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lobby - Page 2333

  • Pussy Riot : une grande chaîne de télévision allemande au cœur du scandale

    La chaîne de télévision ZDF s’est avérée avoir payé des personnalités culturelles allemandes pour afficher leur soutien aux participants du groupe Pussy Riot. La direction de la chaîne a essayé de retirer de l’Internet l’enregistrement de l’émission où cette prestation fut effectuée.

    Le jour du verdict des participants à la « prière punk » dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, la chaîne de télévision allemande ZDF a fait éclater une bombe. L’émission Aspects a montré une interview de 15 minutes de cinq personnalités culturelles allemandes avec quelque chose de vraiment très original pour la tradition de pensée unique du journalisme occidental : en Russie il se passe des choses horribles !

    La grand-mère du rock allemand Nina Hagen, il est vrai, avait oublié qu’une telle action pour la liberté était passible de trois ans d’emprisonnement en Allemagne, selon l’article 167 du code pénal allemand. L’actrice Anna Thalbach, elle, fit une déclaration politique sur la dépendance de l’Allemagne au gaz russe.

    « Tant que nous sommes dépendants des Russes, nous serons les derniers dont ils tiendront compte de l’opinion. Je ne pense pas que les Allemands peuvent leur dire : “Ça ne va pas. Au nom de quoi les condamne-t-on ?” Les Russes, sûrement, seraient morts de rire », a déclaré Anna Thalbach.

    Mais les créateurs de cette émission, eux, ne furent pas « morts de rire » quand la même Thalbach révéla dans un autre programme de la même chaîne qu’elle avait touché une grosse somme d’argent de la part de cette chaîne pour cette déclaration de soutien aux Pussy Riot.

    La chaîne de télévision ZDF a réagi instantanément. Le réseau fut nettoyé des extraits de ce scandaleux épisode de l’émission Aspects. Formellement pour cause de violation des droits d’auteurs. De telles violations n’embarrassent pourtant guère la chaîne quand il s’agit des autres épisodes de l’émission. Ceci a été suivi d’un communiqué officiel selon lequel la chaîne n’avait pas donné d’argent à l’actrice.

    Les représentants d’Anna Thalbach elle-même se sont mis à affirmer que l’actrice avait plaisanté. À vrai dire, c’est un peu difficile de croire à une plaisanterie. Cela sonne péniblement vrai.

    « J’ai juste dit que j’espérais qu’elles surmonteraient l’épreuve avec résolution. De toute façon je trouve cela absurde quand les acteurs se mettent à parler de politique », a déclaré Anna Thalbach.

    La politique, semble-t-il, est le mot clef de cette histoire de soutiens achetés.

    Et en Allemagne on n’a pas fait que simplement écrire sur les Pussy Riot. On en a même fait une pièce de théâtre. Et on a eu l’impression que c’était une cause commune dans toute la société allemande. Pourtant les partisans allemands des Pussy Riot ont réussi à rassembler sur l’Internet en tout et pour tout moins de 500 euros pour les soutenir. Quelle cause nationale ! La seule interview d’Anna Thalbach a probablement coûté plus cher. Cette histoire de corruption est décidément une honte pour le journalisme allemand.

    Malheureusement, nous n’avons pas réussi à contacter les autres participants à cette émission remarquable d’Aspects pour leur demander si la compagnie ZDF leur avait, à eux aussi, remis de dodues enveloppes après l’enregistrement. De toute façon, même s’ils avaient répondu « oui », leurs agents auraient sans doute pareillement plaidé un sens de l’humour très particulier.

    Ivan Blagoy, le 25 juin 2013

    Ivan Blagoy est le directeur du bureau allemand de Perviy Kanal, chaîne de télévision russe.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • A l’ombre de Fouché

     

    Vous avez dit justice ? On est en droit, si j’ose dire, de poser la question quand on sait les résultats que peuvent offrir certains jugements. Pourtant celui qui vient d’être rendu ce jeudi 27 juin 2013 n’a pas été fait à la va-vite comme pour notre pauvre Nicolas. Non il s’agit d’un jugement avec convocation deux mois après les faits reprochés, puis avec un bon mois de réflexion pour les attendus.

     

    Le prévenu n’en menait pas large, bien que son avocat ait été brillant pour défendre sa cause. Sans minimiser les talents de la défense, faut dire qu’à part les trois chefs d’accusation, le dossier du juge était bien vide. Alors ! pourquoi cette inquiétude ? Pensez, faisant foin des arguments opposés, le Procureur, dans son ire républicaine contre les affreux nervis de LMPT (traduisez La Manif Pour Tous) avait requis pas moins de six mois fermes. Il faut reconnaitre que les griefs sous-jacents contre l’ignoble inculpé de 26 ans ne manquent pas.

