Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lobby - Page 2331

  • Les banques se retirent du négoce des matières premières physiques

    « L’univers secret et fermé du négoce physique a mis à mal l’image policée des enseignes financières. »
    L’amende de 410 millions de dollars (309,1 millions d’euros) versée le 30 juillet par la banque JP Morgan Chase pour solder les poursuites de manipulation des prix de l’électricité aux États-Unis devrait accélérer le retrait annoncé de l’établissement américain du négoce des matières premières.
    À l’image de JPMorgan, les principaux intermédiaires financiers présents dans le trading de matières premières physiques se séparent aujourd’hui de cette activité à la fois risquée et trop consommatrice en fonds propres.
    En 2006, la banquière Blythe Masters avait reçu comme mission de son PDG, Jamie Dimon, de bâtir de toutes pièces une organisation destinée à faire de JPMorgan la banque leader du négoce des matières premières. Le défi était énorme : chasser du pinacle le leader Goldman Sachs et son challenger, Morgan Stanley.
    Pour ce faire, la responsable avait racheté les opérations de trading de Bear Stearns et une partie de celles d’UBS et de Royal Bank of Scotland, ainsi qu’une société britannique d’entrepôts. En investissant des milliards de dollars dans des hangars, oléoducs, mines ou usines, JPMorgan était devenu numéro deux mondial. Si, dans le pétrole, Goldman Sachs avait conservé son leadership, JPMorgan s’est imposé dans l’industrie des métaux et du gaz naturel.
    Aujourd’hui, Blythe Masters est tombée de son piédestal, comme en témoigne l’annonce, le 27 juillet de la cession de ses opérations de vente des matières premières physiques. Les concurrents de JPMorgan ne sont pas en reste. Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank et UBS cherchent aussi à réduire leur présence ou à se séparer d’un négoce physique de moins en moins rentable.
    Une étude récente réalisée par le cabinet de conseil londonien Coalition montre que les revenus des banques tirés du négoce physique sont passés de 14 milliards de dollars en 2008 à 6 milliards de dollars en 2012.

    Spéculation et manipulations
    Comment expliquer un tel recul ? Il y a quelques années, l’achat de sites industriels ou d’infrastructures de transport et de logistique permettait aux banques de se procurer des informations précieuses sur l’offre et la demande. Ces renseignements étaient transférés aux traders, en particulier ceux spéculant sur les contrats à terme liés à des matières premières, alimentant ainsi les profits des banques.
    Depuis la crise, les contraintes réglementaires s’appliquant aux banques se sont renforcées. Les régulateurs et les banques centrales exigent désormais qu’elles augmentent leurs fonds propres. Or, les activités de trading sont grandes consommatrices de capitaux. Aux États-Unis, l’interdiction de la quasi-totalité des opérations des banques sur compte propre ainsi que le resserrement des contrôles des risques ont diminué l’attractivité du secteur.
    Si la Réserve fédérale américaine examine l’abandon de l’autorisation donnée, il y a une décennie, aux banques de posséder des actifs de matières premières physiques, c’est aussi en raison des scandales à répétition qui ont frappé la profession. Argent, pétrole, électricité, gaz naturel, aluminium… ont été éclaboussés par de sombres affaires de manipulation des cours, de délits d’initiés ou d’escroqueries. L’univers secret et fermé du négoce physique a mis à mal l’image policée des enseignes financières.
    Enfin, les banques sont soumises à la rude concurrence des négociants spécialisés en matières premières. Les Glencore, Trafigura ou Cargill disposent d’un réseau d’influence considérable et de moyens techniques, humains et financiers à la hauteur de leurs ambitions.
    Marc Roche, Correspondance Londres, Le  Monde 1/08/2013

    Voir article Polémia : Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

    http://www.polemia.com/les-banques-se-retirent-du-negoce-des-matieres-premieres-physiques/

  • Ni pardon, ni oubli

    Jérémie avait 22 ans, l’âge de tous les espoirs et de tous les rêves. D'après les premiers éléments de l'enquête, il aurait payé du prix de sa vie le fait d’avoir eu le malheur de croiser un prétendu déséquilibré, Ali Hamadou, connu des services de police, c'est-à-dire ayant déjà un casier judiciaire bien fourni pour de véritables actes crapuleux, pas pour avoir roulé à 92 km/h sur une route nationale, participé aux Veilleurs ou fait de l’affichage sauvage.

    Chaque fois qu’un jeune Français meurt sous les coups d’un voyou « déjà connu des services de police », notre sang se glace, car n’importe qui pourrait être à la place de Jérémie et n’importe quelle famille pourrait avoir à vivre la perte d’un enfant. La liste de ces français innocents ne fait que s’allonger chaque jour un peu plus. Et les chiffres de vente de « La France Orange Mécanique » ou les scores d’audience de Fdesouche démontrent que de plus en plus de Français en sont bien conscients.

    Chaque fois qu’un jeune français est tué par un délinquant, les politiques appellent à « la retenue », à « refuser les amalgames » et à « se méfier des discours populistes ». La même « retenue », le même « refus des amalgames » et la même « méfiance des discours populistes » qu’après la mort accidentelle de Clément Méric ? Lorsque toute la putasserie politico-médiatique s’est étalée dans les rues de Paris, à l'Assemblée Nationale, sur nos écrans de télé et les unes de nos journaux?

