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France et politique française - Page 3562

  • Libye : la France est de nouveau sur le sentier de la guerre

    La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

    La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes.Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber  : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération...Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

    Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit  : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye  ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. » [....]

    La suite sur Secret Défense

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Libye-la-France-est-de-nouveau-sur

  • Nantes : ouverture d’un local antimondialiste !

    Le mouvement nationaliste Renouveau français annonce l’ouverture d’un local dans le centre-ville de Nantes :

    « Disposant d’une bonne surface, le « Centre Cadoudal » a déjà commencé à fonctionner et proposera : conférences politiques ou culturelles, réunions de travail, soirées de camaraderie, hébergement de militants…

    Pour contacter le RF Nantes, utilisez le formulaire disponible ici. »

    cadoudal

    http://www.contre-info.com/

  • Alain de Benoist sur les islamistes : « Nous cherchons les moyens d’exister ; eux, des raisons de vivre et de mourir »

    Comment une société vide de sens et de transcendance peut-elle prétendre apporter des réponses aux islamistes radicalisés, s’interroge Alain de Benoist

    Le gouvernement annonce la création d’un premier centre de « déradicalisation » destiné à nos jeunes musulmans. Vous y croyez ?
    Déjà, je n’aime pas beaucoup le terme, car la radicalité est tout autre chose que l’extrémisme. Mais passons. Que faut-il entendre par « déradicalisation » ? Qu’on va prendre en main de jeunes djihadistes pour essayer de leur faire comprendre qu’on leur a lavé le cerveau et que ce n’est vraiment pas bien de vouloir tuer tout le monde ? Pourquoi pas, puisque dans certains pays cela a donné quelques résultats.

    Mais il est clair qu’on n’y parviendra pas avec un programme unique, tant les parcours des uns et des autres ont pu être différents, tant la palette de leurs motivations est variée. Quoi de commun entre le salafiste « quiétiste » passé au djihadisme pour des raisons de frustration et de déclassement social – voyez le beau film de Nabil Ayouch Les chevaux de Dieu (2012) – et le petit bandit de droit commun « converti » dans l’incubateur carcéral, qui a décidé de partir en Syrie sans pour autant renoncer à son goût pour les discothèques, les belles voitures, la vie facile et le whisky ? Entre le jeune sociopathe ravi de trouver une légitimation « sacrée » à ses instincts de destruction et celui qui, pareillement dépourvu de toute formation théologique, rêve seulement d’une aventure guerrière qui le fera passer à la télévision ?

    Les termes employés pour présenter ce projet sont à eux seuls révélateurs. Il n’y est question que de la tarte à la crème des « valeurs républicaines » et de l’urgence de créer des « lieux de recherche et d’accompagnement ». Bref, des lieux pour se « reconstruire », grâce à des « cellules psychologiques » qui sauront mettre le « dialogue citoyen » au service de la normalisation. Faudra-t-il pour cela faire intervenir des psychologues ou des théologiens, des assistantes sociales ou des spécialistes du crime organisé ? Le fond du problème, de toute façon, est ailleurs.

    Et quel est le fond du problème ?
    Le fond du problème, c’est qu’une société qui n’est porteuse d’aucun modèle attractif, d’aucune puissante conviction, d’aucun projet collectif, d’aucun idéal est très mal armée pour ramener dans le droit chemin des individus qui se réclament d’un idéal, fût-il criminel et dévoyé. Qu’une société qui ne donne que des moyens d’exister est très mal armée face à ceux qui cherchent des raisons de vivre, lesquelles ne font qu’un à leurs yeux avec des raisons de mourir.
    Tel est le véritable contraste.
    Aux « fous de Dieu » qu’on veut sauver d’eux-mêmes, qu’avons-nous à proposer en matière de « réinsertion » ? De devenir d’honnêtes vigiles ou de gentils livreurs de pizza qui regarderont docilement « Les Jeux de 20 heures » à la télévision ? Et qu’espère-t-on obtenir avec des « modules de citoyenneté » qui font rire tout le monde, assortis d’invocation rituelles à une « laïcité » qui se borne à interdire les crèches de Noël pour rendre invisible dans la sphère publique ce qu’elle ne tolère, provisoirement, que dans la sphère privée ?

