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France et politique française - Page 2928

  • Défense : Des Coupes claires qui ne passent pas [1]

    C’est peu de dire que le coup de rabot de 850 M€ imposé à la Défense, fait grincer des dents dans le milieu de la Défense. & ce jusque dans les rangs du pourtant très présidentiel LREM (La république en marche). Alors simple coup de vent ou début de fronde ? Quelques réactions pour nous éclairer. 1ère Partie.

    | Surprise & Colère !

    « On commence donc aussi la ‘remontée en puissance’ (en fait le sauvetage d’une armée en crise) par une baisse, suivie d’une fausse hausse. Plus 18 milliards d’euros en 8 ans comme annoncé, cela fait, si j’ai bien compté 2,25 milliards de plus par an et non 1,5 (hors OPEX) comme annoncé pour 2018. Par ailleurs annoncer 650 millions alors que la moyenne de coût des OPEX est d’un milliard depuis 27 ans, comment dire ?…Cela signifie en tout cas que si on adosse complètement ce budget aux armée, ce sera une réduction finale d’au moins 350 millions d’euros, plus probablement aux alentours de 500, autrement dit la hausse réelle ne sera que de un milliard, ce qui était autant que je me souvienne, déjà prévu par les ajustements de 2015.Dans le fond comme dans la forme, on est donc très loin du compte. Strictement aucune surprise dans tout cela mais l’absence de surprise n’empêche pas la colère ».
    Michel Goya, sur sa page Facebook.

    | Combat perdu d’avance…

    … Semblait dire notre estimé confrère Vincent Lamigeon, notant, en amont, sur son blog Supersonique, que « Si la ministre veut vraiment tenir cet objectif, le combat contre Bercy s’annonce homérique. Car le chemin le plus direct pour monter aux fameux 2%, selon les calculs d’un récent rapport du Sénat sur le sujet, consiste en une augmentation de 2 milliards d’euros par an du budget de défense, et ceci dès le budget 2018. De quoi donner des boutons aux grands argentiers du ministère du Budget, en pleine recherche de 4 à 5 milliards d’euros pour renter dans l’épure des 3% de déficit maastrichtien. En gros, dans l’idéal, il faudrait que Florence Parly obtienne le dégel immédiat des 2,7 milliards, tue dans l’œuf le projet de coupe claire de 850 millions du budget 2017, et obtienne dans la foulée les deux précieux milliards.

    « Bien sûr, on peut imaginer un rattrapage plus progressif, avec un effort de défense qui s’accélèrerait progressivement jusqu’à 2025. Mais sans geste résolu dès le budget 2018, ce scénario ne serait guère crédible pour des armées déjà bien au-delà de leurs contrats opérationnels. Surtout, les effets d’une cure d’austérité pour la défense seraient rapides, dévastateurs et probablement irréversibles. Les cibles des coupes budgétaires seraient comme d’habitude, les équipements du Programme 146. La DGA, qui doit en général stopper ses paiements aux industriels début octobre faute de moyens suffisants, serait en rupture de paiement dès cet été »1.

    | & Syndrome British Army

    « Les engagements financiers dérivés de l’actualisation de la loi de programmation militaire décidée par François Hollande (3 milliards d’euros liés aux non-suppressions de postes et investissements décidés après les attentats) ne pourraient pas être honorés. Les taux de disponibilité des équipements de l’armée, hélicoptères et blindés en tête, continueraient de se dégrader. Pire, les forces françaises se retrouveraient dans une situation comparable à celle de l’armée britannique après l’Afghanistan, incapable de se régénérer rapidement et donc durablement déclassée »2.
    Vincent Lamigeon, sur son blog Supersonique.

    | Début de fronde au sein de la République en Marche ?

