
Présent – Il fallait sans doute une réforme des retraites, mais le projet est à l’image d’Emmanuel Macron lui-même, brouillon et approximatif, complexe, bâti à la hâte, et de nature à lui rester collé jusqu’à la fin de son mandat, comme le sparadrap du capitaine Haddock. Bien qu’ayant laissé la main à son Premier ministre, il paye d’avoir concentré entre ses mains, plus encore que ses prédécesseurs, tout le pouvoir exécutif.
Ce lundi 3 février, le projet passait devant le Parlement, et l’on sait que le Conseil d’Etat a rendu public un avis dénonçant notamment le « manque de précision » des textes examinés. La plus haute juridiction administrative constatait que « les projections financières ainsi transmises restent lacunaires… » Arrêtons-nous donc à la question financière.




Le 18 janvier dernier, une adolescente de 16 ans, prénommée Mila, s’est filmée sur le réseau social Instagram en tenant des propos dits « blasphématoires » parlant de « religion de merde » à propos de l’islam. Depuis plus de dix jours, la voilà pourchassée et menacée de mort.
La Bataille actuelle des retraites est entrée dans une nouvelle phase ce 3 février, à la fois par l'inauguration du débat parlementaire, par lequel on aurait dû commencer, et par la mobilisation de professions qui, habituellement, ne descendent pas dans la rue.