    Certaines des réactions, proprement infantiles, aux attentats du 13 novembre ont été très justement stigmatisées sur le site du Point par Gabriel Matzneff, dans un article (« Trois petits cochons ») qui a fait quelque bruit.
    Il visait ceux qui s’imaginent que la meilleure réponse à apporter aux terroristes islamistes est de continuer à s’amuser comme de si rien n’était. « Le manque de spiritualité, de courage et de profondeur de cette prétendue “génération Bataclan” me fait horreur », écrivait-il, ajoutant que dans la cour des Invalides, haut lieu de l’Histoire de France, ce ne sont pas des chansons de variétés qu’on aurait dû entendre, mais bien plutôt les accents solennels du Dies irae.

    L’État libéral se fait gloire de sa neutralité en matière de « vie bonne », et la société postmoderne n’a pour mots d’ordre que rigoler et consommer, gagner du fric et partir en vacances sans « se prendre la tête ». Tant qu’au don de soi, on n’aura à opposer que le souci de soi, tant qu’au sacrifice et à la volonté de se battre, on n’aura à opposer que le confort et le calcul de son meilleur intérêt, il ne faut pas s’étonner que certains tentent de donner un sens à leur vie en s’engageant dans les plus folles aventures.

    À sa façon, c’est aussi ce que Christophe Geffroy, directeur de la revue catholique La Nef, dit dans le dernier numéro de cette publication : « Quel est le mode de vie que nous voulons défendre ? Celui consumériste, matérialiste, hédoniste, qui mène droit au nihilisme et qui n’a rien à offrir d’exaltant et d’alternatif aux futurs djihadistes de nos territoires […] Il y a comme une incohérence chez certains chrétiens à prétendre préserver notre mode de vie quand c’est justement ce que les papes nous exhortent à remettre en cause. »

    Quel rôle donner alors à la religion ?
    Régis Debray observait récemment que « ce sont bien des croyants qui, en Syrie, combattent résolument Daech sur le terrain, les Kurdes au nom d’une mystique nationale, les combattants du Hezbollah et les forces spéciales iraniennes au nom d’une mystique chiite ». Mais il disait aussi que deux catégories d’êtres humains menacent le monde actuel : ceux qui ont trop de religion et ceux qui n’en ont pas assez.
    La « religion » est évidemment à prendre au sens large : croyances, convictions fortes, philosophie de l’existence, conception du monde. Mais l’image est juste : le trop vide attire irrésistiblement le trop-plein. Comment une société qui ne veut plus affirmer son identité ni savoir d’où elle vient, qui interdit la valorisation de son histoire nationale, mais s’épuise en repentances et autoflagellations historiques, pourrait-elle susciter un désir d’aimer la France chez ceux qui la haïssent ?
    Normalement, ce serait le rôle de l’école de s’y employer, mais c’est impossible puisque le « roman national » y est désormais proscrit.

