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France et politique française - Page 2929

  • La question scolaire en France. Partie 1 : L'hypocrisie et les blocages de l'Education nationale.

    Lors des émeutes de l'automne 2005, j'avais proposé au proviseur du lycée Hoche de Versailles d'échanger pour les mois suivants quelques heures de mon service avec des collègues de mon ancien collège des Mureaux, en zone défavorisée, pour soulager un peu ceux-ci et leur montrer un autre visage de l'enseignement tandis que j'espérais que mon expérience passée de « professeur de ZEP » (neuf ans au collège Jean-Vilar des Mureaux) servirait à dénouer temporairement quelques soucis. C'était aussi un moyen d'affirmer une solidarité active, tant avec les professeurs et les administrations des établissements considérés comme « difficiles » qu'avec des élèves souvent persuadés que la France les a rejetés parce qu'ils étaient nés là ou au loin, et qui se sentent, pas totalement à tort, marginalisés par l’Éducation nationale, plus injuste encore qu'inégalitaire...

     

    Si l'idée d'un tel échange a tout de suite plu aux autorités du lycée et à quelques enseignants des deux établissements éloignés d'une poignée de kilomètres, le rectorat et l'inspection académique m'ont tout de suite fait savoir, oralement et assez sèchement, qu'une telle initiative était impossible, non seulement à mettre en place, mais aussi à proposer ! Les textes étaient clairs, les consignes étaient strictes : il m'a été ainsi répondu que si je voulais donner des heures de cours aux Mureaux, il fallait demander ma mutation là-bas, ce qui n'était pas mon intention puisque je ne souhaitais y donner que quelques heures (j'avais proposé six heures, soit un tiers de mon service), et que c'était la même perspective pour les quelques collègues du lycée qui avaient accepté de me suivre dans ce projet malheureusement administrativement et légalement impossible. Ainsi m'apparaissaient encore plus nettement l'un des nombreux blocages de l’Éducation nationale et la froide logique d'un système à la fois jacobin et kafkaïen, apparemment incapable de cette nécessaire souplesse qui, pourtant, pourrait résoudre moult problèmes sans défaire l'ensemble. J'en ai conçu une amertume et une colère encore plus fortes que d'ordinaire, et l'hypocrisie d'un système qui ne cesse de parler de justice sociale, d'égalité des chances ou de bien-être scolaire pour éviter d'avoir à les pratiquer, m'a poussé à reprendre, pour ce qui était de cette École-là, deux formules, l'une d'origine familiale, l'autre d'origine plus politique : « L’Éducation nationale, c'est « grands principes, petite vertu » » et « Delenda Schola » (« Il faut détruire l’École », si l'on en suit le sens général, en tant qu'institution centralisée, une proposition du royaliste Pierre Debray, jadis étalée en couverture du mensuel monarchiste Je Suis Français...). Bien sûr, ces formules un peu abruptes nécessitent explication et nuance, mais elles méritent tout autant attention et réflexion et, au-delà, fortes propositions !

     

    Contrairement aux belles pages de l'éducation civique et morale qui emplissent les manuels de cette matière plus justificatrice du « Système » en place que de la réflexion libre et argumentée, l’École ne garantit, malheureusement, aucune des promesses qu'elle continue de vanter année après année, échec après échec. Cela serait sans doute pire si elle n'existait pas, mais certains de mes collègues en sont de moins en moins sûrs, preuve d'une perte de confiance indéniable et, peut-être, d'un fatalisme qui ne cesse de s'étendre ces dernières décennies, au détriment de l'esprit d'initiative et de justice réelle.

