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France et politique française - Page 3566

  • Le mépris à l'encontre des électeurs du Front national est inconcevable en Scandinavie

    Selon un blogueur sur place où l'union des droites contre la gauche est une réalité :

    "[...] Non seulement le vainqueur ne rafle pas toute la mise, mais on s’interdit les ententes de cartel qui feraient que les mal-nés devraient toujours perdre. Avec prudence, bon sens et pragmatisme, on n’y insulte ni son voisin, ni l’avenir. Aussi, à la différence de madame Michu, madame Jørgensen-qui-vote-mal ne trouve pas dressés devant elle, menaçants ou méprisants, la radio de service public, les journaux, la classe politique, les syndicats et le patronat. Il arrive même que les élus de madame Jørgensen puissent participer à la constitution d’une majorité parlementaire, voire à un gouvernement. Et on n’en fait pas tout un drame.

    Ainsi, depuis juin dernier au Danemark, et pour la deuxième fois dans l’histoire du royaume, s’est constituée une majorité de droite, incluant les populistes du Dansk Folkepartiet (DF, équivalent local du FN). Le gouvernement dirigé par les libéraux du Venstre négocie des accords majoritaires pour tous les grands sujets et reçoit le soutien des parlementaires du DF. Cette droite plurielle est combattue par la gauche, mais on n’a jamais vu là-bas des mobilisations générales contre le danger que le DF ferait courir à la démocratie. Le DF est au contraire l’une des expressions de celle-ci – contestable, contestée, mais respectée et partie intégrante de la nation.

    Quant à la Norvège, en dépit du très lourd discrédit que les attentats du 22 juillet 2011 ont porté aux idées d’extrême-droite,le Fremskrittspartiet (parti du Progrès, droite populiste anti-immigration) participe au gouvernement depuis 2013.Ses représentants occupent sept des dix-huit ministères du gouvernement d’Elna Solberg (Droite). Et non des moindres : Siv Jensen est numéro deux du gouvernement et ministre des Finances, Anders Anundsen, ministre de la Justice, Robert Eriksson, ministre du Travail… Là aussi, cette participation des populistes à la direction des affaires publiques n’a occasionné aucun drame collectif.

    D’où vient cette profonde différence dans la manière d’appréhender le phénomène populiste et son intégration au jeu démocratique ?

    D’abord, il faut noter la pratique de la négociation, du compromis et de l’accord qui régit l’ensemble de la vie publique. En Scandinavie, on n’a jamais les pleins pouvoirs, et il est d’autant plus facile d’entamer des discussions avec des concurrents politiques, qu’on ne risque pas de donner à eux seuls les clés de la maison – chacun dispose d’un double, si l’on peut dire. La pratique du scrutin proportionnel encourage évidemment de telles pratiques.

    [...] Une autre différence particulièrement saillante entre la France et la Scandinavie tient à l’obsession française de la seconde guerre mondiale dès qu’il est question du populisme. Il ne viendrait à l’idée de personne, en Norvège comme au Danemark, d’associer le Fremskritt ou le DF « aux heures les plus sombres de leur histoire ». Or, même si la vulgate privilégie la résistance scandinave à la collaboration, nul ne peut nier que ces heures sombres ont aussi existé. Ainsi, dans le numéro 1 de l’Esprit de Narvik, nous évoquions, avec Monique Zerbib, la rafle de l’automne 42 à Oslo où Ruth Meier fut arrêtée, puis déportée en Pologne et assassinée à Auschwitz, avec un millier d’autres réfugiés juifs. Alors d’où vient que, dès qu’il est question des droites populistes, les élites françaises brandissent le spectre du nazisme alors que Danois et Norvégiens ne le font presque jamais ? Il sera sans doute difficile de répondre avec certitude à cette question, mais je risquerais ceci : le fantôme historique qui nous poursuit, ce n’est peut-être pas l’occupation qu’on nous répète mais la guerre d’Algérie dont nous ne voulons entendre parler. Un mot pour un autre, comme dans un classique phénomène de déni individuel. Il va de soi, ici, que les Scandinaves n’ont pas notre histoire, et que, tranquillement, ils peuvent envisager de collaborer avec leurs propres partis populistes, quand le nôtre, honni et méprisé, vient raviver, jusqu’à l’hystérie collective, la vraie blessure française : 1962."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Bulletin économique du Front National avec B. Monot et J-Y. Narquin - 18/12/15

  • Le nouveau bipartisme : FN contre RPS – par Guillaume Faye

    NOVOpress avec Guillaume Faye)

    Il était prévisible que le Front national n’emportât aucune présidence de région. Mais sa progression est considérable : plus de 6,8 millions de suffrages au soir du second tour. Seul contre tous, il s’est confirmé comme premier parti de France face aux deux coalitions objectivement alliées LR–Centristes et PS–extrême gauche. Le RPS. Ces élections régionales ont été en fait un référendum pour ou contre le FN. Son ascension vers le pouvoir a commencé mais elle sera incertaine, difficile et explosive.

    Le plafond de verre existe toujours mais il monte…

    Au second tour des élections régionales, le 13 décembre, plus de 6,8 millions d’électeurs ont donc voté FN, un record historique. Il a dépassé les 6,4 millions de la présidentielle de 2012 alors que la participation était plus forte de vingt points cette année-là. Le FN est le seul parti capable de rassembler un tiers de l’électorat. La coalition droite–centristes a accumulé (avec l’apport artificiel de voix de gauche anti-FN dans trois régions) 41% des suffrages, la coalition de gauche 30% et le FN seul 29%.

