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magouille et compagnie - Page 2468

  • La police du nouvel ordre mondial et les familles françaises

    Alors les requins arrivèrent et mangèrent
    les femmes et les enfants d’abord.

    Jean-Charles

    Certains trouvent à l’étranger qu’il est difficile de savoir ce qui se passe en France et pourtant les choses sont très simples : le mariage et l’adoption gay imposés par les Bilderbergs, les lobbies et les médias sous contrôle ne sont pas très populaires, comme les politiques de famine des gouvernements sociaux et libéraux qui se succèdent ici ou là. Le dynamisme de la communauté catholique française, communauté traditionnelle à la fois dynamique sur le plan démographique, intellectuel et spirituel, se heurte donc à la police planétaire de la pensée, dont le vice-président US Joe Biden, a rappelé les origines.

    Les médias et les services secrets trafiquent les images des manifestations et les données. On a vu la même chose à Moscou, où la police russe est restée impeccable ; en Syrie bien sûr et dans presque tous les épisodes du faux printemps arabe, partiellement tournés dans les studios de la télé qatari. Google collabore bienveillamment à ces truquages éhontés qui transforment un million de personnes en 150 000 manifestants ; des policiers déguisés en délinquants et des voyous infiltrés au service de la police, comme dans un banal épisode de Vidocq ou d’Orange mécanique, achèvent de donner aux manifestations le caractère hérétique, homophobe, odieux réac voulu par les médias et l’ordre nouveau mondial ; ordre nouveau dont la clé ultime est le Google baby, le bébé sur commande fabriqué et Inde et conçu en Israël et aux USA, bébé-produit qui remplacera dans un avenir plus ou moins proche l’enfant à naître de nos vieilles familles mal vues par la communauté trans-humaine.

    Le 27 mai, la police socialiste ou mondialiste ou fasciste rose, c’est selon, a brutalement arrêté des dizaines de Français venus protester à l’occasion de la visite de Hollande au lycée Buffon. Quel signe, Buffon le naturaliste ! Quel signe encore, la plupart des parents ont été arrêtés rue de l’Evangile par des flics disposés à n’importe quelle vilenie pour préserver leurs 35 heures ou leurs RTT. Cochin nous avait déjà prévenus que l’héritier du coupeur de tête de la Révolution, que l’héritier du violeur et de l’assassin de septembre 92 ce serait le rond-de-cuir. Taine et Cochin rappellent aussi les origines étrangères des bourreaux de la Révolution. Les métèques ou colons bigarrés sont toujours plus insensibles quand il s’agit de liquider les populations autochtones jugées rétives ou réactionnaires. Voyez l’Amérique avec les Indiens.

    Il ne faut de toute manière pas oublier que la république laïque s’est imposée en France (grâce aux Allemands, c’est comme pour la Russie) après un demi-siècle de persécutions anticatholiques à partir des années 1870. Arrestations, expulsions, confiscations, persécutions tous azimuts sont déjà passées dans ce pays et dans un aussi grand silence que la honteuse destruction par les bolcheviks et Kaganovitch de l’Eglise Saint-Sauveur en 1931. Dans la foulée Roosevelt décida d’établir des liens avec un régime aussi antichrétien que le sien. C’était déjà une conspiration (respirer ensemble, en latin !) du nouvel ordre mondial.

    Le même jour que l’on laisse les enfants et les bébés sur le trottoir pour emmener et tabasser les papas et les mamans qui portent le sweat-shirt fautif (notre nouvelle étoile jeune ?), on offre des armes et des sucettes aux tueurs syriens baptisés les rebelles par la novlangue orwellienne et chargés de tuer les chrétiens orthodoxes et les minorités musulmanes là-bas ; ou l’on a le culot de menacer le petit Vietnam pour protéger je ne sais quel combattant des droits de l’homme. Pendant ce temps à Paris, alors qu’on a laissé en rigolant les voyous immigrés des banlieues (tout en accusant les cathos, mais pourquoi s’arrêter ?), on enferme des centaines de personnes accusées d’être trop blanches, trop raffinées, trop cultivées, trop chrétiennes.