    http://fr.novopress.info/

  • Les électeurs du FN seraient déjà 9 millions

    Nous avons tous lu dans la presse que lors des dernières élections régionales, le Front national avait totalisé 6,82 millions de voix au second tour, un score non seulement supérieur à celui obtenu au premier tour (6,01 millions de suffrages) mais aussi supérieur à son record du premier tour de la présidentielle de 2012 (6,42 millions). Nous en avons conclu un peu hâtivement qu’un peu plus de huit cent mille abstentionnistes du premier tour s’étaient déplacés pour voter en faveur de la liste du Front national au second. Eh bien, cette déduction est mathématiquement fausse. Le bon calcul devrait prendre en compte aussi les électeurs (du FN) qui avaient voté lors du premier tour et se sont abstenus ou bien ont voté pour une autre liste, le dimanche suivant. Or, cette information, par définition, est inconnue.
    Trois mathématiciens français de l’université de Harvard ont voulu en savoir plus. À l’aide d’ordinateurs puissants, ils ont exploité l’immense base de données que constitue le décompte des voix au premier et au second tour, commune par commune, sur un modèle statistique complexe dans lequel il est question de statistique bayésienne, de simulation Monte-Carlo et de chaîne de Markov – les statisticiens comprendront. Leur conclusion, vous allez le voir, est particulièrement intéressante :
    1) Le 6 décembre 2015, un peu plus d’un électeur sur deux s’est abstenu lors du premier tour des élections régionales. Le 13 décembre, au second tour, 55 % de ces abstentionnistes du premier tour se sont abstenus une seconde fois 1. Les 45 % restants se sont répartis de la manière suivante : 11 % auraient voté pour le FN, 15 % pour la gauche et 19 % pour la droite. Premier enseignement, donc : l’abstention du premier tour est loin d’être un réservoir de votes pour les seuls partis dits républicains.
    2) 2,12 millions d’électeurs frontistes du premier tour ont préféré s’abstenir ou, plus vraisemblablement, voter pour la droite au second tour. Voilà le chiffre qui nous manquait : c’est le fameux vote utile particulièrement visible dans les six régions sur douze où le FN n’avait aucune chance de l’emporter au vu des résultats du premier tour. Deuxième enseignement, donc, qui rejoint mon précédent billet : il faudra tenir compte de l’impact du vote utile au cas où les candidats de gauche et de droite seraient donnés au coude-à-coude dans les sondages avant le premier tour de la présidentielle.
    3) 2,92 millions d’électeurs qui n’avaient pas voté pour le Front national au premier tour (essentiellement des abstentionnistes, mais aussi des électeurs de droite, notamment en région Midi-Pyrénées-Languedoc) ont voté pour le Front national au second tour.
    Au total, donc, ce sont 8,93 millions d’électeurs (6,01 plus 2,92) qui ont apporté leur suffrage aux listes du Front national, soit au premier tour, soit au second. Un chiffre qui ne devrait pas nous surprendre : il correspond ni plus ni moins aux estimations actuelles des sondeurs en vue du premier tour de la présidentielle (27 % des 44,6 millions d’inscrits avec un taux de participation de 75 %). Un chiffre largement suffisant pour être présent au second tour mais, n’en déplaise à certains lecteurs de Boulevard Voltaire, encore très loin des 18 millions de voix nécessaires pour l’emporter.

    Christophe Servan

    Note : 

    1 Pour retomber sur le chiffre de participation au second tour, il faut tenir compte des abstentionnistes du second tour qui avaient voté au premier, particulièrement nombreux en PACA. 

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVpZZZpkyPqlTymCV.shtml

  • Et si on parlait de la déclaration de patrimoine de François Hollande ?

    Le 15 mars 2012, François Hollande, comme tous les autres candidats à la présidence de la République, a dû produire une déclaration de patrimoine. Un document que chaque citoyen peut consulter sur le site Legifrance.gouv.fr
    Que dit cette déclaration ?
    Qu’au 31 décembre 2011, François Hollande possédait un patrimoine immobilier net de 970.000 euros et un patrimoine hors immobilier net de « moins 30.000 euros ».
    En résumé, François Hollande ne possédait en entrant à l’Élysée strictement rien, hormis ses biens immobiliers et même, techniquement, il était à découvert. De plus, compte tenu de leur prix d’acquisition, le plus gros de sa fortune était le résultat de la plus-value accumulée. Ceci signifie qu’à l’âge de 57 ans (il est né en 1954), tout au long de ses trente années passées à fréquenter les cabinets ministériels et les couloirs de l’Assemblée, François Hollande n’était parvenu à se constituer, en monnaie constante, quasiment aucune épargne.

