« Au CP, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots… ».
Les résultats de l’enquête PISA sur les résultats scolaires ont donné lieu à un festival de désinformation médiatique. Marion Maréchal-Le Pen ayant affirmé que la France est « empêtrée dans des méthodes comme la méthode globale. Il faut revenir aux méthodes qui marchent comme la méthode syllabique », France-Info l’a mise en cause le 4 novembre 2013. Sous couvert de démêler « le vrai du faux », la chaîne publique s’est livrée à une leçon de politiquement correct et à un bobard savant. Claude Meunier-Berthelot, auteur de « Bas les masques : la désinformation à l’école » fait le point pour Polémia. Alors France-Info candidat à la Ve cérémonie des Bobards d’Or le 11 mars prochain ?
Polémia
Oui, Marion Maréchal-Le Pen dit vrai sur l’apprentissage de la lecture
Prétendre, comme ose le faire France-Info, que Marion Maréchal-Le Pen « dit faux » quand elle dénonce la France empêtrée dans les méthodes globales d’apprentissage de la lecture relève de la plus pure imposture ! A cet égard, il est intéressant de noter auprès de qui Gérald Roux, journaliste de France-Info, prend ses sources ! Entre autres « spécialistes » (sic) : Anne-Marie Chartier, « docteur en sciences de l’éducation » (tout un programme !), spécialiste (sic) des méthodes de lecture, et un psycho-linguiste, Jacques Fjalkow (encore tout un programme !), autrement dit, que des gens bien cadrés dans le système de déconstruction actuelle de l’institution scolaire.
Les textes officiels démentent l’affirmation de France-Info
Or, les textes officiels relatifs aux programmes du CP (cours préparatoire) stipulent expressément : « Au CP, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots… », ce qui signifie, en langage « décodé », qu’il s’agit d’utiliser des méthodes de nature globale. Ce sont les seules méthodes envisagées par les instances officielles, de même que les seules contenues dans les manuels de lecture proposés au CP par l’institution scolaire.
Dénoncées par ceux qui les ont subies et par les parents d’élèves, décriées par de nombreux psychologues, orthophonistes et neurologues, elles n’en continuent pas moins d’être préconisées par les instances officielles, d’être recommandées pour ne pas dire imposées par la plupart des formateurs, conseillers pédagogiques et inspecteurs, tous fondus dans le même moule des IUFM (récemment rebaptisés Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) et très majoritairement pratiquées dans les écoles.
La pratique le confirme…
Certes, les méthodes purement globales ne sont plus utilisées mais les méthodes de nature globale, appelées également « semi-globales » ou « mixtes » – que les instances officielles prennent bien la précaution de ne surtout plus nommer tant leur simple évocation suscite des cris d’orfraie – sont très majoritairement utilisées et ont – hélas ! – de beaux jours devant elles pour notre plus grand malheur, celui de nos enfants et de la société tout entière. Car elles ont les mêmes effets désastreux que les méthodes globales pures et c’est par l’usage de ces méthodes que le décervelage des têtes se fait.
C’est ainsi que Rachel Boutonnet, auteur du Journal d’une institutrice clandestine, qui a « clandestinement » et courageusement fait usage de la méthode syllabique au sein de l’Education nationale après avoir subi les errements pédagogiques de l’IUFM, pratiqué les méthodes « semi-globales » et constaté les dégâts causés, affirme que les méthodes de nature globale « transforment les enfants qui pourraient être brillants, des bons élèves, des enfants vifs, en des enfants perdus qui se persuadent peu à peu d’être idiots et fichus … qu’ elles font des dégâts qui ne se révèlent pas nécessairement tout de suite chez tous les autres à des degrés divers, qu’elles touchent même ceux qui lisent bien », ajoutant : « La méthode globale sera résolument écartée quand les programmes ne parleront plus d’ “identification des mots” mais de “lecture”, que l’on ne parlera plus d’analyse mais seulement de synthèse… ».
Comment reconnaître une méthode syllabique d’une méthode de nature semi-globale ?
