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France et politique française - Page 3579

  • Taubira et sa Loi

    Ainsi Christiane Taubira a quitté la Chancellerie. Elle s'inscrira dans la chronique des travaux et des jours comme le Garde des sceaux qui imposa le mariage homosexuel en France, et rien de plus, car il n'y eut rien de plus, à part quelques ajustement à la marge des procédures judiciaires. Il restera d'elle une inclination naturelle à manœuvrer les Chambres par un discours littéraire qui tranchait sur la morne plaine des récitations automatiques de députés godillots. Elle a apporté de la fraîcheur dans l'hémicycle. Quant aux grandes idées*, elles sont restées au stade de l'incantation obstinée, répétée, lassante, avec ce soupçon de mépris des Français qui a interdit le soutien, sinon l'empathie de citoyens en phase avec ses propositions, mais qui furent outrés par son combat maladroit pour lanégritude contre eux.
    Sa démission est la fenêtre d'opportunité pour les adversaires au mariage homosexuel qui remettent aujourd'hui du gasoil pour nous resservir la "destruction de la famille" et faire avancer leur modèle social en béton dans l'allée des prétendants à l'Elysée. Dans un entretien accordé à Atlantico, Guillaume de Prémare** relève que seulement 18000 mariages homosexuels ont été "célébrés" en deux ans en France, ce qui semble indiquer que la ressource minoritaire s'épuise. Un tableau complet de l'INSEE nous donne tous les chiffres et compte 250000 mariages en gros. Le mariage gay est un épiphénomène. Il n'en demeure pas moins que pour M. de Prémare la menace contre la famille traditionnelle persisterait. Il dit :