    Au plan national, comme le sanglier poursuivi par la meute, le FN seul affronte à droite LR, UDI, le Modem et à gauche PS, Radicaux de gauche, Front de gauche, EELV et PCF, soit huit formations politiques contre une. La grande ligue.

    Obtenir près de 30% des suffrages exprimés, c’est à la fois énorme pour un parti considéré comme d’ ” extrême droite” (dans les années 80, quand le FN dépassait la barre des 10% ont parlait de séisme…) mais insuffisant : bien que premier parti de France, dans ce nouveau système tripartite (en apparence seulement), le Front national doit affronter deux coalitions plus ou moins alliées, celle de la droite et des centres et celle de la gauche et de l’extrême gauche. Il joue à un contre deux. 30% des électeurs sont pour lui mais 70% contre, ne l’oublions pas. Les jeux ne sont pas faits. Le plafond de verre est à 50% des suffrages exprimés. Le FN, isolé et sans alliances, en est encore loin. Mais il ne faut jurer de rien. C’est la marée qui monte, poussée par le vent des événements…

    Le vote FN a progressé de 7 point sous Sarkozy et de 10 sous Hollande. 57 % des Français estiment que le FN est un ”parti comme les autres”. Il y a dix ans, ils étaient à peine 10% à le penser. Cela dit le vote massif pro-FN, d’un point de vue sociologique, n’est pas ”politique”, au sens classique, mais plutôt symbolique. C’est une sorte d’appel au secours, dont la submersion migratoire est la première motivation.
    La coalition anti –FN : les Nuls contre les Inconnus

    Nous ne sommes pas dans un nouveau système tripartite (droite, gauche, FN) mais dans un duel droite–gauche contre FN. Comme le reconnaît Guillaume Tabard (Le Figaro, 14/12/2015) : « de Manuel Valls à Alain Juppé […] en passant par Bertrand et Estrosi, la tentation ou le désir d’un nouveau paysage bipolaire affleure, autour de la seule question du Front national ». Le bloc, l’agrégat bicéphale Républicains et alliés avec PS et alliés, qu’il faut nommer RPS, s’oppose donc au FN dans une nouvelle configuration bipartisane de fait. Pour l’opinion publique, ceux qui ont gouverné (RPS) s’opposent à ceux qui n’ont pas encore gouverné (FN). Les nuls contre les inconnus.

    Christian Estrosi, symbole théâtral du politicien roué, félicité par Manuel Valls pour sa victoire, s’est posé en « résistant » face au FN (allusion ridicule et insultante à la vraie Résistance de 1940–1944) et a assuré qu’il créerait un « conseil territorial » pour gouverner la région PACA avec la gauche. Alain Juppé : « merci à ceux qui ne partagent pas nos idées et qui se sont mobilisés pour éviter le scénario du pire. Cela nous oblige ». Sous entendu : on est tous d’accord, droite et gauche contre le FN.

    Non seulement la gauche s’est désistée en faveur de la droite et du centre dans les régions Nord et Sud-Est, ce qui prouve que l’animadversion anti FN est plus forte que le sacrifice de tous les élus régionaux, mais les gagnants, MM. Bertrand et Estrosi, ont promis qu’ils ”tiendraient compte” des voix de gauche qui les ont fait élire. Autrement dit, ils mèneront la même politique que la gauche, avec d’infimes nuances, comme cela se passe au niveau national. Le RPS est donc bien un fait politique et la divergence gauche–droite n’est pas programmatique ni idéologique mais politicienne.

    Elle peut être idéologique, mais en paroles seulement, pas en actes. Mme Pécresse, nouvelle présidente de l’Ile–de–France par exemple – j’en fait le pari– n’abolira pas la remise de 75% sur le prix des transports pour les immigrés clandestins., par ailleurs constitutionnellement illégale. M. Raffarin : « nous devons travailler avec le gouvernement car le FN est un adversaire commun ». NKM, Estrosi et Bertrand parlent de « rassemblement républicain » contre le FN. M. Sarkozy, lui, avec son ”ni ni” ne sait plus où il habite. Un projet stratégique de recomposition politique est en cours pour former un barrage–bloc gauche–droite contre le Front national. LR, ex UMP, est en panne de programme ; le carriérisme politicien est le seul horizon de ses dirigeants. L’alliance droite modérée–centre mou– gauche contre le FN est la coalition qui se dessine après ces élections.

    Alain Juppé a d’ailleurs déclaré le 11 décembre qu’aux prochaines législatives, il appellerait au retrait du candidat de droite arrivé troisième en cas de triangulaire ou à voter pour le PS en cas de duel. Ce qui prouve bien qu’une bonne partie des caciques de la coalition molle LR–Centre voit cette dernière comme alliée de la gauche contre le FN. Il y a, dans le raisonnement de la classe politique, l’idée d’un bloc moralement légitime gauche–droite majoritaire contre un FN moralement illégitime, minoritaire mais en dangereuse progression. Le problème est que le ”peuple électoral ” pense de moins en moins ainsi.
    La bonne vieille tactique du ”front antifasciste”

    La tactique du PS (M. Valls) –comme de François Hollande en prévision du second tour de la présidentielle de 2017– consiste à dire : ”la question n’est pas de voter pour nous et notre programme mais de voter contre ce FN d’extrême droite, pour faire barrage à l’horreur”. La logique de légitimation positive (”notre programme est le meilleur, votez pour nous”) cède la place à celle de la légitimation négative : ” notre bilan est mauvais, mais l’essentiel n’est pas là ; votez pour nous pour vous éviter le pire, le Front national ”.

