
Dans sa pièce de 1943, « les Mouches », Sartre a indirectement visé le régime de Vichy, en faisant d’Argos où se déroule la tragédie, une dictature fondée sur la culpabilité du peuple. « Français, vous avez la mémoire courte » disait en effet le maréchal Pétain… On ne peut résister à l’envie de faire un parallèle surprenant mais néanmoins fondé entre cette légitimation du pouvoir et celle qui prévaut dans les discours du président actuel. Les immigrés musulmans, pour beaucoup, ne s’intègrent pas, et développent un dangereux séparatisme. Pourquoi ? La faute à qui ? Mais aux Français, bien sûr : c’est le poids de la colonisation, puis celui de la ghettoïsation lorsque les ex-colonisés, se pressent de venir sur la terre de leurs bourreaux, par nostalgie, par soif de vengeance… ou tout simplement pour se procurer un mode de vie que leur indépendance ne leur offre guère.








Vendredi, Macron avait tenu son discours contre le « séparatisme », sifflé par la gauche, et applaudi par une partie de la droite. Mais le débat se prolonge sur un point précis de son intervention, qui pourrait ruiner le côté « droit dans ses bottes » du discours : c’est l’idée qu’il faudrait développer en parallèle l’apprentissage de l’arabe, à l’école et dans le cadre périscolaire.