Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lobby - Page 2184

  • Les Mères Veilleuses interpellent Dominique Bertinotti

    Communiqué des Mères Veilleuses :

    "Non à la promotion de tous les types de « familles » oui à l’aide à la famille durable

    Inquiètes de l’état d’esprit dans lequel s’élabore le projet de loi familles, les Mères Veilleuses se réuniront lundi 9 décembre à 12 heures devant le mur de la Paix, sur le Champ de Mars à Paris, puis apporteront une lettre au ouverte à la ministre déléguée à la famille.

    Après la loi Taubira, qui a pour conséquence de priver délibérément certains enfants de leur père ou de leur mère, les Mères Veilleuses s’inquiètent du projet de loi familles, qui vise à ériger en modèles équivalents pour l’enfant toutes les formes de familles, comme l’a exprimé Dominique Bertinotti : « Si nous avons besoin d’une loi famille, ou plutôt d’une loi familles, ce n’est pas pour être dans la défense la famille, mais pour garantir la promotion de toutes les familles. » Les Mères Veilleuses respectent et accueillent toutes les formes de familles, mais estiment que la famille fondée sur l’altérité sexuelle et la filiation naturelle doit demeurer la référence, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

    Il est ainsi incompréhensible d’entendre la ministre vouloir faire la promotion de la famille monoparentale, quand on sait les difficultés et les souffrances que connaissent bien souvent les mères ou les pères seuls, ainsi que leurs enfants !

    Les Mères Veilleuses s’inquiètent en outre d’un projet élaboré sans les associations familiales, mais offrant des tribunes à nombre de personnalités marquées par une idéologie des plus libertaires en matière de filiation. Elles demandent à être reçues par Dominique Bertinotti, afin de contribuer à l’élaboration du projet de loi, et veulent l’assurance que ce dernier n’ouvrira pas aux couples homosexuels la PMA et la GPA, afin que jamais une femme ne soit amenée à louer son ventre.

    Les mères veilleuses vous donnent rendez-vous le lundi 9 décembre au Mur de la Paix, sur le Champde- Mars à Paris, pour un point presse à 12h30. Elles seraient heureuses d’y rencontrer les médias, afin de faire entendre, loin des clichés véhiculés, leurs voix de mères qui souhaitent défendre l’égalité des enfants. Elles porteront ensuite à Madame Bertinotti une lettre ouverte.

    Né le 21 avril 2013, le collectif des Mères Veilleuses rassemble plus de 1000 femmes dans toute la France. Chaque première semaine du mois, elles proposent dans plusieurs villes des espaces de rencontres et d’échanges en profondeur. Ce qui les réunit, c’est leur détermination à protéger pacifiquement le plus faible, l’enfant. Elles défendent le droit de l’enfant à connaître ses parents biologiques et, chaque fois que c’est possible, à être élevé par eux."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Acte II de l’offensive contre l’embryon en Europe (résolution Estrela) le 10 décembre

    Les députés français sont appelés à s’y opposer !

    Le débat en séance sur la résolution Estrela aura bien lieu…

    Dans notre précédent message nous vous informions que la résolution Estrela pouvait être présentée au vote en séance plénière le 10 décembre au Parlement européen.

    Malheureusement, ce sera le cas. Les vices de procédures qui entachent ce texte n’ont pas été pris en compte, du coup, ce vote n’est pas reporté. Il faut donc se mobiliser jusqu’au 10 décembre pour interpeller tous les parlementaires français européens afin qu’ils se mobilisent contre ce texte.

    Il est encore temps de se mobiliser !

    Tout est encore possible car le résultat du vote s’annonce serré. D’après des observateurs européens, plusieurs parlementaires ne se sont pas encore prononcés sur ce texte. Trois demandes à formuler aux députés européens pour contrer la résolution Estrela :

    - 1/ Voter le renvoi en commission (la résolution Estrela étant présentée comme un nouveau texte, les députés peuvent bien demander son renvoi en commission).
    - 2/ Si ce renvoi n’est pas voté, il faut demander aux parlementaires de voter l’un des deux projets alternatifs portés par le PPE et l’EFD (si ces projets alternatifs sont adoptés, la résolution Estrela est annulée).
    - 3/ Si ces projets alternatifs ne sont pas adoptés, demander aux parlementaires de rejeter l’intégralité de la résolution Estrela.