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  • En France, personne n’a d’armes, sauf les méchants

    Lu dans Minute :

    Lundi 14 décembre, « Le Petit Journal », Canal +

    Certes, Donald Trump, candidat aux primaires républicaines aux États-Unis, paraît un peu “exotique” à nos yeux d’Européens, mais sa défense du droit à porter une arme ne manque pas d’une certaine logique : « La France a les lois les plus strictes en matière de contrôle des armes. Personne n’a d’armes, sauf les méchants. Donc, ils arrivent avec l’armurerie la pire et la plus lourde qui existe et ils disent : pan ! Ici boum... Pan ! Là boum...» Parfaitement. Comme quoi il y a des Américains qui connaissent bien la France...

    Michel Janva

  • Déchéance de nationalité, Hollande se dégonfle

    (Présent 8509)

    Il l’avait annoncé très sérieusement en novembre, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, faisant frémir au passage les journalistes des gros médias qui, tous, s’étonnaient de la « très grande fermeté » et de la « détermination » affichées par le Président contre l’islamo-terrorisme. Une « fermeté » et une « détermination » qui n’auront duré que le temps d’un suffrage : un mois après et les régionales passées, le projet d’inscrire la déchéance de nationalité française dans la Constitution a été enterré mardi matin par le Conseil des ministres.
    8509P1.jpgFronde à gauche

    Souvenez-vous, c’était le 16 novembre dernier, au lendemain des terribles attentats qui venaient de frapper la France. Devant des parlementaires stupéfaits réunis à Versailles, François Hollande annonçait officiellement son intention de modifier la loi afin qu’elle permette dorénavant de retirer la nationalité française aux binationaux nés Français, en plus des binationaux naturalisés.
    Ainsi, lançait-il solennellement, « Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, je dis bien même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »
    Une mesure principalement défendue par le Front national ainsi qu’une partie de la droite LR et qui faisait grincer bien des dents à gauche. À commencer par celles du Premier ministre lui-même, qui confiait encore récemment aux journalistes que « la déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme » et que « l’on a pris [cette mesure] parce que c’était une proposition de la droite ». Il faut dire qu’il y a un mois, les élections régionales n’avaient pas encore eu lieu, et l’on annonçait alors une cuisante défaite pour les socialistes…

    « Une cynique annonce de campagne »

    Au final, la réforme constitutionnelle devrait donc se limiter à constitutionnaliser l’état d’urgence. Une reculade de plus, aujourd’hui saluée par nombre de parlementaires de gauche, qui menaçaient de mettre en difficulté le projet de loi constitutionnel si le gouvernement ne renonçait pas à la déchéance de nationalité. Ainsi Benoît Hamon, qui avait alerté il y a une quinzaine de jours le secrétaire général de la présidence d’une fronde au sein du PS, se félicitait-il mardi que l’Élysée ait « pris conscience du schisme que cela créerait non seulement au sein du PS, mais dans la gauche tout entière ».
    Une « nouvelle pantalonnade », vivement dénoncée par le Front national, qui a d’ores et déjà annoncé que, si la déchéance de nationalité ne figurait plus dans le projet de loi du gouvernement destiné à réformer la Constitution, ses élus voteraient contre. « Nous avions encore raison, expliquait en effet lundi Marine Le Pen, ils ne feront rien de durable et de construit contre le fondamentalisme islamiste. Il s’agissait d’une cynique annonce de campagne. »

    Franck Delétraz

    http://fr.novopress.info/

  • La novlangue : la langue de l’oligarchie et notamment des médias (Troisième épisode : la novlangue et ses limites)

    Les limites de la novlangue.

    Voici la troisième partie de la conférence sur la novlangue prononcée par Michel Geoffroy au Carrefour de l’Horloge, le 10 décembre dernier. L’auteur souligne ici les limites atteintes par ce procédé totalitaire.
    Polémia.

    Malgré toutes ses ruses et tous ses puissants moyens, la novlangue commence à atteindre aujourd’hui, comme la désinformation médiatique, ses limites.

    • Le divorce croissant entre la réalité et la langue

    Sa dynamique, comme le marxisme dans l’ex-URSS, est institutionnelle : elle est la langue du Pouvoir et des institutions sur lesquelles il repose, mais elle n’est plus que la langue du Pouvoir. Et elle est de plus en plus perçue comme telle.

