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lobby - Page 1897

  • Immigration : Besancenot-Laurence Parisot, même combat !

    Entretien avec Alain de Benoist

    Autrefois, il y avait l’infernal tandem libéral-libertaire incarné par Daniel Cohn-Bendit et Alain Madelin. Il y a aujourd’hui celui formé par Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuel Macron, avec cette particularité qu’ils appartiennent l’un et l’autre au même gouvernement. Alliance contre-nature ?

    Alliance parfaitement naturelle, au contraire, puisque le libéralisme économique et le libéralisme sociétal dérivent tous deux de la même conception d’un « homme économique » fondamentalement égoïste ayant pour seul but de maximiser rationnellement son utilité, c’est-à-dire son meilleur intérêt. Ce qu’on appelle l’axiomatique de l’intérêt n’est rien d’autre que la traduction en termes philosophiques de cette disposition naturelle de l’être humain à l’égoïsme. Le libéralisme pose l’individu et sa liberté supposée « naturelle » comme les seules instances normatives de la vie en société, ce qui revient à dire qu’il fait de l’individu la seule et unique source des valeurs et des finalités qu’il se choisit. La liberté libérale suppose ainsi que les individus puissent faire abstraction de leurs origines, de leur environnement, du contexte dans lequel ils vivent et où s’exercent leurs choix, c’est-à-dire de tout ce qui fait qu’ils sont tels qu’ils sont, et non pas autrement. La vie sociale, dès lors, n’est plus affaire que de décisions individuelles, de négociations procédurales et de choix intéressés.

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  • Allemagne : Cette maman risque la prison parce qu’elle refuse qu’on enseigne la théorie du genre et l’homosexualité à ses enfants

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    Médias-Presse.Info a déjà évoqué la situation de ces parents allemands qui risquent la prison parce qu’ils refusent que leurs enfants assistent à des cours d’éducation sexuelle qui enseignent notamment la théorie du genre et l’homosexualité.

    L’association Besorgte Eltern organise régulièrement des manifestations pour soutenir ces parents poursuivis devant les tribunaux parce qu’ils veulent simplement préserver l’âme de leurs enfants des souillures de la propagande de la révolution sexuelle. Farida Belghoul (JRE), Béatrice Bourges (Printemps Français) et Alain Escada (Civitas) avaient d’ailleurs pris la parole à une telle manifestation organisée à Cologne. La prochaine manifestation se tiendra ce 15 novembre à Dresde.

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  • Bérénice Levet démonte l'idéologie du gender

    Lu sur Le Figaro l'extrait d'un article consacré à l'ouvrage La théorie du genre, ou le monde rêvé des anges de Bérénice Levet:

    "Bérénice Levet enseigne la philosophie à l'École polytechnique et au Centre Sèvres. Cette spécialiste d'Hannah Arendt n'avait pas prévu de se lancer dans un essai pour dézinguer les partisans de la théorie du genre - le mot de «théorie» étant rejeté par ces derniers qui feignent l'humilité. Elle n'est pas une inconditionnelle de la Manif pour tous, ni de la maternité ou de la femme au foyer à tout prix. Mais n'est-ce pas faire grand cas d'une poignée de militants, d'une coterie universitaire prête à réformer l'humanité au nom de l'idée devenue folle que «tout est culturel»? «Tant que cette théorie se limitait aux laboratoires de recherche de quelques universités américaines, cela m'était égal, mais elle s'est insinuée en France, jusque dans nos écoles», dit-elle en racontant comment elle a décidé d'écrire cet essai lorsqu'elle a découvert que l'on faisait lire à son neveu, élève en CM1, le récit de David Walliams, intitulé Le Jour où je me suis déguisé en fille. Ce petit morceau de propagande à l'usage des jeunes consciences a été, pour l'auteur, le coup de trop.

    Michel Janva

  • Liberté d’expression !

    Les Français ne mesurent pas l’étendue de leur servitude. Pour faire illusion, on leur a laissé la liberté d’aller et venir. Ils peuvent voyager. Mais les libertés sont étranglées, étouffées, dans à peu près tous les domaines. Ne parlons pas du droit de propriété, réduit à presque rien sous le poids des impôts et des réglementations. Le pire, ce sont les atteintes portées à la liberté d’expression et, au-delà, à la liberté de pensée elle-même, car la police, la justice, l’administration, les censeurs de tout poil s’acharnent à débusquer les mauvais sentiments que nous pourrions cacher dans le tréfonds de notre conscience : je vise par là, bien sûr, cette invraisemblable législation qui s’est développée comme une tumeur cancéreuse depuis la loi Pleven du 1er juillet 1972 et qui condamne la discrimination, ainsi que la provocation à la discrimination, ce qui conduit ipso facto à faire un procès d’intention au malheureux justiciable.

