magouille et compagnie - Page 1602
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Chemnitz : "Nous sommes le Peuple !"
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Matraquage fiscal : et maintenant le diesel, par Francis Bergeron

Macron vieillit très vite et très mal. Il se met à ressembler de plus en plus à son, ancien mentor, le peu regretté Hollande. Comme chez ce dernier, un délire fiscalisateur semble l’avoir saisi. Les automobilistes en sont les principales victimes. Mais une réaction du type « bonnet rouge » est en train de voir le jour du côté des victimes de ce racket d’Etat, qui se double en l’occurrence de dispositifs punitifs de plus en plus perfectionnés : radars, caméras verbalisatrices, vignettes antipollution, parcmètres inflationnistes etc.
Actuellement le prix du carburant atteint un pic. Ce pic provient pour partie du prix du baril, mais pour l’essentiel des taxes gouvernementales, la fameuse TIPP, qui a changé de nom et s’appelle aujourd’hui TICPE ou Taxe Intérieure sur la Consommation des Produits Energétiques, de façon à pouvoir aussi taxer les KW et autres énergies, car rien ne doit échapper au fisc.
C’est l’association « 40 millions d’automobilistes » qui est montée au créneau ce mardi, par la voix de son délégué général, Pierre Chasseray. « Aujourd’hui on est dans le hold-up », a-t-il affirmé. L’association, qui est une filiale du vénérable Automobile Club de l’Ouest, fonctionne, comme les chasseurs, en véritable lobby, un lobby très agissant, très influent. Car les automobilistes ont pris conscience que ce qu’ils payent est sans rapport avec ce qu’ils coûtent, que les pouvoirs publics veulent toujours moins de voitures, mais aussi toujours plus e taxes liées à la voiture, dans un contexte de surveillance toujours plus punitive.
« 40 millions d’automobilistes » a décidé de lancer l’opération « coût de pompe », qui consiste à envoyer à Emmanuel Macron son ticket de caisse à chaque passage à la pompe. « Sur notre site (…) on peut télécharger le courrier au Président, on peut aussi mettre ou pas un ticket de carburant et on l’envoie gratuitement à l’Elysée ». Les courriers adressés au président de la République sont en effet exempts d’affranchissement.
« Impôt sur le droit de bosser »
Les voitures sont chassées des villes, mais, de fait, les limitations de vitesse à 80 kms/h et la croissance exponentielle du prix des carburants, c’est la province, les milieux ruraux, spécialement utilisateurs de leur voiture, dans un contexte de fermeture des petites lignes de chemin de fer, qui sont les plus pénalisés.. Chasseray évalue jusqu’à 250 euros par mois la facture de carburant en zones rurales, un véritable « impôt sur le droit de bosser et d’emmener ses enfants à l’école».
La colère des automobilistes peut-elle influer sur les décisions gouvernementales ? Lors de l’affaire Hulot, on a pu voir que l’arbitrage ultime du chef de l’Etat avait été rendu, de façon inattendue, en faveur des chasseurs contre les ayatollahs de l’écologie. A l’occasion de la nouvelle vague d’impôts annoncée (aggravation de l’impôt sur les successions, TVA augmentée sur les retraites, redevance télévision payée même par ceux qui n’ont pas de télévision, qui n’en veulent pas, qui la détestent, « exit taxe » pour ceux qui fuient notre enfer fiscal, éventuelle vignette pour bicyclette etc.), on voit bien que Macron a tenté d’éteindre les incendies successifs. L’Elysée n’a pas hésité à désavouer publiquement l’ancien porte-parole de Macron, Christophe Castaner, et son projet d’aggravation de la fiscalité sur les successions.
Mais ces annonces, suivies de désaveux plus ou moins clairs, créent le sentiment que notre capacité de consentement à l’impôt est constamment testée. En tout cas, pour les automobilistes, le test est spécialement négatif.
