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France et politique française - Page 2861

  • Djihadistes à Fresnes : l’attentat stoppé in extremis, par Caroline Parmentier

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    8964-20171012.jpgUn converti de 22 ans qui devait sortir de prison mardi et un Camerounais de 28 ans ont été stoppés in extremis par l’anti-terrorisme, alors qu’ils projetaient un attentat islamiste depuis la prison de Fresnes où ils étaient incarcérés. Ils ciblaient entre autres des policiers et des surveillants de prison qu’ils ont dû tout particulièrement rêver d’égorger jour après jour.

    On savait déjà qu’ils avaient des portables, qu’ils étaient connectés avec l’extérieur, qu’ils circulaient parfois librement dans les couloirs, qu’ils pouvaient se faire la belle à un rythme effréné lors de balades à vélo, on apprend maintenant que les détenus radicalisés ont le loisir de monter en prison des « groupes de combattants » de l’Etat islamique en vue de passer à l’acte dès leur prochaine sortie !

    Les deux djihadistes étaient connus pour leur radicalisation en prison et incarcérés pour des faits de droit commun. Le meneur camerounais, lié à un tueur de l’EI en Syrie, était suivi depuis fin 2016 par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il a confirmé aux enquêteurs qu’il comptait bien commettre un attentat et qu’il était un disciple de l’Etat islamique.

    Il y a deux ans, lors d’un parloir, les surveillants de Fresnes avaient trouvé sur lui des clés USB contenant des journaux et des vidéos de propagande djihadiste faisant l’apologie des crimes de l’EI. Il avait alors été placé quelques mois à l’isolement, puis remis en détention classique (aucune autre solution n’est prévue dans ce cas-là) parce qu’il n’avait plus manifesté de prosélytisme qu’il continuait bien évidemment de pratiquer « en lousdé » et qui a abouti à l’embrigadement du détenu français de 22 ans. Condamné à quatre ans pour braquage et tentative de meurtre, ce dernier devait sortir de détention mardi et commettre un attentat préparé et téléguidé depuis la prison. La DGSI a été alertée par des écoutes incidentes sur la remontée de filières djihadistes. Un téléphone a été retrouvé dans la cellule des radicalisés.

    Dans les établissements de région parisienne, où sont concentrés les 250 à 300 profils terroristes islamistes les plus dangereux, « les détenus radicaux ne font que ça toute la journée : échafauder des plans » décrit un cadre de l’administration pénitentiaire au Figaro. En 2016, la tentative d’égorgement d’un surveillant d’Osny au sein de la vitrine des expérimentations de déradicalisation françaises avait arrêté net le beau projet. Depuis, le gouvernement n’a aucune solution et n’a pris aucune mesure. Ce sont des centaines de radicalisés nourris, logés, réchauffés et entretenus par nos soins et nos impôts qui menacent de sortir à plus ou moins long terme et de massacrer d’autres Mauranne et Laura.

    Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2017

    https://fr.novopress.info/

  • DEXTRA : vendredi soir 13 octobre, conférence à Paris sur le romantisme fasciste

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  • PMA-GPA : les Sentinelles veillent à Montpellier

    Les Sentinelles de Montpellier ont exprimé leur opposition à la "PMA sans père" dans les cartons de la loi bioéthique en marche pour 2018, le mardi 10 octobre au soir, devant la Préfecture. Des échanges fructueux ont eu lieu avec des passants, notamment des jeunes qui ont saisi la portée du message défendant les droits de l'enfant à connaître ses origines réelles et à bénéficier d'une éducation complémentaire "homme - femme". RDV est pris pour renouveler régulièrement ce type d'action. ONLR J !

    SENTINELLES MPL 10 11 17

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L'écriture inclusive, transcription d'une langue qui n'existe pas - Polony TV

  • COMMENT HIDALGO A FAIT DE PARIS UN IRRESPIRABLE CHAMP DE FOIRE !

    Anne Hidalgo, maire de Paris, a fermé voilà un an les voies sur berge, puis fermé les voies en amont, celles de l’entrée dans Paris. Aujourd’hui, elle veut rendre également impraticable l’une des rares artères qui permettent encore la traversée de la capitale d’ouest en est : la rue de Rivoli !

