Ce matin plus de 200 personnes se sont rassemblées à Mésanger pour soutenir Jean-Yves Clouet le maire qui refuse la loi Taubira. Sur les marches de la mairie 3 maires attendaient. Jean-Yves Clouet, bien sûr, mais également le maire de Trans sur Erdre et celui de Saint Sulpice des Landes. Tous trois, écharpes tricolores ceintes, ont réclamé la clause de conscience que l’Etat leur refuse ! Pourtant, c’est le peuple qui les a élus et à qui ils devront rendre des comptes, pas l’Etat ! C’est un immense espoir qui se lève de voir nos maires entrer en résistance !
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Soutien au maire de Mésanger
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Pierre Bergé, un George Soros à la française
George Soros et Pierre Bergé n’ont pas seulement en commun un âge avancé et un compte en banque bien garni. Ils ont aussi, chacun à leur manière, une façon bien précise d’influencer le monde culturel et politique. Comme nous allons le constater, notre philanthrope français utilise les mêmes leviers que son homologue américain.
Né en 1930 sur l’ile d’Oléron, d’une mère institutrice progressiste adepte de la pédagogie Montessori et d’un père fonctionnaire des contributions, il monte sur Paris en 1948 et fait connaissance de nombreuses personnalités du monde culturel, telles que Cocteau, Aragon, Camus, Sartre. Il sera même le compagnon et gestionnaire de carrière de Bernard Buffet pendant 8 ans [1].
Il créé en 1950 son premier journal, Patrie mondiale, en collaboration avec Garry Davis, dont il avait rejoint le mouvement au nom très évocateur de « Citoyens du monde ». Il est d’ailleurs toujours au conseil consultatif de la World Citizen Foundation à laquelle contribuent, entre autres, le think tank « progressiste » Terra Nova ainsi que Le Monde diplomatique [2].
La rencontre avec « l’homme de sa vie », Yves Saint-Laurent, remonte à 1952. Ils créent en 1961 la maison de couture « Yves Saint-Laurent » en s’appuyant sur le financement du milliardaire américain J. Mack Robinson [3]. Ils acquièrent en 1966 la villa du serpent dans la médina de Marrakech et le Jardin Majorelle plus tard dans la même ville en 1980 [4]. Ils publient en 1967 La Vilaine Lulu, bande-dessinée sataniste aux allusions pédophiles plus qu’explicites [5].
Du coté politique, Pierre Bergé soutient d’abord Mitterrand lors des élections présidentielles de 1988, à travers le magazine Globe, puis ensuite Jacques Chirac lors des élections de 1995 [6]. Lors des municipales de 2001 et 2008, il se range officiellement du coté de la gauche parisienne de Delanoë [7]. Il s’engage pour Ségolène Royal dans la présidentielle de 2008, en prenant en charge le loyer du siège de la candidate et en créant l’Association des amis de Ségolène Royale. Il continue à la soutenir lors de la primaire de 2011 en affirmant néanmoins ne plus la financer. Rappelons que son homologue américain est, quand à lui, connu pour financer le parti démocrate et les associations avec lesquelles ce parti est affilié, même s’il déclare ne pas être l’homme d’un parti [8].
Bergé a présidé l’association Arcat Sida avant de créer en 1994, avec Line Renaud, Ensemble contre le Sida, qui deviendra plus tard le Sidaction (mais aussi en 2009 le fonds de dotation Pierre Bergé, qui s’engage à verser 2 millions d’euros par ans pendant 5 ans) [9]. Dans la foulée, en 1995, il créé le magazine Têtu, qu’il revendra pour 1 euro symbolique en 2013 à un proche de François Hollande, Jean Jacques Augier, qui fut son trésorier de campagne lors de l’élection présidentielle de 2012 mais aussi actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane [10].
Pierre Bergé soutient par ailleurs activement SOS Racisme et Act Up Paris (il a d’ailleurs été entendu par la justice dans le cadre de l’affaire Julien Dray). Soros est lui aussi engagé dans la lutte contre le sida, à l’échelle mondiale, et il est intéressant de noter que l’Open Society est en lien avec Gregg Gonsalves, qui a longtemps été l’une des figures d’Act Up avant de critiquer l’activisme thérapeutique d’Act Up Paris, qu’il jugea « irrationnel et dangereux pour les malades » [11].
Du coté des médias, George Soros est supposé avoir des liens avec une trentaine de médias dont le New York Times, le Washington Post, Associated Press, NBC et ABC. Pierre Bergé, lui, a créé en 1990 avec Jacques Rosselin le Courrier International [12]. En 2010, en association avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, il devient actionnaire majoritaire du Groupe Le Monde et il fait voter une augmentation de capital, ainsi que la perte de contrôle du groupe par ses salariés actionnaires et internes (dont notamment les journalistes). Le 15 décembre 2010 Il devient président du Conseil de surveillance du Monde SA et de la SEM (Société éditrice du Monde) [13].
Comme George Soros par l’intermédiaire de l’Art and Culture Program de l’Open Society, c’est aussi dans la culture que Pierre Bergé s’investit le plus à travers sa fondation Pierre Bergé/Yves Saint-Laurent.
En 1977, il achète le théâtre de l’Athénée-Louis-Jouvet, avant de le revendre à l’État. Il créé l’Institut français de la mode et du textile en 1986 (il en assure toujours la présidence). Il est nommé président de l’Opéra national de Paris en 1988, poste qu’il conserve jusqu’en 1994 avant d’en devenir président d’honneur. Il participe à la souscription nationale pour l’achat du tableau Saint Thomas à la pique de Georges de La Tour par le Musée du Louvre la même année [14].
En 1993, il est nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO et promu commandeur de la Légion d’honneur, puis nommé commandeur des Arts et des Lettres [15].
Il est en 1996 le mécène de Charlotte Perriand pour son exposition au Design Museum de Londres. Il supporte aussi en 1998 avec Yves Saint-Laurent la rénovation de deux salles de l’aile nord de la National Gallery à Londres et du pyramidion de bronze posé sur l’obélisque de la place de la concorde [16].
Il créé en 2001 la maison de vente Pierre Bergé & associés et fait du mécénat pour la rénovation et les aménagements intérieurs des collections historiques du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou et de l’exposition « Picasso érotique » à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris. La même année, il est nommé Grand Mécène des Arts et de la Culture. Il devient, en 2007, actionnaire du journal Libération [17].
En 2009, après le décès d’Yves Saint-Laurent, il organise des ventes de leurs collections dont les profits iront à la recherche sur le VIH et le Sida. Il finance en 2010 le projet de restauration de la Maison Zola à Medan et crée le musée Alfred Dreyfus, dont il assure la présidence. La même année, il s’illustre internationalement en proposant de restituer à la Chine des statues de bronze rares volées par l’armée française en 1860, à condition que la Chine applique les droits de l’homme : « Je suis absolument prêt à donner ces deux têtes à la Chine. Tout ce que je demande en contrepartie est que ce pays donne les Droits de l’Homme, la liberté au Tibet et accueille le dalaï-lama. » Ceci avait évidement provoqué la colère de Pékin [18].
Il est par ailleurs le financier de la Fondation Danielle Mitterrand et de la Fondation de l’université d’Avignon [19].