    Ainsi, l'égalité des chances (qui ne doit en aucun cas être confondue avec l'égalitarisme qui en est, en réalité, la négation) est devenue un leurre : selon que vous serez scolarisé dans un collège de banlieue défavorisée ou dans un établissement de centre-ville plus huppé, les conditions d'étude ne seront évidemment pas les mêmes et les motivations des enseignants, comme leur travail, ne seront pas semblables. Cela a d'ailleurs toujours été le cas, au moins contextuellement parlant, mais il y avait jadis l'idée que les moyens mis en œuvre par les autorités scolaires pour les écoles dites publiques permettaient un certain rééquilibrage et une forme d'équité scolaires, et aucune zone éducative ne semblait « abandonnée », ne serait-ce aussi que parce que la motivation des « hussards noirs de la République » était de type missionnaire comme celle des religieux qui tenaient les écoles privées avant que la République ne leur fasse une guerre qui, en certains lieux, n'est pas totalement achevée... Aujourd'hui, les enseignants nommés dans les établissements de ZEP ne pensent, à quelques exceptions près, qu'à en partir, malgré des dispositions financières parfois avantageuses. Souvent, ce ne sont pas les élèves en eux-mêmes qui découragent les collègues, mais c'est bien plutôt l'impression d'impuissance devant une situation de plus en plus compliquée qui motive le départ des professeurs vers d'autres zones moins conflictuelles : l'usure des bonnes volontés est une triste réalité qui ne trouve pas de réponse ni de réconfort dans les politiques des rectorats et du ministère central...

     

    (à suivre)

    Jean-Philippe Chauvin

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Qui osera prendre un petit noir avec un membre du Front national ?

    Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets.

    À la téloche, il y a toujours une « Pause-café » (Véronique Jannot), comme en politique (Florian Philippot). Ainsi, ce dernier aurait proposé de se faire un petit noir à deux et entre quatre yeux avec Alexis Corbière (France insoumise) ; voire même Laurent Wauquiez (Les Républicains). Ce devrait être pour une prochaine tournée au zinc, sachant que les deux invités en question ont un peu décliné l’invitation. Voilà qui bouscule le Landerneau journalistique depuis ce dimanche dernier.

    Pour le reste… une vaste blague ! Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets. Assez logiquement, Alexis Corbière ne peut faire moins que de prétendre que « les Insoumis préfèrent le café chaud au café facho », tout en ne donnant pas suite à l’affaire… Au même titre qu’un Laurent Wauquiez, n’ayant pas encore répondu sur les réseaux sociaux à cette proposition n’ayant rien de malhonnête, doit être à la recherche d’une de ces blagounettes susceptibles de privilégier sa virginité républicaine : « Pas d’ascenseur pour les fachos », comme l’aurait soufflé Miles Davis en sa trompette ?

    Bref, tout cela n’est que du cake. Jean-Luc Mélenchon guigne autant les voix de Marine Le Pen (Front national de gauche et du Nord) qu’un Laurent Wauquiez mettrait bien son dévolu sur les suffrages d’une Marion Maréchal-Le Pen (Front national de droite et du Sud).

    En revanche, est-ce que Florian Philippot et Nicolas Bay prendront bientôt un café ensemble ? Rien n’est moins sûr… Dans la vieille maison lepéniste, le premier n’est que nouveau venu, fragile. Dans cette même entreprise familiale, le second n’est jamais qu’ancien traître, mégrétiste repêché avant noyade. Le talent de Marine Le Pen consiste, actuellement, à solder les comptes d’une campagne présidentielle dont le relatif échec lui est malgré tout imputable et imputé, tout en n’obérant pas l’avenir du parti dont elle est présidente – qui d’autre qu’elle, de fait ? –, tout en cherchant à maintenir les équilibres internes.

    Pour Philippot, la souveraineté de la France. Pour Bay son identité. Le premier concept est plus aisé à définir : souveraineté monétaire et frontalière. Le second, cheval de bataille de certains « historiques » du Front national, demeure plus délicat à définir. Qu’est-ce qu’être Français, en d’autres termes ? Il ne suffit pas de savoir « qui » on ne veut pas devenir pour définir « qui » l’on est. La religion ? La couleur de peau ? Le goût de la République ? Ou celui de ces quarante rois ayant fait la France ? Clovis ou, plus avant, Vercingétorix ?

