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France et politique française - Page 2540

  • Grand remplacement : complot, fantasme ou réalité ?

    Face à l’immigration, les Français semblent de plus en plus nombreux à croire à une substitution de population. Mais le « Grand remplacement » et son inventeur, l’écrivain Renaud Camus, sont voués aux gémonies. À tort ou à raison ?

    Le chroniqueur Edouard Chanot donne son avis.

  • JUPPÉ SIFFLÉ ET HUÉ PAR SES PROPRES ADMINISTRÉS

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    La scène se déroulait samedi matin, dans le quartier tranquille (et bourgeois) de Saint-Augustin, à Bordeaux. Une association de quartier, vent debout contre la nouvelle réglementation du stationnement, s’est bruyamment invitée à la cérémonie municipale des vœux. Plus de trois cents personnes venues, avec banderoles et tracts, crier leur colère contre le maire de Bordeaux et son adjoint de quartier.

    Petit verbatim ? « Tu seras pas réélu ! » Et je vous passe les citations plus crues.

    Réponse de M . Juppé ?

    « Gueuler ne sert à rien. Je n’ai jamais vu un tel comportement dans aucun quartier, qui ont pourtant tous bénéficié du même règlement. La décision est prise et ne sera pas remise en question ! »

    Du droit dans ses bottes pur Juppé !

    Ce qui n’a fait que jeter de l’huile sur le feu. Et même le quotidien Sud-Ouest, média bien-pensant s’il en est, écrivait : « La crise de Saint-Augustin loin de se calmer, risque de prendre une ampleur inédite. »

    Après l’élimination de M. Juppé de la scène nationale lors de son échec à la primaire, il semble que ce soit aussi le début de la fin de sa carrière à Bordeaux. Et il faut espérer qu’il aura, cette fois-ci, la lucidité de ne pas courir le mandat de trop.

    Mais l’événement est, en fait, révélateur d’un mouvement bien plus grand et plus profond que le cas personnel de M. Juppé, même si celui-ci est désormais, pour l’Histoire, le prototype du technocrate qui aura toujours été sourd aux aspirations populaires, en 1995, comme en 2016, et encore en ce mois de janvier 2018, donc.

    Le même jour, en effet, des centaines de motards en colère – une tout autre France que celle de Saint-Augustin – s’invitaient de la même façon virile à une cérémonie des vœux des députés LREM du département voisin du Lot-et-Garonne pour crier leur « ras-le-casque » du 80 km/h.

    Il semblerait que, dans le Sud-Ouest, à la fois dans les départements ruraux abandonnés et les centres urbains plus favorisés, il y ait une France vraiment remontée qui n’a pas du tout l’intention d’adhérer au grand mouvement central de MM. Juppé et Macron.

    http://www.bvoltaire.fr/juppe-siffle-hue-propres-administres/

  • Les intox des Femen

    6a00d83451619c69e201bb09ee0ae6970d-800wi.pngOlivier Goujon, journaliste indépendant depuis 20 ans, auteur de 500 reportages dans 160 pays, sur des sujets aussi divers que les derniers trappeurs du Canada, les vendeurs d’argent en Somalie, la féminité en Iran, les particularismes kurdes… vient de publier un ouvrage sur les Femen. Il explique à... la Fédération Nationale de la Libre pensée :

    "C’est l’arrivée en France d’Inna qui change la donne pour toujours. Inna arrive à Paris le 21 août 2012. Elle a, dit-elle, fui dans l’urgence, des hommes armés qui forçaient la porte de son appartement. Elle choisit la France car le mouvement y possède déjà une branche, fondée par Safia Lebdi quelques mois auparavant.

    Le récit de son “évasion” est invérifiable, plein d’incohérences, et se heurte frontalement aux témoignages de ses ex-compagnes de révolte. Je le démonte point par point dans le livre en refaisant son parcours. Mais ce récit est bien vite porté par ses nouvelles amies françaises, à commencer par Caroline Fourestqui multiplie les interventions médiatiques et écrit un livre plein d’approximations, d’oublis et de contre-vérités pour expliquer l’arrivée d’Inna et justifier que les autres restent en Ukraine. Elle prétend par exemple qu’Inna “devait” s’échapper, car elle était poursuivie pour avoir tronçonné une croix chétienne.