Il organise au Théâtre du Rond-Point, par le biais d’un collectif qu’il préside avec Jean Michel Ribes, une soirée de soutien au « mariage pour tous » le 27 janvier 2013, qui compte parmi les partenaires médias la fondation Terra Nova, qui travaille parfois en partenariat avec l’Open Society de George Soros ou qui reprend les recherches de celle-ci [20].
D’ailleurs, Terra Nova compte parmi ses partenaires des think tanks progressistes financés par l’Open Society [21].
Ajoutons que la fameuse pièce très controversée de ce même théâtre, Golgota Picnic, était déjà financée par la Fondation Pierre Bergé/ Yves Saint-Laurent, la société anonyme Baron de Rothschild, EDF, Arte, Air France, le ministère de la Culture et celui des Affaires étrangères et européennes, le Conseil régional d’Île-de-France et la mairie de Paris [22].
On peut donc s’apercevoir assez facilement que Pierre Bergé, tout comme George Soros à une échelle supérieure, influence le monde culturel, médiatique ou politique par le biais de ses groupes communautaires et élitistes, mais aussi grâce à sa fortune. La culture, l’information sont ainsi aux mains d’une minorité homogène d’un point de vue idéologique. La « démocratie » est-elle donc le reflet de la volonté bien comprise des peuples, ou un outil au service d’une minorité apatride ?
http://www.egaliteetreconciliation.fr
Notes
[1] http://www.evene.fr/celebre/biographie/pierre-berge-14929.php
[2] http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/qui-vraiment-pierre-berg%C3%A920121026.html
http://www.worldcitizen.org/advisory-council
http://www.worldcitizen.org/contributors
[3] http://www.fondation-pb-ysl.net/fr/Rencontres-30.html
[4] http://www.riadaladdin.com/hotel-marrakech/riad-marrakech/guide-maroc/marrakech/tourisme/jardins-de-majorelle.html
[5] http://www.lelibrepenseur.org/2009/09/07/satanisme-ysl-et-la-vilaine-lulu-12/
[6] http://www.humanite.fr/node/207425
[7] http://www.rfi.fr/actufr/articles/013/article_5545.asp
[8] Pierre Bergé : http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Pierre-Berge-arrete-de-payer-le-loyer-du-QG-de-Segolene-Royal-a-Paris-277265
[9] http://www.liberation.fr/vous/0101168210-frederic-edelmann-prend-la-tete-d-arcat-sida-pierre-berge-celle-d-ensemble-contre-le-sida
[10] http ://www.liberation.fr/medias/2013/03/29/jean-jacques-augier-bille-en-tetu_892381
[11] Pierre Bergé : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/pierre-berge-temoin-dans-l-affaire-julien-dray_767125.html
[12] http://www.lepoint.fr/politique/pierre-berge-fier-d-etre-multimillionnaire-et-a-gauche-16-03-2012-1442074_20.php
[13] http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/28/04002-20100628ARTFIG00643-berge-niel-et-pigasse-rachetent-le-monde.php
http://phbm.blog.lemonde.fr/structure-du-groupe/lmsa-surveillance/
[14] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf
[15] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf
[16] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf
[17] http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/un-fondateur-de-la-repubblica-pierre-berge-et-bhl-au-capital-de-liberation_118520.html
[18] http://www.rue89.com/2013/04/26/mystere-cadeau-bronzes-pierre-berge-a-chine-241845
[19] http://www.midilibre.fr/2012/11/29/pierre-berge-finance-la-fondation-de-l-universite-d-avignon,602565.php
[20] http://www.francetv.fr/culturebox/une-soiree-en-faveur-du-mariage-pour-tous-au-theatre-du-rond-point-130741
http://www.tnova.fr/note/jeunes-et-police-du-conflit-au-dialogue
http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/docs-actualites/rapport-facies.pdf
[21] http://www.tnova.fr/les-partenaires
http://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/us-programs/grantees/center-american-progress-3
http://www.demos.co.uk/projects/opensocietydialogues
[22] http://www.ndf.fr/identite/23-07-2011/paris-deferlement-christianophobe-a-lautomne
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Le G8 appelle à des pourparlers de paix afin de fournir une couverture aux préparatifs de guerre américains contre la Syrie
Le plan en cinq points pour la Syrie, préparé pour le sommet du G8 par le premier ministre britannique David Cameron, s’avère être un plan qui n’a pas vocation à être appliqué.
Le 39e sommet du G8 a rassemblé le président américain Barack Obama, le président russe Vladimir Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre japonais Shinzo Abe, le président français François Hollande, le premier ministre italien Enrico Letta, le premier ministre canadien Stephen Harper, le président de l’Union européenne Herman van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Cameron a passé deux jours entiers à mettre le maximum de pression sur Poutine pour qu’il signe la demande de démission du président syrien Bashar el-Assad comme condition préalable à tout accord négocié sur la fin de la guerre civile sanglante dans le pays. Cela serait nécessairement rejeté par le régime syrien, lui ferait boycotter un sommet qui est proposé à Genève, ce qui serait par la suite utilisé comme prétexte pour une intervention militaire complète.
Il était également espéré que la résolution comprendrait des dénonciations de l’usage des armes chimiques, y compris les assertions sans preuve que les forces syriennes s’en étaient servies. Le gouvernement Obama a employé la technique du «gros mensonge», citant les accusations d’utilisation par la Syrie de telles armes pour affirmer qu’Assad avait franchi une «ligne rouge,» qui justifierait la décision de Washington de commencer à envoyer ouvertement des armes à l’opposition syrienne.
La Russie rejette l’affirmation que des armes chimiques ont été utilisées et a demandé à voir les preuves sur lesquelles s’appuient les États-Unis. Un autre point proposé était un engagement à s’opposer aux opérations des éléments liés à Al-Qaïda en Syrie. Ce point était inclus pour prendre en considération les inquiétudes sur le fait que l’opposition est dominée par des forces islamistes djihadistes.
Ce plan proposait en outre «une planification dès le premier jour» pour une transition vers un nouveau gouvernement ayant un pouvoir exécutif.
Le refus de Poutine d’accéder à ces demandes a fait échouer la machination préparée par Cameron et Obama, mais il ne fera rien pour arrêter les préparatifs de guerre qui sont déjà en cours.
Le communiqué du G8 demande des pourparlers de paix dès que possible, mais ne mentionne pas le sort d’Assad. Bizarrement, il appelle tant les autorités syriennes que l’opposition à s’engager à la destruction de toutes les organisations affiliées à Al-Qaïda.
Avant le sommet, Cameron a rencontré Poutine au 10, Downing Street, où le premier ministre russe a dénoncé la décision américaine d’armer l’opposition syrienne. Une réunion avec Obama a été tout aussi glaciale.
La Maison-Blanche a annoncé vendredi soir qu’elle fournirait des armes au Conseil militaire suprême de l’opposition syrienne, ayant déterminé «avec un haut degré de certitude» que les combattants d’Assad avaient utilisé du gaz neurotoxique sarin. Avant de se rendre au sommet de Lough Erne en Irlande du Nord, Obama a fait des entretiens télévisés pour dissimuler la réalité du fait que les États-Unis vont armer des islamistes affiliés à Al-Qaïda et d’autres groupes du genre qui mènent une guerre sectaire brutale en Syrie.