    Face à la montée du Front national, on s’emploie donc à ressusciter la tactique communiste du Komintern inventée par les services soviétiques dans les années trente, le « front antifasciste ». Le « front républicain » n’est que la réplique essoufflée de ce dernier. Sauf que le FN est sans doute plus ”républicain” et démocrate que les sectes partisanes et oligarchiques qui usurpent ces termes. Quand on patauge dans l’échec complet et qu’on n’a rien à offrir, on utilise cette ressource, en ignorant que le FN n’a rigoureusement rien à voir avec les mouvements fascistes, comme l’a démontré le politologue et historien des idées politiques Pierre–André Taguieff.

    L’argument selon lequel le FN serait l’héritier de Vichy (qui était un régime de gauche, ne l’oublions pas, soumis à l’occupant national–socialiste, ne l’oublions pas non plus), rabâché par l’intellocratie, n’a aucune prise sur l’électorat, notamment des nouvelles générations.

    Un conseiller de l’Élysée, cité par Le Figaro (08/12/2015) déclare : « Hollande veut apparaître comme le candidat de la République et du rassemblement, contre le terrorisme et l’extrême droite […] Il fait le pari qu’il sera face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017 » Hallucinant mais vrai : le FN est mis sur le même curseur de dangerosité que le terrorisme islamique. Le FN est comparé à Dae’ch. Cette rhétorique est tellement dépourvue de bon sens qu’elle est évidemment contre productive.

    Le soir du premier tour des régionales, le 6 décembre, sur les plateaux télé, on a entendu des politiciens de gauche ou LR comparer le FN au « péril brun » (allusion à la ”peste brune” nazie) ou l’assimilant à un danger pour la ”république”, la démocratie, les libertés publiques. Au soir du second tour, on a rabâché sur les TV à la face des (rares) invités FN placides: ” vous n’êtes pas des républicains ni des démocrates ”. Sous entendu : vous êtes des nazis dissimulés.

    Et ces paroles ignobles provenaient de gens, associés électoralement au Parti communiste et aux trotskistes, abreuvés au lait d’un marxisme qui, comme l’islam(isme), a multiplié les crimes contre l’humanité. Inversion de la réalité, incongruité. Passons.

    L’oligarchie ”démocratique” contre le populisme

    Diaboliser le FN, le présenter comme un danger majeur pour la démocratie, la République, les ”valeurs” (lesquelles ?), comme un risque de dictature, fonctionne parfaitement bien pour un certain nombre d’électeurs (droite ou gauche). La question est de savoir combien tombent dans ce piège : de moins en moins, d‘après les sondages, mais toujours suffisamment pour créer un ”plafond de verre”, qui monte, certes, mais qui se situe toujours en dessous du seuil fatidique de 50%.

    En effet, un certain pourcentage d’électeurs préfère voter pour la coalition droite–gauche que pour le FN, représenté comme un parti spécial et dangereux. Mais exclure idéologiquement le FN de l’arc politique légitime gauche–droite est une tactique à double tranchant : ce peut être pertinent dans l’effroi (positif) mais aussi susciter l’exaspération par la grosseur du mensonge (négatif). L’ennemi principal et objectif de l’oligarchie (qui se réclame évidemment de la ”démocratie”, comme le faisaient les soviétiques) c’est le ”populisme”, le peuple autochtone, dont la représentation symbolique (plus que politique) est le Front national.

    Pour les idéologues de gauche, inspirés par le trotskisme bourgeois du think tank Terra Nova, les ”classes dangereuses”, ce sont les masses des électeurs FN et de la ”Manif pour Tous” qui a marqué les esprits et fut sévèrement réprimée par la police. Ce ne sont pas les banlieues islamisées et violentes qui effraient mais ces petits Blancs de la France périphérique qui osent faire de la résistance par leur vote silencieux. Le peuple de souche des classes populaires est placé sous la surveillance attentive de l’oligarchie et de ses alliés objectifs. Vous devinez lesquels.

    Un vote FN symbolique et insurrectionnel

    La carte des scores électoraux FN au premier tour des régionales regroupe à peu près exactement celle des zones à forte présence d’immigration afro-maghrébine et d’islamisation. Fait sociologique incontournable. La motivation du vote massif FN de la part de nouveaux électeurs n’est ni celle d’un vote protestataire ni celle d’un vote d’adhésion mais, entre les deux, celle d’un vote insurrectionnel.

    Le programme économique du FN que j’ai souvent critiqué (voir autres articles de ce blog) importe assez peu pour ses électeurs. Même ceux qui sont libéraux passent l’éponge et votent FN, un peu à l’aveugle, pour ”essayer autre chose”. Immigration et islamisation non maîtrisées, délinquance explosive, justice anti répressive, Éducation nationale déliquescente, sont les principales raisons du vote FN. La question de la résorption du chômage vient, contrairement aux discours des politologues télévisuels, en second lieu.

    Cela dit, la position brutale du FN pour l’abandon de l’Euro, très irréfléchie, lui a probablement fait perdre plusieurs points dans ses scores électoraux. La direction du FN a très médiocrement piloté son programme économique et social, ce qui lui a fait perdre – et empêché de capter – plus de voix qu’elle n’en a gagnées. C’est la faiblesse majeure du FN. Ses solutions en matière économique sont superficielles, amateuristes et déconnectées de la réalité. Elles constituent un verrou. Elles sont sans originalité, banalement alignées sur la politique pratiquée depuis des décennies par les gestionnaires d’un État Providence en faillite. Manque d’audace et de talent. Dommage : gros handicap pour le FN.

