’exprimer s’il l’avait souhaité. Il faut dire que ces parents, très conscients de l’importance d’avancer dans la même direction, avaient jugé utile, cette année, de réellement préparer la rentrée.

    Pourquoi plus précisément cette année ? À cause de la folie de plus en plus meurtrière du terrorisme, bien sûr. Mais aussi à cause de la perte de crédibilité croissante de l'État. Les informations tombent à tout instant, plus mensongères les unes que les autres et surtout déstabilisatrices et montées de toute pièce. Oui, il faut s'y résoudre, comme beaucoup d'autres, hélas, un certain (haut) personnage de la République française est un menteur pathologique qui a construit son « moi » sur la dissimulation. Elle est chez lui un mode de fonctionnement permanent, en politique comme dans sa vie privée. Pas un sujet n'échappe à la pratique systématique du double langage : le chômage, les impôts, la diplomatie, les scandales à répétition qui frappent son entourage, le budget, l'Europe, etc.

    A défaut d'institutions repères, quelle responsabilité, redoublée, est celle des parents ? Savoir et transmettre que l’amour inconditionnel, une certaine autorité fondée sur l'exemplarité, un suivi régulier des fréquentations, du comportement et des résultats scolaires... mais aussi et surtout la confiance sont des atouts décisifs pour forger une personnalité. L'enfant, puis l’adolescent, l’adulte, apprend alors de ses joies mais aussi de ses peurs, de ses erreurs. Il connaît ses failles, doute, vacille mais ne dérape pas, croit en l'avenir et comprend la diversité et le potentiel infini des autres et de lui-même.

    Il n’est pas facile d’être parents, surtout si l'on a manqué, dans son enfance, de tuteurs permettant au jeune arbre de ne pas pousser dans tous les sens. Mais la vraie réussite* des membres de sa famille est bien plus importante que celle d’une carrière professionnelle. Quelle fierté d'applaudir non seulement de beaux résultats mais surtout une belle humanité ! Quel bonheur de sacrifier du temps à apprendre les uns des autres, en toute humilité, au profit d'un monde meilleur, plus humain, plus solidaire et plus responsable, car libéré d'un maximum de peurs ! N'oublions pas que « quand tout va bien, on peut compter sur les autres et, quand tout va mal, on ne peut compter que sur sa famille ». (Proverbe chinois)

    S’il te plait Seigneur, permets donc à la famille dans son intégralité de remplir son rôle de tuteur bienveillant ! Et toi, Saint Joseph, assisté par Marie, donne aux enfants et aux parents le courage, la douceur et la force pour réussir* leur vie !

    Solange Strimon

    * "Réussir sa vie" a un sens bien différent de "réussir dans la vie"... Les biens les plus précieux se multiplient en se partageant : l'amour, la connaissance, la réflexion, la prise de recul, le discernement, l'imagination, la confiance, la joie, la tendresse, l'humour, la musique, la danse, la poésie, le pardon et tant d'autres ! L'argent n'entre pas dans la liste... Trop peu savent que l'héritage d'une famille ne se compte pas en chiffres.

    http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/2119-famille-reviens

  • Olivier Rey : « Le discours sur les droits de l'homme est devenu fou » (1/2)

    Par Alexis Feertchak et Vincent Trémolet de Villers     

    Le philosophe et mathématicien Olivier Rey a accordé au FigaroVox [5 & 6.08] un grand entretien où il expose, dans une première partie, comment nous surchargeons l'édifice social de tourelles sociétales et postmodernes au point qu'il risque de s'écrouler. Nous n'ajouterons rien à ce déjà long entretien où beaucoup de choses essentielles sont dites. Il s'agit ici d'y réfléchir et, le cas échéant d'en débattre. En attendant - demain - une seconde partie tout aussi riche. Nous avons affaire ici, de toute évidence, à une critique de fond de la modernité ou postmodernité.  LFAR   

    Quand Élisabeth Guigou défendait le PACS, elle jurait que celui-ci n'ouvrirait pas la voie au mariage et à l'adoption des couples homosexuels. Or, récemment, la ministre de la Famille a décidé d'abroger une circulaire qui interdisait aux gynécologues de conseiller à leurs patientes une insémination à l'étranger. Pensez-vous que le mariage pour tous engendrera mécaniquement la PMA et la GPA ?

    Concernant Élisabeth Guigou, il est difficile de savoir à quoi s'en tenir: elle a dit qu'elle était sincère au moment du PACS, avant d'évoluer en faveur du mariage. D'autres déclarations de sa part laissent cependant entendre que sa position en 1999 était essentiellement tactique. Les mêmes incertitudes se retrouvent aujourd'hui envers ceux qui ont affirmé que la loi Taubira n'impliquait rien concernant la PMA « pour toutes » ou la GPA. Ce qui est certain, c'est que les plus ardents promoteurs de cette loi visaient, à travers elle, un changement du droit de la famille et de la filiation. De ce point de vue, la Manif pour tous a eu un effet : par son ampleur elle a empêché, au moins provisoirement, la mise à feu du deuxième étage de la fusée.