Obama a rejeté les comparaisons avec l’Irak sans expliquer pourquoi, insistant au contraire pour dire que «Le fait est que nous avons des intérêts sérieux là-bas [en Syrie] […] Nous ne pouvons avoir une situation de chaos qui perdure dans un pays important qui est frontalier d’un pays comme la Jordanie, qui est lui-même frontalier d’Israël. Et nous avons un besoin légitime de nous engager et d’être impliqués.»
«Nous ne prenons pas partie dans une guerre de religion entre chiites et sunnites,» a-t-il affirmé.
En fait, les États-Unis sont responsables d’avoir délibérément attisé une guerre civile sectaire, et ils se servent maintenant des morts et du chaos qu’elle a provoqués comme prétexte pour intervenir militairement.
Faisant une critique explicite de Moscou, Obama a ajouté, «Assad, à ce stade – en partie en raison du soutien de l’Iran et de la Russie – croit qu’il n’a pas à s’engager dans une transition politique, il croit qu’il peut tout simplement continuer à réprimer par la violence plus de la moitié de la population.»
Le président américain n’a pas pu expliquer comment Assad est censé s’engager dans une transition politique alors même qu’il va en être exclu.
Obama et Poutine se sont rencontrés pendant une heure lundi, leurs premiers pourparlers en face à face depuis un an, et ont tenu une conférence de presse après. «Bien sûr nos opinions ne coïncident pas,» a dit Poutine, pendant qu’Obama notait que lui et Poutine avaient «des perspectives divergentes sur la Syrie.»
Ce soir-là, Cameron a organisé un dîner privé pour les chefs de gouvernement uniquement, soi-disant pour permettre à tout le monde de parler franchement. Cependant, l’atmosphère était sans aucun doute ternie par les révélations du lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden qui a dit que la Grande-Bretagne espionne systématiquement tous ceux qui participent à de telles conférences.
Cameron avait menacé qu’à moins que Poutine n’accepte son plan en cinq points, les sept autres membres du G8 feraient leur propre déclaration. Mais les responsables russes ont clairement dit qu’il n’y aurait aucun accord substantiel.
Le vice-ministre des Affaires étrangères Sergei Ryabakov a dit plus tôt que la Russie avait refusé d’accepter une quelconque mention du sort d’Assad dans le communiqué. «Cela ne serait pas seulement inacceptable pour les Russes, mais nous sommes convaincus que ce serait totalement faux, dommageable et modifierait complètement l’équilibre politique,» a-t-il dit.
Le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov, s’exprimant depuis le Koweït, a dit, «Nous sommes catégoriquement contre […] les déclarations que la conférence devrait être une sorte d’acte de capitulation politique de la part de la délégation du gouvernement [Syrien] suivie d’une passation du pouvoir à l’opposition.»
Donnant une idée de l’intensité des tensions, Hollande a déclaré publiquement, «Comment peut-on admettre que la Russie continue de livrer des armes au régime d’Assad alors que l’opposition n’en reçoit que très peu – et se fait massacrer ?»
Après une dernière session non prévue sur la Syrie mardi, au prétexte de discuter du contre-terrorisme, le communiqué final dilué a été publié. La Russie et les États-Unis ont ainsi officiellement accepté de se rendre à des pourparlers de «paix» à Genève le mois prochain, bien que la plupart des commentateurs disent qu’ils s’attendent à présent à ce qu’il n’y ait aucune réunion avant au plus tôt le mois d’août.
Le Guardian a cité des sources britanniques disant que Poutine aurait affirmé en privé qu’il n’avait aucun engagement personnel envers Assad et accepterait un gouvernement de transition sans lui, tant qu’il n’y aurait aucun vide politique au pouvoir et que le gouvernement comprenait des représentants de confiance du régime actuel et de son armée. Quoi que Poutine ait dit ou non, ceci un appel tacite à un coup d’État pour déposer Assad tout en préservant le régime bassiste.
Quoi qu’il advienne par la suite sur le front diplomatique, les choses vont se poursuivre rapidement sur la scène militaire. Washington s’engagera dans une discussion sur le type d’armes et d’autres mesures nécessaires pour «faire pencher la balance» en faveur des opposants d’Assad.
Obama va présenter les envois d’armes sous les termes les plus anodins – de petites armes qui ne sont «pas à la hauteur» de l’armement sophistiqué de l’armée syrienne, alors même que la France s’associe à l’Arabie saoudite pour apporter aux prétendus «rebelles» des missiles anti-aériens MANPADS de la classe Mistral, ainsi que des armes antichars.
Obama va en outre continuer à questionner publiquement l’efficacité d’une zone d’exclusion aérienne, alors même que l’on en prépare une activement.
Les États-Unis étudient déjà la possibilité d’établir une zone d’exclusion aérienne en Syrie, proche de la frontière sud avec la Jordanie, d’après deux diplomates occidentaux de haut rang en Turquie et un troisième dans la région. Samedi, les États-Unis ont confirmé que le ministre de la Défense Chuck Hagel avait approuvé une demande jordanienne que les chasseurs F-16 et les missiles Patriot restent dans le pays après un exercice militaire conjoint cette semaine. Des batteries de missiles Patriot ont déjà été stationnées à la frontière turque.
Pour leur part, les gouvernements de Cameron et de Hollande vont entamer leurs propres discussions sur la question de savoir si le Royaume-Uni et la France se joindront aux États-Unis dans leurs envois officiels d’armes à l’opposition.
La guerre contre la Syrie est refusée par la grande majorité des travailleurs aux États-Unis et en Europe. 70 pour cent des Américains s’opposent à l’armement de l’opposition, d’après l’institut Pew Research, tandis que 17 pour cent seulement des Britanniques soutiennent l’initiative américaine. Mais la guerre va continuer à être préparée à l’insu des peuples pour que les grandes puissances puissent se partager entre eux les pays riches en pétrole du Moyen-Orient.
Chris Marsden http://www.mondialisation.ca
Article original, WSWS, paru le 19 juin 2013
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[Vidéo] Nicolas en prison, Frigide expulsée : Jean-Pierre Pernaut note qu’« il ne fait pas bon être hostile au mariage homosexuel »
Dans le JT de 13h de TF1 ce jeudi, le présentateur n’a pas caché son étonnement devant les méthodes utilisées par les autorités pour faire taire les opposants à la dénaturation du mariage.
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Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg
Depuis plusieurs années, l’idée s’est répandue que le Groupe de Bilderberg serait un embryon de gouvernement mondial. Ayant eu accès aux archives de ce club très secret, Thierry Meyssan montre que cette description est une fausse piste utilisée pour masquer la véritable identité et fonction du Groupe : le Bilderberg est une création de l’OTAN. Il vise à convaincre des leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour la faire adhérer aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique.
Première réunion du Groupe, à l’hôtel Bilderberg (1954)
Chaque année, depuis 1954, une centaine des plus éminentes personnalités d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord se réunissent —à huis clos et sous très haute protection— au sein du Groupe de Bilderberg. Leur séminaire dure trois jours et rien ne transparait de leurs débats.