    Les propos racistes anti Blancs (et ethnomasochistes) de M. Claude Bartolone à l’encontre de Valérie Pécresse, accusée d’être la candidate de la « race blanche », ont probablement abouti non pas à faire voter pour lui des abstentionnistes ”Beurs–Blacks” du 93 comme il l’espérait, mais à accentuer un report de voix FN (vote utile) vers son adversaire féminine LR., et à le faire battre. M. Bartolone n’est pas réputé, même au PS, pour être un génie…

    La dynamique sociologique du FN

    Mais ce nouveau bipartisme est une autoroute pour le Front national. Il apparaît comme la seule force d’alternance à une classe politique droite/gauche qui a échoué dans tous les domaines, dont le bavardage idéologique fut inversement proportionnel aux actes, aux résultats. Il est probable que le FN va continuer de bénéficier de fuites d’eau d’électeurs(–trices), d’élu(e)s et de diverses forces (y compris LR et gauche) qui vont rejoindre ses rangs. Pour des raisons à la fois idéologiques et d’intérêt, sincères et insincères. C’est la nature humaine.

    Dans ce contexte, les petits partis souverainistes ou identitaires en orbite autour du FN, qu’ils s’y opposent ou lui fassent du genou, vont très probablement se vider de leur encadrement et le rejoindre.

    M. Malek Boutih, député PS de l’Essonne, probablement le plus lucide des élus de gauche sur la situation du pays, auteur d’un rapport percutant sur les banlieues défrancisées et islamisées qui va dans le sens des analyses politiquement incorrectes de l’historien Georges Bensoussan, disait récemment que contre la progression du FN, il fallait en finir avec les incantations sur les ”valeurs” et « passer aux actes ». Passer des mots à l’action. Il a raison. Mais son propos est ambigu. Passer aux actes pour faire régresser le chômage et la paupérisation ? Il faudrait des recettes libérales, à la manière suisse ou anglaise. Impensable pour le logiciel socialiste. Passer aux actes pour limiter l’immigration, la criminalité, l’islamisation, racines du vote FN ? Là, il faudrait se tourner vers une solution à la japonaise. Impensable pour le logiciel socialiste. Ou bien passer aux actes pour promouvoir une ”identité heureuse” à la Juppé, un ”vivre ensemble” des intellos germanopratins, un ”islam des Lumières” ? On nage dans le rêve et c’est l’impasse.

    Le premier parti de France ne dirige aucune région ou département, peu de communes et se trouve quasi absent de l’Assemblée et du Sénat. Néanmoins il a obtenu 358 conseillers régionaux. Cette frustration des électeurs FN et des abstentionnistes favorables au FN va probablement renforcer à l’avenir son implantation. Surtout si – ce qui est prévisible – de nouveaux attentats islamiques ont lieu, si les problèmes divers liés à l’immigration incontrôlée et à la criminalité s’accentuent, ce qui est inévitable.
    Le spectre de la guerre civile

    M. Valls, dans son syndrome colérique permanent, a déclaré que le FN était « raciste et antisémite ». Antisémite ? Qui est antisémite en France, qui menace et qui tue les Juifs ? Le FN ? Les cathos de la Manif pour Tous ? Non. Des gens issus de cette immigration musulmane que chérit le pouvoir socialiste et ses alliés trotskistes ”antisionistes” –concept euphémique. La pensée de gauche est à la fois obsolète et perverse.

    Manuel Valls, Premier ministre irresponsable qui aime à rabâcher en boucle qu’il ”prend ses responsabilités”, a affirmé aussi que le Front national portait en lui « les germes de la guerre civile ». Les massacres du 13 novembre ont-ils été commis par des adhérents du FN ? Guillaume Tabard écrit à ce propos : « parler de ”guerre civile” recèle un autre danger. Celui de ce qu’on appelle la prophétie autoréalisatrice. À savoir, provoquer dans les faits ce qu’on annonce dans les mots. […] Prédire la ”guerre civile” n’est-ce pas en partie la susciter ? » (Le Figaro, 12–13/12/ 2015). La guerre civile en France et en Europe aura lieu. D’ailleurs, elle a déjà commencé, en basse intensité, puisque l’ ”état d’urgence ” est décrété. Son spectre hante les discours. La responsabilité d’une éventuelle guerre civile revient entièrement aux gouvernants qui depuis les années 70 ont ouvert les frontières à une immigration massive inassimilable d’origine majoritairement musulmane.

    Les attentats de janvier et de novembre 2015 ont eu un effet de radicalisation et de mimétisme auprès des musulmans de France, essentiellement les jeunes et les mineurs. On note un accroissement majeur des apologies du terrorisme, des agressions physiques anti françaises, des dégradations de lieux de cultes chrétiens et juifs. Les origines des auteurs sont parfaitement connues et pudiquement tues. « Les attentats de janvier et novembre ont déclenché une vague de délinquance qui révèle les fractures de la société française », titrait Le Figaro (16/12/2015). Il s’agit plus que de ”fractures”, selon le jargon politico journalistique, mais d’une faille tellurique majeure entre deux ”nations” au sein même de la France.