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  • Christiane Taubira s'acharne contre Minute

    Le parquet de Paris a fait appel du jugement qui a condamné le directeur de la publication de l'hebdomadaire Minute à 10 000 euros d'amende.

    Le ministère public a également fait appel de la relaxe de M. Molitor et du dessinateur David Miège dans un autre dossier jugé à la même audience. En cause, un dessin paru fin octobre 2013 représentant un singe, versant une larme, au sujet duquel l'avocat déclarait : «Mon client porte plainte pour avoir été odieusement caricaturé en madame Taubira».


    Taubira comparée à un singe: le directeur de... par leparisienAFP 

    L'humour est désormais interdit dans ce pays.

    A ce titre, Christian Schoettl, le maire de Janvry (Essonne) risque gros. Il vient d'appeler un lama femelle qui vient tout juste d’intégrer le parc animalier de Janvry, "Najat". Il explique :

    "Tout a commencé avec l’arrivée d’un chameau qui faisait tout le temps non de la tête et qui déblatérait sans cesse. Nous l’avons eu au moment de la campagne de Mélenchon contre le Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005. Nous avons trouvé un air de famille alors nous l’avons appelé Méluche".

    Est arrivé ensuite un wallaby – petit kangourou – blanc albinos qui sautait beaucoup et que l’édile a décidé de surnommer DSK.

    « Nous l’avons privé de femelle pendant six mois, et, ensuite, nous l’avons installé avec une femelle que nous avons appelée Martine… Vous imaginez DSK, condamné à vivre avec Martine Aubry ? »

    Les habitants de Janvry peuvent aussi rendre visite à Harlem, le taureau tibétain – « c’est un gros fainéant. Il est vraiment très chiant » – ou Boris, le lama, arrivé en même temps que Najat. « Boris est le mari de la ministre. On n’est pas salauds, on ne les a pas séparés », sourit Christian Schoettl qui justifie son choix :

    "Notre commune est la dernière à maintenir son recours au Conseil d’État contre la réforme des rythmes scolaires. Dans ce combat, nous n’avons jamais pu avoir le moindre contact avec la ministre.Cela témoigne d’un certain dédain qui mérite bien un nom d’animal dans notre petit parc."

    Aucune des personnalités visées n’a réagi :

    « Le jour où nous n’aurons plus le droit de nous moquer du pouvoir, c’est que nous serons en dictature ».

    Michel Janva

  • Adoption par les couples homos, Alain Juppé, candidat LGBT ? (Présent 8230)

    Dans un entretien accordé aux Inrockuptibles, la revue « branchouille » et très gauchiste des bobos, qui lui consacre même sa une avec pour titre « Juppémania »,le maire de Bordeaux, candidat à la primaire UMP, s’est déclaré mercredi ouvertement favorable à l’adoption par les couples de même sexe. Une nouvelle qui ne surprendra pas ceux qui connaissent la très grande proximité d’Alain Juppé avec le lobby LGBT.

    Adoption par les couples homos, Alain Juppé, candidat LGBT ?« Se faire violence »

    Souvenez-vous. Il y a des mois de cela, en plein « débat » sur le « mariage » gay, le maire de Bordeaux disait son opposition à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, « quels que soient les arguments de fait qu’on invoque ». Mais depuis, Juppé a – une fois de plus – changé d’avis. Comme on l’explique dans son entourage, « il s’est d’une certaine manière résolu »… Il avait déjà préparé le terrain en déclarant, le 2 octobre dernier sur le plateau deFrance 2« se faire violence » en acceptant maintenant l’adoption par des couples de même sexe.

    Mercredi, le candidat à la primaire UMP s’est cette fois ouvertement prononcé pour. Allant jusqu’à reprendre l’argumentaire LGBT, il a en effet expliqué qu’« il peut exister des cas où un enfant peut trouver dans un couple de deux hommes ou de deux femmes des conditions d’épanouissement personnel parfaitement acceptables » et « c’est pourquoi, après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple de même sexe ». Avant d’ajouter, quand même : « après qu’on aura vérifié, comme c’est le cas pour les couples hétérosexuels, que les conditions d’épanouissement de l’enfant sont réunies ».