    Il paraît qu’on respire mieux en bord de Seine. Soit là où personne ne va, sinon aux beaux jours de Paris Plages ou lors des week-ends ensoleillés. Mais ailleurs, on étouffe, car l’enquête d’Airparif vient de le confirmer : la pollution n’a pas diminué, elle n’a fait que se déplacer.

    Les conclusions du rapport, reprises par Le Figaro, sont sans appel :

    « Il apparaît tout d’abord que la pollution a bien reculé sur les quais bas désormais interdits à la voiture sur un trajet de 3,5 km entre l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) jusqu’à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe). Le centre de Paris bénéficie à certains endroits d’une amélioration. Toutefois et malgré une baisse pouvant aller jusqu’à 25 %, les niveaux de pollution restent élevés et sont toujours au-dessus des valeurs réglementaires. »

    Vient ensuite ce qu’un enfant de dix ans pouvait prévoir : « La pollution connaît une hausse de 1 % à 5 % sur les carrefours quais hauts dont la congestion s’est accrue », de même dans les itinéraires de « délestage » comme le boulevard Saint-Germain. Chose plus inquiétante encore :

    « [Les] chiffres montrent que le niveau de pollution est monté d’un cran dans l’est de Paris, dès la fin de la portion piétonnisée. Ainsi les particules nocives à la santé ont fait un bond pouvant aller jusqu’à 15 %. Le périphérique Est est lui aussi plus impacté. »

    J’ajouterai même (pour ceux qui connaissent) ce que je n’avais encore jamais vu en trente ans de vie dans le quartier : la rue de Belleville est désormais bouchée tous les matins depuis la porte des Lilas jusqu’à son terme. L’étude d’Airparif révèle que les répercussions vont d’ailleurs bien au-delà du périphérique parisien, « notamment sur l’A 4, l’A 86 et l’A 13 » où « les niveaux de dioxyde d’azote ont augmenté de 1 % à + 5 % ».

    Qu’importe, la mairie de Paris est très contente : « La piétonnisation a provoqué un espace de respiration en centre-ville et s’il y a des points de difficultés, ils sont localisés », assurent les services de Mme Hidalgo.

    C’est pourquoi, malgré la levée de boucliers et l’opposition de la préfecture de police, Hidalgo a décidé d’imposer la réduction de la rue de Rivoli à une seule file de voitures pour deux pistes cyclables. Les évidentes raisons de sécurité invoquées par le préfet Michel Delpuech, lequel dénonce « les conséquences en termes de responsabilité qui pourraient s’attacher à des retards d’intervention des services de police et de secours en cas de crise majeure sur ce secteur de la capitale », laissent notre maire de marbre.

    Elle s’en fout. Tout comme elle se fout des piétons – dont je suis – à qui toutes ces dingueries ont rendu la vie impossible. Car à Paris, les cycles sont désormais rois : tout ce qui roule sur une ou deux roues (trottinettes électriques, monoroues, roues électriques, etc.) s’est désormais accaparé les trottoirs. Et gare à vos chevilles quand l’un vous rase avec son bolide.

    Enfin, il faut signaler l’envahissement des rues par les vélos-taxis, qui constituent désormais la plus grosse arnaque organisée avec la bénédiction de la mairie. On en compte au moins 500 de répertoriés dans les quartiers touristiques de la capitale (Opéra, Louvre, Concorde, Tuileries…), dont plus de 80 % pilotés par des Roms et des Bulgares qui exercent leur activité clandestinement. Il faut, aux touristes, débourser de 15 à 30 euros par personne pour entendre un flot d’inepties débitées dans un français pour le moins approximatif. Ça fait cher la course !

