Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lobby - Page 2162

  • « La Haine » du Nouvel Obs…

    La « sous-culture journalistique » - pour reprendre la formule de Jean-Edern Hallier - demeure prisonnière de ses malfaisances habituelles.

    Dieudonné les rend fous ! Depuis quinze jours, les paroles liberticides du président de la République François Hollande, les mots vengeurs du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, les mantras policiers du ministre de la Culture Aurélie Filippetti et les expressions répressives d’une grande partie du système politico-médiatique ne permettent pas de bien comprendre l’humour engagé de Dieudonné et d’en débattre honnêtement.

    Tous les jours, en regardant la télévision, en écoutant la radio et en lisant les journaux, la dictature du salut public post-moderne répète les mêmes antiennes hygiénistes, voire épuratrices : « comportement pathologique », « interdiction vitale », « éradication », etc. Guillaume Peltier, le Président de la Droite forte, au sein de l’UMP, a même exprimé son souhait que Dieudonné « aille en prison » (I>télé le mercredi 8 janvier 2014) en raison de ses factures impayées.

    Lire la suite ...

  • La Licra déclare « la guerre » aux propos haineux sur le Net

    « Haine sur internet : la guerre est déclarée »
    Voilà le titre de la tribune publiée ce matin par Daniel Makonnen, responsable de la communication de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). L’occasion pour nous de revenir sur les efforts engagés par l’exécutif sur ce dossier, de même que sur les critiques que cela soulève. La Quadrature du Net vient ainsi de réagir en regrettant que la Licra continue, au même titre que d’autres associations de lutte contre le racisme ou l’antisémitisme, de prôner une « promotion de la censure privée sur Internet ».
    « Tous les jours, j’assiste à un déferlement de haine (propos racistes, images violentes, insultes homophobes et sexistes) visant la Licra sur Facebook, Twitter et YouTube », commence par expliquer Daniel Makonnen dans la tribune qu’il a publiée ce matin dans le Huffington Post. Très rapidement, le ton est donné. « L’automne 2013 a été la saison du cauchemar français sur les réseaux sociaux », « les propos les plus violents et insultants sont totalement banalisés », etc. Bref, l’homme tire le signal d’alarme vis-à-vis du manque de régulation des différents canaux numériques, réseaux sociaux en tête, s’agissant des messages racistes, antisémites, appelant à la haine…
    Le problème n’est cependant pas nouveau. On se souvient ainsi qu’il y a presque un an jour pour jour, la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem publiait elle aussi une tribune pour exiger que « l’entreprise Twitter [trouve] des solutions pour que des messages envoyés depuis notre territoire, dans notre langue et à destination de nos concitoyens ne portent pas une atteinte manifeste aux principes que nous avons fixés ».
    Pression sur les géants du Net, évolution législative, actions des citoyens
    Aujourd’hui, Daniel Makonnen demande également à ce que les géants du Net fassent davantage d’efforts. « Les acteurs du web (Google, Facebook et Twitter principalement) doivent (…) respecter la loi française en termes de lutte contre les discriminations », plaide-t-il ainsi. Mais ce premier pas ne serait cependant pas suffisant à ses yeux. L’intéressé affirme en effet que « le gouvernement doit adopter une législation souple et efficace pour réprimer le racisme sur le web ». Le responsable de la communication de la Licra ne s’étend pas davantage sur ce qu’il entend par là.
    Quoi qu’il en soit, il en appelle chaque internaute à agir afin de pousser « les hébergeurs à faire fermer les sites ou comptes à caractère raciste, antisémite, sexiste ou homophobe ». Selon Daniel Makonnen :
    « C’est l’affaire de quelques réflexes à prendre au quotidien :
        – Signalez les sites web racistes, homophobes et négationnistes au gouvernement via la plateforme Pharos (1) ;
        – Utilisez les formulaires de signalement sur Facebook, YouTube et Twitter dès que vous tombez sur un contenu contrevenant aux lois contre les discriminations ;
        – Sur Twitter, appuyez-vous sur les Twittos influents (plus de 500 abonnés) pour qu’ils vous aident à relayer vos demandes de signalement. Plus les alertes sont nombreuses, plus Twitter agit rapidement. »
    Le bilan du gouvernement en creux du portrait dressé par la Licra
    Le constat dressé aujourd’hui par le représentant de la Licra est plutôt cinglant vis-à-vis des efforts de l’exécutif sur ce dossier. En mars 2013, le président de la République avait pourtant solennellement assuré qu’il veillerait à ce qu’il ait « dissuasion et répression » sur les réseaux sociaux. « L’espace de liberté qu’est Internet ne doit en aucun cas être utilisé à des fins de propagande de haine », avait-il ajouté. Le mois dernier, François Hollande en rajoutait une couche en affirmant que les autorités œuvraient pour « éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire [sur Internet] des choses innommables sans être retrouvé ».
    Sauf que les résultats se font encore attendre… Si Twitter a bien fini par accepter de livrer l’identité de plusieurs auteurs présumés de tweets racistes ou haineux dans le cadre de « l’affaire UEJF » – dans laquelle la Licra était elle aussi impliquée –, aucune condamnation n’a eu lieu à ce jour dans ce dossier. L’on ne sait d’ailleurs toujours pas quelles suites ont été données à cette affaire par le Parquet en charge du dossier.