    Chaque fois qu’un jeune français meurt dans de telles conditions, c’est la France qu’on assassine un peu plus. Jérémie devrait être le mort de trop. Le mort de trop à Marseille, ville « la plus malhonnête de France » d’après Lucien Rebatet et qui ne se bonifie pas avec le temps, le mort de trop de tous ces français, honnêtes, qui n’aspirent qu’à pouvoir se rendre chez une amie sans risquer de trouver la mort aux abords de ses gares toujours mal fréquentées.

    La mémoire de Jérémie doit vivre, comme celle des autres victimes de la « violence ordinaire », pour se souvenir qu’en France, on trouve des excuses aux criminels, on fait une minute de silence pour un militant de la gauche radicale à l’Assemblée Nationale, on moleste des mères de familles catholiques, on gaze des gosses, on vient chercher de pseudo-terroristes chez eux à 6h30 du mat’ sans preuve, on met des pays étrangers à feu et à sang pour des contrats pétroliers et qu'on ne fait rien contre le grand remplacement, la destruction de notre économie et toutes les formes d’insécurités qui en découlent.

    Pour le peuple français aussi, c’est ni pardon, ni oubli.

    Le Cercle Non Conforme 

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2013/08/14/ni-pardon-ni-oubli-5140240.html

  • Act Up pris au piège de la provocation

    Des Hommen ont versé hier soir du faux sang et collé des affiches sur un bâtiment hébergeant les locaux d'Act Up, en réplique à l'action similaire de l'association visant la Fondation Jérôme-Lejeune. Intitulés des affiches : "Act Up pornophile", "Act Up handiphobe", "Act Up s'attaque toujours aux plus faibles". Dans un communiqué, les Hommen expliquent :

    "Aujourd'hui, les extrémistes lâches d'Act Up s'en prennent aux enfants handicapés. Désormais, les Hommen ne laisseront plus les handiphobes d'Act Up agir impunément".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Mariage gay : lettre ouverte d’Alain Dubrulle à François Hollande

    Alain Dubrulle, Principal honoraire du Collège Gambetta à Cahors, opposé à la dénaturation du mariage a écrit une « Lettre ouverte » à François Hollande. Le bon sens près de chez nous. La voici dans son intégralité.
    Il y a cinquante-trois ans et demi, lorsque mon épouse et moi-même nous sommes mariés, nous avons souscrit aux termes d’un contrat parfaitement clair, qui ne laissait place à aucune ambiguïté, et qui était prévu pour durer jusqu’à la fin de nos jours. Aussi, aujourd’hui – six enfants, dix-neuf petits enfants et quatre arrière-petits-enfants plus tard – sommes-nous surpris d’apprendre que, sans nous consulter, les termes du contrat ont été complètement modifiés, et ses objectifs totalement dénaturés. Nous avons donc décidé, mon épouse et moi-même, d’un commun accord, d’entamer une procédure de divorce, le mariage civil ayant perdu pour nous toute signification. Notre mariage religieux, qui conserve, lui, tout son sens pour l’éternité, suffira à assurer notre bonheur et celui de notre famille.
    En tant qu’ancien membre de l’enseignement public, professeur de philosophie, puis pendant trente ans chef d’établissement, commandeur des Palmes Académiques, je suis personnellement très attaché aux principes de la laïcité – la vraie -, et je déplore que par votre projet du « mariage pour tous » un coup fatal soit porté à l’une des institutions les plus représentatives de notre code civil, laïque et républicain. Le mariage civil perdant, par cette tromperie, beaucoup de sa valeur, c’est le mariage religieux qui sera revalorisé aux yeux de nombreux citoyens. Sans doute est-ce d’ailleurs pour cette raison que vos partisans se sont opposés à la suppression de l’obligation du mariage civil avant tout mariage religieux : laisser le choix serait peut-être trop dangereux !
    On peut comprendre, Monsieur le Président, que vos échecs personnels en ce domaine vous conduisent à attacher peu d’importance et de considération au mariage. Mais en arriver à modifier le code civil contre l’avis d’une majorité des citoyens et à imposer au pays, comme première dame de France, une concubine ou une maîtresse – on ne sait pas trop quel terme choisir – n’est pas, pour moi, le fait d’un Président normal.
    N’espérant pas vous avoir convaincu, mais la conscience libérée d’un grand poids, le respect n’interdisant pas, mais supposant au contraire la franchise, j’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer l’expression de mon plus profond respect.¢

  • La sénatrice Rossignol fait connaissance avec le pays réel

    Robert Albarèdes, ancien maire PCF, écrit à la sénatrice PS Laurence Rossignol (ancienne de la LCR), qui a été agressée :

    "Vous avez, le 14 juillet dernier, subi une agression que vous relatez dans Le Courrier picard.

    À 14 heures, devant un distributeur, à Compiègne, un homme vous a volé, en pleine rue et devant témoins, l’argent que vous veniez de retirer. Vous l’avez vainement poursuivi, et vous avez déclaré en déplorant le fait que personne ne vous ait aidée : « Le premier problème de l’insécurité, c’est la lâcheté collective. » Non, madame…

    Le premier problème de l’insécurité, c’est votre politique d’immigration massive légale et illégale depuis trente ans, et la “libre passoire” instaurée, avec votre aval, par les accords de Schengen.

    Le deuxième, c’est le laxisme politique et judiciaire de votre parti fusionné UMPS envers les voyous.