    Car enfin, un homme marié à une femme, père de deux enfants fruit de leur amour, catholique croyant pratiquant, diplômé de philosophie à l’IPC, détenteur d’un Master II en sciences sociales, ne peut qu’être un Français de la pire espèce, suspect dès lors au regard des gens « normaux » comme le Président. Les séides de la force publique lui avaient donné un avant goût de l’attention qu’on lui portait. Menotté par quatre malabars de la BAC (forme nationalisée du SAC), passé à tabac entre deux cars, jeté sans ménagement dans une cellule d’où on ne le sort qu’au bout de quatre heures pour interrogatoire et lui signifier sa garde à vue. Tant de zèle déployé lui valait d’être inquiet de la suite. Elle est énorme !

    Le jour « J » le juge a prononcé son verdict tant redouté :

    - Nullité de la garde à vue. Bon !
    - Aucune incidence sur le casier judiciaire. Fort bien !

    Deux mois de prison avec sursis. Pardon ?

    250 euros d’amende. Quoi ?

    Comme dirait un des frères de l’acquitté-coupable-mais-pas-vraiment, « tu n’as rien fait, mais ne t’avise pas de recommencer !... »

    Je fais mienne l’exclamation de Monsieur Sacha Guitry quand il fut jeté arbitrairement en prison « …. C’est cela la justice ? C’est ça la démocratie républicaine ? C’est ça l’intelligence Française…. ? »

    Il serait temps que nous commencions à orner le mur des salauds, pour cela je propose qu’on prenne comme support la muraille de Chine dans un premier temps.

    François Dejouy http://www.actionfrancaise.net

  • Pour le PS, la démocratie c’est toujours mieux… ailleurs !

    La démocratie, en France, en Europe, dans le monde arabe, a fait naitre de grands espoirs, dont celui d'une liberté d'opinion et d'expression. Mais le pouvoir reprend d'une main ce qu'il donne d'une autre : légitimé par le peuple, il prétend s'en affranchir, et toute ses décisions deviennent expression de la souveraineté du peuple – et donc incontestables : qui les conteste devient ennemi de la démocratie.

    Le sophisme est énorme qui voit des institutions se réfugier derrière la lettre des codes légaux pour mieux nier l'esprit des lois, et ne pas hésiter à brimer les libertés qu'elles sont censées servir et défendre. En France, en Suède, en Turquie, le peuple se révolte et la réponse est la même : une police qui provoque, un pouvoir qui autorise un usage immodéré de la force. Le Conseil de l'Europe s'en émeut, et la France fait partie des pays où les droits de l'homme sont menacés. Le Parti socialiste se réjouit de la libération des Femen (http://www.parti-socialiste.fr/communiques/liberation-des-femen-europeennes) mais le PS entend bien garder Nicolas en prison. Il fait la leçon au Premier ministre Erdogan, qui "refuse d'écouter le peuple turc" et "fait le choix de l'épreuve de force" (http://www.parti-socialiste.fr/communiques/place-taksim-ergodan-choisit-la-crise) mais le PS appelle à réduire au silence les “groupuscules” qui ne veulent pas du mariage gay. Le PS "appelle au dialogue pour que les aspirations démocratiques qui s'expriment dans la rue soient entendues", mais c'est en Turquie : en France, l'ordre socialiste doit régner, la liberté d'expression peut aller prendre ses quartiers ailleurs et la rue ne sera pas écoutée. Le conseil de l'Europe appelle au respect de la démocratie, et demande que les gouvernements apaisent plus qu'ils n'attisent, défendent plus qu'ils n'attaquent. Nous ne pouvons que souscrire à des vœux si raisonnables, et espérer que le gouvernement et son parti entendront les voix européennes à défaut d'écouter les voix françaises.

    ONLR !

    http://www.printempsfrancais.fr

  • Obama en pèlerinage sur l’île de Gorée : mythes au service du mondialisme

    Barack Obama s’est notamment rendu en famille à l’île de Gorée, au large de Dakar, « haut-lieu de mémoire de la traite négrière et sa tristement célèbre « maison des esclaves » » (sic) où l’ont précédé deux autres présidents américains, Bill Clinton et George W. Bush.

    « C’est un moment très fort », a affirmé Barack Obama à Gorée, ajoutant : « Évidemment, pour un Africain-Américain, un président africain-américain, avoir la possibilité de visiter ce site, je pense, me donne plus de motivation pour défendre les droits de l’Homme à travers le monde ».