    D’autre part, le bilan réalisé par la Licra témoigne en creux de l’inefficacité de la concertation engagée avec Twitter en début d’année dernière sous l’impulsion de Najat Vallaud-Belkacem. A notre connaissance, ces discussions ont principalement conduit à la mise en place d’un compte de « signalant prioritaire » pour l’association SOS Homophobie – qui ne semblait d’ailleurs guère satisfaite du dispositif.
    Une plus grande implication des intermédiaires pourtant déjà enclenchée
    Mais même si la tribune de Daniel Makonnen ne l’évoque pas, rappelons que le gouvernement a publié en octobre un arrêté accentuant l’implication des intermédiaires, FAI et hébergeurs, dans le traitement des contenus signalés comme étant illicites depuis la plateforme Pharos (2). Le projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, concocté par Najat Vallaud-Belkacem, contient quant à lui un article visant à obliger les intermédiaires à dénoncer auprès de Pharos les contenus sexistes, homophobes ou handiphobes qui sont portés à leur connaissance par des internautes.
    Sauf que ce bouleversement du régime juridique posé par la loi dans la confiance pour l’économie numérique de 2004 donne des sueurs froides à de nombreux acteurs du secteur. Le Conseil national du numérique a ainsi récemment préconisé de ne pas toucher à l’équilibre posé jusqu’ici par le législateur. Du côté de la Quadrature du Net, l’on s’est également élevé contre la mise en place de véritables « dispositifs de surveillance et de censure reposant sur des acteurs privés », que ce soit des FAI ou des géants du Net tels que Facebook ou Twitter.
    La Quadrature du Net pense que les associations antiracistes se trompent de cible
    Dans une longue tribune (3) publiée en novembre sur Médiapart, le co-fondateur de l’association de défense des libertés numériques, Félix Tréguer, expliquait pourquoi les différentes associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme faisaient fausse route. « A notre sens, en faisant d’Internet leur bête noire, ces associations se trompent de cible. Ce moyen de communication n’est que le reflet des tensions qui habitent notre société. Même s’il peut parfois s’en faire une caisse de résonance, il n’en est en rien la cause ».
    Aujourd’hui, aux yeux de La Quadrature du Net, il est ainsi « regrettable que la Licra persévère dans la promotion de la censure privée sur Internet ». Joint par PC INpact, Félix Tréguer affirme que « pour encadrer la liberté d’expression en ligne tout en respectant l’Etat de droit, il faut impérativement réaffirmer la place du juge judiciaire. Au-delà, il faut cesser de se bercer de l’illusion qu’une répression accrue puisse être efficace pour combattre les sentiments d’intolérance et de haine ». Mais alors, que faire ? « Il faudrait plutôt utiliser Internet pour engager une large mobilisation citoyenne contre le racisme et les préjugés, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent, c’est-à-dire pas seulement sur Internet mais aussi dans les médias traditionnels ou dans les milieux politiques. Et ce non pas pour encourager la délation et les censurer, mais avant tout pour les déconstruire et défendre la valeur de la pluralité et des différences dans la République ».
    Cette position n’est pas très éloignée de celle du sociologue Dominique Cardon sur ce sujet : « En Europe, nous régulons les opinions en considérant que certaines expressions ne sont pas des opinions et qu’il faut censurer. Je crois qu’on lutte contre les opinions – même les plus outrageantes – avec d’autres opinions, mais pas par la force. Le problème de ce type d’action, c’est qu’on rend visibles ces messages qui seraient restés clandestins et vus par assez peu de gens si les médias, le gouvernement, l’UEJF… n’en faisaient pas une promotion considérable. Des choses qui devraient rester dans leur coin sont tout d’un coup rendues très visibles par ceux qui veulent les censurer » (4).
    Insistons enfin sur le fait que le groupe de travail interministériel relatif à la cybercriminalité doit lui aussi apporter d’ici le mois prochain davantage de réponses à ces questions. Mais en attendant les prochains pas du gouvernement, la Quadrature du Net craint le pire, surtout eu égard à l’adoption du projet de loi de programmation militaire, qui consacre l’avènement d’un véritable « Patriot Act à la française ». « Alors même que l’exécutif est censé préparer un projet de loi pour protéger les libertés en ligne (5), il vient de faire adopter les mesures de surveillance extra-judiciaire parmi les plus radicales de l’après 11 septembre, remet régulièrement en cause le droit à l’anonymat (comme l’illustrent les récentes déclarations de François Hollande) et ne cesse de reprendre à son compte la rhétorique sarkozyste consistant à stigmatiser Internet », affirme Félix Tréguer. Selon lui, « tout cela n’augure rien de bon quant à la tenue d’un débat serein et constructif pour faire en sorte que, s’agissant d’Internet, le droit français respecte les standards internationaux en matière de droits de l’homme ».
    Xavier Berne,  Journaliste, spécialisé dans les thématiques juridiques et politiques