    Une surenchère terroriste islamique est à prévoir sur le territoire français – comme en Belgique – mélangée à des émeutes ethniques bien plus graves que celles de 2005. Pour la première fois, comme je l’avais prévu, un parti ethnique musulman est apparu. L’Union des démocrates musulmans (UDM) en Seine–Saint–Denis et dans les Yvelines a constitué sa liste et a obtenu 5,90% des voix à Mantes–la–Jolie, en sachant que les immigrés boudent massivement les urnes. Pour combien de temps ? Il va y avoir du sport et le FN sera en première ligne. En sera–t–il capable ? Sinon d’autres solutions devront être froidement envisagées qui ne seront pas des plaisanteries.

    http://fr.novopress.info/196377/nouveau-bipartisme-fn-contre-rps-guillaume-faye/

  • Une crèche pour la première fois à la Mairie du Luc en Provence (83)

    Photo de la petite crèche installée pour la première fois dans le hall d’accueil de la Mairie FN du Luc en Provence :

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    Michel Janva

  • Combien de « radicalisés fichés S » opèrent dans des zones dangereuses pour notre sécurité ?

    On a constaté que sur la plateforme de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 57 agents assermentés soupçonnés de radicalisation s’étaient vus retirer leur habilitation. La direction d’Air France se refusait alors à tout commentaire.
    Toutes les entreprises concernées, et même les syndicats, s’accordent à reconnaître que des « radicalisés fichés S » sont employés dans des zones jugées sensibles, aussi bien dans les aéroports de Paris et de toute la France mais également à la SNCF, à la RATP et dans bien d’autres services publics et privés. Ils opèrent dans des zones dangereuses pour notre sécurité.

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  • Pétrole de Daech : les révélations russes laissent la presse française coite

    carte-petrole-daech-syrie-russie-turquie-6ee46.pngLa nouvelle a fait le tour du monde : après qu’un chasseur russe a été abattu par la Turquie, Moscou riposte en révélant le rôle de la Turquie dans le blanchiment du pétrole syrien, que lui procure en contrebande Daech. Des images satellites fournies par Moscou montrent d’immenses convois de camions citernes rejoignant la frontière turque. Ce trafic, qui rapporte selon le Financial Times plus d’un million de dollars par jour aux djihadistes, fait les choux gras de la presse internationale et produit un silence gêné en France.

    Les révélations russes sont abondamment reprises dans la grande presse internationale, qui consacre à cette information de longs articles, incluant photographies satellites et cartes. En voici quelques extraits (traduction approximative) :

    « Des responsables du ministère de la défense de Moscou ont rendu publiques des images satellites prétendant montrer des colonnes de camions citernes chargeant le pétrole d’une installation contrôlée par l’ISIS en Syrie, avant de passer la frontière turque. » (The Independent (1))

    « Conflit syrien : la Russie accuse Erdogan de négocier du pétrole avec l’ISIS. Le ministre de la défense adjoint Anatoly Antonov a déclaré que la Turquie était le plus important acheteur de pétrole “volé” à la Syrie et à l’Irak. » (BBC (2))

    « La Russie a accusé aujourd’hui la famille du président turc d’être impliquée dans un commerce illégal de pétrole avec l’ISIS – un maillon d’une organisation qui apporte des millions de dollars dans les caisses des terroristes. » (The Daily Mail (3))

    « Les militaires russes ont publié des images satellites montrant selon eux des colonnes de camions citernes chargeant leur pétrole depuis des installations contrôlées par l’ISIS en Syrie et en Irak, et traversant ensuite la frontière turque. » (NBC News (4))

    « Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille sont directement « impliqués » dans le trafic de pétrole avec l’organisation Etat islamique (EI), a affirmé le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov (...) Depuis le début de ses interventions, l’aviation russe a détruit 32 complexes pétroliers, 11 raffineries, 23 puits de pétrole et 1080 camions-citernes transportant des produits pétroliers, a énuméré M. Antonov, faisant défiler les cartes dans l’immense salle où s’étaient réunis plus de 300 journalistes. Grâce à ces frappes, Moscou a réussi à réduire de moitié le chiffre d’affaires annuel des activités pétrolières de l’EI, passé de trois milliards de dollars par an à 1,5 milliard de dollars, a-t-il assuré. » (Le Temps (5)) 

    Embarras français

    Un pays, cependant, résiste à cette vague d’information : la France. Une rapide recherche dans la presse française montre en effet peu d’articles sur le sujet, ou des articles qui tentent d’allumer des contre-feux.

    France Info, pourtant pas aux mains de marchands d’armes, réagit ainsi avec une mauvaise foi révélatrice. Le titre de leur article (6), « Le pétrole de Daech crée des tensions entre la Turquie et la Russie », place sur le même plan le fraudeur et celui qui le dénonce. Dans le chapeau, le lecteur est immédiatement informé que « Washington de son côté dément catégoriquement les affirmations russes », autrement dit qu’il ne faut rien croire de ce que la Russie raconte. Dans le corps de l’article, France Info considère que « Ce mercredi, la Russie est passée aux attaques personnelles à l’encontre du président turc, Recep Tayyip Erdogan. » La Turquie étant innocente, ce ne peut donc être que des « attaques personnelles ». Et enfin, au milieu de l’article et après bien des pas de danse, France Info aborde enfin le coeur de l’information : « “Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak, s’avère être la Turquie”, a accusé mercredi devant plusieurs centaines de journalistes le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov. ». Autrement dit, la où la presse anglo-saxonne (et suisse) publie de longs articles agrémentés d’images et de cartes, France Info résume pour sa part les révélations russes en une phrase. Difficile de se montrer moins enthousiaste.