    « L’idéologie issue des études sur le genre vise à imposer l’idée d’indifférenciation entre l’homme et la femme. Il y a un lien substantiel avec le mariage homosexuel : si deux hommes ou deux femmes peuvent se marier et adopter des enfants – au même titre qu’un homme et une femme -, c’est qu’il y a équivalence des situations et indifférenciation entre homme et femme. Il y a une dialectique qui vise à opposer nature et culture ; et même à nier l’existence d’une nature humaine. Cette opposition est trompeuse parce que l’homme est par nature un animal social et culturel ; et sa dimension biologique est articulée à sa dimension culturelle. La nature humaine englobe tout cela.»
    Ce sont des conneries (dans une version papier, on écrit : on se paie de mots): la nature de l'homme est hétérosexuelle par construction et toutes les lois permissives du monde n'effaceront pas l'étonnement, la raillerie voire le mépris nés de la rencontre de couples homosexuels. En ce sens qu'il n'y aura pas indifférenciation des sexes, ni destruction de l'ADN humain par le poison de la culture décadente du Bas Empire. Il suffit de sortir "en ville" et de parler aux autres au lieu de rester coincé dans la phosphoration de ses idées. Les gens tout simplement s'en moquent dans les deux sens du terme ! N'ajoutons pas (mais un peu quand même) que les populations appelées en renfort de notre économie essoufflée sont unanimement contre les homosexuels pratiquants jusqu'à les lapider, les pendre ou les jeter des toits.
    Nulle loi n'interdit maintenant à quiconque de se marier, y compris l'immense majorité de la population qui fait la noce comme au bon vieux temps, avec les blagues salaces de l'oncle de Chaminadour en fin de banquet ! Pour ma part, que deux êtres qui s'aiment veuillent solenniser leur union par un mariage ne m'enlève aucun point de retraite. Certes, la famille patriarcale est le creuset générique de l'éducation du petit d'homme ; ce dispositif cellulaire est éprouvé depuis Néandertal ; mais ça ne se passe pas non plus toujours très bien. Les royalistes sont aux premières loges pour constater les dégâts de la contrainte dans les familles princières et non princières. Parfois cela tourne au désastre. Oui, la cellule familiale est la brique naturelle élémentaire d'une société, n'en faisons pas un sacrement universel obligatoire.
    Mon sentiment est que les cadres de la Manif-Pour-Tous, forts du souvenir d'un million de marcheurs à Paris, cherchent à pérenniser un fonds de commerce valorisable auprès de structures politiques plus grandes, elles-mêmes dispensatrices de prébendes et de visibilité sociale. Ils inventent un péril là où il n'y a qu'abandon circonstancié et électoraliste à une mode sociétale qui risque bien de passer un jour comme passent les mœurs décalées. D'ailleurs, on sait peu que des gens impliqués comme Pierre Bergé s'étaient déclarés il y a longtemps contre le mariage mimétique des homosexuels, se satisfaisant de la protection patrimoniale du PACS et déconseillant cette pitrerie.
    Par contre, il faut tenir bon contre l'adoption d'enfants-de-plaisance par des couples anti-nature - pourquoi lester les écoliers d'un pareil handicap ?*** - et demander sans relâche l'abolition de l'article 6-1 du Code civil**** : « Le mariage et la filiation adoptive emportent les mêmes effets, droits et obligations reconnus par les lois, à l'exclusion de ceux prévus au titre VII du livre Ier du présent code, que les époux ou les parents soient de sexe différent ou de même sexe », et surtout bloquer en frontière toute la gestation d'enfants pour autrui, sauf à laisser monter des usines à gosses partout dans le tiers-monde avec un marché des préférences, options et tarifs, même si...... ça existe déjà !
    Les combats à mener en France sont d'un autre ordre.
    La classe politique le sent aussi, qui ne reviendra pas sur la loi Taubira. Ce serait une perte de temps et d'énergie pour un épiphénomène. Les politiciens sont souvent inefficaces aux affaires mais gardent une sûreté de jugement quant à leurs chances personnelles. Ils peuvent prédire que l'électorat ne se déterminera pas en réaction contre la loi homosexuelle. C'est l'analyse de Nicolas Sarkozy.
    En revanche, l'avortement et les privilèges consentis par le cabinet Valls à ce fléau démographique ; l'état calamiteux de nos finances publiques qui cachent dans leurs comptes la bombe atomique des pensions de fonctionnaires non provisionnées qui obligera un jour Bercy à piller les caisses des travailleurs du secteur marchand ; le coma de notre économie soviétisée engluée dans l'archéo-syndicalisme politique ; le drainage des cerveaux et le chômage de masse ; le lest de plomb d'une armée immense de parasites sociaux de plus en plus amalgamés aux étrangers visibles ; tous ces points sont le ferment d'une révolte sociale d'ampleur. Certains, dont je ne suis pas, parlent de guerre civile. Pour la faire, il faut être plus nombreux et plus enragés, jusqu'à passer l'Arc de Triomphe pour descendre les Champs Elysées jusqu'à la Grille du Coq. Il n'y a personne d'assez charismatique et riche pour lever l'étendard du Vaffanculo général et La-Manif-Pour-Tous n'amassera pas de barricades en poussettes. Inutile de s'exciter et d'appeler les cotisations. On fera avec la Loi taubiresque dont on purgera l'adoption d'enfants. Se concentrer sur une mesure unique et simple devrait aboutir. Bombarder, pour ce faire, son député pendant la prochaine campagne électorale législative de 2017 : Non à l'adoption gay !
    Notes :
    (*) pour comprendre la réflexion de Taubira il faut lire Surveiller & Punir de Michel Foucault. Bon courage, je l'ai fait :)
    (**) patron du réseau d'influenceurs catholiques Ichtus.fr
    (***) Avec bien d'autres, le docteur Lévy-Soussan conteste le soi-disant bien-être des enfants adoptés par des couples homosexuels : « Ils deviennent des sujets à haut risque de dépression, vivent l’échec scolaire, le manque d’estime de soi et des difficultés d’insertion sociale », explique Lévy-Soussan, autant de choses qui tombent sous le bon sens. Le psychiatre précise : « Comment ces couples-là peuvent assumer, par rapport à l’enfant, le fait qu’ils l’ont privé de père ou de mère ». Accusant l’honnêteté des études, il lâche : « Ils sont sommés d’aller bien pour des raisons idéologiques, politiques et militantes », et donc « ils ne vont pas admettre que c’est compliqué pour eux ». (source Grumberg c/o Dreuz.info)
    (****) Loi 2013-404 du 17.03.2013 (clic)
  • Conférence Dextra 5 février : « Radicalité & violence: quelques enseignements à tirer de l'histoire du xx ème siècle. » avec Olivier Dard

    Nous recevrons ce vendredi, Olivier Dard, professeur d'histoire à la Sorbonne.
    Spécialiste de l'histoire politique française, il nous entretiendra sur les enseignements historique 
    de la radicalité et de la violence politique au cours du XXè siècle.