    Elle oublie de dire que les 3 autres tirent sur les haubans pour abattre la croix. Au regard de la loi ukrainienne, les 4 sont également coupables et rien ne justifie l’accueil d’Inna plutôt que celui des autres. La diplomatie française était d’ailleurs d’accord pour accueillir les 4. Je renvoie au livre pour comprendre comment Caroline Fourest explique à Sacha et Oxana qu’elles ne pourront pas être accueillies alors que la France regarderait d’un bon oeil l’arrivée d’Inna. Sacha et Oxana vont rentrer en Ukraine et continuer de se battre dans des conditions terrifiantes. Elles seront enlevées par les services secrets, battues, accusées de terrorisme tout en continuant de financer – c’est hallucinant de cynisme - la vie quotidienne d’Inna à Paris en vendant des objets dérivés Femen. Au bout d’un an, à la fin de l’été 2013, Sacha et Oxana se réfugient elles aussi en France, exténuées, pauvres, amaigries, Oxana s’est cassé les deux poignets en fuyant… Elles ignorent que le plus dur commence.

    C’est-à-dire ?

    Inna Shevchenko, la leader actuelle, et Caroline Fourest, vont instrumentaliser Femen France contre Sacha et Oxana. La raison est la même qui présidait au refus de les voir rester en 2012: Inna veut être seule à la tête de Femen, c’est pour cela qu’elle a organisé son “évasion” l’année précédente. Caroline Fourest, elle, veut utiliser Femen à son profit politique, or cet objectif sera beaucoup plus difficile à atteindre si le mouvement est dirigé en France par Sacha et Oxana, qui sont bien plus légitimes qu’Inna. Caroline Fourest s’inventera un prétexte romantique en prétendant être tombée amoureuse d’Inna. Je ne sonde pas les coeurs et les reins, mais je dis que c’est un prétexte. J’explique pourquoi dans le livre. De son côté, Anna décide de rentrer dans le rang en Ukraine. Elle travaille aujourd’hui dans… la communication politique. C’est une défaite de plus pour le mouvement. [...]

    Les médias ont-ils une responsabilité dans la “trahison” que vous évoquez?

    Enorme. Les réseaux de Caroline Fourest, mis au service d’Inna Shevchenko, vont être d’une efficacité redoutable. Je donne de nombreux exemples dans le livre: l’affaire du timbre Marianne, le faux attentat incendiaire du Lavoir Moderne,  l’attaque du théâtre... Toutes manipulations au service du pouvoir d’Inna! [...]

    Par ailleurs, il y a, oui, de la connivence, et comment ! Le livre de Caroline Fourest en fait même état impunément : embarquée par la police dans une manif, c’est Valls, ministre de l’Intérieur qui s’inquiète de sa situation ! Plus loin elle se vante de sa relation privilégiée avec la Présidence, puis de ses contacts avec le ministère pour qu’Inna obtienne ses papiers (et de fait Inna obtient le statut de réfugié politique en 49 jours, record battu ! Les autres mettront 400 jours !) [...]

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les médias sont l'institution jugée la moins fiable au monde

    Alors que le « Tagesschau » [principal journal télévisé allemanda reconnu avoir modifié le son lors d’un reportage sur Donald Trump, afin de faire croire qu'il avait été hué, le « Trust Barometer » (« baromètre de confiance ») Edelman 2018, indique que les médias sont pour la première fois l'institution jugée la moins fiable au monde.

    Capture d’écran 2018-01-29 à 19.29.33

    Depuis 18 ans, le « Trust Barometer » (« baromètre de confiance ») Edelman présente une évaluation de la confiance et de la crédibilité accordées par les citoyens du monde aux grandes institutions que sont l’État, les médias, les ONG et les entreprises. Les résultats de cette enquête internationale, menée dans 28 pays auprès de 33000 personnes (dont environ 1150 en France), indiquent que la confiance dans les médias est tombée en dessous de 50 % dans 22 des 28 pays étudiés. Les médias sont considérés pour la première fois comme l’institution la moins fiable au monde. 43 % des personnes interrogées font confiance aux médias, tout comme à l’Etat. Ils sont respectivement 52 % et 53 % à faire confiance aux entreprises et aux organisations gouvernementales.

    La défiance envers les médias aux Etats-Unis a gagné 5 points depuis 2017. 42 % des Américains seulement ont confiance dans les médias en 2018, contre 47 % en 2017. 33 % des Français font confiance aux médias, un chiffre stable depuis 2017.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LAURENT DE BÉCHADE : « LE RACISME ANTI-BLANC PREND UNE AMPLEUR CONSÉQUENTE »

    Laurent de Béchade vient de créer l’Organisation de lutte contre le racisme anti-blanc (OLRA). Pourquoi cette association ? Réponse au micro de Boulevard Voltaire.

