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France et politique française - Page 2543

  • Laurent Wauquiez refuse de couper le cordon avec la gauche

    6a00d83451619c69e201b7c949556a970b-200wi.png...pour envisager des alliances avec le FN, seule condition qui permettrait à son parti de pouvoir revenir au pouvoir :

    «J'ai toujours très clairement dit que tant que je m'occuperai des Républicains, je ne ferai jamais d'alliance avec des élus FN. En revanche, je revendique que nous parlions à ces personnes que nous avons écœuré et qui ne sont pas des fascistes ni des extrémistes. Si on sort de l'euro, ce sera une catastrophe pour les Français. Je veux que la France reste dans l'euro. Il y a des différences fondamentales en termes de vision et de propositions.»

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • ME FRÉDÉRIC PICHON : « LES FEMEN ONT RECONNU ELLES-MÊMES AVOIR CIBLÉ CIVITAS POUR DISCRÉDITER LES OPPOSANTS AU MARIAGE POUR TOUS ! »

    Le 18 novembre 2012, lors d’une manifestation « anti-mariage pour tous » organisée par l’association Civitas, des Femen travesties en religieuses et accompagnées de la très militante Caroline Fourest s’en étaient prises au cortège. Expulsées par le service d’ordre, elles avaient porté plainte pour violences. Vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné sept des huit hommes poursuivis à des peines allant jusqu’à un an de prison avec sursis.

    Maître Frédéric Pichon, avocat d’un des prévenus, dénonce au micro de Boulevard Voltaire l’incroyable partialité des poursuites, la collusion entre le pouvoir de l’époque et Caroline Fourest, et l’incroyable dispositif policier utilisé pour identifier les auteurs.

    Frédéric Pichon, un ultime rebondissement a eu lieu dans l’affaire opposant certains militants de l’association Civitas et les Femens. Le tribunal a rendu sa sentence ces derniers jours. En tant qu’avocat d’une partie des plaignants, que retirez-vous de ces années de procédure ?

    Tout d’abord, je retiens l’incroyable partialité des poursuites.
    Il faut quand même rappeler que nos clients ne sont pas allés chercher les Femens dans leur local de militants. Ce sont elles qui ont délibérément attaqué une manifestation autorisée par la préfecture. Mes clients étaient donc dans le cadre de l’exercice d’un droit de manifester.
    Elles se sont grimées et ont mis des coiffes de religieuses. Elles avaient le torse à l’air avec un slogan manifestement antireligieux et blasphématoire. Je sais que le blasphème n’est pas interdit. En revanche, ils constituaient manifestement un trouble à l’ordre public.
    Elles étaient de surcroît équipées d’extincteurs. On ne pouvait pas présumer à l’époque qu’il s’agissait d’extincteurs anti-incendie. On aurait pu au contraire présumer qu’il s’agissait d’extincteurs lacrymogènes puisqu’ils étaient de couleur blanche avec des slogans dessus dont je vous fais l’économie du contenu.
    On avait donc affaire à un acte d’agression caractérisé et à des violences non pas physiques, mais morales. La jurisprudence est assez claire en la matière.
    La Police n’était pas là. C’est pourquoi il a fallu l’intervention du service d’ordre de Civitas. Dans ce chaos général, alors qu’elles avaient utilisé leurs extincteurs et qu’il y avait de la fumée partout, quelques jeunes énergiques ont effectivement voulu les repousser, et quelques coups ont été échangés.

    Cette séquence est relatée dans le livre intitulé Inna de Caroline Fourest consacré à la patronne des Femens. Qu’avez-vous appris dans ce livre ?

