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magouille et compagnie - Page 2332

  • Notre-Dame : la relaxe des juges galvanise les Femen

    Les trois gardiens de la cathédrale ont été condamnés à des amendes avec sursis. Le parquet et le recteur de Notre-Dame de Paris ont décidé de faire appel. 

    Les activistes de Femen lros de leur action à Notre-Dame-de-Paris, le 12 février 2013. Crédits photo : © Charles Platiau / Reuters/Reuters

    Les Femen ne sont pas près d’aller se faire rhabiller. Les neuf militantes poursuivies pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame lors d’un « happening » début 2013 ont toutes été relaxées mercredi. En revanche, trois membres du service d’ordre de Notre-Dame, qu’elles accusaient de violences, ont été condamnés à des amendes avec sursis. « La justice ne s’est pas fait instrumentaliser en rétablissant le délit de blasphème ! », se réjouit Me Michaël Ghnassia, l’avocat des Femen. Galvanisées par ce premier succès judiciaire, les militantes aux seins nus promettent déjà de « continuer », même si le parquet a fait appel. « La République française a considéré qu’il est plus grave de taper sur des femmes plutôt que sur des cloches. Nous sommes (un peu) rassurées ! », jubilent-elles sur Twitter. Tandis que l’une d’entre elles, Marguerite, parodie Sœur Sourire : « Les Femen niquent niquent l’Église catholique… »

    En face, l’Église préfère garder le silence : « Pas de réaction officielle ! », scande-t-on à Notre-Dame comme à la Conférence des évêques de France. Dans un communiqué minimaliste, Me Laurent Delvolvé, avocat du recteur de la cathédrale, rappelle que « la cathédrale Notre-Dame de Paris est un édifice affecté au culte, dédié à la prière », non « un lieu de manifestation ». Après que le parquet, qui avait requis contre chacune des jeunes femmes 1 500 euros d’amende, a fait appel de leur relaxe, « le recteur de la cathédrale ainsi que les surveillants ont également décidé de faire appel », a fait savoir l’avocat dans la soirée. [...]

    La suite sur le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Notre-Dame-la-relaxe-des-juges

  • Le scandale des éoliennes

    L’énergie éolienne : un immense scandale financier, un massacre des paysages de France et une grande escroquerie payée par la taxe éolienne prélevée en toute discrétion par EDF.

  • Gender : manipulations d'enseignants

    Par ailleurs, un sympathisant du collectif « Stop Gender » a assisté à une demi journée du colloque sur le gender à Lyon. Extrait de son témoignage :

    "Une femme, professeur d’histoire-géographie, expliquait comment elle avait lancé dans le cadre de son master un "projet égalité filles/garçons" dans trois classes "pilotes" d’un collège lyonnais. Au programme de ce projet, deux activités particulières : la participation au "Printemps de la jupe et du respect" et une sortie au Musée des Beaux Arts de Lyon. L’intervenante a ensuite présenté la copie d’une lettre qu’elle avait reçue de parents d’élèves annonçant que leur enfant ne participerait pas à ces événements, car ils considéraient que l’instruction était le rôle de l’école et l’éducation le leur. Intervenants et assistance semblaient s’accorder sur l’aspect scandaleux de cette lettre. L’intervenante a précisé que les élèves "ne savaient pas qu’ils faisaient partie d’un projet, ce qui nous a laissé de la liberté par rapport aux parents". À la question de ma camarade sur la limite du rôle de l’école, personne ne semblait en mesure de répondre : "C’est une question très intéressante mais très complexe, nous n’avons malheureusement pas le temps d’y répondre". À la fin de l’intervention, une adjointe au Recteur chargée de l’égalité a demandé la parole. Oubliant l’aspect douteux d’un projet dont les parents d’élèves n’étaient pas informés, elle en a fait les louanges et a promis d’appuyer les résultats de ce projet universitaire.

    [...] Enfin, au cours de tous ces débats, j’ai compris que les promoteurs du gender s’apprêtaient, pour parvenir à leurs fins, à changer de vocabulaire. Dans l’éducation nationale, a assuré l’un d’eux, jusque là "on parlait de genre, mais avec ces histoires on a décidé de parler d’égalité".

    Michel Janva

  • Il « oublie » les impôts comme Thomas Thévenoud et écope d’un an ferme

    Deux poids deux mesures républicain.