    Le troisième, c’est votre ministre de l’Intérieur, petit matamore et pantin articulé qui gesticule et ânonne autant qu’il est inefficace (il ne faut pas froisser votre nouvel électorat d’origine maghrébine et de confession musulmane).

    Le quatrième, c’est votre ministre supposée de la Justice dont le laxisme n’a d’égal que l’ignorance historique et la haine de notre pays…

    Le cinquième, c’est que dans cette propension à protéger les voyous, si je m’attaque à l’un d’eux pour défendre une victime et que par malchance, je lui occasionne de graves blessures, « votre justice » me conduira en garde à vue et en prison où l’on me dénichera, à moi, simple citoyen, une place que l’on ne trouve pas aux vrais voyous.

    Chère madame Rossignol, vous venez donc de goûter, à l’instar de millions de Français agressés (et souvent avec des conséquences bien plus graves que celles que vous avez subies), aux joies du « vivre ensemble » que vous prônez depuis des décennies et à celles de l’insécurité que votre politique promeut en cajolant tous ceux qui prennent notre pays pour une poubelle."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Quand ces dames les ministres écrivent, par ALCESTE

    Certaines lectures font rire, quand bien même  on devrait en pleurer : « On voit donc que l'U.E. occupe une place centrale dans les échangismes internationaux »... « En 1792 la France a déclaré la guerre à plusieurs pays pour leur apporter la paix »... « Le langage corporel devient un outil de survie quand il s'agit de la reproduction de l'espèce »...
    Des "ministres" qui feraient
    mieux de... se taire
    Bourdes de la presse écrite ? Non, extraits de copies  de candidats au baccalauréat 2013, qualifié de « cru exceptionnel » par les medias. Pour la quantité des reçus, assurément.
    Pour la qualité, mieux vaut s’en référer à Alain Finkielkraut, qui dénonçait récemment sur un grand écran  « la mascarade du baccalauréat ». Mais son propos n'est que rappel indigné d'avertissements antérieurs : « La civilisation demande à la langue... le scrupule, la précision, la nuance et la courtoisie. C'est très exactement la raison pour laquelle l'apprentissage de la langue passait jusqu'à une date récente, par l'apprentissage des grands textes » (Le Monde, juin 2008). 
    Il n'est pas le seul: Gilles de Robien s'était fait des ennemis des idéologues en recommandant pour la rentrée 2006 des mesures de bon sens, mais honnies par les inspecteurs de l'E.N., sérail de gauche. Directives  supprimées par  Xavier Darcos, ministre nommé en 2007, renouant ainsi avec la calamiteuse réforme Haby de 1975, dont voici un  produit, relevé par « Valeurs Actuelles » du 8 aout.
    « Soutien total à Fréderic Haziza dont les attaques ont des relents abjects d’avant-guerre » (tweet d'Aurélie Filipetti, le contre-sens surpasse  les fautes de frappe).
    Mais, dernière et consternante  minute, autre  contre-sens, de la « garde » des Sceaux dans sa réplique à M.Valls : « Ce document comporte des propositions de réforme du  droit de la peine, domaine qui ressort d'aucune façon aux compétences du Ministre de l'Intérieur ».
    Conseillons lui la lecture du Littré :  :ressortir(se conjugue comme finir) : être du ressort d'une juridiction. Exemples: ces affaires ressortissent au juge de paix ; l'affaire a ressorti à ce tribunal.
    Cela  donne la mesure  du déclin de notre  langue, véhicule du savoir prostitué  en verbiage de téléréalité, qui entraîne celui de notre culture toute entière, puisque ces exemples de confusion intellectuelle ou lexicale, historique ou chronologique,  les ont écrits ceux qui occuperont  des emplois, ou des fonctions, par défaut ?  Ou pire,  qui les occupent déjà.
    Peut-on imaginer les fautes qu'ils pourront commettre, ou faire commettre, quand ils devront donner des ordres  à des gens  peu alphabétisés, si eux-mêmes sont illettrés ?
    À quoi ressemblera notre pays dans cette carence généralisée ? De quelle capacité de réaction, ou de simple résistance disposeront le petit nombre de titulaires de diplômes non dévalués qui tenteront d'assurer l’ordre, ou un minimum d'ordre ?
    Il est vrai que ceux qu'on désigne aujourd'hui par « élite » ne réunissent que peu des qualités correspondant au mot... Car « élire », ce n'est pas tomber juste, désormais ce serait plutôt donner sa voix à qui vous ressemble...
    Nos boites de réception débordent de messages de correspondants effarés, ou effrayés par ce que certains désignent par « le grand remplacement », l'asséchement de nos racines, l'amenuisement du savoir vivre et du savoir-faire français, au sens noble du terme.
    Dans leur quête éperdue de remèdes, ils confondent le mal et sa  cause. Notre identité  fut perdue quand nous avons, pendant les trente glorieuses, déposé au profit de divertissements faciles l’effort et la rigueur nécessaires à l'enrichissement de  notre esprit  par « la substantique moelle » chère à François  Rabelais. Quand nous avons accepté -qui ne dit mot consent- la dictature de la bien-pensance et de la prétendue modernité, dans l'euphorie de la prospérité.
    Oui, il y  a « grand remplacement », de tout , de tous et partout.
    Lorsque Cassandre vit approcher le cheval que les Grecs offraient aux Troyens, elle fut prise d'effroi et tenta de s'y opposer ; mais Apollon, qui lui avait donné le don de prophétie, lui avait aussi retiré le pouvoir de persuasion, et l'ennemi fut dans la place.
    Notre cheval de Troie a depuis longtemps ouvert ses flancs.
    Comment affrontez-vous ceux qui en sortent, armes à la main ?