    Car ce nouvel ordre mondial c’est la fabrication à l’échelle planétaire du nouvel orque de synthèse. Je crois que les gens qui comme moi aiment bien le "Seigneur des Anneaux" avaient compris vers quel monde nous nous dirigions.

    L’insensibilité est une donnée de l’opinion actuelle ; l’UMP pense comme le PS sur à peu près tous les sujets motivants. Il faut liquider la nation, la famille, les patrimoines des classes moyennes, il faut liquider la culture, la foi chrétienne et l’humanisme. Il faut une société de clones unisexe planétarisés et politiquement corrects, qui dénoncent des complots là où ils n’y en a pas, et les ignorent là où il y en a.

    On vient d’apprendre que la Commission européenne va s’en prendre au jardin potager, coupable de ne pas reconnaître assez le droit de l’antéchristique Monsanto et des boîtes américaines à accaparer le vivant breveté par nos brillants juristes, savants fous et experts en bioéthique. Je crois moi aussi que le katholik park n’aura même pas droit au chapitre sur le plan local et politique ; car même cela, le système fou ignoré par les beaufs qui votent pour lui sans savoir ce qu’ils font ne le tolérera pas.

    Enfin, comme disaient les premiers chrétiens avant d’être bouffés par les lions, l’important est de ne pas désespérer. Nous sommes les derniers chrétiens, et nous sommes les défenseurs du jardin potager, de la famille et de la liberté vraie. C’est déjà beau de savoir que nous avons raison et que les païens ont tort.

    Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info

  • DSK monte les marches à Cannes

    Peu importe de savoir si DSK a bien gravi les plus célèbres marches du monde, l’essentiel étant de savoir comment l’impensable a bien pu se produire en lui permettant de les gravir…

    Hors du temps et au-delà des disparités criantes, Cannes a déroulé son tapis rouge rituel qui, comme chaque année, est allègrement piétiné par de fausses divinités abusivement vénérées, dans l’effervescence frivole du star système et la légèreté indécente de l’argent roi.

    Rien de nouveau sous le soleil de la Croisette, si ce n’est que, dans une France exsangue et écoeurée par les compromissions d’une partie de son élite et de sa classe politique, cette débauche de luxe et de privilèges provoque une collision d’images encore plus violente que les années précédentes, notamment quand la silhouette massive de Dominique Strauss-Kahn est apparue, samedi soir, sous les crépitements des flashes.

    Deux ans après le scandale New Yorkais retentissant qui l’a fait choir lourdement de son piédestal du FMI, révélant le redoutable prédateur sexuel sous le masque du notable amateur de troussage de domestiques, et après avoir été rattrapé par ses frasques sordides du Carlton de Lille, accusé de « proxénétisme aggravé en bandes organisées », DSK a été autorisé à parader, tout sourire, au bras de sa nouvelle compagne Myriam L'Aouffir, présentée comme telle par la presse people, dont on se demande quelle femme peut bien accepter de partager la vie du Docteur Jekyll et Mister Hyde du socialisme, aux déviances sexuelles étalées au grand jour.

    Les marches les plus glamour au monde se croiraient-elles au dessus de l’éthique et de la morale pour tolérer un personnage peu recommandable, qui se rêvait un destin présidentiel aux côtés de sa muse et complice Anne Sinclair, entre deux pensées pour Israël, comme il l’avait confié en 1991, lors de la première guerre du Golfe : « Chaque matin quand je me lève je me demande qu’est ce que je peux faire aujourd’hui pour Israël », clamait-il alors sans ambages ?

    Faut-il voir là une tentative de normalisation et de banalisation de l’image sulfureuse de DSK, sur lequel planera toujours le spectre du violeur laissé en liberté, par ses amis du Festival de Cannes qui n’hésitent pas à nous vendre un obscène « Happy End » à l’américaine ? Voilà un bien mauvais synopsis dont le moins que l’on puisse dire est qu’il en dit long sur les petits arrangements entre amis, tout en ternissant la splendeur, déjà bien flétrie, de la vitrine cannoise du septième art.

    http://www.voxnr.com

    Souce : Oumma.com :: lien

  • Répression : le 2 poids / 2 mesures républicain

    cathos.jpg1 )Interpellations à la manif pour tous du 26 mai : jusqu’à 5 mois de prison ferme avec mandat de dépôt requis au tribunal.
    NB : tous étaient inconnus des service de police auparavant.