    L’idéologie officielle des Droits de l’homme est en effet le nouvel Evangile du Nouvel Ordre Mondial, et fallacieux, il se fonde sur des forgeries.
    Et justement, l’histoire de Gorée et cette « maison des esclaves » relève du mythe…

    Voici ce que rappelait à ce propos Robert Faurisson, évoquant un article du Monde (pour une fois attaché à la vérité) :

    « Dans cet article on lisait par exemple : « La Maison des esclaves de l’île de Gorée figure dans tous les guides. Pas un touriste ne manquera la visite de ce monument au sinistre passé. Il sera accueilli dans la cour de ce bâtiment ocre rouge par un cicerone inspiré, Joseph N’Diaye, un ancien sous-officier. Ce dernier raconte avec émotion l’histoire de cette ‘esclaverie’ construite par les Hollandais [sic] au XVIIe siècle [sic], pivot de la traite à Gorée qui vit défiler des centaines de milliers [sic] d’Africains, enchaînés vers le Nouveau Monde. – Les différentes cellules sont détaillées [par le guide] : celles des hommes, celles des femmes et celles des enfants et la porte pour le ‘voyage sans retour’ qui s’ouvre sur l’océan. Un escalier à double révolution conduit aux appartements des négriers. La Fondation France-Liberté, de Danièle Mitterrand, comme en atteste une plaque, a financé une partie de la rénovation de l’édifice. La Maison des esclaves est devenue un élément du patrimoine de l’humanité, surtout depuis que l’Unesco a classé l’ensemble de l’île dans cette rubrique. Le problème, c’est que tout est faux, ou presque, comme l’expliquent Abdoulaye Camara et le Père de Benoist, un jésuite, historien, chercheur à l’IFAN. La maison, parfaitement identifiée, n’a rien de hollandais. Elle a été construite par les Français, en 1783, pour Anna Colas, une signare – riche dame métisse – quand la traite tirait à sa fin. Les pièces du bas ont peut-être servi de logements à des esclaves domestiques mais sûrement pas à la traite. C’étaient essentiellement des entrepôts à marchandises.
    – L’esclaverie, car elle a existé, se situait non loin du port qui abrite aujourd’hui le Musée historique. Elle a disparu. Gorée n’a jamais été un centre très actif pour la traite (deux cents à cinq cents esclaves par an, si l’on en croit les chiffres du savant jésuite), par rapport aux comptoirs de la Côte des esclaves (l’actuel Bénin), du golfe de Guinée ou de l’Angola. La légende de la Maison aux esclaves doit tout à l’indéniable talent de Joseph N’Diaye qui a mis une douzaine d’années à forger un mythe qui, aujourd’hui, a force de loi. »

    NB : les trois « [sic] » sont de moi [Robert Faurisson].
    En 1997, Jean-François Forges, historien antirévisionniste, dénoncera, à son tour, le mythe de la Maison des esclaves de l’île de Gorée. Il écrira : « C’est un mythe qui dit cependant une vérité fondamentale. Encore faudrait-il en informer les touristes » (Eduquer contre Auschwitz / Histoire et Mémoire, ESF éditeur, 1997, p. 67, n. 33).
    Le dimanche 18 avril 1998, entre 9h et 10h, dans une émission de « France-Inter », on évoquera le caractère fallacieux de cette « Maison des esclaves », mais pour conclure que la charge symbolique en est telle qu’il serait indécent d’aller se soucier de la vérité historique. »

    http://www.contre-info.com

  • Si on ne lâche rien, c'est qu'on ne lâche rien malgré ceux qui lâchent

    Alors qu’un visuel des Hommen critiquant Hervé Mariton crée la polémique sur Twitter, Nouvelles de France a interrogé Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français. Extraits :

     

    M"Hervé Mariton a été le fer de lance politique de l’opposition au mariage gay. Il a donc une responsabilité très grande dans la suite de la mobilisation. En annonçant qu’il célébrera des mariages, il devait bien sûr s’attendre à des réactions. La déception que nous ressentons est proportionnelle à son engagement durant tout le débat. Il donne un signe fort d’abandon, et les Hommen le font remarquer. Notre devise est « On Ne Lâche Rien ». C’est exigeant mais c’est le prix à payer pour la victoire de nos idées. Dès lors qu’on lâche à moitié, c’est qu’on lâche tout. Je rends hommage aux Hommen d’appuyer là où cela fait mal. Ils lèvent les tabous. Ils savaient qu’ils susciteraient des réactions. Ils ont osé. Bravo. Je comprends que cela crée un débat, en revanche, je ne comprends pas la violence de certaines réactions. Décidément, notre pays est bien malade et le « politiquement correct » a fait bien des dégâts… et pas seulement chez nos opposants !

    [...] Cette loi n’est pas légitime, il ne faut pas l’appliquer. La désobéissance civile s’impose. Nous demandons à nos hommes politiques d’être des modèles et d’aller au bout de leurs convictions. C’est la seule chose qui permettra que le peuple ait à nouveau confiance en ses élus. C’est aux actes que l’on peut juger celui pour qui l’on va voter, pas aux paroles. Ne soyons pas dans la compromission. [Lire la suite]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Lettre d'un Hommen à ses parents

     

    Hmn1De l'un d'entre eux : 

     

    "Papa, Maman, je suis Hommen !

    Il y a maintenant un an et un mois, un homme a été élu Président de la République. Cet homme avait un programme. Notre erreur fut de ne pas avoir examiné ses propositions suffisamment attentivement et de n’avoir pas réagi lorsqu’il était encore temps. En effet, dans son programme, il s’engageait à légaliser le mariage pour personnes de même sexe ainsi que l’adoption pour les personnes de même sexe. Il annonçait un premier pas dans la destruction de la famille.