    Le Figaro publie de son côté un “flash actu”, autrement dit une brève (7), qui ne reprend pas l’information russe mais reprend en revanche les dénégations de Washington : « Les États-Unis ont fermement démenti aujourd’hui les accusations de Moscou (…) » bla, bla, bla. Puisqu’on vous dit que la Turquie (qui a abattu le Sukhoï russe au mépris des lois et jurisprudence internationales, après un survol de son territoire de 17 secondes) est innocente…

    L’implication française dans la guerre contre la Syrie, explique l’embarras de nos médias. Le rôle opérationnel turc vis-à-vis de la rébellion en Syrie, est déjà trop connu pour nier de façon vraisemblable cet échange de bons procédés entre Daech et la Turquie, autour du pétrole. Or, c’est ce cordon ombilical que les Russes s’emploient à casser.

    Affoler les masses, rassurer les CSP+

    La grande presse, y compris française, a largement fait état du soutien de l’Alliance Atlantique et de ses alliés (États-Unis, France, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, etc.) à la rébellion en Syrie et aux djihadistes en particulier, djihadistes qui militairement dominent la rébellion. La distorsion française que nous venons d’examiner apparaît dès lors passagère. D’aucuns seront tentés de s’en réjouir, de se féliciter de cette vaillance journalistique et de voir que la presse continue à fonctionner en ces temps chahutés, et reste capable de gratouiller, de taquiner, voire pourquoi pas, d’inquiéter le pouvoir politique et militaire. La proposition est, hélas, bien naïve. Le lectorat de la grande presse (« grande » au sens de : établie) sont les CSP+, les catégories sociaux-professionnelles supérieures. Le message qui leur est ainsi adressé, est le suivant : “Non, l’Occident n’est pas sur le point de tomber sous les coups de boutoir du monde Musulman : c’est nous, au contraire, qui l’attaquons. Non, nous ne sommes pas dépassés par les événements : c’est nous qui payons. Continuez à investir chez nous car si nous gagnons la guerre, nos multinationales de l’armement, du béton et de l’énergie feront de beaux profits. Voyez comme vos placements chez nous sont en de bonnes main.” Les médias de masse, c’est-à-dire la radio et surtout, la télévision, dépeignent au grand public l’image d’un monde composé de gentils et de méchants. Affoler les masses pour les rendre dociles, mais informer les CSP+ pour qu’ils gardent confiance : un plafond de verre que les informations ci-dessus, ne dépassent pas.

    Yves Ducourneau, le 07/12/2015

    Crédit image : BBC http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34982951&nbsp ;

    (1) « Russia unveils 'proof' Turkey's Erdogan is smuggling Isis oil across border from Syria », par Tom Brooks-Pollock, The Independent, le 04/12/2015,http://www.independent.co.uk/news/world/europe/russia-releases-proof-turkey-is-smuggling-isis-oil-over-its-border-a6757651.html&nbsp ;

    (2) « Syria conflict : Russia accuses Erdogan of trading oil with IS », BBC News, le 02/12/2015, http://www.bbc.com/news/world-middle-east-34982951&nbsp ;

    (3) « Russia reveals satellite image 'proof' that Turkey is benefiting from ISIS oil trade - and even accuses Erdogan's FAMILY of being involved in the 'criminal business' », par Corey Charlton, The Daily Mail, le 02/12/2015, http://www.dailymail.co.uk/news/article-3342846/Russia-accuses-Turkish-president-s-FAMILY-involved-criminal-business-selling-oil-purchased-ISIS.html&nbsp ;

    (4) « Russia Accuses Turkey's Erdogan of Involvement With ISIS Oil Trade », par Alexey Eremenko et F. Brinley Bruton, NBC News, le 02/12/2015,http://www.nbcnews.com/storyline/isis-terror/russia-accuses-turkeys-erdogan-involvement-isis-oil-trade-n472596&nbsp ;

    (5) « L'armée russe accuse le président turc de trafic de pétrole avec l'Etat islamique. Réplique immédiate », Le Temps, le 02/12/2015,http://www.letemps.ch/monde/2015/12/02/armee-russe-accuse-president-turc-trafic-petrole-islamique-replique-immediate&nbsp ;

    (6) « Le pétrole de Daech crée des tensions entre la Turquie et la Russie », par France Info, le 02/12/2015, http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/le-petrole-de-daech-cree-des-tensions-entre-la-turquie-et-la-russie-749287&nbsp ;

    (7) « Pétrole de l'EI : les USA défendent la Turquie », par Le Figaro et AFP, le 02/12/2015,http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/02/97001-20151202FILWWW00417-petrole-de-l-ei-les-usa-defendent-la-turquie.php&nbsp ;

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/petrole-de-daech-les-revelations-175145

  • La France à l’heure du régime des partis : la Droiche sort vainqueur des élections régionales

    En écartant toute opposition idéologique par des artifices peu démocratiques, la France entre officiellement en « démocratie à parti unique ».

    Le 13 décembre les élections régionales ont consacré la victoire du régime des partis : la victoire de la Droiche. La Droiche, c’est-à-dire le parti unique résultant de la fusion de fait des partis de gauche, du centre et de la droite institutionnelle. On dénonçait hier « la bande des quatre » ou « l’UMPS », quand l’UMP existait encore. Nous avons désormais la Droiche, version 2015 du régime des partis.

    L’alliance durable des libéraux et des libertaires

    La Droiche se compose de deux sous-ensembles, d’où son nom : un sous-ensemble qui se présente comme « de droite » et un sous-ensemble de gauche.

    Mais ce n’est pas qu’une simple alliance de circonstance de l’oligarchie politicienne. Car la Droiche repose sur une idéologie cohérente : le libéralisme libertaire. La Droiche rassemble ceux qui sont libéraux en économie et laxistes (libertaires) au plan des mœurs.