    Jennifer relaxée pour nullité de la saisine, Guillaume est relaxé également, Quentin et Pierre-Marie sont condamnés à 30 jours d’amende et enfin Maxence à 4 mois avec sursis pour « dissimulation de visage ».

    En photo à gauche, de dangereux délinquants.

    2 ) Tentative de meurtre d’un soldat français à la défense : « un jeune métis antillais converti à l’Islam à sa majorité » selon Europe 1.

    Définition selon le Monde de « la petite délinquance » appliquée à cet individu :
    « Jusque là, les policiers ne connaissaient Alexandre D. que pour des faits de petite délinquance commis à l’adolescence, entre mai 2006 et fin 2007 : un port illégal d’arme, un vol avec effraction, un vol avec violence, et une violation de domicile. Ces faits ne lui occasionneront jamais plus que des rappels à la loi, et il fera également l’objet, à cette époque, d’un suivi éducatif. »

    3) Violences racailles PSG au Trocadero : 21 interpellations / 3 gardés à vue…

    Sans commentaires.

    http://www.contre-info.com/

  • S’engager jusqu’où ? Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite

    Titre de l'article de Famille Chrétienne : La Manif dans la peau. Dans le n°1845 de Famille Chrétienne (25 au 31 mai 2013), Clotilde Hamon dresse le portrait d’Albéric Dumont, coordinateur de la Manif pour tous. Extrait :

    A[…] Comment ce fils de notaire parisien a-t-il pu se retrouver à 21 ans au cœur de l’organisation ? Son expérience de l’événementiel associatif : JMJ, Jamborees scout, Marches pour la vie… Redoutable organisateur né, il a été capable de diriger 8000 personnes, de négocier en direct avec le préfet de police et le ministre de l’Intérieur, de répondre aux interviews techniques de l’AFP, de gagner le respect des gradés venus l’aider, comme le général Bruno Dary, cinq étoiles, ancien gouverneur de Paris…

    Tout le monde s’est extasié sur la maturité de ce garçon sympa et franc, capable de se faire obéir sans jamais se la jouer petit chef. Il minimise, en ironisant sur ce pays où il faut avoir 40 ans et une bordée de diplômes pour qu’on vous confie la moindre responsabilité.

    S’engager : oui, mais jusqu’où ? La question obsède sa génération. Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite. Il y aura sacrifié sa troisième année de droit au Panthéon-Assas, sa vocation de commissaire de police (compromise par cette notoriété), une vie sentimentale, les copains et la famille entre parenthèses. […]

    Un mot sur la primaire UMP pour la mairie de Paris : « Franchement, est-ce que vous croyez qu’on peut s’identifier à NKM ? ». Comme ses pairs, il se dit « sans représentant », adepte de la « ré-information » sur les réseaux sociaux. Il évoque un « ras-le-bol de la langue de bois » avec une cruelle lucidité sur les aînés, qui ont toujours « loupé le coche » sur les questions essentielles.

    « La loi Taubira a réveillé une génération qui ne s’arrêtera jamais, dit-il en évoquant les milliers de bénévoles. Il faut que la classe politique comprenne que l’avenir, ce sont les jeunes. On pourra faire avec ou sans. Sauf que sans, ce sera la défaite. »

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Affaire Tapie/Lagarde : les magistrats s'interrogent