    Marionnette LGBT

     

    Surprise ? Pas vraiment. Dans Présent du 22 août, Caroline Parmentier devait ainsi rappeler la très grande proximité du maire de Bordeaux avec le lobby gay et ses prises de position pro-LGBT lors des dernières municipales. En effet, au moment même où nombre de candidats UMP signaient la Charte pour la Vie de La Manif pour tous, Juppé, lui, s’engageait à ce que tous les « mariages » homos soient « célébrés » à la mairie de Bordeaux « dans un esprit républicain ». A ce que tous les supports de communication de la ville relaient les campagnes LGBT. Confirmait son intention de subventionner l’association gay « Girofard » et de la faire figurer dans des commissions municipales chargées de lutter contre l’« homophobie » à Bordeaux, mais aussi d’intervenir auprès du ministre des Anciens Combattants pour faire reconnaître la déportation des homosexuels. Il annonçait sa présence « en personne » lors des événements militants LGBT et garantissait le soutien de la mairie à « la marche des fiertés », « la semaine des sexualités » ou encore un festival cinématographique gay. Demandait que les associations LGBT puissent intervenir devant les plus jeunes pour diffuser leur message au travers du conseil municipal des enfants et du conseil des jeunes… Bref, le maire de Bordeaux n’a pas dû se faire beaucoup violence pour accepter l’adoption par les couples de même sexe.

    Franck Delétraz

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  • Nouvelles d’Europe…nouvelle Europe?

    Bruno Gollnisch a sévèrement étrillé hier dans l’hémicycle du parlement européen cette grande conscience et modèle de l’UMPS qu’est  le président de la Commission européenne, le politicien Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Ce dernier, bien embarrassé, n’a pas su ou voulu répondre au député frontiste –voir notre vidéo mis en ligne hier sur notre blogue. Après les récentes révélations dans les médias sur le Luxembourg, grande lessiveuse d’argent et haut lieu de l’évasion fiscale, les Français n’ignorent plus rien de cette situation, à dire vrai déjà décrite ces dernières années dans un certain nombre de livres, d’enquêtes, de reportages. Dans un billet posté sur son blogue la semaine dernière, Nicolas Dupont-Aignan a relayé l’analyse qui est la nôtre en demandant la démission de M. Juncker, en pointant « l’ampleur des dégâts et la duplicité du Luxembourg, véritable Etat voyou au cœur des circuits de décisions de l’Union européenne (…). Les bandits financiers ont pris le pouvoir au cœur des Institutions européennes. Mais à qui la faute ? Car il ne fait aucun doute que tous les dirigeants européens et tous les ministères des finances des pays membres connaissent ces pratiques. Le matraquage fiscal des classes moyennes et des PME devient de plus en plus insupportable quand on sait comment les multinationales échappent à l’impôt ».

     Tout cela est très juste, et Bruno Gollnisch soulignait encore lors de son intervention que « les premiers coupables dans cette affaire » sont les députés de la droite et de la gauche européistes, soumis à la doxa ultra libérale, ceux qui « ont voté la libre-circulation des capitaux, sans aucun contrôle, au profit des multinationales ».

     Une Europe bruxelloise qui appauvrit la France au nom de sa religion dont le credo est inlassablement martelé par tous les docteur Diafoirus du Système :  l’euro doit exister… même s’il nous tue.

     L’économiste Jacques Sapir le rappelait sur le blogue russeurope le 8 novembre, en conclusion d’une analyse étudiant le scénario d’une sortie de l’euro:  «  les discours sur une perte de 30% du pouvoir d’achat, un doublement de la dette, et un appauvrissement massif des Français sont  des propos qui sont tenus soit par des personnes ignorantes, soit au contraire par des personnes bien informées mais décidées à jouer la carte de la panique de la population pour maintenir leurs intérêts ».

     Tous les gouvernements de ces dernières décennies, non contents de mal gérer les dépenses publiques, se sont soumis à un joug européen à qui l’on doit, en  partie du moins,  notre croissance en berne, faute d’une compétitivité retrouvée par une monnaie nationale correspondant à notre niveau de productivité.

     C’est l’euro fort, couplé avec l’ouverture des frontières à une concurrence déloyale, qui est directement responsable de la montée en puissance  des délocalisations… fêtées il ya encore quelques jours par les ministres Laurent Fabius et Emmanuel Macron qui ont inauguré avec faste une usine Renault (l’État est actionnaire à hauteur de  15 %) à Oran ( Algérie).