Depuis la dislocation de l’Union soviétique, des journalistes se sont intéressés à cette organisation élitiste et secrète. Certains auteurs y ont vu un embryon de gouvernement mondial et lui attribuent les principales décisions politiques, culturelles, économiques et militaires de la seconde moitié du XXe siècle. Une interprétation qu’a relayée Fidel Castro, mais que rien n’est venue confirmer, ni infirmer.
Pour savoir ce qu’est ou n’est pas le Groupe de Bilderberg, j’ai cherché des documents et des témoins. J’ai eu accès à l’intégralité de ses archives pour la période 1954-1966 et à de nombreuses pièces ultérieures, et j’ai pu discuter avec un de ses anciens invités que je connais de très longue date. Aucun journaliste à ce jour, et certainement pas les auteurs à succès qui ont popularisé les clichés actuels, n’a eu accès à tant de documents internes du Bilderberg.
Voici ce que j’ai découvert et compris.
La première réunion
70 personnalités, issues de 12 pays, participent à la première réunion du Groupe. C’est un séminaire de trois jours, du 29 au 31 mai 1954, près d’Arnhem (Pays-Bas). Les invités sont répartis dans deux autres hôtels avoisinants, mais les débats se tiennent dans l’établissement principal qui donna son nom au Groupe.
Les invitations, à en-tête du Palais de Soestdijk, sont sybillines. : « J’apprécierais vivement votre présence au congrès international, sans caractère officiel, qui se tiendra aux Pays-Bas vers la fin du mois de mai. Ce congrès désire étudier un certain nombre de questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale et a pour but de stimuler le goodwill et l’entente réciproque grâce à un libre échange de vues ». Elles sont signées du prince consort des Pays-Bas, Bernhard zur Lippe-Biesterfeld, et accompagnées de quelques pages d’informations administratives sur le transport et l’hébergement. Tout au plus y apprend-on que les délégués seront issus des États-Unis et de 11 États ouest-européens, et que 6 séances de travail de 3 heures chacune sont prévues.
Vu le passé nazi du prince Bernhard (qui avait servi dans la cavalerie SS jusqu’à son mariage en 1937 avec la princesse Juliana) et dans le contexte du McCarthysme, il est clair que les « questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale » tournent autour de la lutte contre le communisme.
Une fois arrivé sur place, l’impression des invités est tempérée par les deux présidents de séance : l’entrepreneur états-unien John S. Coleman et le ministre belge sortant des Affaires étrangères Paul van Zeeland. Le premier est un militant du libre-échange, le second est un partisan de la Communauté européenne de Défense (CED) [1]. Enfin, on aperçoit en bout de tribune Joseph Retinger, l’éminence grise des Britanniques. Tout cela laisse à penser que les monarchies hollandaise et britannique ont sponsorisé cette réunion pour soutenir la Communauté européenne de Défense et le modèle économique du capitalisme libre-échangiste face à l’anti-américanisme que promeuvent communistes et gaullistes.
Cependant, les apparences sont trompeuses. Il ne s’agit pas de faire campagne pour la CED, mais de mobiliser les élites pour la Guerre froide.
S.A.R. le prince Bernhard a été choisi pour convoquer ce congrès parce que son statut de prince consort lui donne un caractère étatique sans pour autant être officiel. Il masque le commanditaire : une organisation inter-gouvernementale qui entend manipuler les gouvernements de certains de ses États membres.
John S. Coleman n’est pas encore le président de la Chambre de Commerce des États-Unis, mais il vient de créer le Comité des citoyens pour une politique nationale du Commerce (Citizen’s Committee for a National Trade Policy — CCNTP). Selon lui, le libre-échange absolu, c’est-à-dire le renoncement à tous les droits de douane, permettra aux pays alliés des États-Unis d’accroître leur richesse et de financer la Communauté européenne de Défense (c’est-à-dire de réarmer l’Allemagne et d’intégrer sa puissance militaire potentielle au sein de l’OTAN)
Or, les documents en notre possession montrent que le CCNTP n’a de citoyen que le nom. C’est en réalité une initiative de Charles D. Jackson, le conseiller en guerre psychologique de la Maison-Blanche. L’opération est pilotée en amont par William J. Donovan, l’ancien commandant de l’OSS (le service de renseignement US durant la guerre) désormais chargé d’édifier la branche américaine du nouveau service secret de l’OTAN, le Gladio [2].
Paul van Zeeland n’est pas seulement le promoteur de la Communauté européenne de Défense, c’est aussi un politicien de grande expérience. À la Libération, il a présidé la Ligue indépendante de coopération européenne (LICE) dont l’objectif est de créer une union douanière et monétaire. Cette organisation a été mise en place par Joseph Retinger, déjà cité.
Précisément Retinger, qui fait office de secrétaire du congrès de Bilderberg, a servi durant la guerre dans les services secrets anglais (SOE) du général Colin Gubbins. Aventurier polonais, Retinger s’est retrouvé conseiller du gouvernement Sikorski en exil au Royaume-Uni. À Londres, il a animé le microsome des gouvernements en exil se faisant ainsi le plus beau carnet d’adresse de l’Europe libérée.
Son ami Sir Gubbins a officiellement quitté le service et le SOE a été dissout. Il dirige une petite entreprise de tapis et textiles, qui lui sert de « couverture ». En réalité, aux côtés de son homologue Donovan, il est chargé de créer la branche anglaise du Gladio. Il a participé à toutes les réunions préparatoires du congrès de Bilderberg et est présent parmi les invités, assis à côté de Charles D. Jackson.
À l’insu des participants, ce sont donc les services secrets de l’OTAN qui sont la puissance invitante. Bernhard, Coleman et van Zeeland servent de paravents.
N’en déplaise aux journalistes imaginatifs qui ont cru discerner dans le Bilderberg une volonté de créer un gouvernement occulte mondial, ce club de personnalités influentes n’est qu’un outil de lobbying de l’OTAN pour la promotion de ses intérêts. C’est beaucoup plus sérieux et beaucoup plus dangereux, car c’est l’OTAN qui ambitionne d’être un gouvernement occulte mondial garantissant la pérennité du statu quo international et de l’influence US.
D’ailleurs, la sécurité de chaque réunion ultérieure ne sera pas assurée par la police du pays hôte, mais par les soldats de l’Alliance.
Parmi les dix orateurs inscrits, on relève deux anciens Premiers ministres (Guy Mollet, France et Alcide de Gasperi, Italie), trois responsables du Plan Marshall, le faucon de la Guerre froide (Paul H. Nitze) et surtout un très puissant financier (David Rockefeller).
Selon les documents préparatoires, une vingtaine de participants sont dans la confidence. Ils savent plus ou moins en détail qui sont les tireurs de ficelles et ont rédigé à l’avance leurs interventions. Les moindres détails ont été ajustés et il n’y a aucune part d’improvisation. Au contraire, la cinquantaine d’autres participants ignore tout de ce qui se trame. Ils ont été choisis pour influencer leurs gouvernements respectifs et l’opinion publique de leur pays. Le séminaire est donc organisé pour les convaincre et pour les pousser à s’engager à propager les messages que l’on veut diffuser.