    L'arbitrage rendu en juillet 2008 en faveur de Bernard Tapie est à nouveau à l’ordre du jour. Pour solder un contentieux entre l'homme d'affaires et le Crédit lyonnais, la ministre de l'Économie d'alors, Christine Lagarde, avait eu recours à un tribunal arbitral qui avait finalement octroyé 400 millions d'euros à Bernard Tapi
    Dans cette affaire, deux personnes sont en garde à vue : un membre de ce tribunal arbitral, l'ancien haut magistrat Pierre Estoup, et l'avocat de Bernard Tapie, maitre Lantourne. Alors, les dés étaient-ils pipés, l'un des arbitres était-il complètement partial ?
    Les magistrats du pôle financier de Paris s'interrogent et ont peut-être même un début de réponse. Un possible conflit d'intérêt semble en tout cas émerger du dossier d'instruction. Les magistrats soupçonnent, en effet, Pierre Estoup, ancien premier président honoraire de la Cour d'appel de Versailles, d'avoir eu des liens professionnels avec Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.
    Ils soupçonnent aussi Pierre Estoup d'être un intime de Bernard Tapie. D'ailleurs, l'hebdomadaire « L'express » révèle que, lors d'une perquisition effectuée le 14 mai dernier dans l'un des domiciles de Pierre Estoup, les policiers auraient saisi un livre dédicacé par Bernard Tapie en 1998. Selon « L'express », Bernard Tapie louerait « le courage du président Estoup » et l'assurerait de « son infinie reconnaissance ».

    Une dédicace qui tendrait à confirmer que l'homme d'affaires, contrairement à ce qu'il affirme, connaissait bien celui qui deviendra son arbitre. D'où ces gardes à vues qui pourraient peut-être débouchées sur des mises en examen.

  • L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !

     

    L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !

    Nous ne lâcherons rien ! Ni intimidation ni arrestations arbitraires ne nous feront reculer jusqu’à la victoire finale !

    http://www.actionfrancaise.net

  • Manif pour tous: fin de la saison 1

    COMMUNIQUÉ de la Ligue du Midi

    L’appel à la mobilisation lancé sur les différents sites du Réseau et relayé par des groupes amis a porté ses fruits puisque, en ce dimanche 26 mai, ce sont une centaine de patriotes militants ou sympathisants qui formaient le cercle à proximité du Jardins des Plantes autour du Réseau Identités : solidaristes, identitaires, royalistes etc...
    Venus de toutes nos provinces: du Nord, de Normandie, de Bretagne, d’Aquitaine, de Provence, des Alpes, d’Auvergne avec une délégation occitane, forte quant à elle, de plus de 30 membres, adhérents de la Ligue du Midi. Richard Roudier et les autres dirigeants du Réseau défilaient, encadrés par le drapeau de la Ligue et par un portait de Dominique Venner sur un velours noir. Celui qui s’était donné la mort il y a quelques jours dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris, avait écrit dans sa dernière lettre : “Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation”.
    Il est évident qu’une telle grandeur d’âme ne pouvait convenir aux petits Kapos du service d’ordre de cloportes de la “manif pour tous” qui intervenaient sournoisement pour tenter d’arracher le portrait tant haï.
    Quelques horions plus tard, qui ont permis à nos amis –même les vétérans- de démontrer leurs vertus pugilistiques, l’ordre des choses pouvait reprendre son cours avec une série de slogans radicaux : “Un père, une mère, c’est identitaire”, “Hollande cass’toi, ta loi on n’en veut pas”, et le désormais incontournable: “Taubira démission”.
    L’attitude des organisateurs et de leurs valets, démontre, s’il en était besoin, que le rideau doit tomber sur cette première saison de la “Manif pour tous”. Les palinodies de “la Frigide”, la connivence entre les organisateurs et la préfecture de police –les cortèges ne doivent pas faire la jonction!-, les flics déguisés en gentils organisateurs, les rafles de militants... tout cela entretient un profond malaise et fait le lit du pouvoir via Manuel Valls pour décimer, à coup de Garde à Vue et de comparutions immédiates, les organisations patriotes. La cerise sur le gâteau étant la place donnée sur le podium aux islamistes et leurs voilées.
    Nonobstant, malgré ces tentatives de découragement, les familles, les femmes, les enfants étaient présents. C’est un signe : quand les mères, malgré la crainte qu’elles pourraient avoir pour leur progéniture, décident malgré tout de manifester, c’est que la colère est profonde et la détermination forte.
    Cette formidable mobilisation ne doit pas être un point d’orgue, mais le socle, le début d’une reconquête de notre histoire, de notre mémoire et d’un nouveau départ vers l’avenir. En route pour la saison 2 !