Francis Bergeron
Article repris du quotidien Présent
https://fr.novopress.info/211965/matraquage-fiscal-et-maintenant-le-diesel-par-francis-bergeron/
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Salle de shoot : les dealers s’enrichissent et les commerçants ferment

Deux ans après l’ouverture de la salle de shoot, dans le 10ème arrondissement de Paris, les commerçants du quartier dénoncent «un préjudice économique». À cause de l’insécurité, certains ont mis la clé sous la porte tandis que d’autres songent à partir. Trafics de drogue, bagarres, toxicomanes qui se droguent en pleine rue, vols ou encore menaces font partie de leur quotidien.
Dans une lettre envoyée fin mai au ministère de la Santé et restée sans réponse, une trentaine de commerçants du quartier dénonçaient des «nuisances quotidiennes» et «un préjudice économique et commercial».
«On nous a mis cette salle de shoot sans concertation et on se retrouve avec des toxicomanes ingérables. C’est de pire en pire».
Passionné par la gastronomie, Pierre a investi toutes ses économies dans son restaurant. Et son affaire marchait bien jusqu’à l’ouverture de la salle de shoot.
«Entre 2011 et 2016, mon chiffre d’affaires a augmenté de 300%. Entre 2016 et 2018, il a diminué de 40%». «Nous étions cinq employés et nous ne sommes plus que trois. Je ne me verse plus de salaire depuis deux ans».
«Beaucoup de clients nous disent qu’ils ne reviendront plus dans notre restaurant à cause de l’insécurité». «Des mecs défoncés entrent parfois dans le restaurant pour demander des clopes». «On ne peut plus travailler le soir, c’est impossible de mettre des gens en terrasse».
Son restaurant est aujourd’hui au bord de la faillite.
Anne Hidalgo n’habiterait pas dans ce coin de Paris…
https://www.lesalonbeige.fr/salle-de-shoot-les-dealers-senrichissent-et-les-commercants-ferment/
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Retraites ...

Les leçons de la réforme des retraites par Macron
Édouard Philippe a annoncé le gel de la revalorisation des pensions de retraite en 2019. Celles-ci ne seront plus indexées sur l’inflation ; les retraités verront leur pension augmenter de 0,3% seulement, alors que la hausse des prix atteint déjà 2,3%. Leur revenu, déjà rogné par la hausse de la CSG, va donc encore diminuer. Or, on sait que, dans l’immense majorité des cas, il frôle la pauvreté, quand il n’est pas carrément dedans.
Une réforme des retraites entreprise au détriment des retraités
Par ailleurs, la réforme des retraites va être mise en chantier. Elle va constituer en l’institution d’une retraite par points de type unique, qui se substituera à tous les systèmes existants et qui fera que chaque euro cotisé « donnera droit » à un point de retraite. Fini, donc le calcul de la retraite sur les six derniers mois de carrière (pour les fonctionnaires) ou les vingt-cinq meilleures années de travail (pour les salariés du privé). Résultat prévisible, selon de nombreux économistes : 90% des salariés atteindront l’âge de la retraite sans pouvoir prétendre à un niveau décent de pension. Un recul social sans précédent. On estime qu’un retraité touchant une pension de 1300 euros va perdre 578 euros annuels, du fait de l’augmentation de la CSG (qui est certainement appelée à se poursuivre) et de la non-indexation des pensions sur la hausse des prix. A cela, il convient d’ajouter les amputations découlant de la suppression de l’abattement fiscal de 10% sur le calcul des revenus imposables, et la suppression de l’avantage accordé à ceux qui ont élevé trois enfants ou plus. Enfin, les pensions complémentaires de retraite risquent bien de diminuer, elles aussi, puisque le système fusionné AGIRC-ARRCO aura la faculté de moduler le niveau des pensions en fonction de la conjoncture.
Décidément, les retraités ne vont pas connaître des lendemains qui chantent.