Des différences capitales distinguent ces deux types de méthode :
– La méthode syllabique ou alphabétique, traditionnellement utilisée dans l’institution scolaire et dont l’efficacité n’a jamais été démentie, est basée sur la logique ; elle consiste à commencer l’apprentissage de la lecture par la connaissance de la lettre – voyelle ou consonne – puis de la syllabe, ensuite du mot, pour arriver à la construction de la phrase, s’appuyant en cela sur l’apprentissage de la grammaire – analyse logique – pour déterminer la fonction des mots dans la phrase afin de bien comprendre le sens de ce qui est lu, ce qui a aussi pour conséquence de permettre de déterminer l’orthographe des mots. Il s’agit donc d’une construction qui va du simple au complexe de façon progressive, s’appuyant à chaque étape sur les acquis antérieurs, où l’enfant est amené développer une logique et à orthographier correctement.
– Les méthodes de nature globale appelées « semi-globale » ou « mixte » utilisées depuis plusieurs décennies sont responsables d’un taux de dyslexies et d’illettrisme impressionnant. Basées sur la mémoire, visuelle et auditive, elles consistent à engager un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique, faisant mémoriser à l’enfant des phrases apprises par cœur pour les décomposer en mots – ce qui est appelé « l’identification des mots » – , puis en syllabes, pour aboutir in fine à la connaissance du code alphabétique, autrement dit des lettres, ce qui est appelé le « décodage ». Il s’agit donc, non seulement d’un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique, mais, par surcroît, sans qu’il y ait l’apprentissage d’une logique de l’agencement des mots, ce qui altère forcément la compréhension des phrases et l’orthographe qui en résulte.
L’usage de cette dernière méthode est traître à plus d’un titre : d’une part, si l’enfant a une bonne mémoire, il peut apprendre à lire apparemment d’une façon correcte mais sans qu’il comprenne ce qu’il lit, et beaucoup de parents sont abusés par ce phénomène en disant : « Mon enfant sait lire » ; d’autre part, le processus de décomposition du mot en syllabes puis en lettres qui aboutit in fine à la connaissance du code alphabétique laisse à penser à beaucoup de parents qu’il s’agit d’une méthode syllabique et ne s’en émeuvent pas.
Or, les travaux du Dr Wettstein-Badour ont mis en évidence que la pédagogie sculpte le cerveau et conditionne le développement de la pensée conceptuelle et nous savons que l’usage des méthodes de nature globale ne permettent pas que la lecture se transforme en automatisme, entraînant un flottement des connaissances. Ordonner, structurer, restituer le savoir devient un problème, des fautes sont faites modifiant le sens des phrases et il faut du temps pour mettre en relation des connaissances « empilées » et plus ou moins confuses. De même, il devient impossible d’obtenir le maintien d’une concentration soutenue.
Cela, ceux qui nous gouvernent le savent et pourtant…
Marion Maréchal-Le Pen a raison
Marion Maréchal-Le Pen a raison de dénoncer l’engluement du système français dans la pérennisation de l’usage de ces méthodes ; elle ne le dira jamais ni assez, ni assez fort, puisque ces méthodes sont toujours utilisées, s’apparentant à de véritables lavages de cerveau qui justifient la déconstruction du système éducatif dans la mesure où les enfants deviennent ainsi incapables d’effectuer des études aussi structurantes que celles qui sont possibles pour la majorité d’entre eux avec des méthodes alphabétiques ou syllabiques.
Mais se pose la question de savoir comment les autoproclamés « spécialistes » (sic) de la lecture peuvent avoir l’outrecuidance, pour ne pas dire plus, d’affirmer que « la méthode globale n’a jamais été utilisée, seulement de manière marginale (sic) … qu’en France elle n’a pas été enseignée de manière généralisée, loin de là (sic) … qu’en France on a l’impression que la méthode a été très présente, c’est un mythe (resic) » et d’ajouter que : « l’explication se trouve peut-être dans le fait qu’on a assisté, dans les années 1960-1970, à une offensive de quelques pédagogues en faveur d’un apprentissage qui pouvait s’apparenter à la méthode globale ».
Il ne faut pas manquer d’aplomb, à moins que ces « spécialistes » aient eux-mêmes été victimes de ces méthodes et soient incapables d’analyser la réalité de la situation.
En tout cas, pour ce qui est de France-Info, c’est un faux.