    Ligue du Midi
    BP 1-7114
    30912 – Nîmes cedex 2
    Tel: 04 34 40 41 29 / 06 83 25 36 10
     
    La vidéo de la Ligue du Midi/Réseau Identités
  • "Les Français nous ont élus pour..." : le "parler faux" d'Harlem Désir, alors que l'insincérité des scrutins est à tous les niveaux, du "cantonal" au "présidentiel"...

    erwann binet,mariage gay,vingt-trois,bfm tv        On savait qu'il avait été condamné (comme son premier ministre d'ailleurs, bien que, pour ce dernier, ce soit beaucoup plus ancien, mais quand même...); on vient de découvrir une nouvelle facette d'Harlem/Jean-Philippe : celle de quelqu'un qui a peur, et qui n'hésite pas à dresser les Français les uns contre les autres, excluant de la vie publique ceux qui "votent Front national". 

    Nous ne sommes ni "de droite", ni "du centre", ni "de gauche", puisque nous ne sommes pas "dans" le Système, pas "du" Système, et que nous pronons la Royauté - qui, elle, peut fédérer - est qui est précisément l'alternative au Sytème. 

    Il ne nous appartient donc pas, comme le fait Harlem/Jean-Philippe, le condamné, de décider de quel parti doit faire quoi, avec qui, s'allier ou non avec qui, etc... 

    Cependant, on ne peut laisser passer sans réagir les propos haineux - et peureux - tenus par le premier secrétaire du PS, au lendemain du grand succès de la dernière manif pour tous.

           En substance, Harlem, courroucé de voir que la rue se levait contre ses "nuées", a dit deux choses : d'abord qu'il était hors de question pour "la droite" de s'allier avec l'extrême droite; ensuite, "les Français nous ont élus pour...".

           Commençons par rappeler qu'en son temps le précédent Comte de Paris (Henri VI) avait créé un certain émoi (doux euphémisme !...) dans les milieux conservateurs, en déclarant qu'on ne pouvait exclure de l'effort national 25% des Français sous prétexte qu'ils votaient communiste. Les injures et quolibets fusèrent de maints endroits, alors que le Comte de Paris avait, évidemment, pleinement raison...

            Le même raisonnement vaut aujourd'hui - inversé, en quelque sorte - pour le Front national : on ne voit pas pourquoi il faudrait exclure de l'effort national entre 20 et 40% des Français, sous prétexte qu'ils votent Marine Le Pen. 

            Mais, en fait, c'est là qu'on comprend le mélange de courroux et de peur du condamné Harlem/Jean-Philippe : car il sait très bien ce qui se passerait si droite et extrême-droite s'alliaient : la gauche, qui gagne toutes les élections, à tous les échelons, les perdrait toutes, tout simplement, et à tous les échelons, de la commune et du canton à la Présidence...

           Parlons-en, en effet, de cette "majorité à François Hollande" que revendique le condamné/condamnateur...

           Alexis Brézet (dans Le Figaro magazine du 22 juin) l'avait déjà noté : "52% des sièges, c'est beaucoup; mais quand se lève la tempête, 16,5 des inscrits (29% des suffrages exprimés pour le PS au premier tour) c'est fort peu..."

             Encore Alexis Brézet ne parlait-t-il pas des 9 à 10% de non-inscrits sur les listes électorales, c'est-à-dire, tout de même entre 4 millions et 4 millions et demi de Français...

            On peut tortiller et torturer les chiffres tant et comme on voudra : hier, comme le disait la marquise de Sévigné, c'était le papier qui souffrait tout, aujourd'hui, évolution technologique oblige, c'est le micro ! Il n'empêche, la réalité est bel et bien là : ceux qu'Harlem nous présente comme "majoritaires" ("les Français nous ont élus..."), ne le sont tout simplement pas, majoritaires...