Le choix des forts contre les faibles
Mais Macron et Philippe assument résolument leur choix, celui – à les en croire – des actifs contre les inactifs (même si les retraités ont travaillé dur pendant plus de quarante ans), du travail productif, de l’investissement « créateur de richesses ». Philippe a déclaré au JDD :
« Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses qui privilégie, je le redis, la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations. C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère». Donc, tout pour le business, dans le respect de l’orthodoxie budgétaire de Bruxelles. Encourageons les forts et les nantis, pour aller de l’avant, et laissons tomber les passifs, les poussifs, ceux qui se contentent de faire honnêtement leur travail, ceux qui ont le malheur de le perdre (chômeurs) et ceux qui ne peuvent plus travailler (retraités). Vive les winners, à bas les loosers ! »
Macron est le président des forts, des malins, des délurés, des débrouillards, des futés, des combinards et des bobos, et l’ennemi des inhabiles, des faibles, des fragiles, des distraits, des rêveurs, de ceux qui n’ont pas d’autre ambition que de mener une vie honnête de travail régulier, qui n’ont pas un tempérament d’entrepreneur, qui ne savent pas nager dans le marigot social, qui ne savent pas « s’y prendre », ni « y faire », et qui ont donc besoin d’un filet de sécurité pour ne pas se perdre et connaître la déchéance.
L’aboutissement social logique d’un monde déshumanisé et individualiste
Voilà où mène un monde individualiste, déchristianisé, déshumanisé, sans charité, où chacun est seul face aux autres, dans une société qui n’est plus unecommunauté, mais une jungle, dont la seule valeur est l’argent et dont les bourses et les banques sont les temples. Voilà l’aboutissement du grand vent libérateur des sixties et de ce mai 1968, dont Macron s’est fait le laudateur. Il est d’ailleurs révélateur que Daniel Cohn-Bendit, le vieux leader de mai 1968 se sente comme un poisson dans l’eau dans le monde néolibéral d’aujourd’hui, et soit un partisan convaincu de Macron.
Bientôt, les retraités devront chercher un emploi pour compléter leur maigre pension. Puis, on expliquera qu’il appartient à tout un chacun de se créer lui-même sa propre protection sociale.
Il y a peu, Macron exprimait son dédain à l’égard d’ « un modèle social qui ne sale plus… et où le summum de la lutte des classes était l’obtention d’une somme modique d’APL ». Son modèle social, à lui, se résume de la façon suivante. On dit aux chômeurs : « créez votre start up ». Vous n’avez pas d’argent : persuadez un banquier de vous accorder un prêt. Vous n’avez pas la fibre d’un chef d’entreprise, ou votre conseiller financier vous refuse un prêt ? Tant pis pour vous. Votre pension de retraite est insuffisante ? Remettez-vous au travail. Laissons tomber ceux qui, n’ayant pas une mentalité d’entrepreneur, se contentent de vouloir un travail et une situation sociale stable. Et préférons les actifs et les « créateurs de richesses » aux retraités.
L’erreur révolutionnaire et jacobine
Certes, il convient, ici, d’incriminer le néolibéralisme mondialiste actuel, ce que nous faisons présentement, mais également notre modèle républicain.
Sous l’Ancien Régime, des corps intermédiaires politiques (municipalités), judiciaires (parlements) et professionnels (corporations) donnaient consistance, souplesse et capacité d’adaptation aux communautés naturelles du royaume, créaient une symbiose entre le pouvoir et la société, et permettait à l’État de remplir ses fonctions régaliennes sans se charger de la responsabilité écrasante de toutes les composantes de la nation. Garant du droit, l’État faisait respecter (définissait, au besoin) les règles de la vie économique et sociale sans se substituer aux agents de celle-ci dans la conduite de leurs affaires. Il existait ainsi un espace social autonome régi par un droit plus coutumier que positif.