  • Taubira, Ruquier: voulez-vous vivre ensemble?

    Christiane Taubira  s’était rendue célèbre dans ses harangues à l’assemblée nationale par son ton emphatique, ampoulé, son style «pompier»,  caractéristique  de  cette femme   irascible qui a découragé cinq directeurs de cabinet en moins de trois ans et demi à passés à la tête de son ministère. L’ex militante indépendantiste sort aujourd’hui, «par surprise» -seul François Hollande avait été prévenu-, un «livre-réquisitoire», intitulé Murmures à la jeunesse, contre la déchéance de nationalité et évoquant le basculement de certains jeunes dans  le terrorisme islamique.  A écouter ou a lire Mme Taubira  on hésite souvent entre la consternation et le fou rire. Trouvera-t-on les acheteurs pour les 40 000 exemplaires déjà imprimés? A l’écrit commue à l’oral, si l’on en croit les extraits publiés dans la presse, les boursouflures stylistiques sont en tout cas au rendez-vous pour camoufler la platitude gauchisante et  l’indigence de la pensée. Quelques exemples : «Il faut comprendre pour anticiper et aussi pour ramener du sens au monde. Que les cris des tyranneaux de la pensée cessent de tétaniser nos esprits. Sinon, par omission, nous aurons laissé s’installer de nouvelles frustrations grosses d’exaltations macabres, nous aurons arrosé le terreau où poussent ces contentieux passionnels… ». Ou encore:  «Céder à la coulée d’angoisse et se laisser entraîner, au lieu d’endiguer, signe la fin du Politique et de la politique. Le glas. Plus fatal que l’hallali »…  

    Bien sûr l’obsession du FN est toujours présente chez l’ex ministre : «Il est des choses trop inflammables pour s’en approcher sans méfiance avec deux silex à la main», écrit encoreChristiane Taubira. «L’un des silex est cette déchéance de nationalité visant des Français de naissance binationaux, l’autre est la triste et possible capacité pour la cheffe d’un juteux négoce familial d’accéder au pouvoir suprême.»

    Une chose est sûre cette radicale de gauche, elle, ne fait guère d’étincelles auprès des Français qui rejettent massivement le personnage  et son  laxisme pathétique. Pour autant cette radicalité antinationale, ce gauchissement des esprits débordent  le cadre des apparatchiks socialistes si l’on en juge par les déclarations récurrentes de pipoles, parfois catalogués sarkozystes comme Enrico Macias. 

    Dans un entretien  donné au magazine Télé Obs, comme M. Macias, Yannick Noah,  Dany Boon, Arthur, Patrick Bruel, Nagui ou Guy Bedos, l’animateur Laurent Ruquier a fait part de son rejet du  FN. «Si le Front National passe, je prends mes cliques et mes claques, et je me tire. Je m’en fous. J’ai 53 balais, j’ai gagné ma vie, je n’ai pas de problème ».  En 2017, «Je suis capable de voter Juppé ou Bayrou. Hollande? Ça m’emmerderait. Mais peut-être. Je suis comme beaucoup de Français: j’espère qu’un candidat surgira de nulle part» (sic).

    Non content de cracher son mépris des vilains qui votent FN, il a tenu aussi une nouvelle fois à se justifier  d’avoir commis  l’irréparable : avoir donné  chaque semaine la parole dans son émission àEric Zemmour. «Ça fait cinq ans (que M. Zemmour)  n’y est plus (à l’antenne, NDLR)! Maintenant, allez dire aux sympathisants du Front National que je fais le jeu de l’extrême droite, ils vont se marrer! Pour eux, je suis un gauchiste. » Gauchiste ?  Non, M Ruquier, ce n’est pas forcément  le qualificatif  qui nous viendrait  spontanément à l’esprit.