    Cette posture résulte d’abord du grand recentrage effectué au cours des années 1990 : la gauche a alors rallié le libéralisme et abandonné toute volonté de sortir du capitalisme. La droite pour sa part a adopté l’égalitarisme et le cosmopolitisme de la gauche, car elle n’a pas su conduire la lutte des idées ; elle s’est donc ralliée à l’idéologie alors dominante chez les intellectuels : l’idéologie libertaire issue de la révolution culturelle de mai 1968.

    Une idéologie cohérente

    L’idéologie de la Droiche est surtout très cohérente : car le libéralisme est un individualisme radical qui vise à la destruction de toutes les normes et institutions censées brider le libre-arbitre, la raison et l’optimisation du calcul marchand. Le capitalisme s’est donc empressé de récupérer la révolution des mœurs à son profit, en organisant le grand marché mondial du désir compulsif.

    C’est pourquoi il est incohérent et trompeur de se prétendre libéral « en économie » et conservateur au plan des mœurs, comme voudraient le faire croire Les Républicains. Ou de se prétendre libéral et « national » à la fois, puisque le libéralisme milite toujours pour la déconstruction des frontières et des nations, et qu’il prétend substituer le « doux commerce » (1) à la régulation politique.

    L’assassin habite au 21

    Les cinéphiles se souviendront sans doute du vieux film d’Henri-Georges Clouzot L’Assassin habite au 21, tiré du roman de Stanislas-André Steeman. Dans ce film, un inspecteur de police (joué par Pierre Fresnay) enquête dans une pension de famille soupçonnée d’accueillir un tueur en série. Mais il finit par découvrir, à ses risques et périls, que tous les pensionnaires, qui paraissaient se dénoncer mutuellement, sont en réalité des complices qui se partagent les gains des crimes.

    Les composantes de la Droiche font de même. L’alternance politique n’est un vote sanction qu’en apparence : car elle permet de partager les gains du pouvoir entre la gauche et la droite tous les 5 ans – sans que les « ruptures » ou les « changements », toujours promis, changent quoi que ce soit sur le fond.

    Car les composantes de la Droiche sont d’accord sur l’essentiel : les transferts de souveraineté au profit de l’Union européenne et l’euro (2) ; l’indépendance des banques centrales (3), la libéralisation de l’économie (4), l’atlantisme (5) ; l’immigration de peuplement (6) ; l’islamisation (7) ; l’écologisme mondialiste (8) ; les droits de l’homme et aussi « l’antiracisme » (9).

    Toute la Droiche communie dans ces prétendues « valeurs » qui constituent l’idéologie du Système, une idéologie carcérale car il est interdit d’en sortir sous peine « d’extrémisme ».

    La Droiche complice

    Si la gauche et la droite font mine de s’opposer à chaque consultation électorale, il ne s’agit que d’une gesticulation du régime des partis, pour donner le change auprès de leurs électeurs respectifs. Car gauche et droite sont non seulement d’accord sur l’essentiel, mais sont au surplus complices pour se partager le pouvoir.

    Ainsi si N. Sarkozy a prétendu affirmer la ligne « ni FN ni PS » lors des dernières élections régionales, il n’empêche que Les Républicains ont profité du « désistement républicain » pratiqué unilatéralement par le PS, notamment en PACA. Et Cl. Bartolone a su prononcer la petite phrase qu’il fallait pour aider V. Pécresse à passer au second tour pour le candidat de la « race blanche » en Ile-de-France et capter des voix frontistes. Laquelle V. Pécresse, à l’annonce de sa victoire, s’est empressée de se faire photographier, entourée de personnes de couleur.

    La Droiche ne trompe que les gogos !

    La Droiche n’a qu’un ennemi

     Les partis de la Droiche n’ont en réalité qu’un seul adversaire – certains n’hésitent d’ailleurs pas à employer le mot ennemi – politique : le Front national, contre lequel ils finissent toujours par s’unir (10) officieusement ou officiellement, et contre lequel tous les coups sont permis : insultes, propagande médiatique outrancière, espionnage politique, coups tordus en tous genres. Au nom des « valeurs de la République », bien sûr.

    Parce qu’aujourd’hui seul le Front national incarne, à tort ou à raison, une autre politique que celle de la Droiche. Parce que le Front national est devenu, à tort ou à raison, le seul parti politique qui relaye le cri de douleur de tous ceux qui ne supportent plus « le suicide français » (11), c’est-à-dire la déconstruction de la souveraineté et de l’identité de la France.

    Tous contre le FN ! Au moins les choses sont claires désormais.

    La France à l’heure du parti unique

    Depuis le 13 décembre, la France vit sous le régime des partis unifiés : la Droiche, qui cumule en outre tous les pouvoirs depuis 50 ans : pouvoir médiatique, pouvoir politique, pouvoir bureaucratique, pouvoir syndical et pouvoir économique. Comme dans n’importe quel régime totalitaire.

    Mais si la Droiche dispose de tous les pouvoirs, elle ne réussit jamais rien : le chômage et la désindustrialisation progressent, la délinquance et le terrorisme prospèrent, les services publics se paupérisent, l’islamisation avance, le Grand Remplacement des Français s’accélère.

    Qu’importe ! Si la Droiche gouverne mal, elle se défend très bien et cela seul compte.

    Malgré une impopularité abyssale et des échecs répétés, elle réussit une nouvelle fois à conserver son pouvoir, car elle s’est liguée contre le peuple français : du Nouvel Obs au Medef, en passant par le CRIF, tous contre le FN ! Un remake du scénario de 2002 en quelque sorte.