    Mais Notre-Drame de Paris est aux anges, et court le monde pour expliquer tout le bien qu’elle fait aux Parisiens et à la planète. Et si Paris est de plus en plus sale et que les rats y courent en plein jour, elle y voit sans doute la preuve de son succès : la ville est plus verte que verte.

    http://www.bvoltaire.fr/hidalgo-a-de-paris-irrespirable-champ-de-foire/

  • Alain de Benoist : « L’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif »

    Illustration Figaro magazine, 6 octobre 2017 

    559049583.2.pngPar Alain de Benoist

    Dans cet entretien donné à Boulevard Voltaire [6.10] Alain de Benoist livre une exacte et intéressante analyse de la situation politique en France, notamment du côté des partis.  Il se risque par surcroît à prendre un pari : celui selon lequel « l’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif ». Ce pronostic, au moins dans son premier terme, nous semble sans grand risque.   LFAR   

    Il est évidemment un peu tôt pour juger l’action d’Emmanuel Macron. Il semble pourtant déployer un peu plus d’habileté politique que ses deux prédécesseurs. Mais est-ce vraiment un exploit ?

    J’avais inventé, il y a quelques années, l’expression de « pensée unique », qui est aujourd’hui reprise partout. Ayant écrit, dès 1977, qu’il fallait penser simultanément ce qu’on avait pensé jusque-là contradictoirement, ce n’est pas moi qui pourrais être choqué par le « en même temps » cher à Macron. Mais encore faut-il savoir ce que recouvre cette expression.

    Au lendemain de primaires qui se sont révélées désastreuses à droite comme à gauche, mais qui ont très bien fonctionné comme révélateur de la crise des partis, Macron a été le seul à faire primer la logique électorale sur la logique « identitaire » parce qu’il était le seul à n’être sûr ni de perdre (comme Hamon) ni de gagner (comme Fillon). C’est ce qui lui a permis de l’emporter avec, au premier tour, moins d’un quart des suffrages exprimés. Dans une démocratie devenue liquide, sinon gazeuse, il a su instrumentaliser à son profit l’épuisement du clivage droite-gauche et l’aspiration au « dégagisme » d’un électorat qui ne supportait plus la vieille classe politique. Il a également compris que l’alternance des deux grands partis ne mettait plus en scène que des différences cosmétiques, et que l’heure était venue de les réunir en un seul.

    Macron est avant tout un contre-populiste. Il reprend à son compte le nouveau clivage « conservateurs » contre « progressistes », mais c’est pour choisir la seconde branche de l’alternative : réunir les partisans de l’« ouverture » (en clair : les bourgeoisies libérales de tous bords) contre les tenants de la « fermeture » (en clair : ceux qui s’opposent, instinctivement ou intellectuellement, à l’idéologie dominante).

    Contrairement à l’hyper-Président Sarkozy et à l’hypo-Président François Hollande, Macron est un homme difficile à cerner. Il a un ego hypertrophié et un tempérament autoritaire, un mental d’adolescent cynique qui rêverait d’un bonapartisme moderniste et libéral. Mais il n’est pas Napoléon, et l’on ignore comment il se comporterait en situation d’urgence. Pour l’instant, il communique plus qu’il ne règne. Il fait des déclarations contradictoires (certaines ne sont pas mauvaises) dans l’espoir de séduire chacun, mais en prenant le risque de décevoir tout le monde. Il ne supporte pas qu’on lui résiste, il n’aime pas les corps intermédiaires, il est insensible aux aspirations populaires, il n’a rien à dire à la France qui va mal. Tout cela n’est pas de bon augure.

    Pour quelles raisons, exactement ? 

    Parce que nous assistons à une autre révolution, sociologique celle-là : c’est la disparition progressive de ces classes moyennes qui n’avaient cessé de grossir à l’époque du compromis fordiste, quand la richesse accumulée en haut de la pyramide sociale finissait par redescendre vers le bas. Aujourd’hui, la pyramide a été remplacée par un sablier : les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres, et les classes moyennes sont en voie de déclassement et de paupérisation. C’est ce qu’observe depuis longtemps Christophe Guilluy : « Le grand sujet caché depuis trente ans, c’est la disparition de la classe moyenne au sens large […] Ce qui explose, c’est la classe moyenne occidentale qui n’est plus intégrée au modèle économique mondialisé […] La loi Travail n’est que la suite d’une longue succession de mesures qui ne visent qu’à dépouiller une classe moyenne qui ne sert plus à rien. » 