  • Mgr Aillet appelle à continuer l'opposition à la loi Taubira

     

    Dans son message du 15 août, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, écrit :

     

    2"Le 15 août 2012, le Cardinal André Vingt-Trois, inquiet des menaces qui pesaient sur le mariage et la famille, avec le projet de loi dit de « mariage pour tous », proposait à tous les catholiques de France de porter cette intention dans la prière universelle. Il s’agissait ni plus ni moins, en la fête de l’Assomption de Notre-Dame, patronne principale de notre pays, que de prier pour la France. Cette simple et modeste prière eut des retentissements insoupçonnés, elle réveilla l’âme profonde de notre nation et c’est une mobilisation sans précédent qu’elle entraîna : un débat public, confisqué par un gouvernement et un parlement démocratiquement élus, s’ouvrit ; de nombreuses personnalités du monde des élus et de la société civile, mais aussi des grandes confessions religieuses, dont de très nombreux évêques de France, brisèrent la loi du silence imposé par des lobbies ultra-minoritaires mais exerçant une pression inouïe sur les responsables politiques et la plupart des grands media ; des foules inédites de plus d’un million de personnes, dont de très nombreux jeunes, descendirent dans la rue pour faire entendre leur voix, bravant à trois reprises le mépris du gouvernement, la répression policière, le silence complice des grands media. Et c’est pacifiquement que la force du droit se heurtait à des instances politico-judiciaires s’arrogeant le droit d’user de la force de manière parfaitement illégale. Le rappel à l’ordre de la France par le Conseil de l’Europe pour mauvais traitement policier infligé aux manifestants de la « manifpourtous », et les actions en justice contre de tels agissements, qui éclateront au grand jour dans quelques mois, démontrent cette illégalité.

    Depuis l’adoption de la loi Taubira par le Parlement le 23 avril 2013 et sa promulgation par le gouvernement le 17 mai, la mobilisation des opposants ne s’est pas relâchée, comme en témoigne la grande manifestation nationale du 26 mai et les multiples initiatives ici ou là tout au long de ces vacances d’été, et cela sans récupération politique de l’opposition, d’ailleurs très divisée, voire ambiguë sur la question. C’est la nation profonde, de plus en plus réservée par rapport à l’action et à l’influence des partis politiques quels qu’ils soient, qui se mobilise. Pour beaucoup, c’est l’avènement d’une foi engagée dans la sphère sociopolitique, pour d’autres le réveil du simple bon sens.

    Lorsqu’il n’était encore que l’archevêque de Buenos Aires, le Pape François avait situé cette reconnaissance légale du mariage entre personnes de même sexe à son vrai niveau, en disant qu’il ne s’agissait pas seulement « d’un simple projet législatif mais d’une manœuvre du Père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu », et en demandant instamment aux carmélites de son diocèse de prier et d’offrir des sacrifices à cette intention.

    Les grands media ont beaucoup caricaturé l’engagement des opposants au « mariage pour tous » et favorisé leur diabolisation dans l’opinion publique par des lobbies qui agitent le spectre de l’« homophobie ». On prétend même que les situations de rejet des personnes homosexuelles dans la société auraient augmenté du fait de cette opposition. Ce qui est vrai, c’est que l’omniprésence de ces lobbies dans les media, l’obsession des pouvoirs publics pour « la lutte contre l’homophobie » et la réduction des personnes à leur orientation sexuelle dans le discours officiel, ont fini par créer un climat d’exaspération propice à des formes de rejet qui n’existaient plus ou presque plus. Il ne faut pas se laisser enfermer dans ce piège. L’Eglise, quant à elle, a toujours été claire sur le refus de toute discrimination ou marginalisation de quiconque en raison de son orientation sexuelle, comme l’a rappelé le Pape François aux journalistes dans l’avion qui le ramenait de Rio à Rome, en citant le Catéchisme de l’Eglise Catholique et en ajoutant : « Qui suis-je pour juger ? ». Il n’en maintient pas moins fermement la position bien connue de l’Eglise sur la légalisation des unions de personnes de même sexe : « L’Eglise s’est déjà parfaitement exprimée sur cela […] Les jeunes savent parfaitement la position de l’Eglise ».

    Nous ne saurions considérer cette nouvelle loi de la République comme un dogme intouchable et il est bien légitime de continuer à s’y opposer avec fermeté et ténacité, en demeurant toutefois obstinément dans une posture pacifique et non violente. D’autant plus que d’autres lois sont en préparation et que « la théorie du gender » fera son apparition dans les programmes scolaires de la petite enfance, dès cette année. Dans sa lettre du 25 mars dernier aux évêques d’Argentine réunis en assemblée plénière, le Pape François renvoyait ses frères au « Document d’Aparecida » comme « marque référentielle », à même d’apporter « les orientations nécessaires en ce moment de l’histoire ». Dans le rapport de cette 5ème Conférence générale de l’Episcopat sud-américain et des Caraïbes, intitulé « Disciples et missionnaires de Jésus-Christ pour que nos peuples aient la vie en lui », et dont le Cardinal Bergoglio fut le président de la commission de rédaction, les évêques écrivent sans ambiguïtés : « Devant des lois et des dispositions gouvernementales qui sont injustes à la lumière de la foi et de la raison, on doit favoriser l’objection de conscience ». Et d’ajouter avec gravité : « Nous devons nous tenir à la ‘cohérence eucharistique’, c’est-à-dire, être conscients que l’on ne peut pas recevoir la communion sacrée et, au même moment, agir en actes et en paroles contre les commandements, en particulier quand on soutient l’avortement, l’euthanasie et d’autres délits graves contre la vie et la famille. Cette responsabilité pèse de manière particulière sur les législateurs, les gouvernants et les professionnels de santé » (n. 436). Il ne s’agit pas de partir en guerre contre quiconque, mais d’appeler les catholiques engagés en politique et dans les professions de santé, à la cohérence et à la responsabilité.