Claude Meunier-Berthelot, 5/12/2013
http://www.polemia.com/le-gros-bobard-de-france-info-sur-les-methodes-de-lecture/
lobby - Page 2185
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Le gros bobard de France-Info sur les méthodes de lecture
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Bernard Lugan rétablit la vérité sur Mandela et l’apartheid
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Menaces de mort à Lyon
Ce matin les habitants du quartier d'Ainay dans le 2e arrondissement de Lyon ont découvert de nombreux graffitis extrémistes sur les murs de la mairie d'arrondissement et de la salle municipale François Sala où doit se tenir ce soir "La soirée branchée" des Enfants des Terreaux. Des graffitis "antifascistes" et anti-catholiques revendiquant notamment "Enfant des Terreaux, un coup de couteau". Plusieurs plaintes ont été déposées dans la journée et une enquête de police est actuellement diligentée. Les enfants des Terreaux font part de leur stupéfaction face à ces messages de haine. Malgré ces menaces, les Enfants des Terreaux maintiennent leur soirée festive ce soir et rappellent qu'il ne lâcheront jamais rien.
http://www.lesalonbeige.blogs.com/
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Le vrai visage du Téléthon : l'eugénisme
Communiqué de Choisir La Vie :
"Les 6 et 7 décembre prochains se tiendra la 27e édition du Téléthon, manifestation largement promue et encouragée par les médias et le milieu du showbiz. Sans condamner la générosité de milliers de donateurs et de bénévoles engagés dans la lutte légitime contre les maladies génétiques, Choisir la Vie ne peut que renouveler ses mises en garde contre les orientations de l’AFM (Association française contre la myopathie) qui :
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d’une part, finance, par le biais d’une partie des dons du Téléthon, certaines recherches utilisant des embryons humains, sacrifiés ainsi pour la science !
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et d’autre part, utilise le mensonge pour arriver à ses fins (financières !). Les "bébéthons" mis en effet en avant et présentés comme un succès thérapeutiques n’ont en aucun cas guéri à proprement parlé mais ne sont, en fait, que le fruit d’une odieuse sélection par diagnostic prénatal. Ils sont les seuls survivants des membres de leur fratrie éliminés avant leur naissance parce que diagnostiqués myopathes.
Enfin, depuis 2006, il a été demandé aux responsables du Téléthon une parfaite transparence financière, afin d’éviter aux donateurs d’être complices d’actes que leur conscience réprouve. Celle-ci a été refusée. C’est pourquoi Choisir la Vie, fidèle à son combat pour le respect de la vie de chaque être humain ne peut que, cette année encore, dénoncer ces dérives et demander à ses adhérents et sympathisants de tirer les conséquences de celles-ci."
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50.000 personnes manifestent à Athènes en soutien au parti Aube Dorée

ATHÈNES (NOVOpress) - En réponse au début du procès de plusieurs leaders d’Aube Dorée qui vise surtout à interdire purement et simplement ce parti, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés samedi dernier le 30 Novembre devant le parlement Grec.
Les média avaient prévu que ce rassemblement serait un échec et Reuters a même lancé le chiffre de 1.000 participants repris par plusieurs journaux nationaux. Mais la presse étrangère a été forcée de reconnaitre l’ampleur de ce mouvement.
Malgré ce rejet des media officiels, les intentions de vote pour l’Aube Dorée sont de 10%, ce qui en fait la troisième force politique du pays.
Source : The Guardian / Wall Street Journal
http://fr.novopress.info/148004/50-000-personnes-manifestent-athenes-en-soutien-au-parti-aube-doree/
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Comment François Hollande tente de mettre à genoux la famille…
Que Hollande fasse sauter sur ses genoux toute une crèche n’y changera rien : il aura tout volé à la famille.
C’est un sondage IFOP publié dans Le Figaro qui le révèle : les trois quarts des Français jugent injuste la politique familiale du gouvernement. 60 % des Français estiment avoir subi une baisse de leur pouvoir d’achat du fait de ces mesures, et qu’ils soient touchés ou non, 80 % d’entre eux ne croient pas en son efficacité.
Un sondage inquiétant pour le gouvernement car il n’y a pas meilleur ferment de rancœur qu’une punition perçue comme inique et inutile. Surtout lorsqu’elle vise ce qui a toujours été le recours, l’abri vers lequel vous porte un instinct primitif quand tout le reste fout le camp : la famille.
Sans doute François Hollande n’a-t-il pas eu besoin de ce sondage pour prendre conscience de l’ornière dans laquelle une fois de plus il s’est fourré, puisqu’il tente d’inverser la vapeur en multipliant depuis quelques jours les signaux en direction des « familles » : il y a eu cette remise de médailles de la famille à l’Élysée, en compagnie de Valérie Trierweiler, le 30 novembre dernier, puis cette opportune photo prise lundi soir, dans les locaux d’une association d’aide aux jeunes parents en difficulté, avec un bébé dans les bras.