Les interventions ne portent pas sur les grands problèmes internationaux, mais analysent la stratégie idéologique supposée des Soviétiques et exposent la manière dont elle doit être contrée dans le « monde libre ».
Les premières interventions évaluent le danger communiste. Les « communistes conscients » sont des individus qui entendent placer leur patrie au service de l’Union soviétique afin d’imposer au monde un système collectiviste. Ils doivent être combattus. Mais cette lutte est difficile car ces « communistes conscients » sont noyés en Europe dans une masse d’électeurs communistes qui ignorent tout de leurs sombres desseins et les suivent dans l’espoir de meilleures conditions sociales.
Progressivement, la rhétorique se durcit. Le « monde libre » doit affronter le « complot communiste mondial », non seulement de manière générale, mais aussi en répondant à des questions concrètes sur les investissements états-uniens en Europe ou sur la décolonisation.
Enfin, les orateurs en arrivent au problème principal —que les Soviétiques, assurent-ils, exploitent à leur profit— : pour des raisons culturelles et historiques, les responsables politiques du « monde libre » emploient des arguments différents aux États-Unis et en Europe, arguments qui se contredisent parfois. Le cas le plus emblématique est celui des purges organisées par le sénateur McCarthy aux États-Unis. Elles sont indispensables pour sauver la démocratie, mais la méthode choisie est ressentie en Europe comme une forme de totalitarisme.
Le message final, c’est qu’aucune négociation diplomatique, aucun compromis n’est possible avec les « Rouges ». Il faut empêcher coûte que coûte les communistes de jouer un rôle en Europe occidentale, mais il va falloir ruser : comme on ne peut pas les arrêter et les fusiller, il faudra les neutraliser avec discrétion, sans que leurs électeurs eux-mêmes s’en rendent compte. Bref, l’idéologie qui est développée, c’est celle de l’OTAN et du Gladio. Il n’a jamais été dit que l’on truquerait les élections, ni que l’on assassinerait les tièdes, mais tous les participants ont admis que pour sauver le « monde libre », il faudrait mettre la liberté entre parenthèses.
Bien que le projet de Communauté européenne de Défense (CED) ait échoué trois mois plus tard sous les coups de boutoir des députés communistes et « nationalistes extrémistes » (c’est-à-dire gaullistes) au Parlement français, le congrès fut considéré comme un succès. Malgré les apparences, il n’avait pas pour but de soutenir la création de la CED ou toute autre mesure politique précise, mais de diffuser une idéologie dans la classe dirigeante, puis à travers elle dans la société. Objectivement, les Européens de l’Ouest avaient de moins en moins conscience des libertés dont ils étaient privés et ils étaient de plus en plus informés des libertés qui faisaient défaut aux habitants de l’Europe de l’Est.
Le Bilderberg devient une organisation
Un second congrès est donc organisé en France, du 18 au 20 mars 1955. À Barbizon.
Progressivement l’idée que ces congrès seront annuels et qu’ils nécessitent un secrétariat permanent s’impose. Le prince Bernhard se met en retrait lorsqu’il est pris en flagrant délit de trafic d’influence (scandale Lockheed-Martin). Il cède à l’ancien Premier ministre britannique Alec Douglas Home (1977-80), la présidence qui sera ensuite tenue par l’ancien chancelier et président allemand Walter Scheel (1981-85), l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre Eric Roll (1986-89), l’ancien secrétaire général de l’OTAN Peter Carrington (1990-98), et enfin l’ancien vice-président de la Commission européenne Étienne Davignon (depuis 1999).
Pendant longtemps, le président du Groupe de Bilderberg est assisté de deux secrétaires généraux, un pour l’Europe et le Canada (les États vassaux), l’autre pour les États-Unis (le suzerain), cependant, il n’y a plus qu’un seul secrétaire général depuis 1999.
D’une année sur l’autre, les débats sont très redondants, c’est pourquoi les invités changent. Il y a toujours un noyau dur qui a préparé le séminaire à l’avance et des nouveaux venus à qui l’on inculque la rhétorique atlantiste du moment.
Actuellement, les séminaires annuels rassemblent plus de 120 participants, dont toujours un tiers forment le noyau dur. Ils ont été sélectionnés par l’Alliance en fonction de l’importance de leurs relations et de leur capacité d’influence, indépendamment de leurs fonctions dans la société. Ainsi, ils restent membres du noyau dur lorsqu’ils changent de métier.
Étienne Davignon, secrétaire général du Groupe de Bilderberg
Conseil d’administration
Banquier suisse, directeur de la Deutsche Bank, vice-président du Forum de Davos.
Roger C. Altman Banquier états-unien, ancien conseiller des campagnes électorales de John Kerry et Hillary Clinton, directeur de la banque d’affaire Evercore Partners Inc.
Francisco Pinto Balsemão Ancien Premier ministre socialiste du Portugal (1981-83), président-fondateur du plus important groupe de télévision portugais SIC. (T)
Fran Bernabè Banquier italien, actuel patron de Telecom Italia (T)
Henri de Castries Pdg de l’assureur français AXA
Juan Luis Cebrián Directeur du groupe de presse écrite et audiovisuel espagnol Prisa.
W. Edmund Clark Banquier canadien, PDF de Toronto-Dominion Bank Financial Group
Kenneth Clarke Ancien vice président de British American Tobacco (1998-2007), Garde des sceaux et ministre britannique de la Justice, vice-président du Mouvement européen UK.
George A. David Pdg de Coca-Cola.
Étienne Davignon Homme d’affaire belge, ancien vice-président de la Commission européenne (1981-85), actuel vice-président de Suez-Tractebel.
Anders Eldrup Pdg de la société danoise des gaz et pétrole DONG Energy.
Thomas Enders Directeur d’Airbus.
Victor Halberstadt Professeur d’économie à l’université néerlandaise de Leiden, il conseille diverses sociétés telles que Goldman Sachs ou Daimler-Chrysler.
James A. Johnson Financier états-unien, il fut un des principaux responsables du Parti démocrate et un des artisans de l’investiture de Barack Obama. Il est vice-président de la banque d’affaire Perseus.
John Kerr of Kinlochard Ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, vice-président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell (T)
Klaus Kleinfeld Pdg allemand du géant états-unien de l’aluminium, Alcoa.
Mustafa V. Koç Pdg de la holding Koç, première entreprise turque.
Marie-Josée Drouin-Kravis Éditorialiste économique dans la presse écrite et audiovisuelle canadienne. Chercheuse au très militariste Hudson Institute. Elle est la troisième épouse de Henry Kravis.
Jessica T. Mathews Ancienne directrice des affaires globales au Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Actuelle directrice de la Fondation Carnegie.
Thierry de Montbrial Économiste, directeur-fondateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et de la World Policy Conference.
Mario Monti Économiste italien, ancien commissaire européen à la concurrence (1999-2005), co-fondateur du Spinelli Group pour le fédéralisme européen.
Egil Myklebust Ancien président du patronat norvégien, directeur de Scandinavian Airlines System (SAS).
Matthias Nass Directeur adjoint du quotidien allemand Die Zeit
Jorma Ollila Homme d’affaire finlandais, ancien Pdg de Nokia, actuel président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell.