    Contre le régime des partis

    L’histoire de France – que la Droiche a décidé aussi de ne plus enseigner (12) – doit nous donner à réfléchir : le régime des partis dispose d’une extraordinaire capacité de « résilience » (comme on dit aujourd’hui) à l’impopularité. Car il ne recule devant rien pour conserver son pouvoir.

    La Troisième République a ainsi fait la guerre au parti catholique, au nom de la laïcité, pour asseoir son emprise ; la loi de 1936 sur les ligues lui a aussi permis de briser la dynamique de l’opposition nationaliste. La Quatrième République a pour sa part modifié in extremis le régime électoral pour contrer la poussée poujadiste.

    Seul un choc externe a réussi à ébranler le régime des partis et non pas le vote des électeurs.

    Ce fut la défaite de la France en 1940 pour la Troisième. Ce fut la guerre d’Algérie et la menace d’une sédition militaire pour la Quatrième en 1958. Sinon ces régimes auraient continué comme si de rien n’était, quitte à épuiser la France et à museler les Français.

    Le régime des partis finit toujours par des catastrophes car seules les catastrophes peuvent y mettre fin. C’est bien pourquoi De Gaulle avait tenté, sans grand succès finalement, de sortir de ce Système.

    Nous sommes aujourd’hui exactement dans la même situation. Avec cette différence que la Droiche dispose au surplus, avec les médias, d’un pouvoir d’ahurissement de l’opinion sans précédent dans l’histoire – et que le Grand Remplacement se charge de marginaliser les patriotes.

    Vous avez aimé 2015 ? Vous adorerez 2017 !

    Michel Geoffroy, 15/12/2015

    Notes :

    1. La « mondialisation heureuse » d’A. Minc et D. Strauss-Kahn.
    2. N. Sarkozy a fait adopter le Traité de Lisbonne et F. Hollande a ratifié le dispositif de contrôle des budgets nationaux par la Commission européenne (traité TSCG).
    3. La première affirmation de ce principe remonte à la loi de 1973, votée sous la présidence Pompidou.
    4. C’est E. Macron, ministre « socialiste », qui veut s’attaquer aux rigidités du Code du travail.
    5. C’est N. Sarkozy qui a fait réintégrer la France dans l’OTAN.
    6. Le regroupement familial, voulu par le patronat, a été adopté sous Giscard d’Estaing ; N.Sarkozy préconisait la société métissée ; M. Valls préconise la « politique de peuplement ».
    7. Baptisée « islam à la française » ou « laïcité positive » sous Sarkozy et « vivre-ensemble » sous Hollande.
    8. Chirac à la conférence de Durban et Hollande à la COP 21.
    9. Les législations liberticides censées lutter contre « les discriminations » n’ont cessé de se renforcer depuis la loi Pleven de 1972 et la droite ne les a jamais remises en cause malgré ses promesses.
    10. M. Valls avait préconisé que le PS et Les Républicains fassent liste commune aux régionales pour mieux contrer le Front national.
    11. Par référence au livre d’E. Zemmour, même si le mot assassinat serait sans doute plus exact.
    12. La droite n’est jamais revenue sur les réformes pédagogiques de la gauche.

    http://www.polemia.com/la-france-a-lheure-du-regime-des-partis-la-droiche-sort-vainqueur-des-elections-regionales/

  • Les Républicains : deux Français sur trois voient le parti imploser

    La guéguerre qui se joue au sein des Républicains pourrait coûter cher au parti. Deux Français sur trois (67%) pensent même qu'il risque d'«imploser», après les tensions provoquées par les régionales au sein de la formation, selon un sondage Odoxa publié vendredi pour Itélé et Paris Match. Il est vrai que, fin novembre 2014 déjà, juste avant l'élection comme président du parti de Nicolas Sarkozy, 68% des Français pronostiquaient l'implosion de l'UMP (ndlr: ex-Les Républicains) dans un sondage Odoxa.

    Dans le détail, pour 54% des sondés la formation politique va «probablement» imploser alors que 13% sont plus catégorique estimant que cela sera «certainement» le cas. A l'inverse, seulement 4% des personnes interrogées sont persuadées que le parti tiendra bon. Ce risque d'implosion est partagé dans les différents camps politiques. Si 72% des sympathisants de gauche partagent cette opinion, c'est également le cas de 61% des sympathisants de droite, dont 46% de ceux des Républicains eux-mêmes.

    Les Français derrière NKM

    Par ailleurs, 63% des personnes interrogées pensent que la mise à l'écart de Nathalie Kosciusko-Morizet de la vice-présidence du parti, suite à ses critiques sur la ligne du «ni PS, ni FN», est «une mauvaise décision», contre 36% qui pensent le contraire.

    Enfin, les Français sont partagés sur la faculté de l'opposition et du gouvernement à travailler ensemble. Une courte majorité, 53%, pensent qu'ils en sont «capables», contre 46%, selon lesquels «ils n'arriveront pas à s'entendre».
    notes :
    Enquête réalisée les 17 et 18 décembre, auprès d'un échantillon de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

    Source :

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuVpVEkuAVPjQivAYq.shtml

  • La justice interdit de critiquer l'homosexualisme

    Christine Boutin a été condamnée à 5 000 euros pour «provocation à la haine ou à la violence» contre les homosexuels, après ces propos tenus en 2014 :

    «Je n'ai jamais condamné un homosexuel. L'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné».

    Est-il toujours permis de citer le n°2357 du Catéchisme ?

    "L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas."

    Christine Boutin fait appel.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html