    Laurent de Béchade, vous avez créé l’OLRA, l’organisation de lutte contre le racisme anti-blancs.
    Pourquoi avoir créé cette association ?

    « L’OLRA est la première association laïque, apolitique et indépendante de lutte contre le racisme anti-blancs.
    Aujourd’hui, il était nécessaire pour nous de créer cette association pour plusieurs raisons.
    La première est que le racisme anti-blancs prend une ampleur conséquente depuis plusieurs années.
    La seconde est l’extrémisme grandissant dans les rangs même de l’anti-racisme.
    Ces deux faits parallèles nous ont amenés à créer cette association. Elle fait beaucoup parler d’elle, sur les réseaux notamment.
    Beaucoup d’anti-racistes aujourd’hui ont du
     mal à comprendre que des blancs puissent également être victimes de racisme. »

    De quoi parlez-vous exactement lorsque vous parlez de racisme anti-blancs ?

    « Il me semble important de vous préciser que l’OLRA est une association universaliste. Nous défendons tous types de communautés et dénonçons tous types de racisme et de discrimination. Nous ne sommes donc pas dans un repli communautariste.
    Pour répondre à votre question, le racisme anti-blancs est une forme de racisme qu’on nie et qu’on bafoue aujourd’hui sous prétexte que cela viendrait d’une thématique de l’extrême droite. Or aujourd’hui, nous voulons démontrer que c’est un problème qui transcende bien sûr tous les partis. Même si Jean-Marie Le Pen a amené le problème en 1985 sur la scène médiatique, il y a une réalité concrète aujourd’hui qui impose que ce ne soit pas l’extrême droite qui s’empare de ce sujet. Il faut que ce problème soit pris en charge par tout le corps politique et même les corps anti-racistes
    . »
    Y a-t-il une dimension culturelle au racisme anti-blancs ?

    « On ne peut effectivement pas réduire le racisme anti-blancs à une affaire de pigmentation. Le racisme anti-blancs est une projection, des préjugés et des stéréotypes qui sont attachés à la couleur de peau. »

    Quels sont ces stéréotypes et ces préjugés ?

    « Il y en a de très nombreux. On peut dire que l’homme blanc est le colonisateur, le privilégié d’une caste de personnes qui ont des privilèges, l’Occidental, le fragile et le précieux. Ces divers stéréotypes génèrent un nouveau racisme.
    On les remarque surtout sur les réseaux sociaux.
    Lorsqu’on a créé l’association, nous avons eu un florilège de propos racistes. Pour autant, on dirait que les gens ne se rendent pas compte que c’est raciste.
    Je vous donne un exemple. Le terme de « privilège blanc » est un propos extrêmement raciste. On le retrouve pourtant dans les rangs mêmes de l’anti-racisme, en tout cas au moins dans les rangs de l’extrémisme anti-raciste.
    Le privilège blanc est à la fois une hiérarchisation au regard de la couleur de peau. On vous dit : «  les blancs sont plus privilégiés que les autres ».
    On retrouvait les mêmes propos dans les années 30 à l’égard des juifs. On hiérarchisait positivement en disant que le juif était un très bon financier qui calcule très bien.
    Et bien, aujourd’hui, le blanc est privilégié. Il a des avantages que les autres n’ont pas. On généralise toute une couleur de peau à une de ces caractéristiques. On dit souvent que tout blanc est privilégié. »

    Quel est l’objectif de long terme de l’OLRA ?

    « L’association est en plein développement. Nous avons beaucoup d’ambition. Nous allons procéder par étape.
    Le premier objectif aujourd’hui est de sensibiliser l’opinion et de créer un débat national qui pourrait avoir lieu entre les politiques, mais surtout au sein de l’anti-racisme même.
    Nos premières actions seraient de développer des journées de formation de militantisme anti-raciste. Elles seraient ouvertes à tous ceux qui sont curieux de connaître la nature du racisme anti-blancs. Nous souhaitons développer un mouvement anti-raciste universaliste, non pas communautaire, non pas suprémaciste, mais un anti-racisme ouvert à tous.
    Selon nous, seule cette forme d’anti-racisme peut permettre de lutter contre le racisme.
    L’ anti-racisme qui consiste à rester entre-soi, dans sa propre communauté et fermé aux autres est voué à l’échec. Il exacerbe les racismes et fait le contraire de ce qu’il prétend combattre. »

    http://www.bvoltaire.fr/racisme-anti-blanc-prend-ampleur-consequente/

  • La recomposition du paysage politique en marche…

    Par Alain de Benoist, philosophe, écrivain et essayiste 

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec Alain de Benoist, paru sur Boulevard Voltaire et cueilli sur Métapo infos dans lequel il évoque la recomposition du paysage politique français provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron… Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et L’écriture runique et les origines de l’écriture (Yoran, 2017).