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Qui peut encore croire au gender ?
Toute la partie « scientifique » de la justification du gender repose sur l’idée de la plasticité du cerveau. Effectivement il y a cinquante ans, la pensée médicale voyait dans le cerveau un organe fixe qui ne se renouvelait pas. Or l’image par Résonnance Magnétique permet de se situer au plus profond des arcanes du système nerveux. Il existe des appareils qui plongent au 100.000ème par rapport à ceux qui sont utilisés par exemple dans une atteinte de la hanche. Ces appareils détectent les mouvements intercellulaires d’où le nom d’IRM fonctionnelle. Ainsi, il est possible de quantifier la douleur qui passe d’une cellule nerveuse à une autre, de doser les médicaments qui sont prescrits, de prévoir une crise d’épilepsie, de « lire » la dépression. Ce sont les neurosciences. Elles permettent de suivre et d’interpréter le câblage des neurones. Il s’agit d’une véritable cartographie dynamique.
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Feu vert pour la libre circulation des turcs en Europe
Communiqué de Bruno Gollnisch
Député au Parlement européen
Membre du Bureau politique du Front NationalL’Union européenne vient de conclure un accord avec la Turquie pour la facilitation d’obtention des visas qui doit être signé à Ankara le 16 décembre prochain. Certes, cet accord s’accompagne d’un accord dit « de réadmission » visant à obliger la Turquie à accepter sur son territoire les clandestins qui y auraient transité avant d’entrer sur le territoire de l’UE. Certes également, il est prévu une période d’observation de trois ans sur l’application du second accord, avant d’exempter totalement de visas les citoyens turcs désirant faire de courts séjours en Europe. Certes, l’Union européenne a aussi conclu ce type d’accords avec d’autres pays, l’Albanie, la Bosnie, des républiques d’Asie centrale… dont on sait que les ressortissants ne voyagent que pour le tourisme, les études ou les affaires.
Mais justement. C’est l’occasion de faire savoir aux citoyens français que le gouvernement ne décide plus vraiment de qui a le droit d’entrer en France. C’est Bruxelles qui négocie ce type d’accords. Les ministres des États membres, réunis au Conseil, doivent les approuver, mais à la majorité qualifiée. Non seulement il n’y a pas de droit de veto, mais n’importe quel Ministre peut faire l’affaire pour signer. Le dernier accord de ce type en date, avec l’Azerbaïdjan, a été approuvé lors d’un Conseil « Jeunesse, Culture et Sports ». En présence de Mmes Filippetti et Fourneyron, et M. Peillon, mais sans M. Valls ! Belle manière de noyer le poisson en même temps que l’information ! Bien sûr, les parlements nationaux ne sont pas consultés : seul le Parlement européen l’est.
Voilà l’Union européenne ! Des fonctionnaires qui négocient, des ministres qui décident de dossiers qui ne sont pas de leur compétence, et des parlements nationaux réduits au silence !
Le Front National réaffirme le droit de chaque État à décider souverainement de qui a le droit d’entrer et séjourner sur son territoire, à quelles conditions et pour quelle durée. Ces domaines sont trop sérieux pour les laisser aux eurocrates !
http://www.gollnisch.com/2013/12/05/feu-vert-pour-la-libre-circulation-des-turcs-en-europe/
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La voie ukrainienne
http://www.dedefensa.org
Bien entendu, les “images” abondent, c’est-à-dire les illustrations des habituelles narrative en développement pour ce genre de situation. («A broad desire to change the way their country is run is driving Ukrainians to the streets.», nous disent, la plume mouillée, Jana Kobzova et Balazs Jarabik, dans EUObserver le 3 décembre 2013.) Il y a, dominant le tout, la narrative vertueuse et pleine d’espérance démocratique de la “Révolution Orange-II”, qui a l’avantage, pour nombre de plumitifs de la presse-Système, d’user de la technique du “copié-collé” avec leurs articles de 2003-2004 pour nous présenter d’excellentes analyses-Système de la situation ukrainienne de 2013. Cela, c’est pour le décor de carton-pâte et la facilité de la lecture.