Richard N. Perle Ancien président du Conseil consultatif de Défense du Pentagone, il est un des principaux leaders des Straussiens (les disciples de Leo Strauss) et à ce titre, une figure majeure du néo-conservatisme.
Heather Reisman Femme d’affaire canadienne, Pdg du groupe d’édition Indigo-Chapters.
Rudolf Scholten Ancien ministre autrichien des Finances, gouverneur de la Banque centrale.
Peter D. Sutherland Ancien commissaire européen irlandais à la concurrence, puis directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce.Ancien directeur de BP. Actuel président de Goldman Sachs International. Ancien président de la section européenne de la Commission trilatérale, et vice-président de l’European Round Table of Industrialists, actuel président d’honneur du Mouvement européen Irlande.
J. Martin Taylor Ancien député britannique, Pdg du géant de la chimie et de l’agroalimentaire Syngenta.
Peter A. Thiel Chef d’entreprise états-unien, Pdg de PayPal, président de Clarium Capital Management et à ce titre actionnaire de Facebook.
Daniel L. Vasella Pdg du groupe pharmaceutique suisse Novartis.
Jacob Wallenberg Banquier suédois, il est administrateur de nombreuses compagnies transnationales.Henry Kissinger, principal responsable des invitations au Groupe de Bilderberg
Membres cachés du noyau dur
Carl Bildt Ancien Premier ministre libéral de Suède (1991-94), ancien envoyé spécial de l’Union européenne puis de l’ONU dans les Balkans (1995-97, 1999-2001), actuel ministre suédois des Affaires étrangères. (T)
Oscar Bronner Pdg du quotidien autrichien Der Standard.
Timothy C. Collins Financier états-unien, directeur du fond de placement Ripplewood. (T)
John Elkann PDG du groupe italien d’automobile Fiat (son grand-père Gianni Agnelli fut pendant quarante ans un des animateurs du Groupe de Bilderberg. Il a hérité de la fortune familiale après le décès de mort naturelle de son grand-père Giovanni et la mort prématurée de son oncle Edoardo. Cependant, des sources policières sont convaincues que Edoardo a été assassiné après qu’il se soit converti à l’islam chiite, de sorte que la fortune revienne à la branche juive de la famille).
Martin S. Feldstein Ancien conseiller économique de Ronald Reagan (1982-84), et actuel conseiller économique de Barack Obama. Il a aussi été conseiller de George W. Bush pour le Renseignement extérieur. Il enseigne à Harvard. (T)
Henry A. Kissinger Ancien conseiller de sécurité nationale des Etats-Unis et secrétaire d’Etat, personnalité centrale du complexe militaro-industriel US, actuel président de la société de conseil Kissinger Associates.
Henry R. Kravis Financier états-unien gestionnaire du fond de placement KKR. Il est un des principaux collecteurs de fonds du Parti républicain.
Neelie Kroes Ancienne ministre néerlandaise libérale des Transports, commissaire européenne à la concurrence, et actuelle commissaire à la société numérique.
Bernardino Léon Gross Diplomate espagnol, secrétaire général de la présidence du gouvernement socialiste de José-Luis Zapatero.
Frank McKenna Ancien membre de la Commission de surveillance des services de renseignement canadiens, ambassadeur du Canada à Washington (2005-06), vice-président de la Banque Toronto-Dominion.
Beatrix des Pays Bas Reine de Hollande. Elle est la fille du prince Bernhard.
George Osborne Ministre britannique des Finances. Ce néo-conservateur est considéré comme un eurosceptique. Il faut comprendre par là qu’il est opposé à la participation du Royaume-Uni à l’Union européenne, mais qu’il est partisan de l’organisation du continent au sein de l’Union.
Robert S. Prichard Économiste canadien, directeur du groupe de presse écrite et audiovisuelle Torstar.
David Rockefeller Le patriarche d’une longue lignée de financiers. Il est le plus ancien membre du noyau dur des Bilderbergers. Il est également le président de la Commission Trilatérale, une organisation similaire intégrant des participants asiatiques.
James D. Wolfensohn Financier australien ayant pris la nationalité états-unienne pour devenir président de la Banque mondiale (1995-2005), aujourd’hui directeur du cabinet conseil Wolfensohn & Co.
Robert B. Zoellick Diplomate états-unien, ancien délégué au Commerce des États-Unis (2001-05), actuel président de la Banque mondiale.David Rockefeller, conseiller du Groupe de Bilderberg
Les Bilderbergers n’engagent pas les entreprises ou institutions dans lesquelles, ils travaillent. Cependant, il est intéressant d’observer la diversité de leurs secteurs d’activité.
Le lobby de la plus puissante organisation militaire mondiale
Au cours des dernières années, le nombre de sujets abordés lors des séminaires annuels a augmenté en fonction de l’actualité internationale. Mais cela ne nous apprend rien, car ces discussions n’ont aucun objet en elles-mêmes, elles sont juste des prétextes pour faire passer des messages. Malheureusement, nous n’avons pas eu accès aux documents préparatoires les plus récents et ne pouvons que supputer sur les mots d’ordre que l’OTAN s’efforce de diffuser via ces leaders d’opinion.
La réputation du Groupe de Bilderberg a conduit certains auteurs à lui attribuer des capacités de nomination. C’est stupide et cela masque les vrais tireurs de ficelles qui se trouvent au sein de l’Alliance atlantique.
Par exemple, on a rapporté que durant la dernière campagne électorale présidentielle aux États-Unis, Barack Obama et Hillary Clinton ont disparu durant une journée, le 6 juin 2008, pour négocier à l’écart la fin de leur rivalité. Ils se sont en réalité rendus au séminaire annuel du Groupe de Bilderberg, à Chantilly (Virginie, USA). Or, le lendemain, Mme Clinton annonçait qu’elle se retirait de la course. Certains auteurs en ont conclu que la décision a été prise au cours de la réunion du Bilderberg. Ce n’est pas logique, dans la mesure où cette décision était certaine depuis trois jours vu le nombre de voix du sénateur Obama au sein du comité d’investiture du Parti démocrate.
Selon notre source, c’est autre chose qui s’est passé. Barack Obama et Hillary Clinton ont conclu à l’écart un accord financier et politique. Le sénateur Obama a renfloué les caisses de sa rivale et lui a offert un poste dans son administration (Mme Clinton a refusé la vice-présidence et a choisi le département d’État) en échange de son soutien actif durant la campagne contre le candidat républicain. Puis, les deux leaders ont été introduits par James A. Johnson au séminaire du Bilderberg où ils ont assuré les participants qu’ils travailleraient ensemble. Depuis longtemps déjà, Barack Obama était le candidat de l’OTAN. M. Obama et sa famille ont toujours travaillé pour la CIA et le Pentagone [3]. De plus, les premiers financements de sa campagne ont été fournis par la Couronne d’Angleterre via l’homme d’affaire Nadhmi Auchi. En présentant le sénateur noir aux Bilderbergers, l’Alliance atlantique organisait à l’échelle internationale les relations publiques du futur président des États-Unis.