    « Je considère que la proposition du ministère des Finances est inacceptable, carrément inacceptable (…). On ne peut dire d’un côté qu’on doit protéger nos concitoyens en raison aujourd’hui de l’état de la menace et dans le même temps au premier coup de rabot budgétaire se planquer et assumer ce genre de décisions. Moi je ne l’assumerai pas »…

    « Je suis révolté par cette proposition et par le fait que certains au gouvernement ne puissent pas tenir nos engagements (…). Le président de la République a confirmé l’opération Sentinelle sur le territoire national. Il a confirmé au Mali l’engagement de nos troupes au Sahel et au Levant. De deux choses l’une, soit nous garantissons à nos militaires les moyens de leurs missions et auquel cas la proposition de Bercy doit être recalée et je le demande solennellement ce soir (mercredi soir, NdlR) ; soit nous actons le retrait des troupes françaises et auquel cas on doit l’expliquer, l’assumer ».
    Gwendal Rouillard, député la République en Marche (LREM) du Morbihan, sur BFM Business.

    | & Exigences…

    « Nous souhaitons collectivement (Commission de la Défense nationale, NdlR) que les engagements d’Emmanuel Macron soient respectés ces prochaines heures », a souhaité Gwendal Rouillard pour lequel « c’est déjà un début de vérité ». « En tout cas, je considère que la question de la confiance aujourd’hui est posée. (…) Je le dis avec solennité, force et détermination ».
    Gwendal Rouillard, député la République en Marche, sur BFM Business.

    | & État des lieux…

    « 60% des véhicules de l’armée de Terre ne sont pas blindés. Au passage, j’ai une pensée pour les militaires qui sont morts à cause de cette absence de blindage », a par ailleurs expliqué Gwendal Rouillard. Cette décision de Bercy n’a « aucun sens, aucune cohérence ». « Jusqu’à preuve du contraire, j’avais compris que nous nourrissions une belle ambition pour la France, puissance stratégique d’autant que – je reviens à l’essentiel – c’est l’intérêt de notre propre sécurité ».
    Gwendal Rouillard, député la République en Marche, sur BFM Business.

    | Coup de poignard dans le dos.

    « C’est bien d’aller faire des photos au-dessus du Terrible (sous-marin) au bout d’un filin (…) si c’est pour derrière (leur) mettre un coup de poignard dans le dos ».
    Cédric Perrin, vice-président (LR) de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères & de la Défense.

    | Explication de texte.

    Emmanuel Macron « aura l’occasion de s’exprimer sur sa priorité (…) qui est de faire en sorte que le budget des armées pendant cette mandature soit en forte augmentation, parce que c’est nécessaire à sa modernisation (…). Dès 2018 il y aura un effort qui sera fait sur ce budget ». « Ce qu’il fallait pour le ministre du Budget, c’est trouver 4,5 milliards, excusez-moi du peu, d’économies budgétaires. Tous les ministères y contribuent. Et sur certaines lignes du ministère des Armées, il y a la possibilité de décaler non pas des salaires, non pas la sécurité, non pas les militaires eux-mêmes, mais de décaler quelques commandes, sur du gros matériel par exemple, et c’est pour ça que nous avons identifié ces 850 millions ».
    Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.

    | Rappel utile…

    « Je suis contre le fait que les militaires parlent aux journalistes mais le CEMA est légitime à répondre aux députés qui l’auditionnent, et à qui l’État doit rendre des comptes. Sinon on peut supprimer la Commission de la Défense ! » a noté Jean-Christophe Lagarde (UDI), membre de ladite commission.

    « Ça dénote une volonté d’autorité légitime mais il doit faire attention que ça ne devienne pas de l’autoritarisme. Depuis que son pouvoir se met en place, le mot d’ordre le plus courant c’est ‘silence dans les rangs’. On le voit à l’Assemblée : les députés En Marche ont consigne de ne pas parler à la presse, et de ne pas signer un amendement déposé par un autre parti. On voit un système qui se verrouille ».

    | Limites…

    « C’est là où on voit très clairement la limite du raisonnement du gouvernement. D’abord, le ministère des Armées contribue pour 20% des économies, soit la vache à lait le plus productrice de Bercy. Et, enfin, décaler des programmes coûtent en général beaucoup plus cher au final. Étaler le programme de frégates FREMM s’est traduit par un surcoût de 15% ».
    Philippe Plouvier, directeur associé au Boston Consulting Group.