            Certes, ils ont gagné toutes les élections, d'une façon parfaitement légale, mais ces victoires souffrent d'un défaut de représentativité : si l'on ajoute les Français non inscrits, les abstentionnistes, les votes blancs et nuls, on est bien loin d'arriver, avec les résultats du PS, à une majorité vraie de l'opinion...

            Encore et surtout faut-il ajouter, à ce défaut de représentativité, celui de l'insincérité des scrutins : les choses ne se passent pas, en France, comme dans tous les autres pays dits "démocratiques" du monde; une police  de la pensée autoproclamée, toute puissante sur les ondes, y fait règner un terrorisme intellectuel et un "politiquement correct" qui aboutit, dans les faits, à changer les résultats : si, comme aux États-Unis, en Allemagne ou ailleurs, toutes les composantes "des droites" s'opposaient à toutes les composantes "des gauches", il est clair que, comme nous l'avons dit, non seulement les socialistes ne gagneraient pas toutes les élections, mais qu'ils les perdraient, sinon toutes, du moins presque toutes.

            On rétorquera peut-être que les Français n'ont que ce qu'ils méritent, puisqu'ils laissent faire une telle incongruité, ce qui est juste.

            On rétorquera peut-être aussi - et ce sera juste, également - que les jeux internes du Pays légal ne nous concernent pas, puisque, c'est bien connu, et nous l'avons dit en commençant, nous ne plaçons pas nos espoirs dans des changements de majorités, mais dans un changement de Système, comme nous le rappelions récemment avec l'excellent texte de Léon Daudet, racontant ses quatre ans et demi de député : http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2012/07/17... .

             Et que, toujours pour reprendre Léon Daudet, nous ne croyons pas à "l'amélioration électorale de la peste républicaine".....

            Il n'en demeure pas moins que nous ne sommes pas des extra terrestres; nous ne vivons pas sur Sirius, et nous ne nous désintéressons pas des réalités, au milieu desquelles, bien loin de les ignorer, nous voulons inscrire notre action aujourd'hui; ici et maintenant.

            Et la première des choses que nous pouvons faire - lorsqu'on entend un chef de parti, condamné, dire n'importe quoi - est de mettre en évidence les deux tares dont souffre l'actuelle représentation nationale : son défaut de représentativité et son insincérité.

    ps : et, puisqu'on parle d'Harlem Désir... Question pour un champion.pps

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Violence LGBT à Lille contre les veilleurs

    Communiqué des veilleurs de Lille :

    "Le mouvement « des veilleurs » est né d’une initiative de jeunes manifestants parisiens de la Manif pour tous. Son déploiement est exponentiel dans toutes les villes de France (plus d’une centaine depuis mars dernier). Il reçoit le soutien du collectif La Manif Pour Tous. Hier, le mouvement des veilleurs lillois avait décidé de se retrouver pour une 13ème veillée pacifique et dans le calme pour défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère. Alors qu’ils débutaient leur veillée, assis, une bougie à la main, un groupe d’une cinquantaine d’individus sont venus les agresser."

    Témoignage :