    PC INpact news
    3/01/2014

    Notes :

    (1) https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil%21input.action ;
    (2) http://www.pcinpact.com/news/83875-comment-denonciation-en-ligne-va-davantage-impliquer-intermediaires.htm
    3) http://blogs.mediapart.fr/blog/felix-treguer/191113/la-liberte-d-expression-sur-internet-envers-et-contre-la-haine
    (4) http://www.pcinpact.com/dossier/651-interview-du-sociologue-dominique-cardon/2.htm
    (5) http://www.pcinpact.com/news/84358-ou-en-est-projet-loi-sur-droits-et-libertes-numeriques.htm

    http://www.polemia.com/la-licra-declare-la-guerre-aux-propos-haineux-sur-le-net/

  • Qui décide de la liberté d'expression ?

    Valérie Boyer (Députée UMP des Bouches-du-Rhône) et Sévag Torossian (Avocat et écrivain) signent une tribune dans Le Monde sur la liberté d'expression. Extraits :

    "En matière d'expression publique, trois événements sans lien apparent sont venus clore l'année 2013, dessinant les tendances lourdes de l'incohérence du gouvernement actuel.

    Le premier, sur lequel je souhaite obtenir des explications officielles, est la profanation de l'église de la Madeleine à Paris par le mouvement Femen importé d'Ukraine et se revendiquant féministe. [...]

    Quelques jours plus tard, le ministre de l'intérieur annonce son intention de faire interdire les spectacles du très controversé Dieudonné par voie de circulaire au nom des limites à la liberté d'expression. [...]

    Au nom de la liberté d'expression la plus effrénée, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) rend, à la mi-décembre 2013, un arrêt alarmant sur l'absence de « besoin social impérieux » de condamner le négationnisme du génocide des Arméniens. Tous les génocides, y compris ceux reconnus par la loi, ne seraient donc pas égaux selon la CEDH qui organise ainsi la concurrence des mémoires.

    Entre ces trois événements, où est la cohérence en matière de liberté d'expression ? C'est qu'à l'heure actuelle, la cohérence n'est plus un critère de l'action gouvernementale. Qui décide aujourd'hui de l'admissibilité de l'expression publique et des limites à sa liberté ? Le législateur vote la loi, conformément à son mandat.

    Le Conseil constitutionnel la valide ou l'invalide, conformément à sa mission. Le juge l'interprète et l'applique selon une époque donnée, conformément à sa fonction créatrice de jurisprudence. Et aujourd'hui, l'exécutif l'instrumentalise. Il pioche ce qui l'intéresse, sans aucune vision d'avenir et en mettant en danger sa légitimité. [...]