    | Grosse encoche…

    Le président de la République a annoncé « un effort dans le domaine de la Défense » avec une volonté de monter à 2% du PIB en 2025, mais « pour arriver à ces deux milliards de plus par an quand on fait une moyenne, on ne peut pas commencer par une encoche (…) Quand on commence à redescendre d’un escalier c’est beaucoup plus difficile de remonter ensuite les marches (…) Faire une encoche maintenant ne parait pas cohérent avec le fait qu’il faut monter les budgets ».
    Éric Trappier, président du GIFAS & pdg de Dassault Aviation.

    | & Mauvaise surprise…

    « C’est une surprise », a encore expliqué Éric Trappier. « La crainte que l’on peut avoir c’est que cette coupe puisse affecter les équipements, c’est-à-dire soit la recherche et technologie, soit le développement, soit l’acquisition. Ce qui de facto est inquiétant pour la profession », a souligné Éric Trappier. « On peut craindre des décalages de livraisons. On ne peut pas s’arrêter au milieu du gué. On doit avoir des perspectives. Nous industriels, on doit s’engager sur 5, 10, 15, 20, 30, 40 ans et de se dire quand on lance un programme, la France va poursuivre l’effort sur cette période. C’est très important car les coups de manche, ça fatigue le moteur ».
    Éric Trappier, président du GIFAS & pdg de Dassault Aviation.

    [à suivre]

    Jacques Borde

    Notes

    1 Supersonique .

    Supersonique 

    http://www.voxnr.com/11859/defense-des-coupes-claires-qui-ne-passent-pas-1

  • Karl Marx et notre Etat profond français de souche

    Ex: http://www.dedefensa.org

    On se moque de leur Etat profond…

    Voyons l’Etat profond français sur lequel Marx écrit en 1851 :

    1619791887.jpg« On se rend compte que, dans un pays comme la France, où le pouvoir exécutif dispose d’une armée de fonctionnaires de plus d’un demi-million de personnes et tient, par conséquent, constamment sous sa dépendance la plus absolue une quantité énorme d’intérêts et d’existences, où l’État enserre contrôle, réglemente, surveille et tient en tutelle la société civile, depuis ses manifestations d’existence les plus vastes jusqu’à ses mouvements les plus infimes, de ses modes d’existence les plus généraux jusqu’à la vie privée des individus, où ce corps parasite, grâce à la centralisation la plus extraordinaire, acquiert une omniprésence, une omniscience une plus rapide capacité de mouvement et un ressort, qui n’ont d’analogues que l’état de dépendance absolue, la difformité incohérente du corps social, on comprend donc que, dans un tel pays, l’Assemblée nationale, en perdant le droit de disposer des postes ministériels, perdait également toute influence réelle, si elle ne simplifiait pas en même temps l’administration de l’État, ne réduisait pas le plus possible l’armée des fonctionnaires et ne permettait pas, enfin, à la société civile et à l’opinion publique, de créer leurs propres organes, indépendants du pouvoir. Mais l’intérêt matériel de la bourgeoisie française est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée. C’est là qu’elle case sa population superflue et complète sous forme d’appointements ce qu’elle ne peut encaisser sous forme de profits, d’intérêts, de rentes et d’honoraires…

    La bohême à la française :

    A côté de « roués » ruinés, aux moyens d’existence douteux, et d’origine également douteuse, d’aventuriers et de déchets corrompus de la bourgeoisie, des forçats sortis du bagne, des galériens en rupture de ban, des filous, des charlatans, des lazzaroni, des pickpockets, des escamoteurs, des joueurs, des souteneurs, des tenanciers de maisons publiques, des porte-faix, des écrivassiers, des joueurs d’orgues, des chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, bref, toute cette masse confuse, décomposée, flottante, que les Français appellent la « bohème ». C’est avec ces éléments qui lui étaient proches que Bonaparte constitua le corps de la société du 10 Décembre.