    On a appris de manière absolument hallucinante que madame Fourest reconnaît explicitement les suspicions de l’époque sur la partialité du parquet.
    De mon côté, mon client et son épouse ont porté plainte contre les Femens. Elle a été classée sans suite au motif que les auteurs n’étaient pas identifiables. C’est absolument hallucinant !
    Dans son ouvrage, Caroline Fourest raconte qu’alors qu’elle était mise à l’écart par les policiers, elle a reçu un coup de téléphone de Manuel Valls, du président de la République lui apportant tout son soutien, du cabinet de madame Taubira, ministre de la Justice à l’époque et auteur de la loi contestée, qui lui apportait également tout son soutien, et enfin du préfet de police lui disant qu’il allait mettre à son profit tous les moyens à sa disposition.
    On est donc dans une intervention absolument hallucinante du pouvoir exécutif dans une procédure judiciaire. Cela nous a permis de voir les jours suivants l’incroyable dispositif policier pour identifier les auteurs. Les policiers sont arrivés tels des cow-boys. Ils ont fait des perquisitions avec des pistolets à la main pointés sur nos clients. C’était un véritable délire !
    Tout cela pourquoi ? Parce que madame Fourest a des appuis au plus haut niveau de l’État, ce qu’elle confirme d’ailleurs dans son ouvrage. On est donc dans un dossier d’une partialité incroyable.
    On a appris également dans ce dossier que les Femens avaient délibérément ciblé Civitas parce que La Manif Pour Tous, c’était un peu trop gentil. Elles craignaient qu’il n’y eût pas de réaction. En ciblant Civitas, le but de l’opération était de provoquer une réaction pour discréditer les opposants au mariage pour tous.
    On est donc dans une opération préméditée et politique où des gens en particulier ont été ciblés pour provoquer un esclandre et avec les réactions que l’on sait. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, comme le dit un adage du droit civil.

    Quelles peines ont été prononcées à l’encontre de vos clients et de leurs compagnons ?

    Mise à part une relaxe sur huit prévenus, il y a eu des peines allant d’un mois à un an de prison avec sursis.
    Je note que le Tribunal n’a pas tenu compte des arguments que nous avions fait valoir. Nous avons soutenu que les Femens avaient une part de responsabilité dans ce qui est arrivé, y compris leur propre préjudice. Elles ont subi les conséquences de leur propre illégalité. Après tout, l’entrave à une liberté de manifester est une infraction. Elles ont attaqué délibérément un cortège.
    Le Tribunal ne nous a pas suivis sur ce point.
    Par ailleurs, Caroline Fourest n’était pas là en tant que journaliste, mais en tant que militante. Dans la procédure, il est ressorti qu’elle était l’instigatrice et le conseil des Femens tout au long de cette opération. Elle a même recueilli les militantes Femens chez elle, à la suite de ces incidents.
    Le Tribunal ne nous a pas non plus suivis sur ce point.

     Avocat Vice président du SIEL
  • On refuse d’enregistrer un prénom breton. Pendant ce temps-là, les prénoms étrangers font florès en France…

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Le procureur et l’état civil de la mairie de Rennes ont refusé d’enregistrer le prénom Derc’hen (avec une apostrophe entre les lettres c et h) choisi par un couple pour son petit garçon. C’est en tout cas ce que relate le quotidien Ouest-France. Motif : le prénom contenait une apostrophe. Une première selon Charlie Grall, président du Secours Breton, une association qui défend l’identité bretonne. Ce dernier a précisé que « de nombreux prénoms bretons ainsi que des noms de famille s’écrivent avec un c’h et n’ont pas (…) posé de problème ces dernières années. »

    Pendant ce temps-là, les prénoms étrangers font florès en France…

    C’est tout le paradoxe ! Les prénoms français perdent du terrain face aux prénoms à consonance arabe ou noire-africaine, et l’on débat des cultures régionales. Pour rappel, L’Officiel des prénoms 2018 note que Mohamed se situe dans le top 20 des prénoms les plus donnés en France. Il était déjà dans les dix premières places à Paris, suivant en cela une tendance bien établie dans plusieurs capitales européennes, Bruxelles, Londres et Oslo. Au Royaume-Uni, le dernier recensement sur les prénoms a suscité polémique. D’après le Bureau de la statistique nationale, Oliver était le prénom le plus populaire en 2016. Mais en tenant compte des déclinaisons multiples du prénom Mohamed, (Mohammed, Muhammad…), le site Quartz avait conclu qu’en réalité c’était prénom numéro 1 outre-Manche.