    On connait maintenant le cas de Thomas Thévenoud, ministre de Valls qui ne déclarait pas ses revenus et ne payait pas ses impôts depuis plusieurs années… On apprend par Le Canard enchaîné, qu’il a aussi oublié depuis trois ans de payer le loyer de son appartement à Paris.

    Il n’a pas eu de problèmes judiciaires suite à cela.

    Maintenant voyons quel traitement a subi un citoyen français lambda, pour des faits similiaires.

    Ouest-France relatait qu’un habitant de Guingamp avait été condamné à 18 mois de prison pour « fraude fiscale » en septembre 2009.
    À l’époque, il avait l’objet d’un mandat d’arrêt et il fut sous contrôle judiciaire jusqu’à son appel en mai 2010. « Les faits remontent à 2004 et 2005. Malgré les relances incessantes de l’administration fiscale, ce quadragénaire n’a pas déclaré ses revenus. Pourtant, il comptabilisait 265 000 € sur deux comptes différents. Pour le parquet, cette affaire c’est« Oui-Oui au pays des impôts et Caliméro en guest star. Je suis persuadé qu’il joue, qu’il est parfaitement conscient de ce qu’il fait ». Pour son avocat, il s’agit surtout « d’un homme qui manque de subtilité mais en aucun cas d’un pervers fiscal ». Le prévenu a été condamné par le tribunal de Guingamp à un an de prison. »

    http://www.contre-info.com/

  • Sarkozy repris de justesse

    Jusqu’où le PS fera-t-il la démonstration de ses mensonges, de son amateurisme et de son manque de courage? Thomas Thévenoud qui avait « oublié » de payer ses impôts pendant trois ans avait aussi « oublié » de s’acquitter de ses loyers pendant le même laps de temps, l’élu socialiste souffrant selon se dires d’une « phobie administrative ». Molière aurait pu en tirer une pièce savoureuse.  Pas de quoi perturber outre mesure le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, puisque ce dernier, selon les dires de M. Thévenoud, aurait en fait souhaité qu’il ne démissionne pas de son mandat de » député…qui croire? Certainement pas en tout cas le PS marseillais qui jure de  son sérieux. Mardi, cinq des huit têtes de listes dans les huit secteurs de la ville, ont reçu un courrier au terme duquel le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, indique qu’il proposera à la commission de rejeter leurs comptes. Cela ouvrirait la voie au prononcé de leur inéligibilité et à l’éradication de ce qui reste du PS phocéen …Autre camouflet, à une toute autre échelle, Bruxelles a rappelé à Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics , que c’était elle et non le gouvernement quiportait la culotte.

    Dans un récent entretien accordé à l’Afp, M. Sapin avait expliqué que l’objectif annoncé des 21 milliards d’euros d’économies prévues pour 2015 ne serait pas atteint. Les dirigeants de l’entité européiste et Berlin en ont décidé autrement a rappelé Les Echos  » alors même que la France cherche déjà à obtenir un feu vert pour ralentir le rythme de réduction du déficit public. Dit autrement, la France ne peut pas à la fois abandonner ses objectifs de déficit public et rogner ses objectifs d’économies. Les déclarations de Michel Sapin ont d’autant plus surpris à Berlin que le ministre des Finances avait, quelque jours plus tôt, réaffirmé l’objectif d’économies lors de l’université d’été du Medef… en présence de son homologue allemand, Wolfgang Schäuble ».

    Le petit doigt sur la couture du pantalon, « le gouvernement va donc très vite clarifier les choses en réaffirmant son plan d’économies et en dévoilant ce mercredi une nouvelle trajectoire de déficit qui laissera ce dernier proche de 4 % de PIB en 2014 et 2015 et repoussera sans doute le retour à 3 % à 2017″. « Retour donc à la case départ pour le gouvernement, qui doit maintenant trouver de l’ordre de 2 milliards de mesures nouvellespour effectivement atteindre le quantum de 21 milliards d’économies l’an prochain ». Dans la poche de qui les prendra-t-on?

    S’en mettre plein les poches était pour le coup l’objectif que s’était fixé Nicolas Sarkozyaprès sa défaite de 2012. Le retour annoncé imminent de ce dernier qui selon Le Parisien, aurait l’intention de tout changer à l’UMP, s’expliquerait-il aussi par son échec dans le monde de la finance?