    Une montée du FN analyse-t-il,  qui est non seulement due à «l’inefficacité des gouvernements qui se succèdent» mais «surtout»  au « gouvernement de gauche qui, depuis 2012, n’a pas su satisfaire l’électorat qui a voté pour lui».

    Insatisfaction, frustration,lassitude, peur, colère… autant de mots qui reviennent comme une litanie dans les études sur le moral des Français. Nous citions jeudi  dernier la  toute récente étude duCevipof dans laquelle 67% des personnes interrogées estiment que la démocratie ne fonctionne pas bien,  81% expriment leur désenchantement à l’égard des politiciens, 82% ont une vision négative de la politique, 88%  affirment que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme eux».

    Le patron du Cevipof expliquait que cette étude renvoyait «l’image d’une société peu confiante, mais qui ne se délite pas». Pas encore diront les plus pessimistes alors que lecommunautarisme,  la séparation sur une base  ethnico-religieuse que l’on voit à l’oeuvre  dans  toutes les sociétés plurielles, multiculturelles à travers le monde,  semble  encore gagner du train.

    C’est en tout cas une certitude constate Bruno Gollnisch,  si l’on en croit une étude IPSOS sur le vivre-ensemble réalisée à la  demande de la Fondation du judaïsme français, présidée par Ariel Goldmann. L’objet, l’opportunité même de cette étude ont été sévèrement critiqués et remis en cause, au nom du refus de toute classification par ethnie ou religion des Français,  par le socialo-trotskyste Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche ou encore  par  le porte-parole sarkozyste et  maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin.

    Le JDD a publié le résultat de cette enquête détonante consacrée largement, mais pas que,  à la perception de la  communauté juive.  Ainsi, si «les Français considèrent massivement que les juifs sont bien intégrés, plus d’un sondé sur deux (56 %) estime qu’ils ont  beaucoup de pouvoir, ou qu’ils sont plus riches que la moyenne des Français. Pour 41 %, ils sont même  un peu trop présents dans les médias et 60 % pensent qu’ils ont leur part de responsabilité dans la montée de l’antisémitisme. Résultat : pour plus d’un sondé sur dix (13 %),  il y a un peu trop de juifs en France».

    «Un résultat qui monte à 18 % chez les musulmans, pour qui les juifs sont aussi trop présents dans les médias (67 %) et plus riches que la moyenne des Français (66 %). D’ailleurs, pour 29 % d’entre eux, ils ne se sont  pas vraiment des Français comme les autres ».

    Autre sacré coup de bambou sur la tête des inlassables propagandistes du vivre-ensemble, idéologie qui irrigue aussi bien l’Education  dite nationale que  nombre de séries télévisées, l’arrivée massive sur notre sol  de populations non européennes, afro ou arabo-musulmanes, est considérée majoritairement comme un problème par les sondés:  «54 % des personnes interrogées estiment que l’immigration n’est pas une source d’enrichissement pour la France.»  30 %  affirment qu’ une réaction raciste peut se justifier. «Moins d’un sondé sur trois estime que les personnes d’origine musulmane ou d’Afrique subsaharienne sont bien intégrées dans le pays. 53 % se disent agacés de voir des femmes porter un voile couvrant l’ensemble de leur visage. » 56 % avouent qu’ils  réagiraient mal  si leur fille  épousait un musulman ».  Last but not least,  29 % estiment avoir rencontré des problèmes avec des personnes d’origine maghrébine et 26 %, avec des personnes de confession musulmane, contre seulement 4 % en ce qui concerne des problèmes avec des juifs. »

    Une enquête dont les questions posées, les  résultats peuvent  irriter mais qui ne fait que confirmer la tonalité de sondages antérieurs.  Sociétés multiculturelles sociétés multiconflictuelles, sociétés multiraciales sociétés multiracistes  affirme l’adage. Comme disaitLénine, «les faits sont têtus»…quand bien même vont-ils à l’encontre des souhaits de MM.  Corbière et Darmanin, quand bien même  sont-ils le résultats des politiques des  Sarkozy, Hollande ou Juppé.