    https://fr.novopress.info/

  • Européennes : Le FN continue à tendre la main à des personnalités de droite

    6a00d83451619c69e201b8d2d38623970c-320wi.jpgAprès David Rachline qui a évoqué la possibilité de laisser Nicolas Dupont-Aignan conduire une liste commune souverainiste pour les européennes de 2019, c'est au tour de Nicolas Bay d'ouvrir d'autres portes vers des élus susceptibles de rejoindre le FN :

    "Je pense à beaucoup de personnalités comme Thierry Mariani, comme Nicolas Dhuicq, comme Jean-Frédéric Poisson, comme Jacques Myard. Ils ont toujours défendu des positions pour une Europe des nations "

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • JEAN LASSALLE : « JE NE VEUX PLUS FAIRE SEMBLANT PENDANT QUE NOTRE PAYS S’ÉCROULE ET QUE NOTRE CIVILISATION S’EFFONDRE ! »

    Jean Lassalle sort d’une année riche en combat, avec notamment « la reine des campagnes », comme il l’appelle, celle pour l’élection présidentielle dont Emmanuel Macron est sorti victorieux. Quel bilan tire-t-il des premiers mois de celui-ci à l’Élysée ? Les Français peuvent-ils encore se « lassalliser » ? La France peut-elle se relever ? Jean Lassalle – l’homme qui se targue de toujours avoir eu « la baraka » – se confie en exclusivité à Boulevard Voltaire.

    Jean Lassalle, vous sortez d’une année 2017 riche en combats puisque vous avez été notamment candidat à l’élection présidentielle. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois du Président Macron ? Selon vous, dans quel état est la France aujourd’hui ?

    Comment en sommes-nous arrivés là ?
    Pourquoi la France se promène-t-elle avec une telle dette, avec un tel sentiment de stress ? Cette angoisse assaille la plupart d’entre nous, quelles que soient d’ailleurs les couches sociales, même si celle qui n’a rien la vit évidemment beaucoup plus difficilement.

    Selon vous, la France est-elle perdue ? Les Français, aujourd’hui, savent-ils encore à quel saint se vouer ?

    À vrai dire, il n’y a pas que les Français dans cette situation. Mais restons en France.
    Il s’agissait de la campagne présidentielle, donc de la reine des campagnes, celle qui permet d’élire un nouveau Président.
    Ensuite, j’ai écrit Résistons ! C’était mon projet pour la France. Et je suis le seul à avoir présenté un projet en tant que tel. Les autres ont tous présenté un programme. Un programme consiste à vous dire : « On vous arrache une dent, on vous fait les ongles, on vous taille les cheveux, on vous refait un peu les rides, etc. »
    Mon projet pour la France, au contraire, c’est : « Qu’est-ce que je suis ? Que faut-il envisager pour que je puisse rester sur la trajectoire de vie ? » La France est un très vieux pays. Comment peut-on retaper la France ?

    L’absence totale d’équité dans l’expression des candidats. Voilà ce qui m’a frappé. Je ne savais pas que nous en étions rendus si bas. D’ailleurs, je ne sais quel institut a donné les chiffres ces derniers jours. C’est mon fils qui me les a rapportés. Je suis à un jour et quelque de temps de télévision, radio, presse écrite, tout réuni. Messieurs Macron et Fillon sont à quelque chose de l’ordre d’un mois et demi.

    Je ne pensais pas qu’on pouvait empêcher un candidat de parler comme cela a été fait.
    Du jour au lendemain, tous les médias, sauf le vôtre et quelques autres peu nombreux, m’ont fermé les portes comme si on ne me connaissait plus.

    Je ne pensais pas que cela pouvait se produire au pays des droits de l’homme. Là, précisément, où le peuple s’est déclaré souverain, entraînant dans son sillage des dizaines d’autres pays. Cela a été une grande surprise.
    Puis, j’ai enclenché les législatives dans un contexte de scepticisme monstrueux. Je sentais que je n’avais pas le droit d’interrompre ce que j’avais engagé si jeune. Cette décision me dépassait. Mettre moi-même un terme à ma destinée n’était pas concevable. Que le peuple me sanctionne s’il le voulait ; je lui en donnais l’occasion.