    Comme en URSS, le divorce entre la réalité et le discours politiquement correct est profond, ce qui mine la crédibilité de la novlangue. On le voit par exemple s’agissant des réalités de l’immigration et du djihadisme : les sondages montrent que l’opinion n’est pas du tout politiquement correcte (notamment refus d’accueillir de nouveaux immigrés, défiance vis-à-vis de l’islam, demande d’une justice plus répressive vis-à-vis des délinquants, etc.). Et tout le monde sait désormais décoder le discours novlangue : on sait que les djihadistes ne sont pas vraiment « belges » ou « français » mais qu’ils ont surtout d’autres caractéristiques que le Système s’efforce de nous cacher.

    Comme en URSS, c’est l’intérêt (de carrière) et la répression (judiciaire ou professionnelle : cf. la mise à pied de Ph. Verdier, Monsieur Météo de France 2) qui assurent la survie de la novlangue et du politiquement correct – c’est-à-dire la contrainte, et de moins en moins l’adhésion.

    Bien sûr aussi, l’expression novlangue du politiquement correct dispose des puissants médias de propagande et du levier publicitaire qui permet de mettre au pas les médias alors que la dissidence ne dispose que d’Internet (Internet qui est, comme par hasard, la cible de l’oligarchie au prétexte de lutte contre le terrorisme).

    Il ne faut pas oublier non plus que le politiquement correct ne se réduit pas à la novlangue médiatique : il utilise de nombreux autres canaux, notamment la publicité (ex : la tendance actuelle des publicités à mettre en scène des « familles » et des couples métissés), le cinéma (notamment les blockbusters américains ; voir aussi qui est identifié aux « bons » et aux « méchants » ; le cinéma holywoodien a contribué à la promotion de l’homosexualité), sans parler de l’Education nationale (théorie du genre, déconstruction de l’histoire nationale et éducation « antiraciste »).

    Le conformisme idéologique se décline enfin sur différents registres et pas seulement médiatiques : il y a du politiquement et de l’idéologiquement correct, mais il y a aussi de l’historiquement correct, du culturellement correct, du scientifiquement correct, du climatiquement correct, du pédagogiquement correct ou du sexuellement correct !
    Il ne faut donc pas croire que la lutte du faible au fort sera facile.

    • La parole dissidente commence à se libérer

    Néanmoins, comme les faits sont plus forts que l’idéologie et que de plus en plus de monde souffre des conséquences de la mise en œuvre de l’idéologie libérale/libertaire/cosmopolite, la parole dissidente commence à se libérer et donc à contredire le politiquement correct officiel, par exemple sur la question du Grand Remplacement ou de la défense de la famille. C’était d’ailleurs le thème de la première Journée de la dissidence organisée par la Fondation Polémia le 21 novembre dernier.

    En outre il est possible d’engager un combat contre la novlangue politiquement correcte du Système, avec quelques chances de réussite. C’est ce qui se passe aujourd’hui.

    D’ailleurs la première réussite des actions entreprises tient déjà au fait que le concept de novlangue et de politiquement correct soit entré dans le langage politique courant (et qu’il ait remplacé les termes de langue de bois ou de langue de coton [F.B. Huyghe*]). C’est un succès car la force de la novlangue était d’avancer masquée en se présentant sous couvert d’information (info) et d’objectivité. Le fait que l’on ait conscience que cette langue soit idéologiquement biaisée et militante diminue fortement son efficacité.

    Il est donc possible d’agir efficacement contre l’expression novlangue du politiquement correct :

    1 -La première chose à faire est de dénoncer la novlangue pour ce qu’elle est: une idéologie militante qui cherche à nous cacher la réalité des choses. Et de montrer par conséquent que les journalistes sont des partisans au service des puissances financières qui dirigent les médias occidentaux (et qui ont pris le pas sur les politiques qui ont abdiqué la souveraineté).