    http://gollnisch.com/2016/02/01/taubira-ruquier-voulez-vous-vivre-ensemble/

  • Sur Méridien zéro, Roland Hélie nous parle des Cahiers d'Histoire du nationalisme et de la 9e Journée de Synthèse nationale

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    Ecoutez Méridien zéro cliquez ici

    Les Cahiers d'Histoire du nationalisme cliquez là

    La 9e Journée de Synthèse nationale cliquez ici
    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2015/10/02/ce-soir-sur-meridien-zero-roland-helie-nous-parle-des-cahier-5693886.html

  • Hubert Marty / Christine Deviers-Joncourt -Scandale dans la république 2/2

  • Reportage Réinformation : « Crise paysanne … Où sont les responsables ? »

    Reportage d’Armel Joubert des Ouches pour Reinformation.tv : les producteurs de lait perdent 40 euros par 1.000 litres de lait. Ils s’apprêtent à en perdre 60. Les producteurs de porc en sont eux à plus de 20 euros de perte par animal. Les cours se sont effondrés passant de 1,40 euro à 1,08 euro. Et les prévisions sont plus que pessimistes. Les éleveurs de volailles sont dans le rouge, eux aussi. Depuis deux semaines, les paysans bretons manifestent leur colère mais surtout leur désespoir face à la situation récurrente dont ils sont victimes. Les agriculteurs n’en finissent pas de subir une concurrence déloyale, résultat d’une politique européenne et mondialiste suicidaire. L’ouverture des frontières à tout-va, la volonté de mise en concurrence avec des pays dont les législations sont opposées, ruinent leurs efforts et leurs exploitations. (Voir notre reportage « Suicides dans les campagnes »). Au cours de ces 30 dernières années, le monde paysan français a vu disparaître 300.000 exploitations, et nous ne parlons même pas des emplois indirects.

    http://www.contre-info.com/reportage-reinformation-crise-paysanne-ou-sont-les-responsables

  • Barakacity : Najat Belkacem a-t-elle menti ?

    Marianne revient sur cette affaire pitoyable et sur la défense adoptée par le ministre :

    "La ministre de l’Education a-t-elle été prise au piège d’une “mise en scène” sur le plateau du “Supplément” la semaine dernière ? C’est la défense adoptée par Najat Vallaud-Belkacem, après que le minimalisme de sa réaction face aux propos inacceptables tenus devant elle par le dirigeant d’une association islamiste, Idriss Sihamedi, a été pointé, notamment par Marianne.

    Alors qu’Idriss Sihamedi, tout en se revendiquant comme un “musulman normal”, avait affirmé “Je ne serre pas la main aux femmes" et s'était montré bien en peine de condamner les exactions de l’Etat islamique en Syrie (où son association Barakacity intervient), la ministre avait été invitée à réagir. Après avoir décliné dans un premier temps, elle avait simplement déclaré : “Je crois que c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n'ajouterai rien.

    Devant la polémique, , avant de se défendre à nouveau mardi à l’Assemblée, en ces termes : “Ma règle est simple : on ne débat pas contre les ennemis de la République, on les combat (...) Mon combat est total, il exclut tout dialogue artificiel et toute mise en scène, je regrette qu’on lui ait offert une tribune. “Mise en scène” : l’accusation à l’endroit de l’émission est directe.

    Une semaine après la fameuse séquence, “Le Supplément” de ce dimanche 31 janvier a donc souhaité répondre à la ministre, en réfutant toute mise en scène :

    “Pour la ministre nous avons voulu faire du buzz et la piéger avec une mise en scène en invitant un homme dont elle ignorait tout. Pourtant, 24 heures avant l’enregistrement, nous avons averti Najat-Vallaud-Belkacem par écrit du contenu de l’émission. D'ailleurs, selon nos informations, un conseiller de son cabinet a été chargé de faire des recherches sur cette association… Elle sait donc qu’Idriss Sihamedi sera présent et qu’un reportage sera consacré au jeune humanitaire Moussa et à l’ONG qui l’emploie, Barakacity”.