Or, cet espace disparut sous la Révolution. L’application dogmatique des principes de la souveraineté nationale et de l’égalité de tous devant la loi conduisit à la suppression de ces corps, et institua un face-à-face de l’individu et de l’État. La loi Le Chapelier (14-17 juin 1791) prohiba toutes les formes d’associations que les travailleurs et les employeurs eussent pu créer en vue de défendre « leurs prétendus intérêts communs ». D’une manière générale, la loi ne reconnut que des individus égaux contractant en toute indépendance et seuls responsables de leurs intérêts propres. A ses yeux, les intérêts économiques et professionnels ne pouvaient être que des intérêts individuels. Le champ social se dissolvait dans les deux pôles de l’individu et de l’État. Certes, la situation a bien évolué depuis ce temps. Mais il en est resté quelque chose, une tradition rédhibitoire qui accorde à l’État un rôle essentiel dans le règlement des rapports entre employeurs et salariés, et qui légitime à l’avance son intervention constante et les sollicitations innombrables qui lui sont adressées. Dans son Rapport fait au nom de la commission chargée d’examiner le projet de loi relatif aux coalitions (1864), Emile Ollivier déclare, à propos de la conception que Le Chapelier fit prévaloir 73 ans plus tôt : « Nous saisissons à son origine, dans cette théorie exposée par Le Chapelier, l’erreur fondamentale de la Révolution française. De là sont sortis tous les excès de la centralisation, l’extension démesurée des droits sociaux, les exagérations des réformateurs socialistes ; de là procèdent Babeuf, la conception de l’État-providence, le despotisme révolutionnaire sous toutes ses formes ».
En vain, certains républicains, tels Ferry, puis Gambetta, préconisèrent le règlement ponctuel et pragmatique des problèmes professionnels et sociaux par la libre activité associative et syndicale plutôt que par l’intervention systématique de l’État. Leur conception ne prévalut pas. Les radicaux (Clemenceau) firent ressortir au domaine de compétence des pouvoirs publics le règlement des problèmes sociaux. Grâce à l’adoption, par voie parlementaire, de réformes faisant l’objet d’un programme soumis aux électeurs, les hommes politiques devaient élever la condition matérielle et morale du peuple et engendrer une société égalitaire tenant les promesses de l’idéal de la Révolution. Il est à noter que, dans le camp socialiste, Jaurès fit prévaloir des vues analogues à partir de 1906. Et ce sont elles qui finirent par prévaloir à gauche et chez une majorité de Français.
Ainsi naquit ce terrible mal français qu’est l’idéologisation et la politisation des questions sociales, et, par voie de conséquence, l’institution d’un pseudo État-providence jacobin, aujourd’hui incapable de remplir sa mission. Et, du coup, toute réforme de notre législation sociale se présente comme un démantèlement de ce dernier et une entreprise de destruction de toute protection des travailleurs, en l’absence de l’existence d’une longue habitude de la pratique de la négociation sociale entre organisations syndicales et patronales dans un esprit dénué d’idées de lutte de classes ou de revanche sociale, et permettant à chacun des partenaires de faire des concessions à l’autre en un souci de défense de l’intérêt commun (celui de l’entreprise et celui de la nation). C’est pourquoi la France échoue, en la matière, là où réussissent (certes difficilement et imparfaitement) des pays où un tel esprit existe, comme les pays scandinaves ou l’Allemagne. Elle échoue parce qu’enFrance, la société, c’est l’État, et l’État, c’est la République jacobine avec sa vieille promesse révolutionnaire d’égalité sociale. Cette conception maléfique de l’ordre politique et de la société et de la fusion de l’un et de l’autre a pour conséquence que l’État républicain doit continuer à gérer un système de protection social qui n’en peut plus, qu’il ne peut le réformer qu’en le mutilant ou en le détruisant, et que s’il le fait, il devient, par là même, un pouvoir instaurant délibérément une société inégalitaire, et privilégiant les uns au détriment des autres. Il ne peut se réformer qu’en se niant, en faisant seppuku.
Voilà à quelle impasse politique et éthique nous a amené notre République, étayée sur le souvenir et les principes de notre grande Révolution, dont nous nous montrons si fiers encore.
La nécessité de renouer avec l’humain
La réalisation de la justice sociale dans un esprit communautaire et fraternel compatible avec l’intérêt national ne résidait ni dans un Etat providence jacobin appelé à être condamné par l’ouverture des frontières et la crise économique, ni dans les prétendus effets bénéfiques à long terme d’une politique néolibérale et mondialiste qui favorise les forts et écrase tous les autres (dans le soi-disant intérêt des générations futures, censées tirer parti de ce sacrifice). Elle siégeait dans les corps de métier, les corporations, les associations d’aide et d’entraide, et la pratique d’une négociation inspirée par la solidarité nationale et chrétienne. Cela, nous l’avions sous l’Ancien Régime, et nous l’avons bêtement détruit en 1791. Si nous avions l’intelligence de le retrouver, nous pourrions édifier enfin une politique sociale juste et humaine.