    Il faut donc montrer aux parlementaires que les citoyens européens sont majoritairement opposés à ce texte. Pour cela, vous pouvez mener 4 actions :
    - Interpeller tous les parlementaires français européens pour leur formuler les 3 demandes ci-dessus. Vous trouverez en cliquant ici le tableau avec les contacts (adresse électronique et téléphone) ;
    - Placer en copie Martin Schulz, Président du Parlement européen, pour qu’il se souvienne que ce texte ne relève pas de la compétence de l’Union martin.schulz@europarl.europa.eu ;
    - Demander à Joseph Daul, président du parti PPE, de se prononcer publiquement pour souligner les vices de procédure qui entachent la réputation du Parlement européen : joseph.daul@europarl.europa.eu ; +33(0)3 88 17 55 25.

    Si vous avez le courage et le temps, vous pouvez doubler vos envois par des appels téléphoniques. Voici le numéro du standard du Parlement : +33 (0)3 88 17 40 01.

    Il y a urgence à se mobiliser d’ici le 10 décembre.

    Un très grand merci à tous.

    L’équipe UN DE NOUS France

    Pourquoi se mobiliser contre la résolution Estrela ?

    En raison de ses implications politiques sur UN DE NOUS.

    L’Initiative Citoyenne Européenne UN DE NOUS demandait à l’UE de cesser le financement communautaire des activités liées à l’avortement et à la recherche sur l’embryon, en respectant la jurisprudence européenne (C-34/10 Brüstle c. Greenpeace). Le rapport Estrela s’oppose à cet objectif politique précis. Sur le plan administratif, les deux procédures sont bien distinctes : une initiative citoyenne européenne n’est pas un rapport d’initiative du Parlement européen. Toutefois, par le contenu politique et le calendrier de sa mise en œuvre, le rapport Estrela (s’il était adopté) interviendra avant même que UN DE NOUS ne soit officiellement reconnu par la Commission européenne. La mise en œuvre ultérieure des demandes formulées par UN DE NOUS sera donc politiquement neutralisée en raison d’une résolution du Parlement européen. Avant d’être une question procédurale ou juridique, les implications pour UN DE NOUS sont d’ordre politique. C’est pourquoi les députés européens doivent rejeter le rapport Estrela.

    UN DE NOUS est porté en France par quatre structures : Alliance Vita, Fondation Jérôme Lejeune, AFC, CPDH.

    * 1 exemple de message électronique :

    Madame, Monsieur le député,

    Le rapport Estrela sur la santé et les droits sexuels et génésiques (SDSG) va être voté en séance plénière le 10 décembre prochain.

    Ce texte ne relève pas de la compétence de l’Union, comme il en a déjà été décidé précédemment : “compte tenu de la dimension éthique, sociale et culturelle de l’avortement, il appartient aux États membres d’élaborer et de faire appliquer leurs politiques et leur législation en la matière. La Commission n’entend pas compléter les politiques nationales de santé publique dans ce domaine.” (Réponse du Commissaire à la santé Dalli du 30 avril 2012).

    Par ailleurs, la résolution Estrela soutient le financement de programmes détruisant l’embryon humain. Or, 2 millions de citoyens européens ont signé l’Initiative Citoyenne Européenne UN DE NOUS pour demander précisément l’arrêt du financement par l’Union européenne des programmes menaçant l’être humain déjà conçu. En tant que député européen, vous ne pouvez ignorer cette mobilisation citoyenne massive à travers toute l’Europe, et inédite sur le sujet.

    Je vous demande donc de voter le renvoi en commission de la résolution Estrela, comme ce fût le cas le 22 octobre dernier. Si ce renvoi n’est pas adopté, je vous demande de voter pour les 2 motions de résolution alternative portées par le PPE et l’EFD, qui rappellent une décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (C-34/10) sur l’obligation de protection de l’embryon au nom de son humanité. Ils rappellent également le droit fondamental à la liberté de conscience et à l’objection de conscience.