Les protestations de l’opposition ont commencé après le refus du gouvernement ukrainien de signer l’accord de coopération avec l’UE. Le lien entre les deux était évident, dans la narrative de convenance, et il a été aussitôt imposé comme allant de soi. Pourtant, la phase de la protestation n’est peut-être si complètement liée avec la question de l’accord UE refusé. C’est une interprétation qui est assez courante, et par ailleurs assez évidente ; c’est celle de Poutine, comme celle du Polonais Mateusz Piskorski, député et directeur du European Centre of Geopolitical Analysis, qui juge que si l’opposition qui tient la rue venait au pouvoir, elle-même ne signerait pas l’accord avec l’UE («I guess that even the opposition, if it comes to power in the coming months, wouldn’t be ready to sign free trade agreement with Europe...»).
Nous dirions que la phase des protestations de rue doit être détachée de la phase des négociations avec l’UE et de la rupture, pour être considérée en elle-même comme une crise interne ukrainienne, renforcée par les diverses forces extérieures de déstabilisation (celle-là, certes, sur le modèle de la “Révolution Orange”, bien entendu, avec les usual suspects, ou pour faire plus net, les coupables habituels, tout l’appareil “sociétal” de subversion et de déstructuration du bloc BAO). Finalement, la situation interne ukrainienne joue le rôle central, avec une prodigieuse corruption, touchant tous les appareils politiques, celui du gouvernement comme celui de l’opposition, une gestion grossière des situations de crise (les violences de la police), une tension endémique entre les deux parties du pays, s’opposant selon des fractures religieuses, ethniques, culturelles, etc., entre “pro-russes” à l’Est et “anti-russes” à l’Ouest. Tous ces éléments sont archi-connus et admis, d’une façon beaucoup plus évidente qu’en 2003-2004, d’autant que la situation n’a fait qu’empirer à cet égard. Le soi-disant pro-russe et président ukrainien Viktor Ianoukovitch et son gouvernement ne sont guère plus appréciés des commentateurs russes que des commentateurs du bloc BAO, et en général pour des raisons sérieuses, dénuées de l’affectivité sociétale qui marque les écrits des seconds. (Fédor Loukianov, le 29 novembre : «Mais l'esprit de compétition va se dissiper et on ignore toujours quoi faire avec ce pays voisin et aussi proche. Après tout l’Ukraine n'a fait aucun choix en faveur de Moscou, elle l’a une nouvelle fois esquivé en espérant pouvoir continuer à mener par le bout du nez les uns [l’UE] et les autres [la Russie]...») On citera ici plus en détails quelques observations sur la situation en Ukraine.
• Quelques observations sans ambages de Poutine (Russia Today, le 3 décembre 2013) lors d’une visite en Arménie, assorties de l’affirmation officielle que la Russie se tient de toutes les façons complètement en dehors des actuels événements, selon le principe de la souveraineté.
«“As far as the events in Ukraine are concerned, to me they don’t look like a revolution, but rather like 'pogrom'. However strange this might seem, in my view it has little to do with Ukrainian-EU relations,” Putin said. [...] “What is happening now is a little false start due to certain circumstances… This all has been prepared for the presidential election. And that these were preparations, in my opinion, is an apparent fact for all objective observers,” Putin stressed.
« He has said that now the Ukrainian opposition is either not in control of the protests, or it may serve as a cover-up for extremist activities. The footage from Kiev clearly shows “how well-organized and trained militant groups operate,” the Russian President said. Nobody seems to be concerned with the actual details of the Ukrainian-EU agreement, Putin said. “They say that the Ukrainian people are being deprived of their dream. But if you look at the contents of the deal – then you’ll see that the dream may be good, but many may not live to see it,” he argued. Putin then explained that the deal offered to Ukraine by the EU has “very harsh conditions”.»
• L’analyste William Engdahl estime que les événements actuels en Ukraine son essentiellement la réalisation d’un programme du bloc BAO, avec les USA “manipulant“ l’UE, avec les habituels outils de subversion (thèse de la “Révolution Orange-II”). Il met aussi en évidence la responsabilité de la direction ukrainienne. (Russia Today, le 2 décembre 2013.)
«First of all I think it’s quite right about the economic damage with the special association with the European Union. This was a Washington agenda and has been for more than six years. The EU is simply acting as a proxy for Washington to essentially strip Ukraine from Russia and weaken and isolate Russia even more. So the geopolitical stakes are huge in this.
»The Ukrainian police made a colossal blunder, the same as Milosevic made back in Yugoslavia, and the same blunder that Bashar Assad made at the onset of the protests in Syria – and that is to react with state violence, because that is exactly what the opposition was hoping and praying for: that they would lose their cool and give a red flag for the protesters to come out on mass. And that’s precisely what has happened.»