    Et c’est probablement là que se dessinent les clivages à venir, fussent-ils internes à ce FN dont on ne sait ou pas s’il changera de raison sociale. Non sans raison, Nicolas Bay affirme : « La notion de souveraineté, utilisée seule ou comme un absolu, peut apparaître abstraite et désincarnée… » En revanche, celle « d’identité constitue la réponse face à la logique globale qui s’exprime tant à travers l’immigration massive, la menace islamiste et la folie matérialiste »

    Et du sien, Florian Philippot s’inquiète quant à un discours lepéniste tenu pour « raciste », tout en s’alarmant de la dialectique d’un mouvement devenu incapable de parler « aux Français issus de l’immigration ». Le débat ne remonte pas à hier et, en 2007, Jean-Marie Le Pen ne dédaignait déjà en rien le « beuro-lepénisme » ; sachant que le Patriarche n’en finit plus de se vanter d’avoir été le premier à faire élire des Français qui, vu les élégances de l’époque, ne l’étaient que de loin.

    Une dernière petite chose pour conclure. Que le Front national cherche des alliances avec tel ou tel parti de droite ou de gauche, personne ne veut s’allier avec lui, pour des raisons plus ou moins justifiées. À croire que la seule union qui vaille pour l’un des plus vieux partis de France consiste plus à aller chercher du côté des électeurs plutôt que de ces élus prétendant les représenter.

    http://www.bvoltaire.fr/osera-prendre-petit-noir-membre-front-national/

  • Hervé Ryssen. La théorie du complot pour les nuls. Antisémitisme et conspirationnisme

  • SORTIE À LA FIN DE LA SEMAINE DU N°46 (ÉTÉ 2017) DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

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    Au sommaire :

    ÉDITORIAL  Roland Hélie

    LE MOMENT MACRON Patrick Parment

    MERCI MACRON Pierre Vial

    LES CAPRICES DE MACRON  Jean-Claude Rolinat

    LA CHRONIQUE Philippe Randa

    DU CHANGEMENT AU FN ? Marc Rousset

    QUI PAYERA LA CASSE ? Pieter Kerstens

    DE L’INCOMPÉTENCE DE LA FONCTION PUBLIQUE Bernard Plouvier

    ASSEZ DE REPENTANCE Nicolas Gauthier

    IL Y A 60 ANS : L’INDÉPENDANCE AFRICAINE Pieter Kerstens

    LE CLIMAT, LES MOUCHES ET LES ABEILLES Aristide Leucate

    LE BASTION SOCIAL Arnaud Menu

    LES PAGES DU MARQUIS Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

    HOMMAGE À ROLAND GAUCHER Jean-François Touzé 

    PIERRE LAVAL LE MAUDIT Bernard Plouvier

    LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol

    LES BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES Daniel Cologne

    LES ENFANTS DE MAASTRICHT Un entretien avec Charles-Henri d’Elloy

    LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE La chronique de Charles-Henri d’Elloy

    LES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE

    LA VIE DE L’ASSOCIATION SYNTHÈSE NATIONALE

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  • L'intox Macron : les Français commencent à comprendre

    Ces courriers des lecteurs au Courrier de l'Ouest du 23 juillet valent la lecture :

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron Bonne  chance la France

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron c'est  notre Tintin

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron et les retraités

    La cote de popularité du président français Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche. En juillet 2012, la cote de popularité de François Hollande s'établissait à 56%... Faire moins bien que Hollande, c'est un record. Et cela a refroidi 

    VIDEO :«La baisse de  chez les retraités est inquiétante car ils votent le +. Ca peut être violent pr les prochaines élections» pic.twitter.com/ffYlZ7ksDT 

    VIDEO @JuCorbillon : «Depuis le sondage de ce matin, on n'arrive pas à avoir 1 député ou porte-parole pour venir défendre » pic.twitter.com/RfcqhjmtG7

     

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L’égalité : un leurre et un vice

    Chronique de Paysan Savoyard

    (n° 186 – juillet 2017)

    Dans l’esprit de chacun désormais, la France commence avec la République. L’histoire du pays antérieure à la prise de la Bastille est considérée comme une longue période obscure, faite de violence et de guerres, d’inégalités scandaleuses, de famines et d’épidémies, d’oppression absolutiste et d’inquisition, d’oppression religieuse et de superstition. Le 18e siècle est venu heureusement diffuser la Lumière et préparer la révolution salvatrice, l’avènement de la république et de ses valeurs, l’accomplissement de la modernité.