     Le passage à l’euro a signé la désindustrialisation de la France à vitesse grand v. Dans le seul domaine de l’automobile, la valeur de la production de l’industrie, les véhicules neufs mais également les pièces et les équipements, s’est effondrée de 41% depuis 2002 !

     Alors nous direz vous, il ne faut pas toujours désespérer de l’Europe comme le prouverait cet arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), saisie par une Roumaine installée en Allemagne, rendu public  hier, et sanctionnant le «tourisme social». Une légitimité donnée au concept de préférence/priorité nationale puisque comme le résume  Le Figaro, la «  CJUE affirme que les pays membres de l’Union pouvaient refuser de verser des prestations sociales à des immigrants économiquement inactifs issus de d’autres pays de l’UE et qui ne se rendent sur leur territoire que dans le but de bénéficier de l’aide sociale ».

     Logiquement cet arrêt doit pouvoir être applicable aux immigrés non européens, même si Jean-Luc Mélenchon, hier sur RTL , souhaite en limiter l’application uniquement aux fraudeurs. Tout en sombrant dans la mauvaise caricature et l’amalgame, en  affirmant  que « si les immigrés qui travaillent dans nos pays s’en allaient tous chez eux, notre système social s’effondrerait» (sic).

     Quant au préside du groupe PS à l’assemblée nationale,  Bruno Le Roux,  il en a profité pour demander plus d’Europe avec « une harmonisation sociale qui permette, dans tous les pays de l’UE – c’est la responsabilité de la Commission – d’avoir le nécessaire pour subvenir à ses besoins et traiter les maladies.»  Avant d’ajouter : «Je ne veux pas, sur cette affaire, qu’il y ait la moindre stigmatisation. Je ne veux pas qu’une décision de justice apparaisse comme – et soit appelée comme ça par certains peut-être déjà - une décision anti-Roms».

     La gauche a décidemment du mal à comprendre que le concept même de nationalité est basé sur la discrimination en ce qu’elle donne droit à des protections, des avantages, des  priorités que n’ont pas ceux qui n’appartiennent pas à cette communauté nationale. Sauf cas particuliers bien sûr.  Il était ainsi « amusant » d’entendre  l’égérie Christiane Taubira il y a quelques années, c’était  en février 2009 au micro de Jean-Jacques Bourdin, défendre ardemment le principe de la préférence nationale… mais uniquement aux Antilles et au profit des Antillais!

     Un mot encore sur l’Europe, pour célébrer plus exactement ce merveilleux exemple du génie européen que constitue  « l’acométissage » (« atterrissage »)   du robot Philae sur la comète Tchouri, envoyé depuis la sonde Rosetta, elle-même lancée par notre fusée Ariane il y a plusieurs années.  Une première  mondiale, une prouesse époustouflante qui ne doit rien à l’Europe de  MM. Juncker, Schulz et consorts mais tout à la libre coopération entre nations européennes.

     Et ce,  au travers notamment la mutualisation des moyens et de talents effectuée  au sein de l’Agence spatiale européenne (ASE). Les médias ont souligné que celle-ci ne dispose  que  d’un budget de 4 milliards d ‘euros, à comparer avec  les 16 milliards  attribués à la NASA,  laquelle a également participé à la marge à ce programme d’envoi de Philae sur Tchouri.

     Cela est vrai mais il convient aussi de relever que ce programme scientifique proprement extraordinaire et couronné de succès doit beaucoup aux grands talents de nos scientifiques, ingénieurs, techniciens et ouvriers Français. Autant de raison affirme Bruno Gollnisch, de ne pas désespérer de l’avenir au vu des immenses qualités et trésors d’intelligences  du peuple Français qui ne demandent  qu’à s’exprimer!

    http://gollnisch.com/2014/11/13/nouvelles-deurope-nouvelle-europe/

  • Cardinal Barbarin : la loi Taubira finira pas être abolie

    Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, parraine la neuvaine de prière pour la Franceneuf mois à partir du 15 novembre 2014. Il répond à Famille chrétienne :

    F"Pourquoi est-il important de prier pour la France ? La situation est-elle particulièrement grave ?