• Enfin, on citera le Polonais Mateusz Piskorski, interviewé le 2 décembre 2013 par Russia Today. Ses réponses, qui reprennent les lignes générales déjà vues, donnent des détails intéressants sur la situation interne de l’Ukraine et sur les événemets.
Russia Today : « Ukraine is a divided country, with the West ardently supporting European integration and the East historically more pro-Russian. Do you think the opposition intends to have some kind of dialogue with the easterners ? »
Mateusz Piskorski : « I guess, first and foremost, all the protests that we can now see in the central squares and streets of Kiev are protests that have been raised or supported by some external factors and actors of the Ukrainian political scene. First, we see a huge professionalism of those who have organized the protests, because before the protests we heard about the activities of several embassies and NGOs financed and supported by different foreign countries. So we see this kind of pressure exerted by the external forces for the Ukrainian government to think once again about which geopolitical and geo-economic choice would be right and better for Ukraine. We can, of course, see the protests organized by the other side, by the Ukrainian Communist Party, by some members of the Party of Regions, which are in the eastern and southern towns of Ukraine. Unfortunately, in Europe and the United States we only see what is happening now in Kiev, but we cannot see the reaction of the other parts of Ukraine. » [...]
Russia Today : « Should the opposition succeed in overthrowing the government in Ukraine? Do you think the EU want to associate with such a turbulent nation as Ukraine ? »
Mateusz Piskorski : «I think for the moment being any kind of association and signing a deeper and more comprehensive fair trade agreement between the EU and Ukraine would be a kind of economic suicide for Ukrainian side. If we look at the things which have happened during the last few months, I mean during the economic conflict between Russia and Ukraine, it was a clear proof that Ukraine’s economy is very closely connected to Russia. These are the ties that have remained from the Soviet times; we perfectly know that Ukraine is a part of the post-soviet economic area which is now integrating into the Eurasian bloc. We can tell only that the EU is not capable of compensating all the financial losses that Ukraine would encounter in case of closer cooperation with the EU. I guess that even the opposition, if it comes to power in the coming months, wouldn’t be ready to sign free trade agreement with Europe if it studies the possible results of such an agreement, as well as of the association agreement. This pro-European rhetoric aims at causing internal crisis and early elections, perhaps next year.»
D’une façon générale, on trouve dans ces diverses déclarations la confirmation des différents éléments déjà mentionnés : l’aspect catastrophique pour l’Ukraine de l’accord avec l’UE, la situation de corruption générale de la classe politique, l’absence d’habileté des réactions des autorités, l’intervention sans doute très importante d’éléments extérieurs de désordre et de déstabilisation. Certains détails, certaines précisions sont discutables. Il y a, notamment pour notre compte, l’analyse d’Engdahl faisant de l’UE un outil d’un “agenda” US : notre analyse est bien que l’UE agit dans ce cas sans nécessité d’impulsion ou d’“ordre” washingtonien, mais de son propre chef, selon l’impulsion-Système affectant tous les acteurs du bloc BAO dans la course à l’expansion et à la puissance quantitative. Bien entendu, les différents groupes et réseaux de déstabilisation US suivent, comme ils n’ont jamais cessé de faire en soutenant tout ce qui a un ferment de déstabilisation. Le but de déstabiliser les voisins de la Russie sinon la Russie elle-même est également évident, mais comme un comportement quasiment mécanique, se nourrissant de lui-même depuis la chute de l’URSS et surtout depuis 9/11. Il n’y a là-dedans rien de nouveau ni rien d’absolument efficace...
Le plus extrême de cette situation, d’un point de vue institutionnel, serait la chute de Ianoukovitch et l’arrivée au pouvoir de l’opposition. On se trouverait alors devant une nouvelle phase de la même séquence, aboutissant au délitement du nouveau gouvernement dans la corruption et le reste. Le seul facteur qui pourrait interrompre cette espèce d’évolution “en boucle” comme l’on dirait de l’inventeur du mouvement perpétuel serait une rupture opposant les deux parties du pays, la pro-russe et l’antirusse. Dans ce cas, le processus de déstabilisation-déstructuration de l’Ukraine passerait au stade du processus de déstabilisation-dissolution, toujours selon un cheminement classique des événements dans la crise générale qui nous affecte. On se trouverait alors devant des perspectives inconnues, les acteurs extérieurs étant cette fois directement concernés, mais des perspectives inconnues toujours marquées par les contraintes et les pesanteurs autant de l’Ukraine elle-même que de la domination du facteur de la communication.