    Il nous semble pourtant que la république et ses « valeurs », l’égalité, la liberté, la démocratie, la laïcité, l’universalisme, méritent d’être examinées et critiquées. C’est l’exercice auquel nous nous livrerons dans une série de chroniques. Compte tenu du format de ces dernières, le sujet sera traité de façon cursive : nous espérons cependant savoir nous garder d’une superficialité abusive.

    L’égalité est au cœur des valeurs de la république et suscite une adhésion générale. Elle ne mérite pas cet honneur selon nous. En dépit de sa position éminente dans l’imaginaire contemporain, l’égalité nous apparaît en effet comme un leurre, une tromperie et finalement un vice. 

    L’égalité, l’une des principales « valeurs républicaines »

    La révolution française veut remplacer la société traditionnelle et lui substituer la société moderne, assise sur les « valeurs républicaines ». L’égalité est, avec la liberté, la principale de ces valeurs, l’un des concepts centraux mis en avant par la révolution. La proclamation de l’égalité a plusieurs fondements.

    Proclamer l’égalité pour rompre avec la société traditionnelle

    Les révolutionnaires entendent faire table-rase et rompre en tout point avec la société traditionnelle. Or La société traditionnelle n’était pas égalitaire mais au contraire organisée selon le principe hiérarchique, lequel constituait même l’une de ses caractéristiques principales. Vouloir rompre avec la société traditionnelle impliquait dès lors de proclamer un principe inverse : l’égalité.

    La société traditionnelle repose tout d’abord sur le principe de hiérarchie au sein de la cellule de base qu’est la famille, sur laquelle s’exerce l’autorité du père, chef de famille. L’Eglise, l’un des deux piliers de la société d’Ancien régime, est elle-même strictement hiérarchisée. De même encore l’ordre de la noblesse, selon les principes de la société féodale, est structuré de façon hiérarchique grâce à un système pyramidal de suzerainetés et de vassalités. Surtout la société est organisée en « ordres », les deux premiers occupant une place prééminente sur le troisième. Cette inégalité des statuts est de plus héréditaire puisque l’on naît dans l’ordre auquel appartenaient ses aïeux. Au sommet de la société l’autorité du Roi a un caractère sacré.

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  • Clandestins: A Tarbes les riverains élèvent un mur pour bloquer un hôtel destiné aux immigrés

    A Séméac, prés de Tarbes, les habitants ont construit un mur de 2 mètres de haut sur 18 mètres de long afin de bloquer l’accès à un hôtel en cours de transformation en centre d’accueil pour les clandestins. Des dizaines de riverains et commerçants sont à l’origine du mur de la révolte à Séméac dans les Hautes-Pyrénées, un village de près de 5 000 habitants, dans la banlieue de Tarbes. L’action s’est déroulée sans incidents, selon la préfecture. Ce n’est pas courant, mais pour une fois, les citoyens concernés ont pris leurs intérêts en mains au sens propre, avec détermination. Alors que Macron mène une politique économique d’austérité envers les Français, l’un de ses dispositifs en faveur des immigrés sans papiers, outre une augmentation du budget en leur faveur, a été d’acheter les hôtels Formule1 pour y loger les clandestins et autres immigrants sans papier. Une opération dont le groupe Accor propriétaire des Formule1 ne doit pas se plaindre; l’immigration fait aussi des heureux surtout parmi les milliardaires. 

    : « Des voisins d’un hôtel de Séméac ont construit dans la nuit et ce matin un  pour barrer… » la route aux.  Facebook

    Laurent Teixeira, responsable du Collectif Séméac qui regroupe les opposants au projet de transformation de l’hôtel, n’est pas contre l’accueil, a-t-il expliqué, «Mais il faut prendre également en compte les citoyens». Hugo Lacoue, buraliste à Séméac et membre du collectif proteste contre l’installation de ce futur centre d’accueil  «dans une zone pavillonnaire». Partout les mêmes récriminations devant le fait accompli. A Séméac les opposants dénoncent «l’opacité» du projet, monté «sans aucune concertation» avec la population locale, et dans «la précipitation», puisque «Rien n’est prévu pour la vie au quotidien des migrants et des habitants de la commune et les structures municipales, comme les cantines et écoles, sont sous-dimensionnées», explique Laurent Texeira.