    Êtes-vous convaincu de votre destin présidentiel ?

     

    Les téléspectateurs vont probablement me prendre pour pire que je ne le suis. Mais nous vivons depuis une vingtaine d’années une période très instable. Nous en avons perdu totalement le sens. Rendez-vous compte, perdre le sens, perdre de vue à ce point le bien commun et ignorer à ce point qui nous sommes !
    Et bien, je pense que, comme dans toutes les périodes instables, les Français voudront d’une manière ou d’une autre reprendre leur destin en main. Il suffira d’un simple incident. J’espère que ce ne sera pas sanglant, car je suis pour les combats pacifiques.

    Vous lancez votre mouvement Résistons ! S’agit-il d’un mouvement qui veut fédérer toutes les autres oppositions contre Emmanuel Macron et sa vision mondialiste ?

    Tout cela n’est que péripéties. On ne me coupe pas en tranches. Je suis quand même le premier qui ait marché. Je me suis tapé 6.000 kilomètres à pied. J’ai fait un tour de France tandis que Macron a fait trois fois le tour de sa cuisine. Et si ceux qui l’ont suivi ont fait chacun deux kilomètres, c’est déjà beaucoup.
    Je revendique toujours cette posture du marcheur.

    Lorsque j’ai entrepris ce tour de France, c’était pour aller à la rencontre de nos concitoyens. C’était, aussi, déjà pour poser un acte de résistance et d’opposition au système qui s’est emparé de nous et qui est en train de nous dénaturer. Il nous fait basculer de la civilisation dans laquelle nous avons joué un très grand rôle vers un matérialisme absolu qui nous dépouille de tout.

    Je reste le marcheur du tour de France à pied. Les autres parlent beaucoup, mais moi je reste celui-là. Comme c’était prévu, j’ai affiné le caractère résistant de mon mouvement. Cela a été le fil conducteur de toute ma vie et me marque de plus en plus, car je sens que les temps l’exigent. Donc, résistons dans le cadre de Résistons !
    Je suis donc tout cela à la fois. Mais je suis aussi celui qui sait chanter, celui qui se sert de toutes les possibilités qui lui ont été données par la nature. À chaque fois, c’était pour attirer, ou essayer au moins, l’attention de nos compatriotes sur le fait que notre pays se faisait beaucoup de mal à lui-même.
    Je crains ne pas voir, du point de vue du citoyen, de continuité dans mon action. Lassalle pourrait apparaître comme un certain nombre de coups qui lui ont valu, comme ce fut le cas cette année, de se « lassalliser ».
    « Lassalliser », cela veut dire : « Ce type a quelque chose. Il a un fort accent, on ne comprend pas tout ce qu’il dit, mais il a quelque chose. Mais après, il disparaît et il ne raconte plus ce qui lui arrive. »

    À force d’accuser le gouvernement d’être soutenu par de grands groupes, de parler de grands lobbyings financiers, n’avez-vous pas peur d’être considéré comme un complotiste ?

    Je suis effectivement de plus en plus qualifié de complotiste. Plus aucune émission télévisée ne m’invite et plus un journal ne me consacre un bout de papier. Pour la énième fois, je suis en train de traverser tous les déserts du monde. Je crois que je vais, effectivement, faire l’objet de très violentes attaques. Mais c’est le propre de tous ceux qui se lèvent un jour en disant : « Je ne supporte plus, je ne veux plus faire cela, je ne veux plus faire semblant à ce point pendant que notre pays s’effondre et pendant que notre civilisation s’écroule sous nos yeux. »

    Pour autant, l’opinion publique ne me lâche pas. Et j’ai la baraka. J’ai toujours eu la chance de m’en sortir. En tout cas, je ne peux plus continuer à faire semblant dans ce contexte vichyste que j’ai dénoncé.
    Vichy, c’était la peur. 1 % de résistants, 20 % de collabos et 80 % de Français qui attendaient de voir de quel côté allait tourner le vent ! On y est un peu. Alors, on m’a dit : « Mais Vichy, tu te rends compte, on n’a pas eu de déportation massive. » J’ai répondu : « Je ne pense pas qu’il y ait de déportation massive, mais on n’a pas besoin de tout cela aujourd’hui puisqu’on contraint des hommes et des femmes au suicide par le désespoir. »