    Cet homme, François Hollande a tenu parole. Il a tenu parole contre vents et marées, contre une opposition chaque jour croissante. Il s’est entêté dans cette proposition sans se douter qu’il réveillait une jeunesse qui s’était endormie, il s’est entêté sans se douter un seul instant que nos parents, eux mêmes endormis et silencieux depuis mai 68, malgré un sursaut en 1984 pour défendre l’école privée, allaient se lever fièrement, allaient nous être un soutiens précieux, afin que nous, la jeunesse nouvellement décomplexée de France, prenions notre avenir en main.

    Alors certes, tous ne se fit pas en une semaine. Il fallut que M. Hollande nous ignore pendant des mois et des mois, qu’il envoie M. Valls nous réprimer, pour que ce réveil soit profondément encré en nous. 

    M. Hollande en méprisant plusieurs manifestations d’une importance jamais atteinte sous la gauche, en affichant un certain dédain face à une pétition signée par pas moins de 700 000 citoyens français, en accélérant un calendrier législatif afin de court-circuiter l’opposition et en multipliant les arrestations arbitraires, les gardes à vues, les gazages de femme, enfants, personnes âgées, a certes divisé la France mais a aussi réuni toutes les générations. Oui M. Hollande vous nous avez soudé face à votre projet de loi.

    Dans cette union, chacun a du trouver sa place pour contester à sa manière votre projet de loi destructeur pour la famille. Mon choix a été celui de manifester sous l’apparence des Hommen. Ce choix vous a tout d’abord inquiétés. En effet, que peuvent faire quelques jeunes, torse nu, avec un pantalon de couleur, un masque et un slogan tagué sur le torse si ce n’est s’attirer des ennuis. Pour moi, ce choix se fit plutôt simplement. Ce code vestimentaire que l’on s’impose est nécessaire car il nous permet de parler en notre nom propre mais surtout au nom de chaque jeune, de chaque personne du peuple qui se reconnaît dans notre discours. Ce qui m’a attiré est cette universalité représentée. Mais on ne réalise vraiment ce que cela implique que lorsque l’on effectue sa première action, lorsque quelques minutes avant l’action le rythme cardiaque augmente, on pense à tout ce que l’on risque, tout ce pour quoi nous nous battons…
    Hmn2Cette motivation qu’est la défense de la famille, de l’enfant nous pousse alors à nous dépasser, à éteindre la petite voix qui survient et qui nous dit : « fuis ! Il est encore temps, tu risque gros, quelqu’un d’autre pourra bien s’en charger à ta place ».

    Et c’est cette préoccupation de la famille, du plus petit que soit, qui nous pousse alors à nous jeter sur un terrain de tennis ou pour ma part à voltiger au bout d’une corde sous un pont afin d’accrocher une bannière symbolique de notre combat.

    Le risque présent dans ces moments est alors dominé par un sentiment de justice. Et ce sentiment est renforcé à chaque nouvelle action, à chaque nouvel événement.

    Alors certes, Papa, Maman, vous vous inquiétez et ca n’est pas forcément à tort, mais sachez que votre fils se bat pour une noble cause, et que petit à petit il se construit pour devenir un Homme solide pour la société française. Et son masque de Hommen est là pour vous rappeler qu’il n’est pas seul. Derrière ce masque se trouve chaque jeune qui s’est levé fièrement pour combattre cette loi injuste. 
    C’est pour cela que je vous dis aujourd’hui, Papa, Maman, je suis Hommen mais n’ayez pas peur, ayez confiance en cette génération nouvelle qui se lève et qui ne lâche rien. Cette jeunesse est belle, elle est solide et elle ira très loin dans la défense de ses idées.

    Elle est le fer de lance de l’espérance !!

    Votre fils qui vous aime".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Marché transatlantique : un pas décisif vers une gouvernance mondiale non souveraine

    Le 12 mars dernier, la Commission européenne a approuvé le projet de mandat concernant la conclusion avec les États-Unis de l'accord appelé « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement », donnant ainsi le coup d’envoi aux négociations entre les différentes parties européennes. Le mandat de négociation est inscrit à l'ordre du jour du Conseil de l'Union européenne "Commerce" qui doit l'approuver afin que les négociations puissent débuter dès le mois de juillet. Non disponible officiellement pour les citoyens européens, le projet a cependant fait l'objet de divulgations sur internet. Il a été traduit en français par l'auteure du blog contrelacour[1].