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Ludovine de La Rochère : « Cette proposition de loi sur la PMA est une escroquerie humaine, éthique et scientifique »

Christophe Castaner, délégué général de LREM, a réaffirmé la volonté de son mouvement de favoriser l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, et de rembourser intégralement cette pratique médicale par la Sécurité sociale.
Ludovine de La Rochère dénonce « l’aberration » de cette déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein du parti présidentiel.
Le patron de la République En Marche, Christophe Castener s’est entretenu devant ses troupes et a rappelé le fervent attachement de la République En Marche à la PMA et à la congélation d’ovocytes.
La Manif Pour Tous est-elle prête à repartir en guerre ?La Manif pour Tous n’a jamais cessé de lutter pour les droits de l’enfant et pour la famille. Au besoin, elle continuera et développera encore davantage d’actions, y compris dans la rue.
En attendant, cette déclaration est à la fois aberrante et pas étonnante.
Cette prétendue conviction de la République En Marche a été exprimée ces dernières semaines avec un délibéré du groupe la République En Marche à l’Assemblée nationale. Cela étant dit, la manière dont il le formule est scandaleuse.
On sait que ce sujet divise ce parti. Et les députés de la République En Marche devraient jouir de leur liberté de conscience et d’une liberté de vote sur ce sujet. On voit bien la tentative de pression très forte sur Emmanuel Macron, la société et tous les collègues de monsieur Castaner de la République En Marche.Guillaume Chiche est-il en train de s’affirmer comme un militant radical de l’ouverture de la PMA ?
Je pense que Guillaume Chiche essaie de se faire remarquer comme il a tenté de le faire à propos de la politique familiale. Il avait tenté le dépôt d’une proposition de loi pour la PMA sans père. Le gouvernement lui a demandé d’y renoncer au mois de juillet. À ce moment-là, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a déclaré que la PMA sans père devrait faire partie de la révision de la loi de bioéthique. Pour le moment, cela n’est pas confirmé.
Guillaume Chiche avait rédigé une proposition de loi qu’il avait adressée à ses collègues du parlement pour cosignature. Nous l’avons lue. Cette proposition est une escroquerie intellectuelle, juridique et plus grave encore, une escroquerie humaine, éthique et même scientifique.
Je dis scientifique parce qu’il ne s’agit plus de médecine. L’étymologie médecine indique qu’en médecine, on remédie à une pathologie. On est là pour traiter et non pas pour réaliser les désirs individuels. La lecture de cette proposition de loi est terrifiante, tant les contradictions, les omissions et les aberrations sont importantes. Il est très inquiétant de penser qu’un tel contenu pourrait se retrouver dans une proposition de loi prétendument bioéthique, c’est-à-dire éthique.Tribune reprise de Boulevard Voltaire
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Gérard Collomb envisage de démissionner : avant qu’il ne soit trop tard ?

Gérard Collomb prend ses distances.
Celui qui avait joué un rôle décisif dans l’élection d’Emmanuel Macron en lui apportant le crédit du socialisme modéré et enraciné, en l’entourant du charme discret de la bourgeoisie lyonnaise, se sent de moins en moins à l’aise dans l’ombre de Narcisse-Jupiter.
Son analyse des déboires présidentiels actuels sonnait juste. Comme la vérité blesse toujours celui qu’elle vise, Narcisse-Jupiter en a été fort courroucé. Une explication a eu lieu entre les deux personnages. Le Lyonnais souhaite redevenir maire en sa ville. Beaucoup de Lyonnais le préféraient dans ce rôle que dans celui de « premier flic » de France. Mais nombreux, aussi, sont ceux qui pensent qu’une nouvelle candidature municipale en 2020 serait celle de trop.