    Contrairement à ce qu'elle a pu laisser entendre, Najat Vallaud-Belkacem n'a donc pas été prise de court… [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/barakacity-najat-belkacem-a-t-elle-menti-.html

  • Le PS désavoué par ses électeurs

    Le documentaire d’Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali analyse les raisons d’une défiance qui n’a jamais été aussi forte (France 3 JEUDI 28 – 23H05 – DOCUMENTARE)

    Toutes les enquêtes d’opinion montrent que les Français jugent leurs élus nationaux éloignés d’eux, formant une caste dont le souci n’est pas d’améliorer leur quotidien, mais de se faire élire. Jamais la défiance à l’encontre des représentants politiques n’a été aussi forte. Le Parti socialiste est le premier à pâtir de la crise que traverse notre culture démocratique, affirment Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali, auteurs d’un documentaire incisif intituléProfession socialiste.


    En 2012, au début du quinquennat de François Hollande, le Parti socialiste avait pourtant toutes les cartes en main : il dirigeait les grandes villes de France, la majorité des départements, la quasi-totalité des régions, l’Assemblée nationale et le Sénat.

    Trois ans plus tard, les socialistes ont tout perdu. Les orientations du gouvernement, contestées par une partie des militants, et l’absence de résultats expliquent en grande partie cette déroute.

    Surtout, affirment Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali, le Parti socialiste ne fait plus recette parce qu’il est devenu une machine électorale composée de professionnels de la politique, tous issus des élites. Cette dérive, Michèle Delaunay, députée socialiste de la Gironde, l’a dénoncée sur son blog en septembre 2014. Dans ce billet intitulé « Le tunnel ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie », l’ex-ministre déléguée aux personnes âgées dénonçait «ces élus [qui] n’ont jamais connu la vie réelle».

    Crise profonde

    Les auteurs du documentaire ne précisent pas que ce pamphlet avait été publié dix jours après que Thomas Thévenoud fut contraint de démissionner du gouvernement en raison de ses démêlés avec le fisc. Ce passage sous silence leur permet non seulement d’éviter d’alourdir le récit, mais surtout d’ériger en modèle cette cancérologue de formation, entrée en politique à l’âge de 54 ans. D’autant que les ténors du PS interrogés refusent de voir la réalité en face, de l’analyser. Bruno Le Roux, entré tôt en politique, chef du groupe PS à l’Assemblée nationale, reste convaincu que sa seule présence sur le terrain et son attachement à sa Seine-Saint-Denis natale le protègent de la « mécanisation de la politique ».
    Les origines de cette crise de la représentation sont rappelées avec précision. Jusque dans les années 1980, le personnel du Parti socialiste était surtout issu des classes moyennes et populaires. On entrait en politique à la faveur d’une expérience sociale. La professionnalisation du PS date de la décennie 1990 : la politique est alors devenue plus technique, les textes de loi sont passés de vingt à deux cents pages. D’assistant parlementaire à directeur de cabinet, le poste de «collaborateur» est devenu un métier incontournable. En 2012, le PS en comptait 10  000, répartis sur le territoire. Sans leur concours, les politiques n’auraient pas de capacité d’action.

    Le pragmatisme au détriment des idées

    A force de privilégier le pragmatisme au détriment des idées, les socialistes n’ont pas su porter une vision politique une fois arrivés au pouvoir. C’est l’une des conclusions que tire ce documentaire. On aurait pu ajouter que, faute d’avoir renouvelé son logiciel idéologique, le Parti socialiste a surtout fini par brouiller le clivage gauche-droite qui structurait la démocratie française.

    Signe que la crise est profonde, les élus interrogés ont peu de solutions à offrir pour regagner l’opinion publique. De Dominique Potier, député du département de Meurthe-et-Moselle, à Laura Slimani, la présidente des Jeunes socialistes, les plus lucides pensent tout juste qu’il faudrait exercer la politique «à durée déterminée».

    Antoine Flandrin
    27/01/2016

    Profession socialiste, d’Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali (France, 2015, 50 min). Le jeudi 28 janvier à 22 h 15 sur France 3.

    Source : LE MONDE | 28.01.2016

    http://www.polemia.com/le-ps-desavoue-par-ses-electeurs/