    Au delà de ses conférences grassement rémunérées, les médias l’ont rapporté, le mari deCarla Bruni espérait casser la baraque via un fonds d’investissements baptisé Columbia. Il avait été décidé en novembre 2012 qu’il en serait le VRP de luxe, du fait de son carnet d’adresse et de  ses liens privilégiés avec le Qatar notamment. Un projet porté sur les fonds baptismaux par l’homme d’affaires Stéphane Courbit et le très mondialiste conseiller Alain Minc. « A l’époque, il ne voulait plus du tout revenir en politique et redécouvrait l’attrait de l’argent », (sic) confiait « un proche » au quotidien Libération.

    Mais Columbia restera lettre morte, du fait de la mise en examen de Stéphane Courbit pour « escroquerie » et « recel d’abus de faiblesse » dans l’affaire Bettencourt qui a effrayé les investisseurs début 2013.

    Ce retour de « Sarkozy-meilleur-candidat-susceptible-de-battre-Marine-Le-Pen-et-le-FN »selon ses soutiens, focalisera n’en doutons pas l’attention médiatique. Au delà du positionnement politique qu’adoptera Nicolas Sarkozy pour attirer le chaland, la question qui se pose est celle  de la capacité des Français à croire qu’il sera meilleur que ses adversaires et qu’il  pourra tenir demain, les promesses trahies hier.

    Mais Bruno Gollnisch  constate aussi que le retour de l’ex chef de l’Etat ne peut occulter la question de sa  probité. Son  nom apparaît dans l’affaire des sondages de l’Elysée, celle de l’arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais, ou encore, peut être les plus sulfureuses, dans le dossier de l’éventuel financement par feu le dirigeant libyen Kadhafi de la campagne de Sarkozy, qui l’aurait remercié en participant ensuite à son élimination, et bien sûr dans  l’affaire Karachi. M. Sarkozy est actuellement mis en examen pour corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel. Il  est en effet soupçonné d’avoir voulu favoriser l’avancement du magistrat Gilbert Azibert en échange d’informations sur l’avancement d’une enquête.

    Est-il  possible de croire à « la faute à pas de chance », au « hasard » qui frapperait le malheureux Sarkozy?  Il faut tout de même être fanatiquement inconditionnel de ce dernier pour ne pas voir que cela commence à faire beaucoup!

     Une magistrate marseillaise s’intéresse également désormais aux conditions dans lesquelles ont été organisés trois vols privés,« des vols facturés à Lov Group », la société de Stéphane Courbit,  qui ont transporté  l’ex chef d’Etat entre décembre 2012 et mars 2013. Trois voyages qui pourraient constituer des abus de biens sociaux et recel et qui sont apparus sur l’écran radar de la justice dans le cadre d’un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France, l’affaire dite  Air Cocaïne…

    Selon différents sondages, moins d’un Français sur trois est favorable au come-back de Nicolas Sarkozy. De quoi donner des arguments aux partisans d’Alain Juppé, « le meilleur d’entre nous » comme l’avait baptisé sans rire Jacques Chirac, jugé moins clivant,  et bénéficiant  notamment du soutien implicite de François Bayrou.

    A dire vrai, nous savons que si la politique menée par l’UMP et le PS ne diffère guère, le député Bernard Debré en faisait l’aveu cette fin de  semaine, il est tout aussi évident que l’éventuelle élection d’un Juppé à la place   d’un Sarkozy ou l’inverse  n’offrirait pas à la France l’alternative dont elle a besoin. Le temps n’est plus aux petits rafistolages, aux demi-mesures, aux soumissions diverses et variées  plus ou moins tues ou déguisées. Non, il est grand temps de changer d’air (ère)!

    http://gollnisch.com/2014/09/10/sarkozy-repris-justesse/

  • Pour ne pas redorer le blason de nos politiciens

    Paris Match vient de révéler la liaison entre les anciens ministres Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, ce qui éclaire d'un jour nouveau le soutien inattendu de l'ancienne ministre de la Culture à Montebourg, après ses déclarations contre la politique économique du gouvernement, ou encore leur départ concomitant du gouvernement.

    Michel Janva

  • BCE : les critiques de l'ancien économiste en chef

    Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

    "Jürgen Starck, économiste en chef de la Banque centrale européenne de 2006 à sa démission en 2011, écrit dans le Handelsblatt que la BCE est sur la voie de devenir une « bad bank » européenne en raison des « énormes risques » qu’elle prend en matière de politique monétaire. Il ajoute que la réorganisation stratégique en cours à la BCE est contraire au traité de Maastricht et ne répond à aucune légitimité démocratique.