    Pour l'heure, M. Valls semble ne pas mesurer l'ampleur des conséquences juridiques pouvant découler de sa circulaire, mais la publicité prime aujourd'hui sur l'efficacité, la justice et la morale. Les limites à la liberté d'expression sont déjà fixées par la loi de 1881 ; la circulaire Valls n'est qu'un dangereux coup médiatique surabondant. [...]

    Encore une fois, le deux poids deux mesures qui caractérise l'action du gouvernement actuel sur bien des sujets n'est pas acceptable et choque profondément. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/qui-d%C3%A9cide-de-la-libert%C3%A9-dexpression-.html

  • « Selon que vous serez puissants ou misérables… »

    Quand les grands mots sont traînés: hier Manuel Valls a vu dans l’annulation du spectacle de Dieudonné par le Conseil d’Etat, qu’il avait saisi en urgence en début d’après-midi, «une victoire de la République ». Dans les faits, et comme l’avait  noté Marine Le Pen lors de ses vœux à la presse, une conséquence de la bien trouble et inquiétante «vendetta personnelle» qu’il a engagé contre cet artiste. La plus haute autorité administrative (qui n’est pas composée de magistrats)  saisie par le ministre de l’Intérieur s’est réuni à 17 h et a rendu sa décision avec une rapidité « stupéfiante », une heure et demi avant le début prévu de la représentation… Dés que la nouvelle de l’interdiction a été connue, les slogans « Liberté d’expression » ont fusé et la Marseillaise a été chantée comme l’avait demandé l’artiste,  par une partie du public jeune et bigarré (difficilement assimilable d’un bloc à un public « d’extrême droite…) qui faisait la queue devant le Zénith de Nantes. Les officines communautaires spéculant au mieux de leurs intérêts sur l’idéologie dite antiraciste (Licra, UEJF, SOS Racisme, Crif…) ont appelé à poursuivre le combat contre l’humoriste.

     Réagissant hier après-midi à la décision du tribunal administratif, le vice-président du FN, Florian Philippot a relevé qu’il s’agissait d’«un camouflet monumental pour Manuel Valls, évidemment, qui devait connaître le résultat de cette décision, qui a réussi à exciter les tensions, les divisions parmi les Français, et qui aura fait une publicité extraordinaire à Dieudonné. Il a voulu amuser la galerie avec sa quenelle, ça se retourne contre lui. »

    Certes, mais Bruno Gollnisch ne se faisait guère d’illusions sur le résultat final de ce duel entre la liberté d’expression et le régime socialiste. Il était douteux que Manuel Valls accepte de se ranger derrière une décision de justice contraire à ses vœux dans cette affaire. Jean-François Copé, comme de nombreux dirigeants de l’UMP, a rappelé hier son soutien apporté au ministre de l’Intérieur dans ses démarches pour faire interdire les spectacles de Dieudonné.

    Le très progressiste, délicat et tolérant député UMP Franck Riester, qui a notamment voté la loi Taubira en faveur du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, a même regretté que l’humoriste ne soit  pas encore en  en prison. Et dire que des crétins ont supprimé la guillotine, comme c’est ballot…

    L’écologiste ( ?) Eva Joly a de son côté comparé sur RTL Dieudonné à son compatriote assassin, Anders Breivik. Malek Boutih, député  PS de l’Essonne et ex président de SOS racisme,  s’est hissé sur ses talonnettes pour nous chanter peu ou prou le même air : Dieudonné fait « des meetings antisémites », joue «  un rôle de sous-traitant de l’extrême droite et du FN », «  chargé de séduire la population noire de banlieue pour que celle-ci puisse devenir sensible aux thèses du FN». Un sorte de « Louis Farrakhan» à la française. On a tout de même connu M. Boutih moins délirant !

     Avec ce même sens de l’amalgame bien con…venu, Le Nouvel Obs titre opportunément aujourd’hui sur «La Haine». «Antisémitisme, racisme…voyage dans une France xénophobe». Avec une couverture alignant les photos, d’un beau noir et blanc anxiogène, de Soral, Dieudonné et Zemmour. Voilà ce qui arrive, cette piteuse débandade intellectuelle quand on échange son  sens critique contre des slogans.