    Alain de Benoist : « L’élection d’Emmanuel Macron a été un véritable fait historique, parce qu’elle a entraîné une recomposition générale du paysage politique »

    Depuis quelque temps, vous vous faites un peu rare sur Boulevard Voltaire. L’actualité politique ne vous inspire plus ?

    La politique n’a jamais été mon principal centre d’intérêt, et je la trouve en général extrêmement ennuyeuse. Je n’aime pas, non plus, répéter ce que d’autres ont déjà dit : faire du commentaire de commentaire, toujours à propos de péripéties qui, dans trois mois, auront été complètement oubliées, je trouve que c’est une perte de temps. Beaucoup de gens sont des réactifs, qui ne perdent pas une occasion de manifester leurs obsessions. À la réactivité, je préfère la réflexivité. En politique, les seuls événements dignes d’intérêt sont ceux qui ont une certaine portée et qui nous disent quelque chose de l’avenir

    Alors, quelles sont aujourd’hui les tendances lourdes ?

    L’élection d’Emmanuel Macron a été un véritable fait historique, parce qu’en mettant fin au clivage droite/gauche tel que nous le connaissions, elle a entraîné une recomposition générale du paysage politique comme on n’en avait pas connu en France depuis cinquante ans. Cette recomposition n’en est, aujourd’hui, qu’à ses débuts. Toute la question est de savoir si Macron, qui n’a pas fait de faute majeure jusqu’à présent, pourra imposer durablement son bloc contre-populiste et libéral-libertaire ou si, à la faveur de quelque événement imprévu, son projet va capoter. Pour l’heure, plus il se tourne vers les centristes, et plus il dégage à gauche un espace que Mélenchon n’a pas encore préempté. Laurent Wauquiez, dans le même temps, n’a de chance de tirer son épingle du jeu qu’en s’employant à rendre irréversible la coupure entre les conservateurs et les libéraux.

    Une autre tendance lourde, à laquelle on n’attache pas assez d’importance, c’est la décomposition progressive des classes moyennes, qui se retrouvent aujourd’hui de plus en plus menacées de déclassement. Les bénéficiaires de la mondialisation ont, jusqu’ici, bénéficié du soutien de deux secteurs protégés : les fonctionnaires et les retraités. Or, les fonctionnaires sont en passe de perdre leurs « privilèges » et les retraités, qui ont largement voté pour Macron, sont les principaux perdants des dernières réformes fiscales. Les puissants savent très bien que nous ne sommes plus à l’époque des Trente Glorieuses qui avaient vu enfler les classes moyennes parce que tout le monde finissait par bénéficier peu ou prou des profits accumulés au sommet de la pyramide. Aujourd’hui, la pyramide a cédé la place au sablier : les profits ne redescendent plus jusqu’à la base, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, et les plus riches cherchent à rafler la totalité du gâteau parce qu’ils voient bien que sa taille ne cesse de diminuer.

    Le « capital culturel », disait Bourdieu, joue autant que le « capital économique ». Une grande partie de la moyenne bourgeoisie se sentait, jusqu’ici, en état d’insécurité culturelle, mais non d’insécurité sociale : en clair, elle déplorait l’immigration, mais ne craignait pas pour son pouvoir d’achat, son patrimoine ou son statut social. C’est elle qui a voté pour Fillon, alors que les classes populaires l’ont boudé. Le Front national, au contraire, a surtout recueilli le vote des classes populaires de la France périphérique, c’est-à-dire de ceux qui se sentent à la fois en situation d’exclusion sociale et d’exclusion culturelle : non seulement ils sont frappés par le chômage, mais ce sont eux qui subissent de plein fouet les conséquences de l’immigration. La tendance actuelle devrait logiquement faire basculer une grande partie de la classe moyenne vers les classes populaires. Exclusion sociale et exclusion culturelle vont donc s’ajouter l’une à l’autre dans des proportions croissantes, ce qui va faire s’évaporer une partie de la majorité actuelle. Peut-être est-ce ainsi que l’alliance des conservateurs et des populistes pourra se réaliser.

    Quelques questions plus anecdotiques, quand même. L’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

    Comme Philippe de Villiers, je me félicite de l’abandon de ce projet aussi destructeur qu’insensé. Et permettez-moi d’ajouter, pour être franc, que j’ai beaucoup plus de sympathie pour les « crasseux » zadistes que pour le très convenable PDG du groupe Lactalis !