    Les propos de Jürgen Stark sont repris et commentés dans des journaux allemands, anglais, irlandais, italiens, espagnols, grecs… Il n’y a pas un seul journal français à les citer, si l’on en croit Google actualités."

    Michel Janva

  • Dénigrée avec le lycée Gerson, Alliance Vita demande des comptes

    Europe 1, qui a lancé la campagne de dénigrement contre le lycée Gerson et Alliance Vita, n'a, à l'heure qu'il est, toujours pas relayé la conclusion du ministère de l'Education nationale, qui blanchit le lycée et l'association. Idem pour d'autres médias, qui avaient relayé les accusations. Dans un communiqué,Alliance Vita demande réparation :

    "Alliance VITA prend acte de la conclusion du ministère de l’Éducation nationale qui reconnaît ne pas avoir « constaté d’atteinte à la liberté de conscience des élèves », et demande que toute la lumière soit faite sur cette campagne de dénigrement.

    Pour Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA : « La polémique lancée dans les médias en avril 2014 était donc artificielle ; le reconnaître cinq mois plus tard ne suffit pas à réparer le préjudice porté à notre association. C’est pourquoi, dans la logique de la plainte que nous avons déposée dès le lancement de ces accusations mensongères, nous demandons que la vérité soit faite sur cette campagne de dénigrement : qui l’a lancée ? avec quels moyens ? dans quel but ?

    Nous espérons de ceux qui se sont faits les relais de propos mensongers portant atteinte à notre identité et à notre image, qu’ils enquêtent honnêtement sur l’organisation de cette manipulation. Rappelons que notre association inscrit son action auprès des jeunes notamment dans la prévention de l’IVG, dont les pouvoirs publics reconnaissent qu’elle est un enjeu de santé publique important. L’expérience d’écoute et d’accompagnement d’Alliance VITA permet à tous ses intervenants de prendre la parole avec respect et délicatesse sur des sujets particulièrement intimes ».

    Alliance VITA rappelle que la plainte qu’elle a déposée est en cours d’instruction auprès du tribunal de grande instance de Paris."

    Louise Tudy

  • Comment le Qatar s’est "offert" Nicolas Sarkozy

    Dans "Une France sous influence", un livre explosif à paraître dans quelques jours, Vanessa Ratignier et Pierre Péan racontent comment la France est devenue le terrain de jeu préféré du Qatar. En 2008, Chirac serait même sorti de sa réserve d’ancien président pour prévenir Sarkozy qu’il fait alors fausse route en se rabibochant, grâce au Qatar, avec la Syrie de Bachar al-Assad. D’autant que circulent des rumeurs de corruption et de financement de son divorce par l’émirat. Un récit à découvrir dans "Marianne" cette semaine.

    Le 14 juillet 2008, à la veille d’un sommet de l’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy invite à sa tribune pour le défilé militaire, le carré des dictateurs de la Méditerranée : Bachar al-Assad, le Tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, l’Egyptien Hosni Moubarak et l’émir al-Thani du Qatar. A l’époque, Bachar est traité en paria par la communauté internationale pour l’implication présumée de son régime dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri. Ce milliardaire a été en 2005 la cible d’un attentat-suicide commis par une camionnette contenant une charge explosive de 1 800 kilos. Les services de renseignement syriens sont vite montrés du doigt.

    Deux ans plus tard, lors de la passation du pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, c’est la question du Liban qui domine les échanges en matière de politique étrangère, expliquent Vanessa et Ratignier et Pierre Péan dans leur livre, Une France sous influence*. Chirac conseille alors à son successeur de rencontrer le fils de Rafic Hariri, chef de la majorité qui soutient le gouvernement libanais, et de rester ferme avec la Syrie.

    Sarkozy fera la sourde oreille. A l’époque, le nouveau président charge très vite Claude Guéant de reprendre contact avec le régime Syrien. C’est l’émir du Qatar qui sera à la manœuvre de ce rapprochement dont le point culminant sera le défilé militaire du 14 juillet 2008. C’en est trop pour Jacques Chirac, ami très proche des Hariri, qui a quitté le pouvoir il y a un an. En août 2008, en vacances dans la résidence tropézienne de son ami milliardaire François Pinault, Jacques Chirac se rend au Cap Nègre visiter le couple Sarkozy-Bruni, prévenant le président qu’il fait fausse route et que « la France a tout à perdre à aller à Damas. Tous nos amis libanais sont furieux ».