    L’objet de cette tribune[2] est donc de proposer une brève synthèse des points essentiels de ce texte de 46 articles qui, comme nous allons le voir, cache derrière une logorrhée prônant le respect des Droits de l’Homme et de l’environnement l’inscription dans le marbre du droit international l’impuissance des institutions nationales souveraines, notamment en matière de protection sociale et environnementale. Nous verrons également que, loin de n’être que de l’incrémentalisme[3], ce texte constitue un pas décisif dans le processus d’élaboration d’un gouvernement mondial purement technocratique au seul profit des intérêts financiers et dont les effets profondément morbides sont aujourd’hui bien identifiés.

    La promotion trompeuse des Droits de l’Homme et du développement durable

    A l’instar de la « charte des droits fondamentaux » qui introduisait le traité constitutionnel européen de 2005[4], et qui faisait sur cinq pages l’apologie des grands principes que sont ceux de « dignité », de « solidarité » ou encore de « justice » -principes totalement vidés de leur substance par les 182 pages économiques qui les suivaient, le mandat portant sur le futur marché transatlantique s’ouvre sur un identique affichage de bonnes intentions.

    En effet, dès le premier article il est précisé que : « L'accord devrait confirmer que le traité transatlantique de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement est basé sur des valeurs communes, notamment la protection et la promotion des droits de l'homme et de la sécurité internationale ».

    A la suite, l’article six réitère : « Des valeurs communes dans des domaines tels que les droits de l'homme, des libertés fondamentales, la démocratie et la primauté du droit ».

    Concernant l’environnement, il est affirmé que les Parties s’engagent « envers le développement durable et la contribution du commerce international au développement durable dans ses dimensions économiques, sociales et environnementales, notamment le développement économique, le plein emploi productif et un travail décent pour tous, ainsi que la protection et la préservation de l'environnement et des ressources naturelles »

    Enfin, pour achever de nous convaincre des bonnes intentions du mandat, le même article conclue : « Le droit des Parties de prendre les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs légitimes de politique publique sur la base du niveau de protection de la santé, de la sécurité, du travail, des consommateurs, de l'environnement et de la promotion de la diversité culturelle telle qu'elle est prévue dans la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qu'ils jugent appropriées »

    Que demander de plus ? La préservation des droits de l’homme comme de l’environnement semble être ici non seulement prise en compte, mais également laissée dans sa mise en pratique à l’appréciation des institutions souveraines. Cependant, et avant même d’entrer dans le détail du texte, une lecture attentive de ces quelques alinéas devrait nous annoncer l’hypocrisie de leur propos. En effet, les deux premiers articles cités (1 et 6) conditionnent la protection des droits de l’homme comme celle des libertés fondamentales à la notion éminemment ambiguë, pour ne pas dire tout bonnement fallacieuse, de « valeurs communes ». Il faudrait préciser ce qu’il est entendu par « valeurs communes », car qui dit « valeurs », dit manière bien précise d’interpréter et de mettre en pratique les dits principes.

    Or, loin de n’être qu’un détail sémantique –l’accord portant sur l’harmonisation des législations en termes de commerce et d’accès aux marchés, notamment publics, le recours à cette notion ne signifie ici ni plus ni moins que l’alignement des politiques européennes sur ce qu’elles ont déjà de commun avec la politique américaine, à savoir le principe ultralibéral de « concurrence non faussée » par l’intervention publique -c’est-à-dire par le contrôle des institutions souveraines, principe devant devenir nous allons le voir l’unique horizon de toute politique possible à l’avenir.

    On pourrait ici nous accuser de jouer sur les mots. Aussi, au-delà des éléments de langage, étudions la dernière proposition, sensée rassurer sur la préservation souveraineté des États parties-prenantes en matière de protections sociales et environnementales :

    « Le droit des Parties de prendre les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs légitimes de politique publique sur la base du niveau de protection de la santé, de la sécurité, du travail, des consommateurs, de l'environnement et de la promotion de la diversité culturelle telle qu'elle est prévue dans la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qu'ils jugent appropriées  »

    Très bel exemple de sophistique, car que nous dit cette Convention en la matière ? Rien. Cette convention n’a pas pour objet d’établir une quelconque réglementation en termes de protections sociales et environnementales. Selon ses propres termes, « la finalité de la Convention consiste à créer un environnement propice permettant à la diversité des expressions culturelles de se manifester, de se renouveler et d’être profitable à l’ensemble des sociétés[5] ». Elle ne porte absolument pas sur la « protection de la santé, de la sécurité, du travail, des consommateurs, de l'environnement » mais uniquement sur la diversité culturelle. Si la convention mentionne bien le respect des droits de l’homme, il ne s’agit que ceux qui portent sur la liberté d’expression :

    « Une série de principes rappelle et garantit que toute politique et mesure destinée à protéger et à promouvoir la diversité des expressions culturelles ne contrevient pas au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales telles que la liberté d’expression, d’information et de communication, ainsi que la possibilité pour les individus de choisir les expressions culturelles[6]. »

    Aussi, assurer la garantie du respect des libertés fondamentales concernant les protections sociales et environnementales par leur subordination à un texte qui ne les mentionne pas relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus cynique (pour le dire trivialement, cela reviendrait pour un avocat à assurer la défense d’un salarié abusivement licencié en se basant sur le code de la route).