    Je veux que la France retrouve l’espace et la place qui doit être la sienne et en Europe et dans le monde.

    http://www.bvoltaire.fr/ne-veux-plus-faire-semblant-pendant-pays-secroule-civilisation-seffondre/

  • Prisons : l’embrasement, par Etienne Defay

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    9038-20180127.jpgPrésent l’avait annoncé dans sa une du jeudi 12 octobre (voir photo d’illustration). Loin de nous vanter d’un quelconque don de voyance, nous n’avons fait que constater l’indubitable, et annoncer l’inévitable : les agressions à répétition, le manque de moyens et la surpopulation sont autant de facteurs qui ont provoqué l’embrasement.

    Depuis le 11 janvier et l’agression des trois surveillants de prison de Vendin-le-Vieil par le détenu radicalisé Christian Ganczarki, la situation est devenue intenable pour les pouvoirs publics.

    Demandant plus de moyens en hommes et une revalorisation de leur salaire, les surveillants pénitentiaires durcissent le mouvement et le bras de fer avec les pouvoirs publics reprend de plus belle.

    D’après France Bleu qui tente de tenir un décompte précis, 67 établissements pénitentiaires sont encore bloqués au moins partiellement alors que dans le même temps, les trois syndicats (Ufap-Unsa [majoritaire], FO et CGT-Pénitentiaire), claquaient la porte des négociations entraînant la garde des Sceaux dans la tourmente.

    Las, la paisible et conciliante Nicole Belloubet ne s’attendait pas à un tel baptême du feu. Inaudible, elle semble peiner à s’imposer dans le débat avec en toile de fond la radicalisation rampante (voir l’article de Guy Rouvrais), la surpopulation carcérale mais surtout l’addition salée laissée par ses prédécesseurs qui n’ont fait que rallonger le décompte de cette bombe à retardement connue de tous.

    Car il en est de même de l’immigration massive, de l’insécurité et du communautarisme : depuis vingt ans, les gouvernements jouent à la patate chaude en s’efforçant de retarder l’explosion tout en priant que cela tienne jusqu’à leur départ. Pourtant, les signaux étaient rouge vif. Foin des rapports parlementaires, des sonnettes d’alarmes, des avertissements, des arrêts maladies et des congés… Foin des détenus hilares tournants des clips de rap, consommant de la drogue et se filmant sur les réseaux sociaux. Cela fait près de dix ans que chaque visite dans une prison alerte et effraie quiconque en ressort. Mais rien n’a été fait.

    « Nous servons de porte-clefs » déclare, amer, Christopher Dorangeville de la CGT à l’AFP. « Nous n’avons plus le temps d’instaurer une relation avec les détenus. » Regrettant la période du grand banditisme, les surveillants voient finalement leur rôle évoluer en dompteurs de fauves doublés d’éducateurs spécialisés. Deux métiers pour lesquels ils n’ont pas été formés. Deux métiers qui n’ont rien à faire en prison.

    Conséquence : les forces de l’ordre ont dû intervenir à Fresnes pour procéder à l’exfiltration de Jawad Bendaoud, le logeur de Daesh, attendu pour son procès. A Borgo en Corse, la prison était tenue par les gendarmes tandis que les syndicats et la direction étaient toujours en négociation. C’est peut-être cela la solution : faire du corps pénitentiaire un corps d’armée, cela se fait en Russie avec une efficacité qui n’est plus à démontrer. La France a besoin d’ordre et les Français croient en leurs forces armées. Quoiqu’il arrive, la machine est grippée et nécessite un redémarrage en règle. Avant qu’il ne soit trop tard.

    Etienne Defay

    Article paru dans Présent daté du 25 janvier 2018

    https://fr.novopress.info/

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