    La nouvelle structuration de l’électorat est le reflet de cette dynamique économique et sociale. Le vote Macron en est l’illustration parfaite : il a obtenu ses meilleurs résultats dans les grandes villes mondialisées, à commencer par Paris, où il a aussi bien gagné les suffrages des bobos et des libéraux de gauche que de la bourgeoisie de droite (y compris celle de la Manif pour tous). De même, les électeurs parisiens de Mélenchon se sont en quasi-totalité rabattus sur Macron au second tour, alors qu’ailleurs beaucoup ont préféré s’abstenir (39 %) ou, plus rarement, voter pour Marine Le Pen (14 %). Les retraités, eux aussi, ont massivement voté pour lui – avant de découvrir qu’ils étaient les grands perdants de sa nouvelle politique fiscale…

    Après les ouvriers, les employés et les commerçants, les professions intermédiaires et bientôt les retraités : les classes moyennes sont appelées à rejoindre les classes populaires face à un « monde d’en haut » qui se trouve de plus en plus dans une position de domination de classe, car il a définitivement renoncé à prendre en charge « ceux d’en bas ». C’est aussi pourquoi l’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif. D’autant qu’en période d’insécurité et d’attentats, tout le monde se radicalise.

    L’avenir de La France insoumise ?

    Avec 19,6 % des voix au premier tour, Jean-Luc Mélenchon a réalisé le meilleur score d’un candidat « de gauche » à la présidentielle depuis Georges Marchais en 1981. Par rapport au FN, La France insoumise est beaucoup plus interclassiste et moins populaire. Elle touche bien moins d’ouvriers et d’employés que le Front national (25 et 24 % des voix contre 39 et 30 %), mais beaucoup plus de diplômés des couches moyennes et supérieures (26 % contre 17 %). Elle est aujourd’hui passée en tête chez les jeunes, et réalise des scores deux fois supérieurs à sa moyenne nationale dans la population d’origine immigrée.

    La France insoumise a certainement de l’avenir. Pour l’heure, elle tire un grand bénéfice d’être une force nouvelle. Elle a vampirisé le PS et traite par le mépris les derniers restes du PC. Elle profite de la crise du FN pour se poser comme la seule force d’opposition au macronisme. La grande question, à moyen terme, est de savoir si elle pourra à elle seule occuper l’espace ouvert à gauche par la formation du bloc macronien. Difficile d’en dire plus pour l’instant.  

    Intellectuel, philosophe et politologue

  • Indépendance de la presse ? Liberté d’expression ? Des leurres…

    Thomas Guénolé, éditorialiste « insoumis » à Europe 1, où il estime avoir  « une totale liberté d’expression »,  a demandé « aux éditorialistes des médias mainstream«  de « faire leur comming out politique ».

    Ceux-ci n’ayant pas répondu à son invitation, il a essayé de « classer politiquement les éditorialistes des médias dominants » à partir de deux clivages fondamentaux qu’il explique ainsi :

    « Le débat politique français est aujourd’hui en état de quadripolarisation idéologique à partir de deux clivages fondamentaux : pour ou contre ce que j’ai appelé « la mondialisation malheureuse » ; et ouvert ou fermé sur la question des minorités maghrébine et LGBT. L’on peut en déduire schématiquement quatre grands blocs qui correspondent aux grands candidats arrivés dans un mouchoir de poche autour de 20% au premier tour de la présidentielle : les altermondialistes pro-minorités (Mélenchon) ; les pro-mondialisation malheureuse pro-minorités (Macron) ; les pro-mondialisation malheureuse fermés sur la question des minorités (la droite) ; et les protectionnistes fermés sur la question des minorités (FN et Dupont-Aignan sous forme plus modérée). »

    Cela donne l’infographie ci-dessous :

     

    Les éditorialistes pro-mondialisation et pro-minorités, « c’est-à-dire sur la même ligne idéologique qu’Emmanuel Macron » sont légion. Conclusion du journaliste :

    « ce paysage éditorialiste massivement déséquilibré dans un sens pro-Macron confirme un problème grave : souvent surnommé « la pensée unique » ou « le cercle de la raison », il s’agit plus précisément d’un très grave manque de pluralisme et de diversité idéologique parmi les éditorialistes des médiasmainstream ».