    Ce pouvoir exécutif, avec son immense organisation bureaucratique et militaire, avec son mécanisme étatique complexe et artificiel, son armée de fonctionnaires d’un demi-million d’hommes et son autre armée de cinq cent mille soldats, effroyable corps parasite, qui recouvre comme d’une membrane le corps de la société française et en bouche tous les pores, se constitua à l’époque de la monarchie absolue, au déclin de la féodalité, qu’il aida à renverser. »

    L’extrait préféré de Guy Debord :

    « Chaque intérêt commun fut immédiatement détaché de la société, opposé à elle à titre d’intérêt supérieur, général, enlevé à l’initiative des membres de la société, transformé en objet de l’activité gouvernementale, depuis le pont, la maison d’école et la propriété communale du plus petit hameau jusqu’aux chemins de fer, aux biens nationaux et aux universités. La république parlementaire, enfin, se vit contrainte, dans sa lutte contre la révolution, de renforcer par ses mesures de répression les moyens d’action et la centralisation du pouvoir gouvernemental. Toutes les révolutions politiques n’ont fait que perfectionner cette machine, au lieu de la briser. Les partis qui luttèrent à tour de rôle pour le pouvoir considérèrent la conquête de cet immense édifice d’État comme la principale proie du vainqueur. »

    Fiscalité et fonctionnarisme (57% de prélèvement en 2017) :

    « La machine d’État s’est si bien renforcée en face de la société bourgeoise qu’il lui suffit d’avoir à sa tête le chef de la société du 10 Décembre, chevalier de fortune venu de l’étranger, élevé sur le pavois par une soldatesque ivre, achetée avec de l’eau-de-vie et du saucisson, et à laquelle il lui faut constamment en jeter à nouveau. C’est ce qui explique le morne désespoir, l’effroyable sentiment de découragement et d’humiliation qui oppresse la poitrine de la France et entrave sa respiration. Elle se sent comme déshonorée… »

    Plus loin :

    « L’impôt est la source de vie de la bureaucratie, de l’armée, de l’Église et de la cour, bref de tout l’appareil du pouvoir exécutif. Gouvernement fort et lourds impôts sont deux termes synonymes. La propriété parcellaire, par sa nature même, sert de base à une bureaucratie toute-puissante et innombrable. Elle sur toute la surface du pays l’égalité de niveau des rapports et des personnes et, par conséquent, la possibilité pour un pouvoir central d’exercer la même action sur tous les points de cette même masse. Elle anéantit les couches aristocratiques intermédiaires, placées entre la masse du peuple et ce pouvoir central. Elle provoque, par conséquent, de toutes parts, l’intervention directe de ce pouvoir, et l’ingérence de ses organes directs. Elle crée enfin une surpopulation sans travail qui, ne trouvant pace ni à la campagne ni dans les villes, recherche, par conséquent, les postes de fonctionnaires comme une sorte d’aumône respectable, et en provoque la création. »

    Un idéal national :

    « Une énorme bureaucratie chamarrée de galons et bien nourrie, voilà l’idée napoléonienne qui sourit le plus au second Bonaparte. Comment ne lui plairait-elle pas, à lui qui se voit contraint de créer, à côté des véritables classes de la société, une caste artificielle, pour laquelle le maintien de son régime devient une question de couteau et de fourchette ? Aussi, l’une de ses dernières opérations fut-elle le relèvement des appointements des fonctionnaires à leur ancien taux et la création de nouvelles sinécures ».

    L’armée en 1870 :

    « L’armée elle-même n’est plus la fleur de la jeunesse paysanne, c’est la fleur de marais du sous-prolétariat rural. Elle se compose en grande partie de remplaçants, de succédanés, de même que le second Bonaparte n’est que le remplaçant, le succédané de Napoléon. Ses exploits consistent maintenant en chasses à courre et en battues contre les paysans, en un service de gendarmerie, et lorsque les contradictions internes de son système pousseront le chef de la société du 10 Décembre hors des frontières françaises, elle récoltera, après quelques actes de banditisme, non des lauriers, mais des coups. »

    Bonne chance à ceux qui prétendraient mettre cette chaumière en ordre.