    Me Jacques Verdier, avocat de Dieudonné, a dénoncé «l’acharnement» contre son client, soulignant qu’on l’avait mis «dans l’impossibilité absolue» de plaider devant le Conseil d’État en fixant une audience aussi rapidement, alors qu’il se trouvait à Nantes. «Ce n’est pas pour rien que j’ai gagné devant le juge administratif, c’est justement parce que j’ai ces arguments qui n’ont pas pu être développés de la même façon devant le Conseil d’État», a-t-il dit sur BFMTV.

    Invité hier soir sur le plateau de cette même chaîne, alors que le Conseil d’Etat venait de rendre sa décision, l’ex magistrat Philippe Bilger n’a pas manqué de s’étonner de la rapidité hors norme de la réponse apporté par cette instance…Et d’ironiser sur l’indépendance du Conseil d’Etat vis-à-vis du pouvoir politique…

     Nous l’évoquions dans notre article précédent, de l’aveu même de plusieurs pontes du PS, le montage politico-administratif et d’autopromotion personnelle bricolé par le ministre de l’intérieur ne tient pas la route pour museler l’humoriste.

     Un avis partagé par Pierre Joxe, ce n’est pas anodin. Cet ex ministre de l’Intérieur joua, rappelons-le, un rôle de tout premier plan dans l’affaire de la manipulation-provocation-profanation du cimetière de Carpentras, visant alors à accréditer l’idée nauséabonde que le FN était un mouvement qui poussait à la haine antisémite. Ce qui n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais le cas, faut-il aujourd’hui de nouveau le rappeler?

     Au pire (au mieux?), la vendetta menée par Valls aura pour résultat de faire de Dieudonné un martyr craignent de nombreux socialistes, constat qui est aussi celui ce matin de la majorité des éditorialistes.

    Yves Thréard dans Le Figaro indique que «cet homme-là (Dieudonné, NDLR) ne méritait que silence et mépris. Il jouit désormais d’une notoriété malsaine dont il va user et abuser auprès de partisans hystérisés » Et d’ajouter que « l’infréquentable a acquis le statut de héraut de la parole libérée » et que « la faute en revient à Manuel Valls, le ministre le plus populaire».

    Michel Guilloux dans« L’Humanité  est sur la même longueur d’onde : « C’est un bel exploit en vérité que de transformer en victime celui qui fait son beurre sur l’insulte à la mémoire de six millions de morts.»

     Dans Libération, dont la Une se félicite de la décision du Conseil d’Etat, François Sergent estime que les Français qui apprécient  de Dieudonné appréhenderont cette décision « comme une censure » et  risquent « de faire du sinistre humoriste un martyr de la liberté d’expression aussi vils soient ses propos».

    Sur  Canal plus,  le journaliste Eric Naulleau a dénoncé pour sa part ce travers bien français consistant «chaque fois qu’il ya une crise » à essayer  «d’empiler une loi sur une autre loi». «Moi je pense que l’arsenal législatif suffit à contrer Dieudonné chaque fois qu’il déconnera (…). Je suis contre la censure préalable (…). On prend un marteau-pilon pour écraser un moustique on donne  l’impression que le seul problème en France c’est Dieudonné. Il y a des gens qui commencent à dire mais pourquoi le gouvernement n’est pas aussi efficace et réactif dans d’autres domaines ? Vingt ans de procédures pour Tapie et Dieudonné on essaye de lui régler son compte en trois semaines… ».

     Un questionnement bien dangereux, voire glissant constate Bruno Gollnisch, à l’heure ou les Français ne sont pas dupes des diversions d’un gouvernement qui tente d’occulter avec ce tintamarre abject, la nouvelle annonce d’un licenciement massif, celui des 1200 employés de La Redoute. Questionnement tout aussi essentiel alors que les collègues du sénateur UMP Serge Dassault, visé par une enquête depuis mars pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, ont refusé de lever son immunité.

    Pour des questions relevant  déjà de la liberté d’expression, les collègues députés européens de Jean-Marie Le Pen, Marine et Bruno n’avaient pas eu les mêmes scrupules à leur égard pour lever la leur… «Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront  blanc ou noir… » (La Fontaine, « Les animaux malades de la peste »).

    http://gollnisch.com/2014/01/10/selon-que-vous-serez-puissants-ou-miserables/

  • Quand Manuel Valls soutenait la "liberté d'expression"

    C'est quand elle portait atteinte à la dignité de la personne humaine et à la religion catholique dans la pièce Golgota Picnic :

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/quand-manuel-valls-soutenait-la-libert%C3%A9-dexpression.html

  • Quand les intérêts des plouto et kleptos réunis changent, alors on fait tourner les girouettes.