    Cette étude confirme l’analyse tenue par MPI depuis son lancement : les grands médias, appartenant à de grands groupes financiers apatrides, étant des courroies de transmission de l’idéologie politiquement correcte mondialiste et arc-en-ciel et des sources de désinformation, il est d’autant plus nécessaire de favoriser une presse indépendante qui dispense une information « délibérément objective, libre et sans concession » envers le système politico-médiatique.

    Francesca de Villasmundo  

    http://www.medias-presse.info/independance-de-la-presse-liberte-dexpression-des-leurres/81247/

  • Qui se soucie des agriculteurs ?

    De Loup Mautin à propos des suicides des agriculteurs :

    "Nous étions en classe ensemble, Mickaël s’est tiré une balle dans la tête.

    Il était un voisin, Jean-Loup a été retrouvé pendu dans un de mes hangars.

    Ancien conseiller municipal de la commune, Bernard a mis fin à ses jours dans sa cour… deux jeunes installés voisins morts dans la même semaine à cinq km de la maison. Tous agriculteurs !

    Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures. Quelles que soient les productions, cette endémie n’a d’équivalent dans aucune autre catégorie socioprofessionnelle. Leur entourage familial et leur insertion dans la vie locale n’y font rien. Les paysans sont de plus en plus seuls… et le chiffre des suicides de plus en plus alarmant.

    La nature même de l’activité agricole, dépendante des aléas climatiques et tributaire des contraintes agronomiques locales, en fait un métier à part. Le salarié ordinaire peut faire connaître son mécontentement ou revendiquer ses exigences envers un employeur indélicat par de multiples moyens. C’est même un sport national dans notre beau pays. On ne manifeste ni ne fait grève contre la pluie, la canicule ou le gel. « C’est le travail qui commande ! » ont coutume de répondre ceux à qui on demande leur mode de fonctionnement.

    À ces exigences naturelles permanentes et inaltérables s’ajoutent aujourd’hui de nombreuses contraintes artificielles. Celles du législateur et du technocrate qui n’en finissent pas de modifier les textes au gré des tendances fiscales, commerciales et environnementales du moment. Aux cycles naturels lents et longs viennent brutalement s’imposer des règlements applicables immédiatement. L’Union européenne ne s’en prive pas et les États en rajoutent. Or, on ne change pas des façons culturales en un clin d’œil, on ne se lance pas dans une nouvelle production en claquant des doigts. L’agriculture a besoin de visibilité sur le long terme et de temps pour s’adapter.

    Quant aux revenus procurés par ce métier que nous avons choisi et que nous aimons, ils sont dérisoires, pour ne pas dire indécents. Qui travaillerait, en 2017, pour 350 € par mois, comme c’est le cas pour 40 % d’entre nous, d’après le dernier recensement de la Mutualité sociale agricole ? Ces chiffres sont à rapprocher des exigences horaires et des contraintes liées aux différentes productions, en particulier celles de l’élevage… en voie de raréfaction, et pour cause. Il ne nous est pas rare de travailler dix heures dans la journée, d’y passer une partie de la nuit, de ne prendre aucunes vacances, c’est notre liberté. Mais nous voudrions pouvoir en vivre !

    C’est la raison pour laquelle le poids des charges – naturelles et artificielles – associé aux désillusions du quotidien, face à un lendemain incertain, explique aisément l’angoisse qui, tout d’un coup, altère le raisonnement et fait commettre les gestes que nous avons tous connus autour de nous.

    Ils sont des victimes. Que ces lignes leur soient dédiées."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre…soyons lucides!