    N’inversons pas les choses : la prière n’est pas un dernier recours, mais le premier devoir du chrétien. Vous connaissez le passage où Jésus « dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut prier sans cesse et sans jamais se décourager »(Luc 18, 1). Dans les demandes que nous adressons à Dieu, il y a d’abord ce qui est de première nécessité : « le pain de chaque jour », puis l’essentiel (un toit, la santé, le travail…), puis ce à quoi nous sommes le plus attachés (la famille, notre pays, la paix dans le monde…). Nous ne prions pas parce que la situation serait catastrophique, mais par amour pour cette terre, pour cette culture dont nous avons tant reçu.

    La foi chrétienne y est présente depuis si longtemps : la France a donné tant de saints, a envoyé tant de missionnaires dans le monde… C’est un pays que de nombreux étrangers admirent. Jean-Paul II au Bourget avait parlé de « la France éducatrice des peuples ». [...] Mais il est vrai que cette prière redouble en période de guerre, de violence ou, aujourd’hui, de grande fragilité. [...]

    Revenons à l’urgence de la situation. La comparaison avec les apparitions de L’Île-Bouchard, en 1947, vous semble-t-elle pertinente ?

    Depuis 1947, les circonstances ont changé, certes, mais la réaction spirituelle n’est peut-être pas si différente. À l’époque, le pays était bloqué par les communistes. Aujourd’hui, nous sommes face au bouleversement introduit par des lois dites « sociétales ». Nous avons été heureusement surpris du ressort spirituel de la France. Quand la loi autorisant le mariage entre deux personnes de même sexe s’est annoncée en Espagne, nous avons vu un million de personnes rassemblées pour une messe sur une place de Madrid. Nous savions bien que cela n’aurait pas lieu à Paris. Mais nous espérions que ce ne serait pas comme au Portugal, au Canada ou en Belgique… où il n’y a rien eu ! [...]

    Ce sursaut est donc d’ordre spirituel ?

    Oui, et ce fut, je crois, un sursaut typiquement français. Nous avions beaucoup travaillé sur le plan intellectuel, rassemblant juristes et pédagogues, politiques et médecins, représentants des différentes religions… Le nonce me disait que ça n’avait rien à voir avec ce qu’il avait vu quelques années plus tôt, au Canada. Et tout à coup ont surgi des manifestations gigantesques. On a fait semblant d’ignorer leur impact, mais ce fut une surprise pour tous, pour nous comme pour beaucoup d’autres pays qui regardent la France. Au conclave de mars 2013, les cardinaux de Boston, Munich ou Madrid, me demandaient : « Mais que vous est-il arrivé, en France ? » Ils avaient sans doute l’image d’un pays spirituellement assoupi… Tout le monde alors a pris conscience qu’il y avait, en France, un ressort incroyable !

    Même si la loi Taubira est passée, tout n’est pas perdu pour autant. D’ailleurs, le Seigneur ne nous a pas dit que nous gagnerions ; il nous a simplement laissé comme dernière consigne : « Vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). Nous avons donné un témoignage, et le message a été bien compris : « Il ne faut pas cette loi pour la France. Vous en avez le pouvoir, mais vous n’en avez pas le droit. C’est un mensonge dont les conséquences seront graves ». C’est le signe que ce pays n’est pas si endormi que cela. Spirituellement, il est bien vivant. Plus qu’on ne l’imaginait !

    Est-ce véritablement un témoignage chrétien ? La Manif pour tous se dit aconfessionnelle…

    Tout le monde sait que les catholiques étaient la cheville ouvrière de ce mouvement. [...] L’Église, toujours brocardée, reste regardée et, en un certain sens, respectée, qu’elle agisse pour sauver le mariage et la famille ou qu’elle s’occupe des Roms, des SDF et, intensément depuis l’été, des chrétiens d’Orient. Les gens voient la cohérence de son témoignage et de ses engagements. [...] Faut-il se décourager maintenant que la loi Taubira est passée ? Certainement pas ! Notre mission continue. Je ne vais pas m’arrêter d’évangéliser ni de célébrer la messe. Il faut arrêter de penser en termes de stratégie. Jésus ne nous assure pas la victoire. Aux yeux des hommes, sa vie s’est terminée par un échec… Il nous demande de témoigner de la vérité avec amour. [...]

    En ce qui concerne la loi autorisant le mariage de deux personnes du même sexe, je ne doute pas que la vérité sera reconnue, et qu’un jour ou l’autre, elle finira par être abolie.Car c’est un mensonge qui en entraîne d’autres, comme de faire croire qu’un enfant peut avoir deux papas ou deux mamans ! Cela s’appelle même un mensonge d’État. [...]"

    Michel Janva