    Alain Juppé vient d’interdire les spectacles de Dieudonné dans sa bonne ville de Bordeaux.

    Juppé aime montrer l’exemple, sur de nombreux points, il a, dans le passé, ouvert la voie aux socialistes. Des voies dans lesquelles ils n’ont eu qu’à s’engouffrer, préparées et défrichées qu’elles étaient par « leurs adversaires ».

    Il faudrait un livre pour analyser et  tenter de percer à jour le comportement de ceux qui servent de tenant lieu d’opposants de droite. Hélas, la vie est courte et il y a tellement à faire et à dire que l’on ne sait où donner de la plume. Juppé n’est pas plus mauvais qu’un autre, il est même  « le meilleur d’entre eux », vous  vous souvenez ? Si on veut bien se souvenir de sa proximité avec Chirac, on comprend mieux, à la fois ses  initiatives  radical-socialistes et son positionnement actuel.

    Le fait de se positionner comme homme de dossiers, comme « belle mécanique intellectuelle »,  comme sujet supposé savoir par ses études et ses diplômes,  tient lieu, remplace les convictions,  d’une part, et le penser -juste-, d’autre part. On fait de la politique comme on résout un problème, avec sa tête, jamais avec ses tripes, jamais avec son cœur. L’empathie, connait pas.  Le réel, mis à part les fiches bristol rédigées par les conseillers, connait pas.

    Le problème, c’est que dans les écoles et surtout pas à l’ENA,  on apprend à penser, on apprend à gloser sur les travaux des autres, on apprend à articuler, on apprend à optimiser. Ah, l’optimisation, comme elle est tenante et comme elle évite de choisir, de prendre des risques. La démarche par recherche d’optimum préserve une carrière.  Hélas, l’optimisation, optimise, certes, un dossier, une solution, mais jamais elle n’emporte l’adhésion car son grand secret, c’est de ne satisfaire vraiment personne, de mécontenter tout le monde.

    Le précurseur en la matière a été Giscard, il a tenté cette voie de l’optimisation au cas par cas. Esprit unique, flamboyant d’intelligence, de savoir et de méthode énanique de pensée -non pensée.  Il avait la réputation d’avoir lu tous les « Que sais-je » et nous pouvons attester personnellement que nous n’avons jamais rencontré quelqu’un aussi impressionnant sous cet aspect « je-sais-tout -sur-tout ». Il savait même mieux que moi ce qui était bon pour le journal que je dirigeais. On a vu le résultat, il a tellement optimisé qu’il a réussi à ne pas être réélu.

    Il n’y a pas de parti politique de droite, conservateur des  acquis de la société civile, respectueux de l’idée de Nation, amoureux du progrès économique, chantre de l’innovation technologique, anti malthusien, défenseur  des libertés et promoteur de la prospérité en France. C’est clair, c’est net et imparable. Ceux qui se font passer pour tels sont des imposteurs, énanistes ou avocaillons qui ne connaissent de la vie que… des dossiers.  Pour eux, la pensée est relative,  l’absolu n’existe pas. Une chose est, certes, mais elle pourrait aussi être autre. Ils n’ont pas de conviction.

    Bébéar, parrain de la droite, proche de Giscard,   nous disait un jour, nous autres, intellectuels, nous ne pouvons pas réussir en politique car nous savons qu’une chose qui est, peut aussi être autrement, et même son contraire. Il y a toujours des arguments « pour » et des arguments « contre ». En étant honnête, il n’est guère possible de trancher.

    La pensée de ces gens  manque d’ancrage. Elle flotte, déconnectée qu’elle est de la réalité sociale, du sang, des larmes,  ancrée qu’elle est dans l’Idée. Ils ne se rendent pas compte qu’ils servent de paravent à d’autres  qui, eux, sont ancrés dans le Réel par le biais de leurs intérêts de très grande entreprise ou par le biais de leur fortune de type klepto.  La droite est un paravent, derrière lequel se cachent des intérêts économiques et financiers particuliers. Maladroit car mal dans sa peau et dans son être, Sarkozy l’a laissé transparaître trop rapidement. Des intérêts qui ne sont pas ceux du peuple, du vrai peuple de droite, des classes moyennes,  des classes productives qui se coltinent, elles, le poids du réel.