    Il est bon que les méchants soient punis et les gentils réhabilités. Une fois n’est pas coutume, félicitons-nous de la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre du  directeur de la publication de Mediapart, l’ancien de la LCR Edwy Plenel, à 500 euros d’amende, et d’une autre militante antinationale travaillant pour lui, Marine Turchi,  à 500 euros avec sursis. Celle-ci avait affirmé, sur la foi de l’interprétation très capillotractée d’une photo, qu’Axel Loustau,  Conseiller régional FN d’Ile-de-France,  faisait un  salut fasciste lors de la fête d’anniversaire de ses quarante ans!  E. Plenel et M. Turchi   devront  en outre verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts à M. Loustau et 2.000 euros pour les frais de justice. Certes les coups tordus en provenance d’un organe  d’information contrôlé par M. Plenel  -qui peut impunément, via encore une fois les articles de Mme Turchi,  publier les PV d’audition des salariés entendus dans le cadre de l’affaire dite des assistants parlementaire du FN…- ne sont pas pour nous surprendre. L’ex ministre des Affaires étrangères Roland Dumas confirmait la réputation de traîtres et de  vendus  qui a souvent été faite aux trotskistes. M. Dumas  rapportait  cette confidence que lui  avait  faite  François Mitterrand alors qu’il était en fonction: « Il faut  que vous sachiez Monsieur le ministre que Monsieur Plenel  est un agent de l’étranger. » Ce qui est certain c’est que ce n’est pas un ami de la France française. 

    Ce qui fait au moins un point commun entre Edwy Plenel et Angela Merkel.  Nous devrions parait-il nous en réjouir et y voir une avancée, elle aurait cédé aux objurgations de l’aide droite de son parti laCDU et de ses alliés bavarois de la CSU. Sur fond de percée du parti anti-immigration AfD aux législatives, de plus mauvais score de son parti depuis 1949,  d’une colère sans cesse grandissante en Allemagne devant le tsunami migratoire et ses conséquences dramatiques, la chancelière a accepté officiellement lundi  pour la première fois d’évoquer une limitation de celui-ci,  ce qu’elle jugeait auparavant « irréaliste!». Dans les faits 200 000 immigrés «seulement» seraient accueillis par an sur le sol allemand, « pour raison humanitaire ». Rappelons que la politique d’ouverture des vannes de Mme Merkel a fait entrer environ deux millions d’immigrés clandestins depuis 2015. Ces derniers,  en vertu du regroupement familial,  pourraient être 18 millions dans quelques années... en toute légalité, c’est-à-dire à titre d’exemple plus nombreux que les populations suisse et hongroise réunies…

    Pendant  ce temps Gérard Collomb bombait le torse hier pour annoncer des mesures  de fermeté. Il entendait  réagir  à l’égorgement et à l’éviscération,  aux cris de Allah Akbar,  de Laura et Mauranne devant la gare  Saint-Charles de Marseille  le 1er octobre, par l’immigré  clandestin tunisien et  délinquant multirécidiviste Ahmed Hanachi. Le ministre de l’Intérieur  a annoncé le limogeage du préfet des Bouches-du-Rhône, « un renforcement des services étrangers des préfectures, avec 150 postes en plus, et une maximisation de l’utilisation des centres de rétention administratifs (CRA), avec 200 places supplémentaires dans ces centres d’ici à fin 2017. Les préfectures auront un accès au système d’information des centres de rétention. Le ministre annonce aussi  un meilleur suivi des politiques d’éloignement  avec l’accent mis sur l’identification biométrique  et l’encadrement juridique des éloignements.» De maigres promesses entendues des dizaines  de fois depuis 20 ans dans toutes les bouches des ministre de l’Intérieur successifs.

    200 places supplémentaires dans les CRA? De qui se moque-t-on? Cette annonce est-elle à la hauteur de la situation? Assurément non constate Bruno Gollnisch alors que l’on sait pertinemment que ce sont au bas mot des centaines de milliers d’immigrés illégaux qui campent sur notre territoire sans frontières et que le taux d’expulsion  est  dérisoire,  faute de moyens et surtout  de réelle volonté politique… enfumage encore et toujours…

    Mais l’important pour Emmanuel Macron c’est…de pérenniser la présence du drapeau européen dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, mis en place lors du précédent  quinquennat. Un  symbole de  notre assujettissement à Bruxelles, qui a été dénoncé  par le FN mais aussi par LFI. Pour autant Jean-Luc Mélenchon a-t-il encore toute l’énergie nécessaire pour mener ce combat là, obnubilé qu’il est par sa querelle personnelle avec Manuel Valls dont la tournure obsessionnelle inquiète désormais même  ses amis?