    Certes le collectif fait bien attention de parler politiquement correct, mais les actes valent plus que des paroles!

    Ce sont 62 établissements de premier prix qui ainsi sont supprimés de l’offre d’hébergement à travers toute la France. Mais le groupe AccorHotels à qui ils appartiennent fait une bonne opération puisqu’il se les fait racheter par la SNI (filiale de la Caisse des Dépôts), qui a trouvé les fonds, peut-être dans la part supprimée des APL aux familles françaises, pour loger les étrangers qui franchissent nos frontières sans y être autorisés.   Cet hôtel Formule 1 d’une capacité d’accueil de 85 personnes selon la Préfecture, situé aux portes de Tarbes, fait partie des structures d’hébergement et d’accueil, gérées par Adoma (ex-Sonacotra de si mauvaise réputation). La remise des clefs doit avoir officiellement lieu le 25 juillet.

    Alors que les Allocations familiales ont été réduites par Hollande, Emmanuel Macron, son digne successeur, réduit les APL (Aides au logement) de 5 euros par mois. Avec la forte augmentation de la CSG au dépend des retraités, ce sont les familles françaises déjà impactées par la crise et le chômage, qui règlent l’addition, pour permettre leur Grand remplacement au profit de l’Oligarchie apatride qui elle n’est pas mise à contribution, et va profiter d’une main d’œuvre bon marché pour s’enrichir toujours plus. Mais il ne fallait pas élire un banquier…

    Emilie Defresne   emiliedefresne@medias-presse.info

    http://www.medias-presse.info/clandestins-a-tarbes-les-riverains-elevent-un-mur-pour-bloquer-un-hotel-destine-aux-clandestins/77558/

  • Un été dangereux pour Macron - Journal du lundi 24 juillet

  • Ne pas baisser la garde, militairement parlant

    Les premières mesures budgétaires de l'ère Macron, survenant au cœur d'un été que l'on espère plus paisible que celui, meurtrier, de l'an dernier, soulèvent évidemment nombre de critiques, et chacun, ou presque, y trouve à redire, de plus ou moins bonne foi selon les cas.

    Pourtant, personne ne nie que la situation financière de notre pays est délicate et qu'une meilleure maîtrise des dépenses s'avère nécessaire pour pouvoir retrouver une certaine crédibilité sur le plan européen, et, plus important, les moyens d'une véritable souveraineté économique, qui n'est pas l'isolement mais la capacité à « être et agir » librement pour l’État politique face aux féodalités de l'Argent, qu'elles prennent les formes de puissances financières légales, de fonds vautours ou de multinationales industrielles ou commerciales. 

    Si nombre de mesures annoncées, pour désagréables qu'elles puissent être à court terme, ne me choquent pas outre mesure (comme le gel du point d'indice pour les fonctionnaires, dont je suis, et le rétablissement du jour de carence), d'autres me paraissent inappropriées et, même, dangereuses. Ainsi la diminution (provisoire ?) du budget de la Défense, celle-là même qui a provoquée la colère, puis la démission du général de Villiers, n'est pas une bonne nouvelle au regard des périls internationaux actuels et du rôle de l'armée française dans la protection du continent européen, rôle et place qui faisaient dire au président de la Commission européenne pour une fois bien inspiré que « l'armée européenne c'est l'armée française », reconnaissant ainsi que, plutôt que de vouloir une hypothétique Défense européenne unifiée, mieux valait reconnaître et renforcer ce qui existait déjà, nationalement, et que c'est bien la France, et elle seule, qui incarnait le mieux cette Défense... Au moment où le monde vit un réarmement général, il ne faut pas baisser la garde, même si la solution n'est pas que militaire mais d'abord politique. En disant cela, je ne suis pas militariste mais prudent, tout simplement : si la confiance entre amis est honorable, elle n'enlève rien à la nécessité de se préserver de ceux qui ne le sont pas, ou qui en sont de « faux »... Et, en diplomatie, l'on sait aussi que, selon la formule du général de Gaulle, « les alliances sont saisonnières » : mieux vaut, donc, se garder soi-même, sans méconnaître les possibles coopérations et, bien sûr, les communautés de combat que les événements obligent parfois. 