    L’objectif réel de l’accord : passer outre la souveraineté des pays européens

    Si déjà les articles et alinéas sensés assurer le respect de la nature « démocratique » des législations européennes en matière sociale et environnementale trahissent leur propre hypocrisie, nous allons voir maintenant que le reste du mandat ne prend pas la peine de cacher ses réelles ambitions (pensant sans doute que le lecteur lambda se sera contenté des 8 premiers articles…)

    Dès l’article 2, le ton est donné : « L'accord doit être global, équilibré et pleinement compatible avec les règles et obligations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). ». L’article 4 précise : « Les obligations de l'Accord seront obligatoires pour tous les niveaux de gouvernement. »

    Quelles sont les règles et obligations de l’OMC ? Elles visent essentiellement à empêcher ce que l’on appelle le « dumping », notamment en termes de politiques agroalimentaires, « dumping » jugé contraire au principe de concurrence non faussée[7]. Or, quelles sont les pratiques de dumping que l’OMC souhaiterait voir disparaître ? Il s’agit par exemple des subventions accordées par les pouvoirs publics à des secteurs économiques en difficulté, comme ceux de la pêche ou de l’agriculture. Il s’agit également de certaines pratiques commerciales comme celles qui consistent pour un supermarché ou un producteur à revendre à perte des denrées alimentaires bientôt périmés. Il est important de rappeler que les mesures anti-dumping de l’OMC sont celles qui maintiennent les pays d’Afrique membres de l’Organisation dans un état de sous-développement en matière d’autosuffisance alimentaire, les contraignants à importer ce qu’ils devraient normalement exporter[8].

    Dans le détail, il s’agit pour cet accord de supprimer ce que l’on nomme les « barrières non tarifaires » qui feraient obstacle à la sacro-sainte concurrence non faussée. Comme le précise l’article 25,

    « L'accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l'investissement y compris les obstacles non tarifaires existants par le biais de mécanismes efficaces et efficients, par la promotion d'un niveau ambitieux de compatibilité de la réglementation des biens et services, notamment par la reconnaissance, l'harmonisation et en renforçant la coopération mutuelle entre les régulateurs. »

    Or, de quoi s’agit-il exactement ? Les barrières non tarifaires constituent l’ensemble des règles –d’ordre notamment sanitaires, sociales et environnementales, qui visent à protéger une nation (ou un ensemble de nations, comme l’UE) des pratiques de concurrence sauvage, par exemple celles de la Chine en matière de droit du travail[9]. Il s’agit donc pour l’accord de rendre caduque des lois cadres européennes et nationales devant garantir une certaine conception –une certaine exception culturelle, de nos modèles sociaux, dont la France représente le plus mauvais élève.

    Par ailleurs, en plus de programmer notre impuissance en matière d’intervention publique dans les pratiques économiques et commerciales, l’accord prévoit d’accroître la mainmise des grands groupes privés sur des secteurs stratégiques, tant du point de vue social et environnemental que sanitaire. En effet, l’article 25 précise :

    « L'accord […] devrait inclure des dispositions spécifiques et de fond et de procédures dans des secteurs d'une importance considérable pour l'économie transatlantique, y compris, mais sans s'y limiter, l'automobile, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques et d'autres industries de la santé, de l'information et de la communication et des services financiers. Le but sera d'éliminer les obstacles non tarifaires existants, empêcher l'adoption de nouvelles barrières non tarifaires et d'assurer l'accès au marché à un niveau supérieur à celui fourni par des règles horizontales de l'accord. »

     

    Ce passage illustre parfaitement l’ambition réelle de l’accord : permettre aux grandes firmes de s’affranchir du droit en vigueur dans chaque pays, droit constituant pourtant l’expression de la souveraineté populaire de ces derniers. Et comme le précise l’avant dernier article, selon lequel « L'accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les parties respectent les règles convenues », les Etats-nations ne respectant pas les « règles du jeu » pourront être assignés en justice par les groupes privés jugeant que ces derniers entravent d’une manière ou d’une autre la concurrence non faussée[10]. Ce qui ne signifie, à fortiori du point de vue français, ni plus ni moins que la suppression à plus ou moins long terme de tous les garde-fous d’ordre éthique au principe de notre modèle social si durement acquis.

    Plus dramatique, c’est l’ensemble des secteurs les plus stratégiques politiquement –comme la santé et l’éducation, qui seront entièrement soustrait au contrôle populaire. Or les récents scandales en termes de santé publique, notamment induits par une première vague de privatisation de ce que l’on appelle la « vigilance pharmacologique »[11], sont bien représentatifs des effets morbides d’une telle captation par les intérêts privés de secteur relevant de l’intérêt général.