Le principal enseignement se trouve plutôt dans le constat de la tendance au désordre de la situation considérée objectivement, et le constat de la tendance à accentuer le désordre de la part des acteurs du bloc BAO qui sont les principaux représentants du Système. On dira : rien de nouveau là-dedans, notamment par rapport au temps de la “Révolution Orange-I”, et alors pourquoi ne pas parler effectivement d’une “Révolution Orange-II” en reprenant les logiques et les accusations qui accompagnèrent l’événement ? Simplement parce qu’il s’est écoulée une quasi-décennie entre les deux événements, et si les composants ukrainiens (situation interne et interventionnisme déstabilisant) n’ont pas changé, par contre les situations internes du bloc BAO ont complètement basculé dans la crise ouverte. Dans ce sens, la poursuite des mêmes tactiques de déstabilisation et de déstructuration change complètement de sens et pourrait conduire, au niveau des relations internationales, avec le chaudron ukrainien toujours actif et conduit à une nouvelle phase paroxystique, à des situations de tension renouvelée ou accentuée, induisant alors par conséquence d’enchaînement indirect un désordre encore plus accentué où tous les acteurs seraient concernés.
C’est-à-dire qu’on ne peut revenir à la situation de la “Révolution Orange-I” où il semblait qu’une Russie encore affaiblie était assiégée par les acteurs occidentaux (non encore constitués en bloc BAO), semblant alors encore triomphants malgré les premiers revers (évolution de la situation en Irak). Aujourd’hui, la crise interne du bloc BAO, c’est-à-dire la crise du Système, et même la crise d’effondrement du Système, tout cela est partout présent et produit constamment des effets et des interférences aux conséquences insaisissables et souvent catastrophiques. Par conséquent, et à terme assez court, si le désordre en Ukraine se poursuit et débouche sur une nième déstabilisation du pays, la Russie en sera affectée, mais également le bloc BAO d’une façon ou d’une autre. En langage express des experts-Système, il s’agit d’une situation lose-lose classique, comme on en voit partout, avec la diffusion du désordre nihiliste caractérisant les effets des politiques en cours. A ce point du raisonnement, on irait même jusqu’à observer, malgré la proximité du nouveau foyer de désordre, que la Russie serait la première à réagir d’une façon constructive, si elle s'appuie comme elle a coutume de faire sur sa politique principielle de fermeté, contre le désordre anarchique des “valeurs” du bloc BAO. Et, certes, dans le cas contraire, si la situation en Ukraine s’apaise, ce ne sera que temporaire vu l’état intérieur du pays et surtout de sa direction, et le mécanisme de déstabilisation-déstructuration se manifesterait à une prochaine occasion.
Tout cela témoigne non pas d’affrontements ordonnés assortis d’“agendas” cohérents, notamment de type géopolitique, mais bien du tourbillon de désordre de l’ère psychopolitique. Chercher un vainqueur dans une telle occurrence n’a pas de sens, tout comme la situation elle-même. (Les résultats obtenus finalement, quelques années plus tard, par les diverses “révolutions de couleur” de la période 2003-2005, pourtant parties de bases infiniment mieux maîtrisées, sont éloquents à cet égard : accentuation du désordre partout où ces événements eurent lieu, renforcement de la Russie autour de sa politique principielle, qui en fait l’acteur le plus sûr mais tout de même sans capacité de vaincre ce désordre [voir le 2 décembre 2013].) Bien évidemment, si l’on s’arrête aux événements du jour, aux vociférations de foules plus ou moins malheureuses et plus ou moins manipulées à la fois, aux slogans du bloc BAO et à la narrative de ses commentateurs, on peut toujours s’exclamer devant la puissance du Système et à nouveau proclamer son invincibilité. Pour notre cas, nous verrons dans tout cela, selon notre analyse classique, la manifestation évidente de sa surpuissance se transformant instantanément en effets d’autodestruction.
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2013/12/04/temp-8bd039a197727555cb41a2522135a7cf-5238147.htmlLien permanent Catégories : actualité, Europe et Union européenne, géopolitique, international, lobby 0 commentaire -
Le grand malaise démocratique
Les oligarchies politiques ont peur du peuple.