    La droite politique n’a aucune réflexion sociologique. Elle ne se demande pas quelles sont les valeurs unifiantes de mon camp, avec qui puis-je faire alliance, constituer un bloc électoral pour arrêter cette dérive fatale, quel est l’état de la société en cette période crise? Non car le problème de cette pseudo opposition de droite, c’est l’argent, la désignation, la nomination. Et tout cela vient d’en haut, pas d’en bas, pas  du peuple que l’on veut représenter. La collecte et la reconnaissance d’en haut remplacent la sélection des plus aptes. Le brio, le brillant intellectuel, le savoir-plaire aux bailleurs de fonds et aux parrains remplacent la vraie compétence.  Pour monter, il faut savoir parler, plaire, magouiller, surfer, tuer. La droite est l’expression de la ploutocratie, des  intérêts, des illusions de la ploutocratie. Et le peuple de droite, les classes moyennes productives, les défenseurs de la famille, le socle de la Nation, tous ceux-là sont orphelins.

    Personne ne s’interroge, personne ne relève, comment un parti politique peut-il être assez  nul pour choisir comme leader à Paris, ville phare, ville symbole  de la normale défaite socialiste, NKM, une personne qui, avant même le début du combat, alors même que le rejet des socialistes  est à son maximum, est donnée battue au second tour. Comment est-ce possible, alors que Hidalgo elle-même est un repoussoir sans consistance !

    Il n’y a pas de mode de sélection des élites politiques, il y a un processus  d’élevage de poulains qui, selon qu’ils appartiennent à une écurie ou à une autre, ont une chance ou n’en ont pas. Personne ne s’autorise authentiquement des couches et classes sociales qu’il, ou elle, prétend représenter. En France politique, tout est parachuté.

    Et quand les intérêts des plouto et kleptos réunis changent, alors on fait tourner les girouettes.

    Personne n’ose dire que le grand virage de la droite, son virage social-démo coïncide avec l’internationalisation, puis la globalisation des grandes firmes bailleurs de fonds ; d’abord les firmes du capitalisme actionnarial public, puis ensuite, plus tardivement, celles du capitalisme familial dont Peugeot a été le dernier et défunt exemple.  Quand le capitalisme familial a cessé  de financer la droite dure et les syndicats anti-communistes  et qu’ils ont reconnu la CFDT, tout a suivi.

    C’est Edgar qui disait, « mais non je ne suis pas une girouette, c’est le vent qui tourne », Edgar ne disait pas la vérité ; ce n’était pas le vent qui tournait, mais l’argent, le « pognon » qui changeait de sens, cet argent qu’il recevait  de ses très gros maîtres,  bailleurs de fonds,  par sacs de billets entiers. Quand l’intérêt des bailleurs de fonds changeait, Edgar changeait. Et c’est exactement ce qui se passe maintenant,  les bailleurs de fonds jouent la carte socialiste molle, tyrannique mais molle. Les bailleurs de fonds ont misé sur le global, l’international, l’euro, l’alignement, et donc la destruction des formes capitalistes, pré capitalistes, nationales françaises, Les couches moyennes  sont, dans le cadre de ce choix des archaïsmes qu’il faut neutraliser. Et liquider.

    D’où la stratégie, cynique, honteuse, qui consiste,  non pas à vouloir faire progresser les couches sociales moyennes, non pas à leur ouvrir les yeux, à élever leur niveau de conscience politique, mais à les  égarer, les fourvoyer. En les fourvoyant, on les neutralise. On les rend bêtes, primaires, on les envoie paître dans les herbages empoisonnés, pestiférés,  afin ensuite de pouvoir dire : « ce sont des fachos ».

    Nous osons le dire tout haut, tout clair, les ploutocrates français, les kleptocrates français et leurs prolongements politiques produisent le fascisme afin de se protéger de  toute attaque,  afin d’interdire les analyses.  Il faut qu’il soit interdit de les critiquer, de les montrer du doigt, il faut jouer sur les amalgames. Il faut jouer sur cette équivalence que l’on retrouve dans les parties sombres de l’inconscient collectif. Argent, richesses, usure, égale juif.  Les ploutocrates  se  réfugient derrière la Shoah. On n’a plus le droit de dénoncer un système criminel producteur d’inégalités et de misère par la prédominance du financier, car, si on le fait, on se retrouve accusé d’être antisémite, On se retrouve aux bans de la société.  Les ploutocrates, kleptos du monde entier, ont compris le parti qu’ils pouvaient tirer de l’Histoire.