    Pour l'heure, la démarche pour contourner les obstacles consiste à pratiquer lelaw shopping, c'est-à-dire à se rendre dans certains pays qui permettent ce qui est interdit ici, puis à réclamer de retour en France une régularisation de la situation. Si le phénomène prend de l'importance, on accusera le droit français d'hypocrisie, et on le sommera d'autoriser ce que de toute façon il entérine après coup. On pourra même invoquer le principe d'égalité, en dénonçant un « droit à l'enfant » à deux vitesses, entre ceux qui ont les moyens de recourir au « tourisme procréatif » et les autres.

    La plupart des acteurs politiques qui souhaitaient revenir sur le mariage pour tous ont fait machine arrière. Diriez-vous que les lois sociétales sont irréversibles ?

    Cela dépend de l'échelle de temps à laquelle on se place. À court terme, le mouvement semble irréversible. À plus long terme, il est difficile de se prononcer. Depuis plusieurs décennies, nous surchargeons l'édifice social et juridique de tourelles postmodernes par ci, d'encorbellements rococos par là, sans nous préoccuper des murs porteurs qui n'ont pas été prévus pour ce genre de superstructures, et qui donnent d'inquiétants signes de faiblesse. Si les murs finissent par s'ébouler, toutes ces « avancées » dont on s'enchante aujourd'hui s'écrouleront.

    Nous sommes entrés dans une période de grandes turbulences, dont nous ne vivons pour l'instant que les prodromes. Nous aurons à faire face au cours de ce siècle à de gigantesques difficultés - écologiques, économiques, migratoires. Le « jour du dépassement », c'est-à-dire le jour où les ressources renouvelables de la terre pour l'année en cours ont été consommées, arrive toujours plus tôt - en 2016, dans la première quinzaine d'août. Autrement dit, notre richesse actuelle est fictive, elle est celle d'un surendetté avant la banqueroute. Lorsque les diversions ne seront plus possibles, nous nous rappellerons avec incrédulité que dans les années 2010, la grande urgence était le mariage pour tous. Cela paraîtra emblématique de l'irresponsabilité de ce temps. En fait, la polarisation sur les questions « sociétales » est une façon de fuir la réalité : se battre pour la PMA pour toutes ou la GPA, c'est aussi éviter de penser à ce à quoi nous avons à faire face.

    N'est-on pas aujourd'hui dans une extension infinie des « droits à » comme le « droit à l'enfant » ? Cela ne risque-t-il pas d'enfreindre des libertés fondamentales comme les « droits de l'enfant » ?.

    Le discours des droits est devenu fou. Historiquement, l'élaboration de la notion de droits de l'homme est liée au développement des doctrines de contrat social, selon lesquelles, dans un « état de nature », les humains vivaient isolés, avant que les uns et les autres ne passent contrat pour former une société. Dans l'opération, les individus ont beaucoup à gagner : tout ce que l'union des forces et des talents permet. Ils ont aussi à perdre : ils doivent abdiquer une partie de leur liberté pour se plier aux règles communes. Qu'est-ce que les droits de l'homme ? Les garanties que prennent les individus vis-à-vis de la société pour être assurés de ne pas trop perdre de cette liberté. Garanties d'autant plus nécessaires que les pouvoirs anciens, aussi impérieux fussent-ils, étaient plus ou moins tenus de respecter les principes religieux ou traditionnels dont ils tiraient leur légitimité. À partir du moment où l'ordre social se trouve délié de tels principes, il n'y a potentiellement plus de limites à l'exercice du pouvoir : à moins, précisément, qu'un certain nombre de droits fondamentaux soient réputés inaliénables. Comme l'a dit Bergson, chaque phrase de la Déclaration des droits de l'homme est là pour prévenir un abus de pouvoir.

    Depuis, la situation a connu un retournement spectaculaire. Les droits de l'homme, de cadre institutionnel et de sauvegarde des libertés individuelles face à d'éventuels empiètements de l'État, sont devenus sources d'une multitude de revendications adressées par les citoyens à la puissance publique, mise en demeure de les satisfaire. La Déclaration d'indépendance américaine cite trois droits fondamentaux : le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit à poursuivre le bonheur. Mais aujourd'hui, ce dernier droit est compris par certains comme droit au bonheur. Dès lors, si quelqu'un, par exemple, estime indispensable à son bonheur d'avoir un enfant, alors avoir un enfant devient à son tour un droit, et tout doit être mis en œuvre pour y répondre.

    Au point où nous en sommes, la seule limite à laquelle se heurte l'inflation des droits tient aux conflits que leur multiplication entraîne. Par exemple : l'antagonisme entre le droit à l'enfant et les droits de l'enfant. C'est ainsi qu'au Royaume-Uni, il n'y a plus d'anonymat du donneur masculin pour les PMA, parce que les moyens mis en œuvre pour l'exercice du droit à l'enfant doivent respecter le droit de l'enfant à connaître ses origines. C'est la bataille des droits.