    Si malgré tout, les motions de résolution alternative ne passent pas, je vous demande de rejeter le rapport Estrela.

    Confiant dans votre souci de l’intérêt général, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le député à l’expression de ma considération.

    SIGNEZ ICI !

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Acte-II-de-l-offensive-contre-l

  • Et si nous faisions l’Union sacrée contre le racisme anti-blanc ?

    Nos gouvernants veulent voir disparaître notre histoire, chassée des manuels scolaires, remplacée par celle des empires africains.

     
     

    Nous avons touché le fond de la haine anti-Français, de la haine anti-blanc, la semaine dernière quand un certain Joyce, se disant surveillant en école primaire, a tweeté sa jubilation parce que, systématiquement, il punit les petits « babtous » (toubab, en verlan, comprendre « tout blanc », mot originaire d’Afrique de l’Ouest).

    Résistance républicaine n’aura les 5 ans requis pour porter plainte au tribunal contre le racisme qu’en 2015 : nous avons donc signalé la chose au procureur de la République.

    Lire la suite....

  • Qui n'aime pas la France ?

    L’histoire se répète et c’est souvent bien triste.

    Hier, les révolutionnaires s’emparaient de la notion de « patrie », accusant les royalistes de trahir la France au motif que ceux-ci avaient pris les armes contre une révolution régicide et déicide.

    Hier, ces mêmes révolutionnaires décrétaient, non sans suffisance, qu’eux seuls représentaient la France, voire « qu’ils étaient » la France. Toute honte bue, ils accusaient leurs adversaires - lesquels appartenaient pourtant à des familles qui avaient servi le pays durant des siècles dans les institutions comme sur les champs de bataille - d’être des apatrides. S’arrogeant un magistère insupportable, ils refusaient l’idée que des hommes pussent encore défendre un système à leurs yeux archaïque, alors que les « philosophes » avaient su faire passer la France des ténèbres à la lumière. Ils oubliaient qu’avant eux, la France était le pays phare de l’Europe, le pays qui rayonnait, que tout le monde enviait, que tout le monde s’efforçait d’imiter. [...]

    La suite sur Politique Magazine

     

  • Mort du criminel Nelson Mandela : un terroriste marxiste antiblanc

     

    La mort de Nelson Mandela déclenche une prévisible hystérie médiatico-politique.
    Pour les prochains jours : déluge d’émotion feinte, concert unanime de louanges chez tous les politiciens et slogans idiots en vue.

    Il faut rappeler, à propos de Mandela, qu’il fut des années durant un chef terroriste d’extrême-gauche (chef du UmKhonto we Sizwe, l’aile terroriste de l’ANC et du Parti communiste sud-africain).

    Rappelons que le 1er janvier 1985, le président sud-africain Botha s’exprimant au parlement, a proposé à Mandela d’être libéré (il était emprisonné pour terrorisme), s’il rejetait « inconditionnellement le recours à la violence comme arme politique ». Mandela rejeta cette offre, refusant d’abandonner les meurtres.

    Il a contribué à faire de la prospère Afrique du Sud un enfer pour les Blancs, et pour beaucoup de Noirs.

    Depuis 1994, plus de 4000 fermiers blancs ont été assassinés par les émules racistes de Mandela, leur famille violée, parfois dépecée vivante, etc.

    Depuis cette date ce sont plus généralement quelque 75 000 Blancs qui ont été tués par des Noirs, dans un génocide initié par le président Mandela et son parti l’ANC, toujours au pouvoir.

    Des dizaines de milliers de Blancs se sont vu voler leurs biens par des hordes noires armées de machettes, après la victoire de Mandela, et vivent maintenant dans des conditions de grande misère, dans des bidonvilles, souffrant de la faim.

    Sur quatre millions de Blancs, un quart a déjà fui le pays.