    "« Je m’appelle Benoit, j’ai 30 ans et suis père de deux enfants. (…) Mardi soir pour la 13ème nuit des veilleurs, l’organisateur des veilleurs m’a demandé si je voulais bien animer, ce que j’ai bien sûr accepté (…) Après l’arrivée des quelques retardataires, nous décidons de démarrer la veillée, nous sommes une vingtaine. A ce moment, les contestataires se ruent sur nous en hurlant, certains partant dans une danse en chantant du Michel Sardou. Un contestataire arrive en courant, s’empare des drapeaux au sol, renverse les bougies et s’enfuit. Nous chantons l’Espérance en rallumant les bougies. Plusieurs pétards éclatent, très proches de nous (1 mètre) mais heureusement sans toucher personne. Nous avons peur. La police est prévenue. Dès que nous commençons à parler, les contestataires reprennent leurs chants, leurs slogans, leurs insultes, afin de couvrir notre voix. Dès que nous faisons silence, ils tournent autour de nous, menaçants, l’un d’eux vient me susurrer à l’oreille que « j’avais une bonne gueule de catho », un autre commence à éteindre nos bougies, puis décide de nous les prendre « parce que je n’en ai plus chez moi ». (…) Admirablement, les veilleurs font face, en silence, ne répliquent pas. Pour certains, c’est très difficile et je le vois sur leur visage. Les insultes continuent, les slogans fusent, un groupe de contestataires tient une banderole que je n’arrive pas à lire et tourne autour de nous, en chantant et en dansant. Le drapeau des veilleurs nous est relancé, déchiré et sali. (…) Vers 21h45, la police arrive, d’abord 4 ou 5 policiers, puis un second fourgon rejoint le premier(…). 30 minutes durant, nous subissons moqueries, hurlements, bruits de casseroles et de tambours, insultes, sans réagir. Le tintamarre continue. Le groupe de musique joue pendant des périodes de plusieurs minutes, de la musique uniquement de percussions. Dès que la musique s’arrête, nous reprenons le chant de l’Espérance. Et leur réaction est immédiate : moqueries, cris, insultes, pour couvrir notre chant (…)

    Nous négocions avec la police pour rester jusque 22h15. A l’heure dite, je conclus en remerciant tout le monde. Nous choisissons de partir tous ensemble, escortés par la police. De cette soirée, je retiens plusieurs choses : D’abord, nous avons eu l’occasion, pour la première fois à Lille, de prouver que notre calme, notre paix et notre détermination sont à toute épreuve, même parmi un environnement particulièrement hostile. Par ailleurs, malgré leurs cris de victoire quand nous avons quitté la place, il me semble que nous avons remporté la bataille. A leur provocation, leurs insultes, leur agressivité, ils n’ont eu pour retour que le calme et le silence, seules armes des veilleurs »

    Autre témoignage :

    "Une horde d'individus cagoulés nous ont attaqué (...). Ils ont déchiré nos banderoles et le bruit des pétards ont résonné dans toute la ville. Ils nous ont jetés des préservatifs, et nous ont arrosés de lubrifiant Durex".