Le passage au ministère de l’Intérieur a révélé un homme sur qui l’âge pesait, qui manquait du dynamisme et de l’autorité nécessaires à ce poste sur lequel Sarkozy avait construit sa réussite. Ses propos souvent hésitants et ses gaffes l’ont empêché d’être un grand ministre : lorsqu’il communique à la presse des informations sur l’auteur de l’attentat de Manchester, Salman Abidi, les Britanniques qui souhaitaient garder secrète l’identité du terroriste expriment leur surprise et leur mécontentement.
Le sommet est atteint lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla. Le locataire de la place Beauvau qui devrait être l’homme le mieux renseigné de France ne sait pas ce qui se passe dans sa maison, pourquoi le « cogneur » du 1er mai possède un port d’armes qu’il lui avait refusé. Il ne sait pas davantage ce qui se passe dans la maison d’en face, l’Élysée, et ignore tout de la fonction de l’estafier du Président qu’il a pourtant côtoyé dès la campagne présidentielle.
L’intuition politique de Gérard Collomb est toujours assez juste. Plus ferme, en apparence, sur l’immigration que ses prédécesseurs, il a jusqu’à présent évité que le terrorisme ne réédite des attentats importants. La Loi antiterroriste a pris le relais de l’état d’urgence. Surtout, la communication ministérielle, et non celle du ministre, a été soignée. Les nombreuses attaques à l’arme blanche sont déclassées en faits divers d’origine psychiatrique. De nombreuses tentatives d’attentats auraient été déjouées. Et, cerise sur le gâteau, parmi eux, des projets venant de l’extrême droite : l’homme de centre gauche, franc-maçon sans complexe et, qui plus est, lyonnais, se plaît dans ce juste milieu, à l’abri des excès symétriques. De même, ce qu’il affectionne, c’est la police de proximité, ressortie de la naphtaline de l’ère Jospin.
Apparemment, cette politique donne des résultats puisque ceux qui ont été publiés récemment sont plutôt positifs, sauf à Paris. Les vols, sous toutes leurs formes, sont en recul. En revanche, on observe un accroissement de la violence sexuelle et intrafamiliale. On remarquera, toutefois, l’étonnante coïncidence des chiffres avec la mode idéologique et l’intérêt du ministère : celui-ci réussit dans son domaine, mais fait face à la montée de comportements individuels qui n’ont rien à voir avec la délinquance organisée.
Reste l’essentiel : l’importance du trafic de drogue lié à l’insécurité des quartiers sensibles, ceux qui correspondent aux « territoires perdus de la République ». Récemment, un braquage opéré dans le XVe arrondissement de Marseille à l’encontre d’un supermarché a connu une fin révélatrice : la foule qui était à proximité, sur un « marché aux puces », a lynché les deux voleurs dont l’un a réussi à prendre la fuite. On ne peut mieux résumer l’idée d’une France qui n’est plus elle-même.
Gérard Collomb sait très bien que ses « quartiers de reconquête républicaine », malgré leur titre ronflant, ne résoudront pas la questions avec quelques policiers supplémentaires. C’est, justement, le jour de l’inauguration de l’un d’entre eux qu’il a choisi d’annoncer son départ après les élections européennes, entraînant une désapprobation chez les policiers, qui ne souhaitent pas un ministre à temps partiel. Mais lui, en bon politicien, souhaite partir à temps !
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Menacé de plainte, Éric Zemmour dénonce “le règne de l’émotion et de la victimisation”

Invité lundi soir sur BFM TV, Éric Zemmour est revenu sur son échange polémique avec Hapsatou Sy dans l’émission “Les Terriens du dimanche“.