    D’après Le Canard Enchaîné paru aujourd’hui  -il faut en prendre (un peu) et en laisser  (beaucoup) dans cet hebdomadaire mais l’information a été confirmée par le député PS des Pyrénées-Atlantiques,  David Habib -   le 3 octobre le lider de LFI   a croisé Manuel Valls  dans la salle de la commission des lois du Palais Bourbon. Il  dit  alors  à l’ex Premier ministre : « Moi je ne m’assieds pas à côté de ce nazi !(…) Tu n’es qu’une ordure ! un pauvre type ! une merde ! – Mais tu es complètement fou ! Tu vas te calmer !, lui répond Manuel Valls.»  David Habib, proche soutien de M. Valls,  vice-président du groupe d’amitié Israël,  signataire en septembre 2011  d’une « lettre à Nicolas  Sarkozy » lui demandant de ne pas reconnaître un État palestinien,  n’a pas apprécié en toute logique  cet épithète de nazi  attribué à son ami et lance alors à M. Mélenchon: « Arrête ton numéro… Tu es vraiment un connard ! ». Et après cela on se demande encore pourquoi l’abstention ne cesse de progresser quand il s’agit d’envoyer siéger des élus,  chargés par ailleurs d’enregistrer des lois décidées et élaborées dans les cénacles bruxellois et sous influence du  parti de l’étranger…

    C’est depuis l’Allemagne justement, lors d’un débat à l’université Goethe de Francfort,  qu’Emmanuel Macron  s’est livré à une énième profession de foi européiste : « Au moment où certains en France sont en train d’avoir des débats (…) et voudraient enlever le drapeau européen, je voudrais vous dire que lors du prochain Conseil européen (les 19 et 20 octobre, NDLR) je ferai la déclaration solennelle qui fera que la France rejoindra seize autres Etats qui l’ont déjà fait.» «J’affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d’enlever le drapeau européen de l’hémicycle français ou de tout autre lieu. »  « Il sera bien maintenu parce que je ferai cette déclaration (…) Le combat que nous menons le mérite largement. »

    Jusqu’où ce combat le mènera-t-il et surtout  mènera la France et le peuple Français ? Dans un  entretien accordé à Nicolas Gauthier sur boulevard voltaireAlain de Benoist constate que « Macron est un homme difficile à cerner. Il a un ego hypertrophié et un tempérament autoritaire, un mental d’adolescent cynique qui rêverait d’un bonapartisme moderniste et libéral. Mais il n’est pas Napoléon, et l’on ignore comment il se comporterait en situation d’urgence. Pour l’instant, il communique plus qu’il ne règne. Il fait des déclarations contradictoires (certaines ne sont pas mauvaises) dans l’espoir de séduire chacun, mais en prenant le risque de décevoir tout le monde. Il ne supporte pas qu’on lui résiste, il n’aime pas les corps intermédiaires, il est insensible aux aspirations populaires, il n’a rien à dire à la France qui va mal. Tout cela n’est pas de bon augure. »

    Et de noter encore: « Après les ouvriers, les employés et les commerçants, les professions intermédiaires et bientôt les retraités : les classes moyennes sont appelées à rejoindre les classes populaires face à un  monde d’en haut  qui se trouve de plus en plus dans une position de domination de classe, car il a définitivement renoncé à prendre en charge ceux d’en bas. C’est aussi pourquoi l’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif. D’autant qu’en période d’insécurité et d’attentats, tout le monde se radicalise. » Une radicalité qui peut être aussi l’autre nom de l’urgente prise de conscience du peuple français des menaces mortelles,  multiformes qui pèsent sur son devenir.  Prise de conscience, appel à la lucidité, bref une acceptation de la réalité à laquelle travaille le FN depuis 45 ans.  Français, ouvrez les yeux !

    https://gollnisch.com/2017/10/11/jupiter-rend-fous-quil-veut-perdre-soyons-lucides/