    Sources

    Bonnal - Chroniques sur la fin de l’histoire ; pourquoi les Français sont morts

    Marx - Le dix-huit Brumaire

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/07/09/karl-marx-et-notre-etat-profond-francais-de-souche.html

  • « Familles, je vous hais » : la nouvelle devise d’Emmanuel Macron ?

    Montesquieu a fort bien montré comment la démagogie corrompt la démocratie, au risque de la transformer en despotisme. La campagne présidentielle nous en a rappelé la triste réalité. À peine élu, le Président Emmanuel Macron oublie une partie de ses promesses électorales, notamment en matière de politique familiale.

    Dans le domaine sociétal, d’abord. S’il s’est engagé à ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, il assure refuser la GPA. Il annonce même que la France participera à une initiative internationale pour lutter contre les trafics et la marchandisation des femmes.

    Paradoxe ou mensonge ? Il est évident que la généralisation de la PMA entraînera, à terme, l’acceptation de la GPA, au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes : quand l’opinion sera prête, le pas sera franchi. Du reste, Emmanuel Macron souhaite que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état civil français, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, dans la ligne de Christiane Taubira.

    Façon hypocrite de légaliser la GPA à l’étranger pour les couples qui en ont les moyens !

    C’est vrai, également, dans le domaine financier. En avril 2017, le candidat prétendait vouloir augmenter le quotient familial, par deux fois diminué lors du quinquennat de François Hollande. À condition, cependant, que « les finances publiques le permettent » : si l’ancien ministre de l’Économie ne savait pas que ce ne serait pas le cas, c’est qu’il était bien mauvais !

    Il déclarait aussi, en avril 2017, que « la force de la France, c’est sa vitalité démographique ». Selon l’INSEE, en 2015, les naissances ont considérablement baissé. Mais rien n’est fait pour y remédier – à moins qu’il ne compte sur les familles d’immigrés pour combler le déficit ?

    Il considérait que c’est un élément de justice d’accompagner les familles, mais ses premières mesures vont dans un sens contraire. Qui sera lésé prioritairement par la baisse uniforme des aides au logement, dès le 1er octobre ? Les familles nombreuses, qui ont plusieurs enfants effectuant des études après le baccalauréat. Pour renflouer les caisses de l’État, on vide les poches des familles : il est facile de faire des économies avec l’argent des autres !

    Les grands-parents auront de moins en moins la capacité d’aider leurs petits-enfants. Ils avaient déjà subi une substantielle hausse d’impôt, avec la fiscalisation de la majoration de retraite pour trois enfants ou plus. Dès 2018, ils seront encore ponctionnés par l’augmentation de la CSG, sans aucune compensation, puisqu’ils ne sont pas salariés et ne bénéficieront pas, pour la plupart, de la suppression de la taxe d’habitation – au demeurant retardée.

    De même, en supprimant partiellement l’ISF pour orienter l’épargne vers l’investissement productif, Emmanuel Macron fera un cadeau aux patrimoines les plus élevés et taxera les familles qui cherchent à conserver, pour leurs enfants, un bien immobilier. Sa politique vise les classes moyennes plus que les actionnaires du CAC 40.

    La République crée ainsi de nouveaux privilèges : les privilèges de l’argent. Dans ces conditions, il y aurait quelque indécence à donner un statut officiel et un budget à celle qui n’est que le conjoint du chef de l’État. À quand une nouvelle nuit du 4 août ?

    http://www.bvoltaire.fr/familles-hais-nouvelle-devise-demmanuel-macron/

  • Le potentiel électoral du FN se situe clairement à droite de l’échiquier

    Dans sa contribution accessible en ligne, Nicolas Bay conteste la stratégie de Florian Philippot. Extraits :

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.03.05

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.05.15Il rappelle notamment que la souveraineté n'est pas un absolu, mais un outil pour défendre ce qui est essentiel : l'identité.