La démocratie directe a été l’un des thèmes de la campagne électorale allemande de 2013. Mais le referendum d’initiative populaire – pourtant souhaité par 84% des allemands – a été exclu du programme gouvernemental de grande coalition. Voici le point de vue éclairé d’un blog alsacien.
Polémia.
En Allemagne, le programme de la nouvelle coalition gouvernementale (CDU/CSU et SPD) conduite par Angela Merkel vient d’être présenté officiellement. La mise en place de la démocratie directe au niveau fédéral n’en fait pas partie, alors qu’il s’agissait d’un des thèmes de la campagne électorale et que la CSU et le SPD y étaient favorables, comme 84% de la population allemande, d’après le dernier sondage Emnid traitant de cette question. La chancelière fraîchement réélue a simplement dit non. Contre l’avis largement majoritaire du peuple, mais également contre l’avis largement majoritaire de la base de son propre parti.
Au même moment les institutions françaises valident dans un silence assourdissant la mise en place du référendum d’initiative partagée, qui est une parodie grotesque du référendum d’initiative populaire. Tellement grotesque que tous les observateurs s’accordent à dire qu’aucun référendum d’initiative partagée (l’initiative populaire étant partagée avec le parlement) ne verra jamais le jour dans la forme actuelle de la loi. En mars 2011, un sondage (*) de l’Ifop révélait que 72% des Français étaient favorables (et seulement 12% contre) à la mise en place du référendum d’initiative populaire en France.
Dans les deux cas, en France comme en Allemagne, les dirigeants élus ont refusé à leurs électeurs le droit à la démocratie directe.
Pour autant, l’aspiration à la démocratie directe ainsi que sa pratique progresse lentement en Europe et dans le monde. Les Allemands sont de plus en plus massivement favorable à cette modification fondamentale de leurs institutions, et pour la première fois en Allemagne l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral a été un des enjeux des discutions de la coalition gouvernementale. Cela s’explique certainement par le fait que les électeurs allemands pratiquent la démocratie directe au niveau des Länder, et semblent de moins en moins comprendre pourquoi, dans la mesure où ils sont censés être le peuple souverain, les référendums d’initiative populaire ne seraient pas possible au niveau fédéral, là où tout se décide, d’autant plus qu’en 2005, ils ont vu les Français et les Hollandais voter sur l’Union Européenne, sans qu’ils aient eu eux-mêmes droit au chapitre.
Aux États-Unis, la démocratie directe existe également dans 26 des 50 États, et elle y est de plus en plus pratiquée. Et plus de 60% des Américains sont également favorables à l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral.
Les démocraties parlementaires sont et ont toujours été des formes de despotisme éclairé. Les citoyens y sont considérés assez libres et responsables pour élire leurs représentants par des modes de scrutins par ailleurs on ne peut plus contestables, mais ne sont pas considérés assez libres et responsables pour décider directement, en tant que peuple véritablement souverain, des questions politiques les plus importantes, à commencer par les questions d’ordre constitutionnel, qui vont déterminer les règles du jeu démocratique et les droits civiques fondamentaux.
Au cours de l’Histoire, les monarchies absolues se sont transformées en monarchies constitutionnelles, les élections aux scrutins censitaires ont évolué en scrutins au suffrage universel masculin, et accorder le droit de vote aux femmes s’est finalement imposé comme une évidence.
La progression constante de la pratique du référendum d’initiative populaire aux États-Unis, les récents débats sur l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral en Allemagne, ainsi que le haut niveau d’opinion favorable à la démocratie directe aux États-Unis, en France ou en Allemagne, laissent à penser que l’imposture intellectuelle et politique qui consiste à prétendre que la démocratie peut se concevoir sans démocratie directe, sans que le peuple ait véritablement la main sur ses propres affaires et son propre destin, commence sérieusement à battre de l’aile.
Il n’y a jamais eu de véritable démocratie sans démocratie directe et il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe, nos voisins suisses le savent depuis longtemps, et de plus en plus de citoyens et de peuples à travers le monde commencent à s’en rendre compte.
Es gibt keine echte Demokratie ohne direkte Demokratie. (Il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe)
U.H.
Mis en ligne le 29/11/2013 par Klapperstein
http://blog.unsri-heimet.eu/2013/11/7984/
Voir :
(*) Les Français et le référendum d’initiative populaire Résultats détaillés – 11 mars 2011
http://www.polemia.com/le-grand-malaise-democratique/