    Comment définir la limite entre le droit de poursuivre le bonheur et celui de l'avoir, entre les actions individuelles et l'intervention de la société et de l'État ?

    Prenons l'exemple du droit qu'il y aurait, pour une femme seule ou pour deux femmes, d'aller à l'hôpital pour concevoir par PMA. Il ne s'agit pas d'obtenir de l'État la levée d'un interdit (la loi n'interdit à personne d'avoir un enfant), mais d'exiger de lui qu'il fournisse gratuitement à toute femme qui en fera la demande une semence masculine, qu'il se sera préalablement chargé de collecter en vérifiant sa qualité, et dont il aura effacé la provenance. Pourquoi fournirait-il un tel service ? Pourquoi se substituerait-il à l'homme manquant ? Pour des raisons médicales - comme le M de PMA le laisse entendre ? Mais où est l'infirmité à pallier, la maladie à soigner ?

    Ce mésusage du mot « médical » va de pair avec les emballements qu'on observe dans le discours des droits. Dans le préambule à sa Constitution, adoptée en 1946, l'Organisation mondiale de la santé définit la santé comme «un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Comme de plus « la possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain », on voit qu'une infinité de droits peuvent se réclamer d'un droit à la santé ainsi compris. En particulier, un droit à tout type d'« augmentation » et de procréation, dès lors que quiconque estime cette augmentation ou ce type de procréation nécessaires à son bien-être.

    À propos de la procréation techniquement assistée, il faut aussi tenir compte d'un fait : cette intervention technique autorise les diagnostics pré-implantatoires et rend envisageable la sélection d'un nombre croissant de caractères, qu'on voit mal certaines cliniques privées, dans des États accueillants, se priver de proposer. Dès lors, ceux qui conçoivent des enfants à l'ancienne pourront se sentir désavantagés par rapport à ceux qui recourent à ces procédés, et seront tentés eux-mêmes de les adopter. On voit le paradoxe : la modernité était habitée par un idéal de liberté de la personne. Mais la liberté devient un leurre quand chaque fonction vitale suppose, pour être remplie, l'allégeance à un système économico-technique hégémonique. C'est au tour de la procréation, demeurée scandaleusement sexuelle et artisanale jusqu'à aujourd'hui, d'être prise dans le mouvement.

    Il est possible d'acheter des enfants sur catalogue dans certains États en choisissant leurs prédispositions génétiques, comme la couleur de leurs yeux. En matière de progrès technique et sociétal, diriez-vous comme Einstein qu'il y a « profusion des moyens et confusion des fins » ?

    Je pense à une chanson des Sex Pistols, ce groupe de punk anglais des années 1970. Dans Anarchy in the UK, le chanteur Johnny Rotten hurlait : « I don't know what I want, but I know how to get it» (« Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais comment l'obtenir »). Ça me semble emblématique de notre époque. Nous ne cessons de multiplier et de perfectionner les moyens mais, en cours de route, nous perdons de vue les fins qui mériteraient d'être poursuivies. Comme le dit le pape dans sa dernière encyclique, « nous possédons trop de moyens pour des fins limitées et rachitiques ».

    Cette absorption des fins dans le déploiement des moyens des fins est favorisée par l'esprit technicien, qui cherche à perfectionner les dispositifs pour eux-mêmes, quels que soient leurs usages, une division du travail poussée à l'extrême, qui permet d'augmenter la productivité, et le règne de l'argent, qui fournit un équivalent universel et permet de tout échanger. Plus le travail est divisé, plus le lien entre ce travail et la satisfaction des besoins de la personne qui l'accomplit se distend. On ne travaille plus tant pour se nourrir, se loger, élever ses enfants etc. que pour gagner de l'argent. Cet argent permet certes ensuite d'obtenir nourriture, logement etc., mais, en lui-même, il est sans finalité spécifiée. C'est pourquoi, au fur et à mesure que la place de l'argent s'accroît, on désapprend à réfléchir sur les fins : « Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais comment l'obtenir » - par de l'argent.

    Il ne s'agit pas de critiquer la technique, la division du travail ou l'argent en tant que tels, mais de se rendre compte qu'il existe des seuils, au-delà desquels les moyens qui servaient l'épanouissement et la fructification des êtres humains se mettent à leur nuire, en rétrécissant l'horizon qu'ils étaient censés agrandir. 

    Olivier Rey est un mathématicien et philosophe français né en 1964. Polytechnicien de formation, il est chercheur au CNRS, d'abord dans la section « mathématiques » puis, depuis 2009, dans la section « philosophie », où il est membre de l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST). Auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment publié Itinéraire de l'égarement. Du rôle de la science dans l'absurdité contemporaine (éd. Le Seuil, 2003) ; Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit (éd. Le Seuil, 2006) et Une question de taille (éd. Stock, 2014) pour lequel il a reçu le Prix Bristrol des Lumières 2014.   

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