    Ci-dessous une video de David Duke sur le génocide des Blancs, en particulier des Boers, en Afrique du Sud :

    http://www.contre-info.com/mort-du-criminel-mandela-un-terroriste-marxiste-antiblanc#more-30506

  • Aymeric Chauprade : "L’Ukraine : Les enjeux stratégiques"

    Il est tout aussi intéressant de considérer les projets de l’OTAN par rapport à l’Ukraine, qui est déchirée entre Washington et Moscou.

    L’Ukraine occupe une position stratégique pour de nombreuses raisons. L’une des raisons est la mer Noire. Alors que Moscou a reconnu la souveraineté ukrainienne sur toute la Crimée, y compris le port de Sébastopol (en échange de la location à la Russie de 80% de sa base navale : les baies de Sevastopolskaya et Yghnaya en totalité et celle de Karantinnaya en mouillage commun), les États-Unis s’efforcent d’étendre leur influence sur la péninsule. Par le soutient nationalisme tatar, mais aussi par les tentatives successives d’organiser des manœuvres militaires communes entre l’OTAN et les riverains de la mer Noire, y compris l’Ukraine. La "révolution orange" de 2004 a rapproché l’Ukraine de l’adhésion à l’OTAN.

    Mais l’élection à la présidence de Victor Ianoukovitch, proche de Moscou, en février 2010, a débouché sur l’affirmation du non-alignement de l’Ukraine et sur son refus d’entrer dans l’OTAN. C’était la revanche sur la "révolution orange" de 2004 et le rétablissement de l’influence russe dans l’étranger proche, lequel repose pour l’essentiel sur le triptyque Biélorussie-Ukraine-Kazakhstan.

    Plus à l’est encore, le Partenariat Pour la Paix (PPP) prépare l’intégration de pays non européen et vise à peser sur la Russie. Dans le Caucase, Géorgie, et Azerbaïdjan sont des candidats potentiels qui inquiètent Moscou par leur tropisme atlantiste.

    En Asie centrale, alors que la Russie, dans les décombres de l’URSS, était malgré tout parvenue en 1992 à un traité de sécurité collective avec quatre des cinq pays musulmans (le Turkménistan ayant refusé), les États-Unis parvenaient deux ans plus tard à faire entrer le PPP au Turkménistan, au Kazakhstan, au Kirghizstan et en Ouzbékistan, et à renforcer encore les perspectives à la faveur de la guerre contre l’Afghanistan avec une implantation physique des troupes américaines au Kirghizstan et en Ouzbékistan.

    Les soutiens apportés sont significatifs : l’Ouzbékistan a intégré en 2001 l’opération "Enduring Freedom", le Kazakhstan a aidé la Pologne en Irak sur des opérations de déminage.

    [...]

    Le 21 Avril 2010 : Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et Dmitri Medvedev signent un accord prolongeant de 25 ans au-delà de 2017 les droits de stationnement de la flotte russe en Crimée. En retour, la Russie accepte une remise de 30% à l’Ukraine sur le prix du gaz naturel.

    [...]

    Aussi étendue et peuplée que la France, l’Ukraine est fragilisée par sa division en trois parties: l’Est minier et industriel, russophone et orthodoxe, qui regarde vers la Russie et la Biélorussie, le Centre de culture uniate (un rite orthodoxe, mais rattaché à Rome) et l’Ouest catholique plutôt nationaliste et antirusse, qui regarde vers la Pologne et les pays Baltes.

    En 2004, la succession de Léonid Koutchma est en jeu. Cet ancien communiste d’Ukraine orientale, au pouvoir depuis 1994, réélu en 1999, fait face à des contestations fortes qui l’amènent à se rapprocher de Moscou. Il signe en 2003 un accord visant à créer, après les élections présidentielles de 2004, un espace économique unique Russie-Ukraine-Biélorussie-Kazakhstan. Pour la succession de Koutchma, les Ukrainiens doivent choisir entre la continuité prorusse incarnée par le premier ministre Viktor Ianoulovitch et la rupture pro-occidentale prônée par Viktor Iouchtchenko.