    L’offensive contre les crèches municipales ?

    Nous en avions déjà parlé l’an dernier. Tout le monde sait qu’il y a deux sortes de laïcité : celle qui réside dans la simple séparation de l’Église et de l’État : l’État reconnaît tous les cultes, mais ne s’identifie à aucun, formule qui jusqu’à une date récente satisfaisait tout le monde. Et puis, il y a le fanatisme laïciste qui prétend privatiser intégralement la foi en interdisant le moindre signe religieux dans le secteur public, ce qui est à la fois impossible et absurde. La grotesque offensive contre la tradition à la fois religieuse et culturelle 1 des crèches municipales relève évidemment de la seconde catégorie. Il en va de même de la croix de Ploërmel – même si, à titre personnel, je la trouve absolument hideuse tant elle écrase par sa disproportion la statue placée en dessous d’elle !

    Alain de Benoist,
    propos recueillis par Nicolas Gauthier
    (Boulevard Voltaire, 19 janvier 2018)

    Source : metapoinfos.hautetfort.com (25/01/2018)

    https://www.polemia.com/la-recomposition-du-paysage-politique-en-marche/

  • Les maisons de retraite à l’agonie - Journal du Mardi 30 janvier 2018

  • Un peuple ordinaire ne se transforme pas, du jour au lendemain, en peuple de violeurs

    6a00d83451619c69e201b8d2d449f8970c-250wi.jpgLe nouveau livre de l'historienne et l'islamologue Lina Murr Nehmé est consacré aux femmes dans l'islam. Le roi d'Arabie Saoudite condamne ses filles à mourir de faim. Les dirigeants de ce monde laissent faire. Des hommes, en plein Paris, traitent une actrice musulmane de mécréante et tentent de la brûler vive. Les passants ne la secourent pas. Un jeune homme torture à mort et tue sa voisine juive en criant « Allahou Akbar ». La presse tait le crime. Ce sont des mots, des discours qui sont à l'origine de ces crimes barbares. Pourquoi certains prédicateurs interdisent-ils, en France, aux musulmanes de sortir et de s'habiller à la française ? Pourquoi les prétendent-ils inférieures aux hommes ? Pourquoi demandent-ils aux hommes de les battre ? Quel rapport y a-t-il entre djihadisme, maltraitance des femmes et trafic de drogue en Occident ? Et pourquoi l'accroissement de la puissance des islamistes a-t-elle abouti, en Orient, à des viols collectifs publics, jusqu'à cent par jour au Caire ? Ce livre dévoile les conséquences tragiques de la prédication islamiste sur la vie des femmes. Extrait :

    "le viol de l'esclave de sexe féminin passe pour un moyen "de rester chaste" pour un musulman, textes sacrés à l'appui. Le matraquage est tel qu'il confine au lavage de cerveauD'où les agressions sexuelles et viols commis par des groupes d'hommes au Caire, à Cologne et ailleurs. Car un peuple ordinaire ne se transforme pas, du jour au lendemain, en peuple de violeurs. Il faut bien que quelqu'un lui ait dit que le viol des mécréantes ou des musulmanes libre-pensantes était une chose permis. Et non seulement permise, mais bonne, "pour les humilier", car "la possession d'une personne par une autre par le biais de l'esclavage a pour cause la mécréante, le combat contre Allah et son Apôtre," disent aussi les oulémas. Ils ne pourraient d'ailleurs pas justifier l'esclavage s'ils parlaient autrement.

    Ces phrases, répétées par des prédicateurs ayant une très grande diffusion, ont fini par aboutir à l'esclavagisme de Daech et à la tragédie de milliers de femmes et de fillettes chrétiennes ou yazidies vendues au marché, avec la permission de les violer, même si elles étaient en très bas âge."

    Et cet autre :

    "L'Arabie Saoudite a aboli l'esclavage en 1962. Avant cette date, le plus grand marché aux esclaves du monde se tenait à La Mecque à l'époque du pèlerinage. On pouvait, non seulement y acheter des esclaves, mais aussi coucher avec des captives employées par leurs maîtres pour la prostitution - la vierge coûtant beaucoup plus cher au client que celle qui avait déjà servi !

    En secret, le trafic d'esclaves existe toujours en Arabie. Ainsi les lieux saints de l'islam sont gardés par des esclaves châtrés (Zeghidour en a compté 36 en 1988). En outre, les employées de maison sont souvent violées comme les esclaves... par habitude."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html