    Dans les années 30, pour lutter contre la déstabilisation sociale et la tentation bolchévique,  ils ont utilisé le fascisme, financé Hitler et le réarmement de l’Allemagne. Voir les comportements de gens comme Ford. Ils ont fourvoyé les luttes sociales dans la recherche de boucs émissaires.  Quand la guerre s’est terminée,  pour les plus intelligents, dès Barbarossa, ils ont compris le parti qu’il pouvait tirer de la défaite, ils ont désigné la Bête, le fascisme comme repoussoir ultime et utile.  Comme cul de sac. D’où le sens profond de la remarque prêtée à Churchill.

    L’évangile a une dimension philosophique. A condition d’être analysé, dévoilé.  Il dit aux chrétiens, si on vous frappe la joue gauche, alors tendez la joue droite. Le sens commun, toujours favorable  à la résignation, prend ce conseil comme un conseil  de soumission.  C’est une erreur, une erreur de superficialité. Car  tendre la joue gauche n’équivaut pas à recevoir la claque sur la joue droite. Celui qui tend la joue gauche commet un acte volontaire, il réagit, il n’est pas passif,  il reprend en fait l’initiative face à son agresseur qui est  ainsi décontenancé. Il redevient le maître du jeu. Et ce faisant, il se met en position de se faire comprendre par son adversaire, de se faire entendre.  Et même peut-être de l’amener à s’excuser et regretter son geste. Si on vous frappe de la claque de l’antisémitisme,  ne vous sentez pas coupable, ne baissez pas la tête, tendez la joue gauche, dignement, fièrement et regardez votre agresseur  dans les yeux. Puis expliquez-lui en quoi, lui, est complice de manœuvres infâmes et dégradantes.

    The Wolf http://francelibre.tumblr.com/

  • Affaire Dieudonné : la liberté d’expression finalement bafouée [MàJ : la LDH regrette la décision]

    Manuel Valls a gagné la revanche : comme c’est surprenant !

    Le Conseil d’Etat à la demande de Manuel Valls instaure l’interdiction préventive. Une décision lourde de conséquences pour nos libertés publiques.

    Le Conseil d’Etat a décidé aujourd’hui d’interdire le spectacle de Dieudonné à Nantes, au terme d’une audience qui a duré une heure devant la plus haute juridiction administrative.

    Le Conseil d’Etat avait été saisi dans l’après-midi par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls pour contester une décision du tribunal administratif de Nantes qui venait de suspendre l’arrêté préfectoral interdisant le premier spectacle de la tournée de Dieudonné.

    Le Figaro

    La décision est immédiatement exécutoire.

    20h45. La Ligue des droits de l’homme estime que la décision du Conseil d’Etat instaure un « cadre juridique lourd de conséquences pour la liberté d’expression ». « Le juge n’a pas fait prévaloir la liberté d’expression sur l’interdit et c’est une décision qui est lourde de périls », a commenté Pierre Tartakowsky, son président.

    « On se trompe en pensant qu’on va régler la question à partir d’interdiction strictement juridique. Le problème est d’ampleur », estime le président de la LDH qui pense qu’il « faut mobiliser la pédagogie, la répression » et engager un « travail de long terme ».

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Affaire-Dieudonne-la-liberte-d

  • Décrochage scolaire et immigration : si on arrêtait la langue de bois ?

    Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, présentait mercredi les premiers résultats de son plan de lutte contre le décrochage scolaire, déclaré « priorité nationale absolue ». Il faut dire que nos voisins européens nous poussent aux fesses : la « Stratégie Europe 2020 » nous fait obligation de nous attaquer au problème.

    140.000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans aucun diplôme – le chiffre est connu.

    Le bilan du repêchage est enthousiasmant, dit le ministre : « Cette année,
    23.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans ont été “raccrochés” : 20.000 sont retournés en formation initiale et 3 000 effectuent un service civique. De plus, 11.000 jeunes bénéficient d’un “parcours de retour en formation” sous l’égide de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) : préparation au baccalauréat, stages de remotivation pour un retour en formation ou accompagnement pour une réinsertion professionnelle. »

    Lire la suite .....