Une plainte va-t-elle être déposée contre Éric Zemmour? Le polémiste, invité de BFMTV ce lundi pour son livre Destin français, est revenu sur la séquence coupée au montage la veille dans Les Terriens du dimanche, sur C8. Alors que la chroniqueuse Hapsatou Sy menace de donner une suite judiciaire à un échange qu’elle aurait eu avec lui, il préfère pointer du doigt “le règne de l’émotion et de la judiciarisation“:
“C’est très révélateur de ce que deviennent les débats médiatiques“, a-t-il estimé (…) Mais c’est le risque de l’époque. L’émotion, la judiciarisation, et la victimisation. On se victimise pour se faire bien voir et après on joue l’émotion, et après on vient et on dit ‘Attention, je vais déposer plainte’.”
Dans la partie de l’interview qu’ont pu voir les téléspectateurs, Éric Zemmour a exposé sa vision de ce que doivent être les prénoms donnés aux enfants français:
“Normalement chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est à dire les saints chrétiens“, a-t-il déclaré au sujet du prénom de la fille de Rachida Dati, Zohra.
Lorsque la chroniqueuse a rappelé qu’elle s’appelait Hapsatou, le polémiste a estimé que “(sa) mère a eu tort“. Et de lui assurer que “Corinne, ça (lui) irait très bien.”
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La République En Marche peine de plus en plus à s’accorder

FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après une campagne marquée par des promesses diverses et variées, et des discours politiques qui se contredisent à force de s’adapter à divers électorats, le président Macron semble peiner à contenter sa famille politique. Forcé de ratisser dans tous les autres horizons politiques pour réussir à s’opposer au Front National en 2017, le groupe En Marche se trouve en effet à présent face à ses contradictions. Celles-ci sont notamment illustrées par les discordances entre les déclarations d’Emmanuel Macron et celles de monsieur Castaner, porte-parole de son gouvernement et de son parti. Ils se sont récemment ainsi opposés au sujet du prélèvement à la source la semaine dernière, puis des droits à la succession hier.Plus largement, les députés de la majorité marchent de moins en moins à l’unisson.
La loi Asile et Immigration avait annoncé les prémices d’une possible dissension au sein de ce groupe politiquement hétéroclite. La récente élection du président de l’Assemblée Nationale, a confirmé ces désaccords, puisque désavoué par une cinquantaine de députés d’En Marche. Ceux-ci s’apprêtent à présent à s’étriper pour le poste à pourvoir à la tête du groupe parlementaire. Ainsi alors que le nombre de Français satisfaits de l’action de Macron décline sondage après sondage, n’atteignant pas même 20% lors des dernières estimations, le nombre de conflits et couacs internes au parti augmentent d’autant.
Pour autant l’échéance des élections européennes approcheOui, et Emmanuel Macron tente tout de même pour celles-ci de créer un parti politique européen reprenant le modèle d’En Marche. Il unirait ainsi à nouveau des familles politiques de tous bords, à l’échelle européenne cette fois-ci. L’ennemi commun de cette alliance sera le réveil des peuples européens, qui se reprennent à rêver de nationalisme, de frontières et d’identité, et ses portes drapeaux hongrois, polonais et italiens. Reste à voir si ces peuples sauront faire front et percer cette mascarade politique, qui commence déjà à se déliter en France.
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Hypocrisies fiscalistes
La reculade du parti macronien sur la question des droits de succession ne restera peut-être pas dans les annales, et on peut le regretter. Nos politiques, une fois encore, des deux côtés, ont fait preuve, en effet, d'une hypocrisie totale, tout à fait exemplaire.Rappelons les épisodes précédents.
Le 14 septembre, Christophe Castaner, délégué général du parti de La République en marche déclarait vouloir "ouvrir une réflexion sans tabou" sur la fiscalité des successions afin de lutter contre la "progression des inégalités de naissance". Propos typiquement, et sans doute inconsciemment, marxiste de la part de cet ancien député du Parti socialiste[1].
Il n'a pas fallu 3 jours de rumeurs et d'interrogations pour que, le 17 septembre, le chef de l'État siffle la fin de la récréation. Le Président "a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence", ont fait savoir les services du Palais de l'Élysée. "On a demandé des efforts aux retraités, mais maintenant arrêtez de les emmerder !", aurait même, selon BFMTV, déclaré en privé Emmanuel Macron. Conclusion "on n'y touchera pas tant que je suis là." Ce qui, soit dit en passant réduit encore le pouvoir du parlement.