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Un totalitarisme inquiet

    La démocratie française de 2013 est née d'une révolution qui a inscrit dans le marbre deux principes : libérer l'homme quoi qu'il en coûte, se méfier des Français. Aujourd'hui, le système français est une démocratie spéciale, où le peuple doit sans cesse faire ses preuves vis-à-vis d'un pouvoir soupçonneux.
    Le système français repose sur un unique principe : faire advenir l'homme nouveau. C'est le fondement de la révolution, et c'est l'acte fondateur de l’État français totalitaire, car cet avènement n'a rien d'un processus naturel mais au contraire est une violence immédiate, concertée, organisée contre les citoyens, forcément suspects d'être attachés à l'ordre ancien et à leur ancienne nature.
    Deux-cents ans plus tard, et plusieurs guerres civiles passées (sanglantes ou non), le pouvoir n'a pas désarmé : l'homme nouveau est toujours à accoucher et, comme les Français ont la nuque raide, le système français consiste à les tenir à bout de gaffe, à s'en défier, à les opprimer plus ou moins subtilement.
    D'abord en retirant au peuple toute capacité d'intervention directe : nous sommes l'un des pays « démocrates » où la démocratie directe est le moins utilisée et même où le pouvoir a développé des arguments contre elle, présentée comme facteur d'instabilité et dangereuse pour la démocratie - la démocratie directe étant considérée comme le fourrier de tous les populismes et donc de tous les fascismes. Les récents avatars de la saisine du CESE par La Manif Pour Tous sont révélateurs. De même, un comparatif européen sur les usages en matière de scrutin proportionnel est édifiant : il existe partout sauf en France, et la promesse de l'y établir, faite par les partis d'opposition, disparaît à chaque prise de pourvoir.
    Une machine à accoucher la nouvelle humanité
    Le suffrage censitaire (qui éloignait les pauvres, dont on préférait mater durement les révoltes plutôt que d'entendre leurs revendications) n’a pas disparu, mais il a muté : l'honnêteté d'un simple citoyen est plus contraignante que celle d'une grosse société anonyme : Karl Lagerfeld renégocie ses impôts, là où le simple contribuable paye des amendes ; une grande entreprise peut facilement renégocier sa dette bancaire, là où un simple particulier se fait assassiner de frais divers, saisir, etc.
    Car le peuple ne sait pas ce qui est bon, seul l'État le sait ; un État qui n'est pas censé gouverner pour le bien commun, mais qui n'est qu'une machine à accoucher la nouvelle humanité. Dans ces conditions, la démocratie non contrôlée n'est qu'un handicap, et la République prend un sens bien précis, strictement révolutionnaire : être républicain, c'est participer pleinement à cette rénovation forcée des Français. L'apparente aberration de concepts comme le « pacte républicain », le « mariage républicain », le « front républicain », etc., est en fait parfaitement cohérente : ce qui est visé, c'est la non-appartenance au système. Si le Front national n'entend pas dissoudre toutes les communautés, à commencer par la Nation, il n'est pas républicain dans l'âme... Être républicain, c'est vouloir être « plus français » : le vrai républicain est celui qui adhère totalement au système.
    Citoyenneté à géométrie variable
    Dans sa méfiance du peuple et sa volonté de le surveiller, le système français développe des corps intermédiaires « représentatifs » qui aboutissent en fait à conférer à toute la vie politique un exceptionnel caractère de rareté élective : une fois que ses représentants sont élus, le peuple n'a plus aucun contrôle sur leur action, et toute action menée par un représentant a plus de valeur que celle d'un simple citoyen, comme en témoignent les règles de représentation syndicale dans les entreprises. En fait, le système français se vit comme un ensemble de cercles concentriques, où le vrai peuple n'est constitué que de l’État et ses représentants directs.
    À chaque cercle correspond un certain type de citoyenneté plus ou moins libérale : dans le cercle intérieur des parfaits, qui ont presque achevé leur mutation en humanité nouvelle - députés et hauts-fonctionnaires -, les gens ne sont pas assujettis à l'impôt sur le revenu, par exemple (exonération des députés) ; dans le cercle plus large des fidèles serviteurs de l’État, les règles fiscales sont assouplies : retraite calculée sur les six derniers mois de la carrière, ou possibilité de capitaliser à taux préférentiel dans un instrument comme la Prefon, interdit aux salariés du privé, moins intégrés à l’État et donc suspects. Etc.
    L’État se reproduit ainsi en sélectionnant ses représentants et en leur attribuant immédiatement une prime en échange de la garantie qu'ils travailleront eux-mêmes à reproduire l’État, plus qu'ils n'essaieront de représenter ou de servir le peuple - forcément suspect.
    Le système français ne protège pas le faible ou le petit
    Cette prime n'est pas forcément financière : il est intéressant de voir que des droits simples sont diversement appliqués et appréciés selon le degré d'intégration du corps intermédiaire dans l’État. La liberté d'expression syndicale, par exemple, est plus forte que celle d'un simple citoyen, et permet donc un éventail d'action plus large : insultes, vols, destructions, violences physiques sont considérés comme normaux, pourvu qu'un syndicaliste en soit l'auteur. Sans revenir sur la loi d'amnistie récemment proposée par le Sénat et défendue par le garde des Sceaux, les tribunaux en jugent ainsi régulièrement, si tant est qu'ils soient saisis par les entrepreneurs, citoyens au rabais ayant intégré la contrainte, et abdiqué.
    Le système français ne protège pas le faible ou le petit, il maintient en état de faiblesse et de petitesse celui qui n'est, à jamais, qu'un catéchumène de la religion d’État républicaine. La fiscalité est ainsi naturellement et nécessairement confiscatoire, car laisser se constituer un patrimoine, c'est donner les moyens de l'indépendance.
    Hubert Champrun monde & vie 21 mai 2013