    Aux jeunes de tous les pays, rassemblés à Rio pour la 28ème JMJ, le Pape François a lancé : « Je suis les nouvelles du monde et je vois que de nombreux jeunes, en tant de parties du monde, sont descendus dans la rue pour exprimer le désir d’une civilisation plus juste et fraternelle […] Continuez à vaincre l’apathie, en donnant une réponse chrétienne aux inquiétudes sociales et politiques, présentes dans diverses parties du monde » (Veillée du samedi 27 juillet 2013). Il en va de l’engagement politique des catholiques dans la société, de leur propre initiative, selon les principes de la Doctrine sociale de l’Eglise et avec l’encouragement de leurs pasteurs.

    La prière demeure toutefois notre première arme dans un combat qui est celui de Dieu avant d’être le nôtre. Je vous propose donc de vous joindre à tant d’autres initiatives de prière qui auront lieu en cette solennité du 15 août 2013. Pour ma part, je présiderai à la Cathédrale de Bayonne, une procession mariale le mercredi 14 août à 21h et m’unirai ainsi à la grande « prière pour la France » qui sera présidée au même moment par le Cardinal Paul Poupard, à l’invitation de Mgr Henri Brincard, au Puy en Velay, devant la grande statue de Notre-Dame de France. Je vous invite à vous y associer. La Vierge Marie, signe dans son Assomption de la victoire définitive du Christ sur les puissances du Mal, est notre rempart, spécialement en France où elle nous a gratifiés de tant de visites et de messages."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La prétention totalitaire de l’éducation nationale

    La tentation hégémonique de Vincent Peillon sur l’éducation des enfants est issue directement de l’idéologie révolutionnaire, laquelle désire S’Approprier l’homme, comme l’indique le titre du dernier ouvrage de Xavier Martin, avec, comme à l’accoutumée, moult citations des penseurs et des acteurs de la Révolution Française :

    A« Oui, l’éducation est chose trop sérieuse, elle est trop divine pour qu’on la laisse aux père et mère par la nature, quel que soit d’ailleurs leur niveau social. Bourdon [auteur d’un plan d’éducation nationale présenté à l’Assemblée en 1789, NDMJ] lui-même sera très net à cet égard : « l’enfant riche » trouvera chez les siens « des leçons pratiques d’orgueil, d’aristocratie, de despotisme ; l’enfant pauvre sera l’élève de la superstition et des préjugés ». Et la conclusion qu’il généralise est sans équivoque : « L’éducation domestique ne convient sous aucun rapport à un être né pour la société » ; elle « ne saurait donner que des esclaves ou des despotes ». Robespierre et Danton, malgré leurs divergences, se trouvent d’accord pour estimer que la famille « rétrécit » l’esprit des enfants. Si l’on veut bien alors considérer d’un œil neuf l’abandon par Rousseau de ses cinq nourrissons, paradoxalement elle est réductible à une simple délégation de pouvoirs ; on sait d’ailleurs comment les Confessions nous la traduisent – ça aussi en dit long : « [E]n livrant mes enfants à l’éducation publique […], je crus faire acte de citoyen et de père » (sic). […]

    Cueillir l’homme « dès le berceau » pour le modeler intégralement sans plus le lâcher ? L’idée explicite, se confirme-t-il, en parcourt l’échine de la décennie révolutionnaire. « Nous nous emparons de la génération qui nait » : Rabaut Saint-Etienne s’en est flatté. Il faut, dit encore Heurtault-Lamerville à une tribune parlementaire du Directoire, « saisir l’enfant au berceau, s’emparer de l’homme pendant toute sa vie […] et le conduire enfin à sa demeure dernière » ; et il enfonce le clou : il faut « que nos institutions, pour produire tout l’effet de la Terre entière (sic) attend de nos efforts, prennent l’homme au berceau, et ne quittent dans la tombe que sa dépouille mortelle ». […]

    Intervenir dès le berceau ? Certains –osera-t-on le dire ?- eussent voulu faire plus vite encore. Comme ne craint pas de l’exprimer avec une force extrême le conventionnel Michel-Edme Petit, « l’éducation (…) doit remonter plus haut ; elle doit aller chercher l’homme dans l’embryon de l’espèce », ce qu’il prétend affirmer là, c’est qu’elle doit vaquer, en priorité, à conditionner psychologiquement les pères et les mères, - les « mères surtout » précisait-il. Rabaut Saint-Etienne n’en dira guère moins. Faisant distinction de « l’instruction publique », destinée au modelage de l’esprit, et de « l’éducation national », dont l’objet propre, plus profond, est de « former le cœur », il ne craint pas de conférer à cette dernière un monopole originel exorbitant : « Toute sa doctrine consiste donc à s’emparer de l’homme dès le berceau, et même avant sa naissance ; car l’enfant qui n’est pas né, appartient déjà à la patrie ».