    À l’issue du deuxième tour, l’opposition accuse Ianoukovitch d’avoir fraudé et les jeunes activistes du mouvement Pora ! ("Il était temps !") appellent à la désobéissance civile: 100000 manifestants bloquent la place de l’Indépendance à Kiev.

    Un troisième tour, le 26 décembre 2004, donne finalement une large victoire à Iouchtchenko. Le clan prorusse brandit alors la menace de sécession d’une fédération du Sud-Est avec les régions de Crimée, Lougansk, Donetsk, Dniepropetrovsk, Zaporojir, Mykolaev, Odessa, Kharkov et Soumy, l’ensemble représentant les deux tiers du PIB ukrainien.

    Cette menace bien réelle va contribuer à modérer les ardeurs occidentales et permettre de maintenir dans la donne politique la composante prorusse, hostile à une intégration de l’Ukraine dans l’OTAN.

    Avec l’élection de Viktor Ianoulovitch en février 2010, l’"espoir orange" porté par les Américains s’est éloigné, l’Ukraine revenant au "non-alignement".

    Cet ancrage prorusse de l’Ukraine s’est confirmé en octobre 2012 avec la victoire aux législatives du Parti des régions du président Ianoukovitch.

    [...]

    Le contrôle de l’Ukraine : Sans l’Ukraine, la Russie perd une part conséquente de sa puissance. On peut même affirmer que son statut de puissance mondiale, en plus de son statut de puissance européenne, deviendrait très discutable.

    Avec un peu moins de 50 millions d’habitants, l’Ukraine représente tout de même le tiers du poids démographique de la fédération de Russie. C’est le berceau de Moscovie. Historiquement, Ukraine et Russie sont consubstantielles (les Russes ne parlent jamais du peuple frère polonais mais ils parlent du peuple frère ukrainien).

    La loi sur les langues du 3 juillet 2012 a consacré cette parenté en faisant, de facto, du russe la deuxième langue officielle du pays. Par ailleurs, l’Ukraine offre à la Russie un débouché sur la mer Noire, donc sur la méditerranée (ouverture sur les mers chaudes).

    Contrôler l’Ukraine c’est aussi contrôler l’isthme Baltique qui relie la mer Baltique à la mer Noire. Tout ceci explique pourquoi l’Ukraine est depuis plus de trois siècles sous la tutelle de Moscou et que ce pays est beaucoup plus important pour les russes que ne le sont le Caucase et l’Asie centrale – qui d’ailleurs s’intéressent d’autant plus à la Russie que celle-ci maintient son attache à l’Europe, laquelle passe par l’Ukraine !

    Une Ukraine tournant le dos à Moscou pousserait aussi la Biélorussie à regarder davantage vers la Pologne et les pays Baltes. On voit donc que les conséquences géopolitiques d’une perte de l’Ukraine se feraient sentir pour Moscou de l’Asie centrale jusqu’à la Biélorussie.

    L’objectif de Moscou est de constituer une entende politique et économique entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine, sans laquelle l’ensemble ne peut avoir de cohérence. Moscou dispose d’atouts solides pour maintenir les liens avec Kiev: toute la partie Est et sud russophone peut faire sécession et se rattacher à la Russie, rejoignant du même coup les 15 millions d’ukrainiens qui y vivent. Les deux tiers des échanges commerciaux de l’Ukraine se font avec la Russie. Enfin, plus de 60% des apports énergétiques de l’Ukraine viennent de la Russie ou passent à travers le territoire de celle-ci. Si, aujourd’hui, plus de 80% des hydrocarbures qu’ils exportent vers les pays de l’Union européenne traversent le territoire ukrainien, les Russes pourront contourner celui-ci, via la Pologne ou la Biélorussie, ou grâce au nouveau gazoduc nord-européen qui relie la Russie à l’Allemagne via la Baltique; ils peuvent également utiliser le prix du gaz comme une arme de pression sur l’Ukraine.

    Aymeric Chauprade,

    Extraits de Chronique du choc des civilis

    http://la-dissidence.org/2013/12/02/aymerci-chauprade-lukraine-les-enjeux-strategiques/