
Près d’un an après la grave blessure d’Olivier Béziade, un Gilet jaune originaire de Bazas, touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD), un policier soupçonné d’être à l’origine du tir qui a touché et grièvement blessé le manifestant a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de 3 mois, selon des sources judiciaires.
Le fonctionnaire en question, affecté dans une brigade anticriminalité (BAC), a été convoqué devant un juge d’instruction en charge du dossier lundi, mais il n’a pas été suspendu de ses fonctions ni été placé sous contrôle judiciaire.
Olivier Béziade, 47 ans, avait été touché au niveau du crâne par un tir de LBD alors qu’il participait à une manifestation des Gilets jaunes lors de l’acte IX de la mobilisation, le 12 janvier 2019. Grièvement blessé, il avait été placé durant 4 jours dans un coma artificiel. L’homme avait été plus tard entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui avait été saisie par le préfet.




Au départ de cette affaire, le lancement par Alliance Vita, au début du mois de décembre dernier, d’une campagne d’affichage dans les gares franciliennes rappelant l’obligation morale pour notre société de respecter la paternité, la maternité ou encore la différence. Sur ces quatre affiches, bien évidemment, aucun appel à la haine, aucune incitation à la violence, et encore moins de message discriminatoire : sur fond de visage d’homme, de femme ou encore d’enfant handicapé, des slogans tels que « La société progressera à condition de respecter la maternité » ou encore « La société progressera à condition de respecter la vie ». Des messages rappelant « quatre principes d’écologie humaine qui fondent la vie en société ». D’ailleurs, on notera que, depuis plus d’un mois, cette campagne n’avait suscité aucune polémique.
L’assassin de Mme Halimi ne devrait pas être jugé parce qu’il subissait des « bouffées délirantes » liées à un excès de cannabis. Le meurtre de Villejuif est confié en revanche au parquet antiterroriste en raison de la préméditation des agressions, de leur modalité et des cibles choisies, de la conversion à l’islam du meurtrier enfin, qui joue un rôle déterminant