    Les 850 millions pris aux armées cette année peuvent avoir, si l'on n'y prend garde, des conséquences fâcheuses sur les terrains, sans doute trop nombreux aujourd'hui, sur lesquels la France est militairement engagée. Et je doute fortement que le rétablissement d'une forme de service militaire (quel qu'en soit le nom), égalitaire de plus, soit une bonne nouvelle pour une armée qui risque bien d'y perdre une partie de son temps et de son énergie, comme si elle n'avait pas assez à faire par ailleurs ! Déjà, l'opération Sentinelle qui a mobilisé et épuisé une partie des troupes pour des activités de surveillance sur un territoire, le nôtre, que nous pensions à l'abri de toute guerre et de tout éclat terroriste, s'est avérée très lourde et peu efficace au regard des moyens engagés, et il me semble que ce n'est pas le rôle de l'armée (hors gendarmerie) d'assurer la sécurité dans nos rues et devant nos lycées, sauf de façon très ponctuelle et limitée dans le temps. 

    Dans les années 30, le royaliste Maurras terminait nombre de ses articles consacrés aux questions européennes et internationales par un « Armons, armons, armons » qui n'a pas été écouté ni entendu, sinon trop tardivement en 1938... La catastrophe passée et l'Allemagne enfin vaincue, il sera facile pour ceux qui n'avaient rien voulu voir venir de dénoncer et condamner Maurras pour des fautes qu'il n'a pu commettre que parce que ses plus rudes avertissements, justifiés comme l'histoire l'a montré, n'avaient pas été pris en compte : c'est Cassandre alors emprisonnée, insultée, condamnée à l'infamie. Mais l'avertissement de Maurras reste toujours actuel, et il faut l'entendre désormais pour ne pas avoir à affronter, peut-être, un prochain « Mai 40 » dont l'histoire nous a appris les funestes conséquences pour le pays comme pour ses habitants, mais aussi pour l'équilibre du monde. 

    La liberté a un coût sans doute élevé, mais il sera toujours plus léger que celui de la servitude...  

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Le FN réaffirme son attachement à la souveraineté nationale

    A l'issue de son séminaire. L'abrogation de l'euro n'est plus un sujet prioritaire et la stratégie d'alliance est désormais officielle :

    "Après un bilan détaillé, de nombreuses propositions ont été émises dans un état d’esprit constructif et suivies de décisions qui seront prochainement communiquées aux adhérents. Une grande consultation sera lancée en septembre, afin de leur soumettre un questionnaire complet, concernant tant le projet que la stratégie et l’organisation.

    Les participants au séminaire ont unanimement réaffirmé leur attachement à la souveraineté de notre nation comme objectif fondamental de notre mouvement politique. Ils rappellent fermement leur opposition à l’Union européenne ainsi que leur volonté de voir émerger une Europe des nations et des coopérations.

    Tenant compte du message envoyé par les Français lors des élections et, notamment, des inquiétudes exprimées par une partie d’entre eux sur la question de l’euro, ils proposeront aux adhérents de nouvelles modalités et un nouveau calendrier, afin de retrouver, de manière successive et sur la durée d’un quinquennat, nos différentes souverainetés, en commençant prioritairement par la souveraineté territoriale et donc la maîtrise de nos frontières migratoires et commerciales. Afin de se donner le temps nécessaire, le recouvrement de la souveraineté monétaire clôturera ce processus.

    Ils ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de rassemblement et la nécessité d’approfondir les relations avec des partenaires potentiels."

    Michel Janva

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