De même, on a rapporté que le Groupe de Bilderberg a organisé un dîner impromptu, hors séminaire, le 14 novembre 2009 au Château de Val Duchesse, propriété du roi de Belgique. L’ancien Premier ministre belge Herman von Rompuy y a prononcé un discours. Or, cinq jours plus tard, il fut élu président du Conseil européen. Là encore, certains auteurs en on conclu à tort que le Groupe de Bilderberg était le « faiseur de roi ».
En réalité, le président de l’Union européenne ne pouvait pas être choisi en dehors des cercles de l’OTAN, puisque —rappelons-le— l’Union européenne est issue des clauses secrètes du Plan Marshall. Et ce choix devait être avalisé par les États membres. Ce type de décision nécessite de longues négociations et ne se prend pas lors d’un dîner entre amis.
Toujours selon notre source, le président du Groupe de Bilderberg, Étienne Davignon, a convoqué ce dîner exceptionnel pour présenter van Rompuy à ses relais d’influence. La chose était d’autant plus indispensable que la première personnalité à occuper la nouvelle fonction de président de l’Union était totalement inconnue en dehors de son pays. Au cours du repas, M. Van Rompuy a exposé son programme de création d’un impôt européen pour financer directement les institutions de l’Union sans passer par les États membres. Il restait aux Bilderbergers à clamer partout où ils le pouvaient qu’ils connaissent Herman von Rompuy et attestent de ses qualités pour présider l’Union.
La réalité du Groupe de Bilderberg est donc moins romantique que certains auteurs à succès l’ont imaginée. L’incroyable déploiement de forces militaires pour assurer sa sécurité n’a pas tant pour objet de le protéger que d’impressionner ceux qui y participent. Il ne manifeste pas leur puissance, mais leur montre que la seule vraie puissance en Occident, c’est l’OTAN. Libre à eux de la soutenir et d’être appuyés par elle, ou de la combattre et d’être inexorablement écrasés.
En outre, bien que le Groupe de Bilderberg ait développé à ses débuts une rhétorique anti-communiste, il n’était pas tourné contre l’URSS et n’est pas aujourd’hui tourné contre la Russie. Il suit la stratégie de l’Alliance qui n’est pas un Pacte contre Moscou, mais pour la défense —et éventuellement l’extension— de la zone d’influence de Washington. À sa création, l’OTAN avait espéré intégrer l’Union soviétique, ce qui aurait équivalu à un engagement de Moscou de ne pas remettre en cause le partage du monde issu des conférences de Postdam et de Yalta. Récemment l’Alliance a accueilli le président Dmitry Medvedev au sommet de Lisbonne et lui a proposé que la Russie se joigne à elle. Il ne s’agirait pas alors d’une vassalisation, mais de la reconnaissance du Nouvel Ordre Mondial, dans lequel toute l’Europe centrale et orientale est passée dans l’orbite états-unienne. Une adhésion russe vaudrait en quelque sorte traité de paix : Moscou reconnaitrait sa défaite dans la Guerre froide et le nouveau partage du monde.
Dans ce cas, le Groupe de Bilderberg inviterait des personnalités russes à ses réunions annuelles. Il ne leur demanderait pas d’influer l’opinion publique russe pour l’américaniser, mais pour la convaincre de renoncer définitivement aux rêves de grandeur du passé.
Source : Komsomolskaïa Pravda
[1] La CED est un projet qui visait à créer une armée européenne intégrée à l’OTAN. Il fut rejeté en 1954 par le Parlement français à l’instigation des Gaullistes et du Parti communiste. Il faut attendre 2010-11 pour que ce projet trouve un début de réalisation avec l’entente franco-britannique au sein de l’OTAN et la guerre de Libye.
[2] « Les armées secrètes de l’OTAN », par Daniele Ganser. Cet ouvrage est publié en feuilleton sur Voltairenet.org.
[3] « La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA » (2 parties), par Wayne Madsen, Réseau Voltaire, 30 août et 20 septembre 2010.
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La Démoniaque Révolution française
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Pour le Gouvernement, la religion catholique doit disparaître
De la bouche même de Vincent Peillon, ministre :
"On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'au début du XXe siècle, on a pu parler de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs".
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Face à l’injustice de la Justice, organisons la riposte
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Presse totalitaire : l’exemple de la mosquée d’Angers
L’affaire Couëtoux.
Pour la presse régionale de l’Ouest les choses sont simples : protester contre la construction avec l’argent public d’une grande mosquée à Angers, ce n’est pas une opinion, c’est un délit. A la suite de l’interpellation bon enfant du conseil municipal d’Angers par des Identitaires (en avril 2011), la presse locale s’est déchaînée. Les journalistes n’ont pas rapporté des faits, ils ont réclamé des sanctions. Ils ont fait pression sur la justice et sur la préfecture pour obtenir de lourdes condamnations pénales d’un père de famille nombreuse et sa révocation de la fonction publique. Le corps préfectoral a fait profession de lâcheté. La justice a plutôt bien résisté. La presse locale a renvoyé en bas de page la décision de la Cour de cassation donnant raison à Benoît Couëtoux, sans le citer mais en réitérant ses accusations. Nous n’avons pas affaire à une presse d’information mais à des organes de propagande, subventionnés par les contribuables !
Polémia
La Cour de cassation a définitivement blanchi Benoît Couëtoux le 11 juin dernier en rejetant la demande de pourvoi déposée par le procureur général d’Angers suite à la relaxe dont avait bénéficié le militant Identitaire devant la Cour d’appel d’Angers. Cette affaire, déjà évoquée par Polémia
Affaire Couëtoux : Ubu antiraciste est emblématique de l’influence et du parti pris des médias dans le traitement d’une affaire judiciaire. Si les médias nationaux sont experts en matière de désinformation, les plumitifs locaux d’une ville moyenne de l’Ouest de la France n’ont rien à leur envier, jouant de leur influence afin de dicter la conduite à suivre aux autres pouvoirs : politique, administratif et judiciaire.