    Aussi, cet accord constituant un pas décisif dans le processus d’élaboration d’une gouvernance mondiale, donne le ton de ce projet de construction supranationale : celui d’une philosophie ultralibérale au service des grands groupes privés et au détriment des souverainetés populaires comme des libertés fondamentales individuelles et collectives.
    Les Non-Alignés


    [1] http://contrelacour.over-blog.fr/article-marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-118657212.html (Référence commune à toutes les références qui vont suivre concernant l'accord en question.)

    [2] Qui fait directement écho à notre article portant sur la gouvernance européenne, http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-quoi-la-gouvernance-europeenne-137802#forum3758838

    [3] Consistant à ne faire que des petits ajustements à la marge en lieu et place de réels changements structurels, ce que l’UMP reproche en ce moment à l’administration Hollande par exemple.

    [6] Idem.

  • « Le gouvernement français est sorti de son rôle en réprimant La Manif Pour Tous »

    Communiqué de « La Fédération » - Section française de l’Union paneuropéenne internationale :

    "Des millions de Français se sont mobilisés pacifiquement pour refuser le mariage homosexuel et les menaces qu’il entraîne sur la filiation. Au-delà des obligations normales qu’ont les autorités d’assurer la sécurité publique, le pouvoir politique a tout fait pour tenter de discréditer le mouvement sortant ainsi de son rôle qui est de maintenir l’ordre public et les conditions d’un débat serein. Faisant référence à l’attitude des forces de l’ordre lors de la manifestation du 24 mars 2013 à Paris, M. Luca Volontè, ancien député italien et ancien Président du groupe PPE à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a saisi le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Il a notamment déclaré « de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées et aspergées de gaz lacrymogène sans nécessité par les forces de l’ordre. ». Récemment, c’est un étudiant de 23 ans qui a été condamné à deux mois de prison ferme pour sa participation à ce mouvement. « La Fédération » tient à attirer l’attention des sections nationales de l’Union Paneuropéenne Internationale sur les enjeux pour la civilisation européenne soulevés à l’occasion de ces manifestations. Plus généralement « La Fédération » invite les instances de l’Union Paneuropéenne Internationale à s’interroger sur la dérive, sous la pression d’Etats membres de l’UE, des décisions de justice rendues au nom de l’Europe qui semblent s’éloigner de plus en plus des valeurs prônées par les pères fondateurs de l’Europe pour s’inspirer de principes négateurs tant de la tradition européenne constante que des fondements anthropologiques communs à tous ceux qui refusent le « meilleur des mondes »

    Fondée en octobre 1944, La Fédération est le principal mouvement fédéraliste français. Elle a compté dans ses rangs François Mitterrand, Antoine Pinay, Jacques Chaban-Delmas, Jean Lecanuet, René Coty… Elle est actuellement présidée par Laurent Grégoire. Son secrétaire général est Joël Broquet. Elle est membre du Mouvement européen et de L’Union Paneuropéenne Internationale.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Femen libérées / Nicolas toujours en taule !

    Ben c’est fait. Nous nous étions promis de suivre de près le sort réservé par la justice aux quinze interpellés « antifa » de la manif de dimanche ; nous ne sommes pas déçus : sur quinze interpellations, deux seulement ont débouché sur une garde à vue. Le premier individu, arrêté pour port d’arme prohibé, a été relâché avant la fin des premières vingt-quatre heures. Le deuxième, un homme de 34 ans, donc plus tout à fait un adolescent (si les manifestants antifa étaient censés être des étudiants comme Méric, celui-ci doit être un peu laborieux dans ses études…), a été gardé à vue pour « rébellion » et « manifestation non autorisée ». Libéré mercredi, il devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre prochain. Comme ça, c’est bien, son été ne s’en trouvera pas gâché.

    Si l’on considère les chefs retenus, il faut donc en déduire que cet homme (à son âge, je n’ose plus dire ce garçon), considéré comme le plus « mouillé » dans cette affaire, n’aurait pas touché à une seule vitrine, n’aurait rien abîmé. Ben ça, alors. Qui a foutu le bronx, alors ? Il y a eu un grand coup de vent, un tremblement de terre micro localisé avenue de l’Opéra ? Les assurances vont invoquer l’état de catastrophe naturelle ? Un gars qui fait voler des vitres en éclats, tague, dégrade du mobilier urbain (selon le mot de Valls qui, sur ce coup-là, n’a même pas cherché à nier), c’est quand même un peu voyant ? Les forces de l’ordre qui encadraient la manif étaient donc sourdes, aveugles ou empêchées par l’arthrose de courir pour ne pas avoir réussi à interpeller les vrais coupables si ce ne sont pas les 15 en question ? J’suis bête, ’devaient tous être en récup’, en prévision de la manif « violente » du soir. Celle des « fa » venus soutenir Nicolas.

    Parlons-en, de Nicolas, dont la « rébellion » et le « refus de se soumettre à un prélèvement ADN » n’ont pas inspiré à la justice française — comme nous sommes surpris — autant de mansuétude.