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les médias misent sur Valls pour renforcer le climat raciste et sécuritaire en France

    Une campagne dans la presse initiée par le Journal Du Dimanche s’interroge sur la possibilité de voir l’actuel ministre de l’intérieur Manuel Valls à la tête du gouvernement. Des sections de la classe dirigeante voient en Valls la personne la mieux placée pour tenter de freiner l’érosion de la cote de popularité du gouvernement au moyen d’appels sécuritaires.

    Le gouvernement du président François Hollande et du premier ministre Jean-Marc Ayrault est miné par l’impopularité de ses politiques antisociales, mais l’auréole médiatique autour des mesures policières de Valls lui permet d’être le moins impopulaire des ministres. À la question: « Valls ferait il un bon premier ministre ? », 47 pour cent des gens interrogés répondent positivement. Chez l’UMP et le FN, 45 pour cent et 34 pour cent des sympathisants respectivement pensent que Valls serait un bon ministre.

    Dans un article intitulé «Valls, premier choix des français pour remplacer Ayrault », RTL rapporte les propos tenus par le chef de l’Etat lors du dîner de l’Association de la presse présidentielle : « La meilleur façon de se préparer (à la présidentielle) c’est d’être loyal et d’être meilleur à son poste ».

    Valls remarque qu’il entretient aussi ses forces : « Je suis protégé par ma popularité et par mon statut de ministre de l’intérieur ».

    Il est possible, comme l’annonce Hollande, qu’il pourrait ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017. Hollande est le président le plus impopulaire de la Ve République, et son premier ministre Ayrault est lui aussi très bas dans les sondages.

    Valls est le représentant de l’aile la plus sécuritaire du Parti Socialiste (PS). Après la défaite du PS lors des élections européennes en 2009, Valls—alors député de l’Essonne—préconisait de « transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer : le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé ; il renvoie à des conceptions du XIXème siècle ». Au mot « parti » qui « nous enferme dans quelque chose d’étroit », il dit préférer l’appellation « mouvement ».

    Valls fait partie de la section du PS la plus ouvertement hostile à la classe ouvrière. Lors des élections primaires présidentielles du PS, c’était le candidat le plus clair sur son intention d’appliquer un programme sécuritaire et d’attaquer les acquis sociaux de la classe ouvrière.

    La promotion médiatique de Valls reflète la crise profonde du gouvernement Hollande-Ayrault. Un an après son élection, Hollande et son gouvernement sont profondément discrédités, et Valls est perçu par la presse et des sections de la bourgeoisie comme un potentiel premier ministre ou candidat PS pour les présidentielles de 2017.

    Le gouvernement PS est allé plus loin dans les attaques contre les acquis sociaux de la classe ouvrière et dans la politique interventionniste de la France que ce ne fut le cas sous le gouvernement de droite. En étroite collaboration avec les syndicats, Hollande et Ayrault ont négocié les accords de compétitivité, les fermetures d’usines, la réforme du marché du travail et maintenant la réforme des retraites. Le gouvernement PS mène une politique d’intervention militaire au Mali et soutien des préparatifs pour une intervention directe en Syrie.

    La politique actuelle du gouvernement, et celle d’un gouvernement sous la direction de Valls, établissent le racisme et les sentiments d’extrême-droite comme éléments dominants de la vie politique.

    Pour contrer la colère des travailleurs envers ses politiques antisociales, le PS s’appuie sur les mesures racistes et sécuritaires du prédécesseur de Hollande, Nicolas Sarkozy, afin de diviser la classe ouvrière sur des bases ethniques et religieuses. En tant que ministre de l’Intérieur, Valls s’applique à attaquer le droit démocratique des Roms à s’installer en France en les expulsant.

    Il y a quelques jours, dans la ville de Trappes, une femme portant un voile intégral a été arrêtée par la police pour qu’elle enlève son voile. Cette interpellation dégénéra à cause des provocations des agents de police, des émeutes éclatèrent devant le commissariat, exprimant la colère sociale profonde qui se développe. Cette opération musclée de la police renforce le climat sécuritaire et la propagande médiatique autour de Valls.

    Dernièrement Eugène Caselli, président PS de la communauté urbaine de Marseille a souhaité voir toute la ville de Marseille placée en zone de sécurité prioritaire, ce qui verrait le nombre de policiers s’accroitre considérablement, assiégeant la ville.

    La pseudo-gauche est également responsable de la montée des politiques sécuritaires du PS. Il est important de noter que 38 pourcent des sympathisants du Front de Gauche interrogés par Ifop soutiennent Valls comme premier ministre. Ils sont donc à l’écoute des discours sécuritaires et racistes du gouvernement.

    L’éditorial du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) intitulé « Valls, sarkozyste zélé » déclare : « Il sait [en parlant de Valls] que la politique d’austérité de son gouvernement génère l’insatisfaction et accumule les motifs de révolte. En alimentant les réactions hostiles face aux explosions de colère comme en se présentant en super flic, adepte de la violence d’Etat, Valls fait le lit du FN ».