    L’ancien président raconte à son successeur que le Premier ministre du Qatar, Hamad Jassem al-Thani a même tenté de le corrompre, venant à l’Elysée avec des valises remplies de billets : « Nicolas, fais attention. Des rumeurs de corruption fomentée par le Premier ministre qatari te concernant circulent dans Paris…Fais vraiment attention ». [....

    La suite sur le site de Marianne

     
  • L’ex-ministre Thomas Thevenoud ne payait pas son loyer et ne déclarait pas son entreprise

    Il y a une semaine, nous apprenions que l’ex-secrétaire d’Etat Thomas Thevenoud avait omis de déclarer ses revenus pendant plusieurs années. Alors que tout homme d’honneur aurait, dans la même situation, démissionné de ses fonctions publiques (comment rester en place et gérer l’argent public alors que l’on est soi-même négligeant au point d’en oublier de payer son impôt ?), on sait que notre homme n’est pas de cette veine et s’accroche coûte que coûte à son mandat. Rien de bien surprenant de celui qui, toute honte bue, avait accepté d’être vice-président de la commission d’enquête sur l’affaire du fraudeur socialiste Cahuzac…

    Mais aujourd’hui, ce sont de nouvelles révélations à son sujet qui sont faites. Nous apprenons en effet que Thevenoud a également oublié depayer son loyer pendant 3 ans… Décidément, notre homme est très, très négligent, au point que l’on peut même se demander s’il n’est pas un peu malhonnête.

    D’autant que cette négligence n’est pas systématique. Quand il s’agit de faire des montages sophistiqués, il sait faire… Ainsi, nous apprenons également aujourd’hui qu’il n’a pas déclaré l’entreprise qu’il possédait en tant qu’entrepreneur individuel. Et ce triste sire nous explique sans rire qu’il « n’a jamais gagné d’argent avec cette entreprise », assurant avoir «créé cette activité simplement pour rémunérer la femme de ménage de (sa)permanence ». Là, on aimerait bien comprendre le montage. Créer une entreprise pour payer sa femme de ménage, on a du mal à suivre… Quelles étaient les ressources de cette entreprise ? on ne le sait pas… Du reste, le droit commercial est très clair, la création d’une entreprise n’est licite que si elle a une activité réelle (c’est son objet social), et en aucun cas ne peut être créée que pour rémunérer une femme de ménage. Bref, le montage est des plus tordus, ainsi que l’argumentation de l’intéressé qui justifie ne pas avoir déclaré l’activité « parce que comme je ne touchais aucune rémunération, ce n’était pas un sujet selon moi. »). Or, dans la déclaration, les activités bénévoles devaient également être signalées.

    Du reste, au delà de ces péripéties, cette affaire nous montre que la politique n’est pour certains qu’un moyen d’enrichissement. Dans notre république, ce n’est pas la vertu et la recherche du bien commun qui poussent les hommes à s’engager, mais les prébendes et autres avantages qu’ils peuvent obtenir. Un aperçu de la déclaration qu’il avait faite est éclairant : on y apprend que dans le civil, Thomas Thevenoud est formateur à ERDF et qu’il touchait à ce titre et jusqu’à ce qu’il devînt député 1.950 € nets/mois, c’est à dire un salaire moyen. Mais ses activités politiques ont fait exploser ses revenus : Ainsi, il a été directeur de cabinet de la communauté urbaine du Creusot, ce qui lui a valu un cachet de 3.600 € nets/mois entre 2004 et 2008. A partir de 2008, il est devenu vice-président du conseil général de Saône et Loire, ce qui lui a rapporté 1.990 € nets/mois auxquels il faut ajouter 1.139 € nets mensuels au titre de la vice-présidence de la communauté Le Creuot-Montceau. Ainsi, entre 2004 et 2012 (année où il devient député), son salaire dû à son travail civil a pratiquement été triplé grâce aux émoluments dus aux mandats politiques (mandats locaux seulement). Comme quoi, si M. Thevenoud est souvent négligent, il sait comment se servir sur la gueuse.

    PS : Ceux qui veulent signer la pétition appelant à la démission de Thevenoud de son poste de député, c’est ici.

    http://www.contre-info.com/lex-ministre-thomas-thevenoud-ne-payait-son-loyer-et-ne-declarait-pas-son-entreprise