    Sur ce sujet, le ministère public est formel : une telle différence de traitement se justifie très bien. Mais parfaitement. Sans rire. Une semaine avant, Nicolas était passé en comparution immédiate (pour un crime très grave qui était, je crois, d’avoir donné le nom de jeune fille de sa mère plutôt que le sien), tandis que notre trentenaire antifa était blanc comme l’agneau qui vient de naître. Et puis, dit-il, « il ne faut pas comparer les deux affaires, qui sont totalement opposées ». Là, je confirme. Absolument rien à voir : d’un côté l’interpellation d’un homme faite à la suite de déprédations et de vandalisme sur la voie publique, de l’autre celle d’un jeune de 23 ans, sans motif, à l’issue d’une manifestation on ne peut plus calme. Mais n’est pas à Fleury-Mérogis celui que l’on croit.

    Notez au passage que le ministère public ne serait pas le seul à s’acharner sur Nicolas. Le propriétaire de la pizzeria dans laquelle Nicolas s’était réfugié porterait plainte contre lui pour un préjudice estimé à 1.000 euros. Dans le tohu-bohu de l’arrestation, des assiettes se seraient cassées. Là, respect. Grande classe, la Pizza Pino des Champs-Élysées. J’ignorais que l’on vous y servait les spaghettis dans de la porcelaine de Sèvres et le Coca light dans du cristal de Baccarat. Il est vrai qu’eu égard au beau monde qui baguenaude le dimanche sur cette belle avenue, ce raffinement est bien compréhensible. Quant à moi, je n’y mettrai plus les pieds. Maladroite comme je suis, trop peur de trimer le reste de ma vie pour rembourser.

    Coïncidence de dates, ce même mercredi, les Femen de Tunisie, condamnées en appel à la prison avec sursis, ont retrouvé la liberté. Nicolas, qui n’est pas allé provoquer les convictions religieuses et la pudeur de braves gens en exhibant ses roupettes, est lui toujours en taule. Il y en a pour prétendre qu’en Tunisie, la justice serait arriérée et arbitraire. Moins qu’en France, apparemment…

    Gabrielle Cluzel dans Booulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info

  • Quand Delanoë détruit le patrimoine historique de Paris

    Lorsque le maire socialiste d’une des plus grandes capitales culturelles du monde détruit le patrimoine des parisiens, il y a peu de journalistes pour dénoncer un scandale qui pourtant devrait défrayer la chronique. Champion toute catégorie de la culture dans les années 80 et 90, le Parti socialiste s’était forgé une image de défenseur des arts et d’ami du patrimoine.

    A travers le très controversé Jack Lang, le parti avait imposé comme une constante incontournable le volet culturel, devenu une véritable arme politique, un relai entre socialisme, patrimoine et citoyens français. Mais aujourd’hui, les temps changent… mais dans une autre direction que celle annoncée par le célèbre slogan du président François Hollande. Le « maintenant », c’est en effet la destruction de façades datant de l’époque du plus célèbre préfet de Paris, Georges-Eugène Haussmann, qui avait remodelé sous le Second Empire la ville de Paris. Ainsi a disparu sur une centaine de mètres un pan du patrimoine architectural de Paris, sans compter une maison datant de l’époque de Louis XVI, rasée pour permettre à d’autres de faire fructifier leurs affaires. Le plus étonnant est que cette destruction va profiter au groupe LVMH, dont le patron n’est autre que M. Bernard Arnault. Pour mémoire, c’est un des hommes les plus riches du monde, sa fortune étant la première de France et d’après le classement du magazine Forbes, à la 10e position mondiale en 2013… soit la bagatelle d’environ 29 milliards de dollars, rien que cela. L’homme est aussi connu pour être l’un des amis proches de Nicolas Sarkozy dont il fut en 1996 l’un des témoins lors de son premier mariage avec Cécilia Sarkozy. Il fit même partie des invités du tristement célèbre « banquet de la victoire » au Fouquet’s un soir d’élection présidentielle en 2007.

    En avalisant la destruction de ce patrimoine rue de Rivoli, Bertrand Delanoë montre bien que derrière les batailles médiatiques, les clivages politiques entre la droite et la gauche n’existent plus depuis de nombreuses années. Le projet aurait toutefois dû attirer l’attention du maire et de son équipe. En détruisant irrémédiablement ce patrimoine historique, la mairie de Paris démontre qu’une porte a été ouverte, une ouverture très dangereuse vers un non-respect total des intérêts immédiat de la ville de Paris et de ses habitants. Cette ville, nous le rappelons, est la plus visitée au monde… son patrimoine est donc son plus précieux capital. Dans un pays qui accueille plus de 80 millions de touristes chaque année, nous pouvons sérieusement nous demander : « mais comment peut-on raser des pans de notre histoire à l’heure actuelle ?

    La suite dans  La voix de Russie   http://www.actionfrancaise.net