    Cette mise en garde contre le danger d’une montée du FN est entièrement fausse et cynique. En fait, le NPA fait partie de l’ensemble des forces politiques qui favorisent la montée de l’extrême-droite, que seule une lutte politiquement indépendante de la classe ouvrière peut stopper.

    Le NPA savait lors de la présidentielle qu’une fois élu, un gouvernement PS appliquerait des mesures d’austérité, et qu’il mènerait les mêmes politiques sécuritaires et d’intervention militaire. En soutenant Hollande en mai 2012, le NPA a aidé à installer un gouvernement réactionnaire mené par le PS, dont la réaction pro-sécuritaire à son impopularité grandissante était entièrement prévisible.

  • Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs !

    Aux dernières nouvelles, en ce Lundi 29 juillet 2013, c’est au minimum 210 citoyens syriens civils et militaires qui ont été exécutés lors du massacre commis le 26 Juillet par les groupes terroristes armés à l’encontre de la population de  Khan al-Assal, localité située à l’Ouest d’Alep, 75 civils seraient toujours retenus prisonniers, 65 personnes seraient toujours sous les décombres des maisons qu’ils ont bombardées et 75 autres seraient toujours assiégées.[1][2], [NdT].

    Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes [3]. Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident [4] [5].

     

    Après avoir transformé en « sédition armée » les aspirations populaires légitimes auxquelles l’Etat syrien a entrepris de répondre par la mise en route immédiate d’un ensemble de réformes de la gouvernance politique, ils ont délibérément réagi selon un « plan préétabli » visant à saboter tout processus réformateur, et se sont employés à refuser tout ce qui allait dans la direction voulue par le peuple syrien et par le Président qu’il s’est choisi. C’est pourquoi ils n’ont cessé de fixer des conditions incompatibles avec la volonté populaire. C’est pourquoi ils refusent toujours de se soumettre aux suffrages des urnes, prouvant par là qu’ils savent parfaitement quelle quantité négligeable ils représentent au sein d’un peuple qui, dans sa très grande majorité, refuse de leur remettre les rênes du pouvoir pour la bonne raison qu’il est parfaitement conscient de leurs manœuvres, de leur refus de toute altérité, et de leur prédisposition à travailler avec l’étranger contre les intérêts de la nation et de la patrie.

     

    Face à ce refus, les Frères Musulmans occasionnellement soutenus par les forces takfiristes issues du wahhabisme, par les forces d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et de toutes leurs suites, se sont mis à massacrer le peuple syrien pour ensuite en rejeter la responsabilité sur le gouvernement syrien. Ceci, pour atteindre trois objectifs :

     

    1. Diaboliser l’État syrien en conformité avec le slogan qui veut que « le régime tue son peuple ».

     

    2. Pousser les Syriens récalcitrants à se désolidariser de leur gouvernement légitime pour devenir de la « chair à canon » au service des terroristes décrits comme de respectables révolutionnaires.

     

    3. Émouvoir l’opinion mondiale sur « le triste sort du peuple syrien » et ainsi réussir à constituer une coalition internationale solidaire et complice qui répondrait à leur besoin de militariser leur prétendue révolution sous le noble prétexte de la légitime défense.

     

    Objectifs largement atteints grâce aux médias qui ont dépassé leurs espérances en allant jusqu’à inventer d’autres massacres puisés dans la collection des images du Liban, de l’Irak ou de l’Afghanistan ; images de massacres perpétrés par l’Otan, Israël ou Al-Qaïda, venues illustrer les prétendus « crimes du régime syrien » [6].

     

    Oui cette campagne médiatique mensongère a largement atteint ses objectifs puisqu’un grand nombre de citoyens sincères sont tombés dans le panneau, ce qui a permis aux Frères Musulmans et Cie de passer à l’étape supérieure de l’exploitation des massacres dont les deux plus importants objectifs sont :

     

    1. Punir les citoyens  syriens qui ont résisté à la désinformation et sont restés fidèles à leur État et à leurs instances dirigeantes tout en continuant à travailler pour sauvegarder la vie et la productivité du pays. D’où les attentats aux voitures piégées à tout bout de champ, notamment à Alep et à Damas, procédé autrement plus facile et plus rapide pour perpétrer leurs massacres.

     

    2. Plonger les Syriens dans un  environnement de stress et de tristesse et les maintenir sous pression jusqu’à création des conditions compatibles avec une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU – ou de toute autre instance décisive en matière de paix et de droits humains – condamnant l’État syrien au profit de la soi-disant révolution syrienne.

     

    Cette deuxième étape a certes réussi à faucher encore plus de vies et à semer encore plus de destructions, mais elle n’a pas réussi à atteindre ses objectifs essentiels. Sur le plan interne, après chaque massacre le peuple syrien s’est relevé pour remettre son pays sur les rails et repartir encore plus convaincu de ses choix. Sur le plan international, et malgré le fait que « la communauté des agresseurs » ait réussi à faire voter certaines résolutions iniques, elle n’a pu obtenir le mandat tellement attendu pour intervenir directement en Syrie. À la prise de conscience du peuple syrien sont venues se joindre celles des dirigeants russes et chinois, leur double véto au Conseil de sécurité ayant en quelque sorte freiné « la diplomatie des massacres US-sionistes » malheureusement servie par des Arabes et des Musulmans !