    C’est ce que fait la Fondation Polémia avec la cérémonie des Bobards d’Or qui permet de couronner les journalistes auteurs de la plus belle désinformation ou de la plus remarquable censure.

    Il est intéressant de noter d’ailleurs que les politiques dissidents n’hésitent plus à attaquer frontalement la classe médiatique (qui ne leur fait aucun cadeau de toute façon), ce qui contribue à affaiblir sa posture accusatoire et dogmatique. Ex. : la charge de N. Dupont-Aignan sur les rémunérations des journalistes au Grand Journal de Canal+ le 14 avril 2012, le refus de Marine Le Pen de céder aux injonctions de France 2 pour l’organisation d’un débat en novembre 2015, etc. – une attitude qui tranche avec la servilité de la classe politique officielle vis-à-vis des médias.

    Dénoncer le caractère partisan de la plupart des journalistes (qui dans les études se classent majoritairement à gauche ou à l’extrême gauche, soit en décalage marqué avec l’opinion française majoritaire) est un autre moyen d’affaiblir le politiquement correct. Les journalistes des médias de propagande représentent la quintessence de l’idéologie dominante libérale/libertaire en effet : ils se situent à gauche, et ce tout en étant les salariés des grands groupes économiques et financiers qui possèdent les médias. Les travaux de l’OJIM sont fructueux sur ce plan.

    2 -Il faut aussi dénoncer les travers et les manipulations ridicules de la novlangue : c’est l’objet du Dictionnaire de novlangue et aussi de nombreuses communications sur le forum Polémia. La chasse à la novlangue est ouverte et elle est fructueuse : contribuez-y dans la perspective de la prochaine quatrième édition !

    3 -Ensuite il faut utiliser les mots justes pour désigner les choses: c’est l’objet de la réinformation de rétablir les faits, porter à la connaissance du plus grand nombre ce que le Système cherche à cacher et dénoncer les bobards médiatiques.

    Il faut fermer la télévision et d’une façon générale ne pas dépendre d’un seul organe d’information, mais se réinformer sur les médias dissidents (presse dissidente, Radio Courtoisie, TV-Libertés notamment) et étrangers : car la liberté de la presse est moins assurée en France qu’ailleurs en Europe (au classement de RSF 2015 la France se situe au 38e rang pour la liberté de la presse, entre le Cap Vert et l’Afrique du Sud…). Il faut aussi aider les médias dissidents à vivre libres, c’est-à-dire sans publicité.

    La réinformation sur Internet permet de contrer rapidement la désinformation officielle mais il faut aussi faire preuve de vigilance : il ne faut prendre en compte et ne diffuser que des faits établis (attention aux infos rediffusées en chaîne souvent bidonnées).

    La réinformation sur Internet permet aussi de mettre la pression sur le Système (ex. : révélation des projets de nomination du fils de Sarkozy à l’EPAD, divulgation de propos ou de faits que les médias de propagande cachent, comme les incidents provoqués par les immigrants en Hongrie).

    4 -Enfin il ne faut plus hésiter à réutiliser les mots tabous, c’est-à-dire qu’il ne faut pas hésiter désormais à tenir un discours dissident. Car ces mots disparus de notre langue sont aussi des mots nouveaux pour contrer le Système et ils rencontrent en outre un large écho dans l’opinion.

    Ce ne sera certes pas facile mais la vérité finira par triompher !

    Michel Geoffroy

    Note :
    (*)
    Langues de pouvoir
    http://www.huyghe.fr/actu_202.htm

    http://www.polemia.com/la-novlangue-la-langue-de-loligarchie-et-notamment-des-medias-troisieme-episode-la-novlangue-et-ses-limites-2/

  • Un million d’étrangers ont été naturalisés « français » depuis 2006

    « Le nombre de personnes nées de nationalité étrangère à l’étranger et résidant sur le territoire national a crû de 700.000 en neuf ans [chiffre de l’INSEE, donc sûrement en dessous de la réalité – NDCI]. Un million d’étrangers ont aussi été naturalisés français depuis 2006. »

    Source: Le Figaro

    http://www.contre-info.com/