« Le journalisme citoyen »
Le 11 avril 2011, un groupe de jeunes Identitaires manifeste, en début de séance du conseil municipal d’Angers, afin de protester contre le projet de construction d’une mosquée cathédrale et dénoncer son éventuel financement par la commune. La séance est brièvement interrompue, il n’y a ni casse, ni violences. Cet innocent chahut n’aurait dû faire l’objet que d’une mention dans le compte rendu du conseil municipal par la presse locale. Mais le maire socialiste porte plainte et l’affaire prend rapidement une tout autre tournure : l’information est très vite diffusée par différents médias nationaux. Il prend surtout localement une ampleur inconsidérée, les journalistes de Ouest-France et du Courrier de l’Ouest frisent l’hystérie, relayant l’indignation des édiles socialistes avec force superlatifs : « L’agression est raciste et islamophobe » ; le groupe de jeunes étudiants entrés dans la salle du conseil à visage découvert devient un « commando masqué ». Le titre barrant la Une du Courrier de l’Ouest du 14 avril, trois jours après les faits, est éloquent : « Vague d’indignation en Anjou après l’agression anti-islam ». Il faut absolument faire croire au brave Angevin lisant son journal le matin que l’action des Identitaires est forcément scandaleuse et condamnée par tous (la « vague d’indignation » n’est qu’une vaguelette, voire une simple ride sur une mer d’huile : seuls le maire socialiste d’Angers, un conseiller municipal centriste jouant un rôle d’opposant de pacotille et l’association des musulmans s’indigneront…). Le tragique le dispute au ridicule avec les déclarations grandiloquentes d’un pigiste du mensuel gratuit Angers Mag Info qui ose écrire : « Il nous appartient, nous journalistes citoyens (sic), de dénoncer ces situations et faire en sorte qu’elles ne se multiplient pas, en rappelant à ceux qui voudraient se tourner vers ces idées que c’est grâce au croisement des cultures que l’on fait progresser la nôtre (…) Il est de notre devoir de dire NON et de refuser ce genre d’action. »
Les « journalistes » de la PQR : des professionnels de la chasse à l’homme
Pour les gazetiers locaux, l’objectif est clair : il s’agit de dénoncer, de répéter, de marteler que l’action des Identitaires est forcément, obligatoirement, évidemment islamophobe. Cette accusation sera répétée en boucle lors de chaque épisode du feuilleton judiciaire. Dans les jours précédant le procès, différents articles font monter la pression, annonçant la comparution prochaine du meneur du « commando raciste » et relayant complaisamment les appels à manifester de la communauté musulmane. Aux yeux des journalistes, nul doute que la « Bête immonde » sera lourdement condamnée, et les journalistes envisagent déjà avec gourmandise la radiation de la fonction publique de ce fonctionnaire, père de trois enfants en bas âge… Pourtant, les poursuites pour incitation à la haine raciale sont d’emblée écartées par les magistrats (et pour cause…) et l’essentiel des débats traite de la réalité ou non d’un délit d’entrave des débats du conseil municipal. Les journalistes présents cependant n’en démordent pas et semblent obnubilés par un prétendu mobile raciste : « Etes-vous raciste ? » interroge le journaliste de France 3 à la sortie de l’audience. « Les nez de cochons sont-ils racistes ? » titre sur toute sa Une l’édition du Courrier de l’Ouest du lendemain. A l’évidence, poser la question revient déjà à répondre par l’affirmative. L’avocat des associations musulmanes qui dénonce les pseudo-motivations racistes des Identitaires voit ses accusations largement relayées par la presse tandis que la brillante plaidoirie à dominante juridique de Me Guillou, le défenseur, est expédiée en trois lignes…
Le corps préfectoral tétanisé de trouille par… les médias
Ce parti pris n’est pas sans conséquences : d’ordre professionnel, tout d’abord, pour Benoît Couëtoux. Celui-ci, fonctionnaire excellemment noté à la préfecture d’Angers, a, dès sa mise en cause, prudemment été suspendu par le préfet. Par ses collègues (qui, tous, lui exprimeront une solidarité discrète mais sans faille…), Benoît Couëtoux apprendra que le corps préfectoral est tétanisé de trouille par cette affaire. En effet, si jamais le fonctionnaire était condamné pour incitation à la haine raciale, la radiation du fautif serait immédiate !
Le comportement des médias n’est sans doute pas également sans conséquence sur la décision du tribunal : s’il apparaît, lors de l’audience, que les trois magistrats sont sensibles aux arguments de la défense, la pression médiatique est telle qu’une relaxe semble inenvisageable en première instance. De fait, Benoît Couëtoux est condamné à 1500 euros d’amende, à la grande déception du Courrier de l’Ouest dont le journaliste regrette la « relative clémence » du tribunal. Preuve de la gêne des magistrats vis-à-vis des médias, les attendus du jugement ne sont pas rendus publics comme il est de coutume habituellement. Mais les journalistes se rassurent : il y aura un deuxième round, le parquet fait appel de la décision judiciaire tandis que la préfecture, après avoir envisagé d’entamer une procédure disciplinaire à l’encontre de son agent, maintient prudemment sa mesure de suspension au cas où…
Juger selon le droit et non ce qui s’écrit dans les journaux
Six mois plus tard, lors du procès en appel à Angers en juin 2012, la pression médiatique est retombée et l’audience se déroule cette fois dans une indifférence quasi générale. L’avocat général se félicite d’ailleurs du climat apaisé permettant un jugement en toute sérénité pour les magistrats de la Cour d’appel, selon le droit et non selon ce qui s’écrit dans les journaux : Benoît Couëtoux est relaxé ! Il n’y a pas eu d’entrave aux débats, ni bien entendu de racisme… Le journaliste du Courrier de l’Ouest semble catastrophé et écrit : « Benoît Couëtoux n’est pas condamné et va pouvoir réintégrer ses fonctions à la préfecture… » Mais le parquet général se pourvoit en cassation du jugement de la Cour d’appel. Quant au préfet, il attend deux longs mois avant de décider de sanctionner le fonctionnaire mal pensant, contre l’avis du conseil de discipline (!). Le fautif est muté loin de la préfecture. On aimerait une telle sévérité pour les nombreux étrangers en situation irrégulière dans le Maine-et-Loire…
Au terme de deux ans de procédure, la décision de la Cour de cassation confirmant la relaxe de Benoît Couëtoux sera traitée très laconiquement par la presse locale : rien dans le Courrier de l’Ouest et un article relégué en page locale dans Ouest-France. Comme le constate Jean-Yves Le Gallou dans son livre La Tyrannie médiatique, le bruit médiatique décline avec le temps : considérable à l’annonce des poursuites, fort à l’annonce de la condamnation de première instance, faible en cour d’appel et quasi inexistant en cassation…
La conclusion de ce dernier article est édifiante, ressassant une fois encore les arguments de l’avocat de la communauté musulmane, il se termine ainsi : « Il est dommage que le ministère public ait requalifié les faits de provocation à la haine raciale, ces faits eux-mêmes étaient condamnables… ».
Pour les journalistes, quelles que soient les décisions de justice, y compris celle de la plus haute juridiction, Benoît Couëtoux devait être condamné, il est coupable, c’est un raciste et un islamophobe…
http://www.polemia.com
Voir aussi : -
Manifestation pour demander la libération d’un « prisonnier politique »
22/06/2013 – 10h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) – Environ 250 personnes se sont rassemblées hier en fin d’après-midi sur le Parvis des droits de l’homme à Bordeaux, afin de demander la libération d’un jeune étudiant incarcéré depuis mercredi. D’autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Paris et Nantes ; et il en est annoncé pendant le week-end.A Bordeaux, aux cris de « Liberté pour Nicolas », ou encore « dictature socialiste », les manifestants s’inquiètent d’une répression policière accrue « portant atteinte à la liberté d’opinion et de manifestation ».
Interpellé dimanche en marge d’un rassemblement organisé à Paris lors de l’interview de François Hollande sur M6, Nicolas B. a été condamné à deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat pour « rébellion et refus de prélèvement ADN » !
Plusieurs avocats sympathisants de la Manif pour tous ont annoncé la prochaine mise en place à Bordeaux, comme dans d’autres villes, d’un collectif d’avocats pour défendre ou conseiller des opposants à la loi Taubira qui pourraient être interpellés ou poursuivis. « Pour être respectée, la justice doit être respectable« , a déclaré l’un deux. Après une dernière prise de parole appelant à « ne rien lâcher », les opposants au « mariage » homosexuel se sont dispersés dans le calme.