L'hypocrisie fondamentale du fiscalisme consiste à tenir un discours civique autour de la fiscalité alors que 53 % des ménages ne payent pas l’impôt sur le revenu.
En matière de fiscalité des successions, mais aussi de droit civil en général il existe une contradiction totale entre l'aspiration majoritaire des Français et l'action constante des législateurs qui se font un devoir de détruire économiquement la famille, la propriété. C'est à cela que tendait en fait la proposition de Castaner, cependant que Macron a su mesurer les ravages qu'elle aurait provoqués dans la partie populaire de son électorat. Car contrairement à ce que l'on cherche à nous faire croire les premiers adversaires de la fiscalité successorale ne se recrutent pas chez les gens particulièrement riches, mais plutôt dans les classes moyennes attachées à la petite propriété familiale.
Ah mais dira-t-on, Castaner parle – autre hypocrisie - d'une réflexion "sans tabou". Pourquoi y renoncer ? Pourquoi se féliciter, provisoirement, de ce que le calife de l'Élysée ait ainsi fermé la porte à toute nouvelle interprétation ?
Répondons à ces deux questions par deux autres questions.
Première question : qui réfléchit ? On ne sait que trop la réalité que recouvre en fait le concept de société de pensée. Il ne s'agit même pas de la franc-maçonnerie en tant qu'institution mais de cette partie des loges, notamment celles du grand-orient, qui se sont investies dans l'action politique. Eux seuls se reconnaissent le droit à un débat, à l'intérieur d'un périmètre sectaire et autosatisfait. Les autres, les profanes, autant dire les niais sont priés de se taire.
Deuxième question : puisque vous dites "sans tabou", celui de l'égalitarisme peut-il être surmonté ?
Qu'on se rassure cependant. À défaut de s'en prendre à nouveau aux retraités, ou plutôt à leurs héritiers, le fiscalisme a aussitôt trouvé un nouvel os à ronger avec les ventes des particuliers sur internet.
Au-delà de ces tristes péripéties, l'égalitarisme niveleur et ruineux des partisans du fiscalisme appelle réfutation.
Dans mon petit Livre Bleu paru en 2012, Pour une Libération fiscale[2]en réponse au Livre Rouge de 2011, Pour une Révolution fiscale de Piketty, votre chroniqueur a osé tenter de s'exprimer sur un tel terrain. Le problème qui se posait alors demeure entier.
Le fiscalisme d'hier, le fiscalisme de toujours, ne renonce pas, ne renoncera jamais, à taxer. Toujours plus d'impôts, sous des formes différentes, représente la seule réponse qu'il connaisse aux problèmes que posent les dépenses excessives et les déficits.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] Sans craindre le ridicule le même personnage, le même jour, avait d'ailleurs accusé les sénateurs de constituer "une menace pour la république". Bigre.
[2] "Pour une Libération fiscale" par JG Malliarakis
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Benalla face au Sénat – Journal du mercredi 19 septembre 2018
Politique / Benalla face au Sénat
Il aura tout tenté pour ne pas y passer… Alexandre Benalla était entendu par le Sénat ce mercredi matin… Un grand nombre de questions sont restées inexpliquées malgré les efforts de l’ancien chargé de mission de paraître précis…Social / Enseignement : Avec Blanquer rien ne change
Il était attendu comme le Messie… et puis finalement flop ! Après 16 mois passés au ministère de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer se met à dos les enseignants sans pour autant avoir opéré de réforme structurelle.Société / Les employés de l’abattoir bio de Mauléon face aux juges
International / Idlib : une ultime libération complexe
C’est le dernier bastion syrien occupé par les djihadistes, Idlib est en passe d’être libéré. Située à la frontière turque, la région est scrutée par le monde entier et sera libérée par étape… sous les yeux accusateurs de la communauté internationale.Serveur TVL
Lien dailymotion
https://www.tvlibertes.com/2018/09/19/25844/benalla-face-senat-journal-mercredi-19-septembre-2018