     

    Et maintenant, suite à ces ratés, suite aux défaites infligées par le peuple syrien et son armée, suite à la détermination de ses alliés, suite à la dépression qui s’est emparée des Frères musulmans à commencer par l’Égypte, et suite à la dernière « étape saoudienne » correspondant à la remise du dossier syrien entre les mains des services secrets saoudiens, les massacres bénis par la communauté des agresseurs semblent devoir atteindre de nouveaux objectifs !

     

    Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les derniers en date : celui de Germana [80 morts] et celui de Khan al-Assal qui a coûté la vie à plus de 200 citoyens civils et militaires. Ce dernier massacre ayant à l’évidence les objectifs suivants :

     

    1. Dissimuler le crime des terroristes qui ont usé de l’arme chimique dans cette même localité en Mars 2013 et brouiller les pistes de telle sorte que la commission de l’ONU chargée de l’enquête [7] ne puisse pas accomplir son travail, enquête demandée par l’État syrien et mise en panne par les USA qui ont cherché à exploiter la situation pour que leurs services de renseignement pénètrent le terrain comme cela s’est passé avant l’invasion de l’Irak sous le fameux prétexte de la recherche d’armes de destruction massive ; prétexte que la Russie semble avoir démoli [8] !

     

    2. Répandre la terreur parmi les civils et les militaires pour les pousser à abandonner le combat, ce qui rappelle la tactique de la Haganah : « Tue une personne, tu feras fuir dix autres, tu terroriseras une centaine de plus, et ainsi tu atteindras le territoire convoité et l’occuperas sans combattre ». Les groupes terroristes sévissant au Nord de la Syrie sommés par l’Arabie saoudite – de l’aveu même de leurs propres chefs [9] – d’occuper Alep au plus vite pour assurer le « rééquilibrage » des forces sur le terrain avant toute négociation d’une solution politique de la crise syrienne [10] n’avaient plus qu’à adopter cette même tactique sioniste pour obéir aux ordres dans le plus bref délai possible.

     

    Malgré l’immense douleur et l’horreur de ce massacre à Khan Al-Assal, nous disons que cette troisième étape d’escalade de la terreur ne donnera pas de meilleurs résultats que la précédente. D’une part, la Syrie et ses alliés ne tomberont pas dans les pièges tendus par les maitres terroristes américains ou saoudiens. D’autre part, le peuple syrien, son armée, et son gouvernement sont déterminés à se battre et à se défendre jusqu’à la victoire. Quant au prétexte éculé des ADM, en l’occurrence les armes chimiques, nous pensons que les preuves qui pourraient être avancées par la Syrie et celles recueillies par la Russie ou sur le terrain suffiront pour condamner les terroristes.

     

    Pour finir, ceux  qui imaginent occuper  Alep pour en faire la « capitale du terrorisme » doivent se préparer à perdre leurs illusions. L’armée syrienne se prépare. Plus que quelques semaines avant d’écraser l’abomination terroriste comme cela s’est passé à Al-Qusayr, à Homs et ailleurs. Plus que quelques semaines avant de nettoyer les quartiers encore infestés !

     

    Dr Amin Hoteit , 29 /07/ 2013 http://www.mondialisation.ca/syrie-le-massacre-des-innocents-et-ses-nouveaux-objectifs/5344399

     

     

    Aricle original : Al-Thawra

     

    http://thawra.alwehda.gov.sy/_kuttab.asp?FileName=61386970520130729003059

     

    Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

     

     

    Notes :

     

    [1] Mass execution of Syrian Soldiers coincide with CW investigation -

     

    http://www.youtube.com/watch?v=MBnVWOI5PMM

     

    [2] Derniers détails sur les massacres à Khan Al-Assal

     

    http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/massacre-3asal-khan-zek-135.htm

     

    [3] Syrie : Vous, les réactionnaires, vous avez échoué !

     

    http://www.mondialisation.ca/syrie-vous-les-reactionnaires-vous-avez-echoue/5315297

     

    [4] Un accord secret entre Obama et les Frères Musulmans pour céder 40% du Sinaï à Gaza?

     

     

    http://www.europe-israel.org/2013/07/un-accord-secret-entre-obama-et-les-freres-musulmans-pour-ceder-40-du-sinai-a-gaza/

     

    [5] Et pour 8 milliards de dollars !

     

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=rH25EE_SjpE

     

    [6] BBC News uses ‘Iraq photo to illustrate Syrian massacre’ 

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/9293620/BBC-News-uses-Iraq-photo-to-illustrate-Syrian-massacre.html

     

    [7] Arrivée à Damas des experts de l’ONU pour les armes chimiques (AFP)

     

    http://www.lepoint.fr/monde/arrivee-a-damas-des-experts-de-l-onu-pour-les-armes-chimiques-afp-24-07-2013-1707841_24.php

     

    [8) Vidéo / Syrie: les rebelles ont utilisé du gaz sarin affirme M. Vitali Tchourkine, ambassadeur de la  Russie auprès de l’ONU, 

     

    http://article.wn.com/view/2013/07/26/Syrie_les_rebelles_ont_tue_150_soldats_du_regime_a_Khan_alAs_e/#/video

     

    [9] Offensive imminente des rebelles à Alep à la demande de Riad

     

    http://www.latribune-online.com/monde/85791.html

     

    [10] Syrie : Alep ou le « déséquilibre » fabiusien !

     

    http://www.mondialisation.ca/syrie-alep-ou-le-desequilibre-fabiusien/5338848

     

    Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.