    Enfin, il n'oublie pas la famille :

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.08.53Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La popularité d'Emmanuel Macron chute fortement en juillet ... C'était à prévoir

    L'état de grâce est bref sous une république postmoderne. Le « dégagisme » est sympathique mais il est cruel : il s'applique à tout le monde. Au « chef » le beau premier. C'est ainsi que les Français ont consenti aucoup de force d'Emmanuel Macron. Ce qui n'emporte pas leur adhésion ; encore moins leur constance. Le jeune président pourrait bien faire l'expérience en sa personne de cette « incomplétude » de notre démocratie qu'il avait lui-même signalée. La légitimité a d'autres sources qu'un coup de force rondement mené.  LFAR   

    Le commentaire de BFM TV

    La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits soit dix points de moins qu'en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD).

    Celui qui semblait, à en croire certains, marcher sur l’eau pendant une médiatique séquence internationale et régalienne, est aujourd’hui en brutale perte de vitesse.

    Les causes

    Volte-face sur la fiscalité, tentatives de juguler l’exaspération des communes, inquiétude du milieu des affaires, premiers remous autour de la réforme du code du travail, et, dernière complication en date, la démission du chef d’état-major Pierre de Villiers à la suite de l’annonce de 850 millions d’euros d’économies sur le budget des armées.

    Lire aussi dans Lafautearousseau ... 

    Un mauvais coup porté à la France  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Marine Le Pen devrait arrêter sa pantomime de refondation du Parti !

    1737457534.2.jpgMarc Rousset

    La preuve vient d’être faite que non seulement Marine Le Pen a atteint son niveau d’incompétence, mais qu’en plus elle s’accroche au pouvoir avec Florian Philippot. MLP, suite à son échec, devrait pourtant en tirer les conclusions, comme le lui recommande son père et se retirer afin d’assurer un véritable renouveau du Front National.

    Tout doit changer pour que rien ne change au FN, pour que les deux seuls responsables de l’échec du FN, à savoir MLP et Philippot ne soient pas sanctionnés. Leur gigantesque opération de mystification et de renouvellement du FN, avec les réunions entre copains à huis clos et les questionnaires aux adhérents pour détourner l’attention sur leur propre responsabilité de l’échec, ne trompent personne. On sent très bien que la petite équipe de courtisans du séminaire de refondation ne veut surtout pas s’entre-déchirer et tuer la poule aux œufs d’or, par crainte de perdre ses avantages matériels et honorifiques.

    La preuve vient de nous être donnée avec la pantalonnade de la dernière décision du séminaire des principaux responsables. A se tordre de rire : « Le cap de la sortie de l’euro est maintenu, mais à l’issue d’un éventuel quinquennat frontiste ». C’est à la fois du grand art et du délire comme programme politique pour des patriotes de conviction capables de trancher dans le vif. MLP qui se moquait des « magouilles », de la langue de bois de l’UMPS fait maintenant encore mieux au FNPS !

    De toute façon, les militants du FN n’ont pas de soucis à se faire quant à cette décision : tant que MLP et Philippot resteront à la tête du FN, il n’y aura jamais un quinquennat frontiste. MLP n’a aucune chance ! Les Français n’en veulent pas, encore moins que Sarkozy ! La Vérité, c’est que MLP ne veut pas reconnaître ses insuffisances et Philippot son erreur de stratégie, qu’il n’a pas sa place au FN, qu’il n’aurait jamais dû être membre du FN !

    Le pot aux roses et le summum du délire, c’est lorsque Philippot, pour nous rassurer, fait savoir aux médias « qu’il n’y a pas de règlements de comptes au FN, que l’ambiance était très positive et très constructive ». Tout va très bien, Madame la Marquise, passez votre chemin braves gens, il n’y a rien à voir. On ne sait même plus devant de tels propos s’il faut en rire ou en pleurer …

    Les adhérents n’ont plus en fait qu’une solution : voter non pour le renouvellement du mandat de MLP à la tête du FN et si, suite à ses manœuvres internes avec Philippot, elle réussit à garder malgré tout une faible majorité, il ne restera plus alors qu’une seule issue pour les adhérents et les militants : quitter en masse le FN afin de le vider de sa substance, aller voir ailleurs ce qui se passe sous d’autres cieux.

    Un nouveau parti pour succéder au FN devrait être créé afin de prendre la relève du FN. Pierre de Villiers devrait fonder ce nouveau parti et vite ! Le FN s’effondrera alors de lui-même à une vitesse accélérée comme un château de cartes et MLP avec…

    Que le FN change de nom ou pas ne changera rien à l’affaire qui est déjà dans le sac ! Le FN, avec MLP et Philippot, aucun avenir ! Il est d’ores et déjà possible d’affirmer que le FN aura connu, avec ces deux  chefs, le sort du MSI italien, MLP ayant joué avec son gourou, Philippot le rôle de Gianfranco Fini !

    3088782875.jpgLire sur le MSI :

    Le commander cliquez ici

    • Marc Rousset est l’auteur de ” Adieu l’argent roi , Place aux héros européens ! Critique de la civilisation de l’argent. Apologie de l’héroïsme”, éd. Godefroy de Bouillon, Sept. 2016, 490 pages, 37 €

  • Coup de gueule contre les députés LREM (APL) CDG#4

  • En rouge et noir : un roman sur la location d'utérus

    6a00d83451619c69e201b8d298dded970c-250wi.jpgAude Mirkovic vient de publier un roman qui traite de la GPA :

    "Carole Pastorel, jeune avocate, souhaite porter plainte contre des sociétés américaines qui démarchent en France les clients potentiels en vue de réaliser des gestations pour autrui aux Etats-Unis. Elle sollicite l’aide de Jane Fontenay, maitre de conférences en droit privé, rencontrée à un colloque.

    Les deux deviennent rapidement amies et affrontent ensemble l’enquête sur les activités des sociétés américaines, les méandres de la procédure et la réticence du parquet à poursuivre des faits pourtant avérés.

    Elles découvrent encore l’hostilité de leurs mondes professionnels et une notoriété soudaine qui les propulse sur le devant de la scène où elles doivent affronter les débats d’idées dans des contextes souvent hostiles.

    Elles puisent dans leur amitié et la certitude d’agir pour un enjeu qui les dépasse l’humour et la détermination nécessaires pour aller jusqu’au bout."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Il faut fermer 450 mosquées radicales en France »

    mosquee-france-islam-1200x728.jpg

    Kaoutar Seghrouchni Idrissi. Dans votre livre Mosquées Radicales (éditions Dominique Morin, 2017), vous recensez les principales mosquées radicales sur le territoire français. Vous relevez, derrière le qualificatif de « radicalité », plusieurs tendances des mosquées dont certaines sont connues (fréristes, salafistes, saoudiennes) tandis que d’autres le sont moins (malikites, turques). A quoi ressemblent ces différentes mouvances ?

    Joachim Véliocas 1. Les Turcs sont nationalistes et communautaristes et le public qui fréquente leurs mosquées est homogène. C’est leur différence majeure avec les autres. Les Frères musulmans, les tablighis et les salafistes sont transnationaux. Les salafistes puisent leur idéologie dans des universités islamiques saoudiennes comme Médine et Riad, mais les fidèles sont de toutes les nationalités. D’ailleurs, on a vu des mosquées marocaines basculer dans l’escarcelle des salafistes, résultat de l’entrisme pratiqué par ces derniers. Les tablighis, eux aussi très inclusifs, sont en progression et contrôlent 147 mosquées. Contre 120 pour les salafistes et 200 pour les Frères musulmans de l’UOIF. A titre de comparaison, la Mosquée de Paris contrôle, elle, 700 mosquées.

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