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France et politique française - Page 3821

  • ÉDITORIAL DE L’Action Française 2912 : GUERRE DE CIVILISATION

    Alors que François Hollande, apprenant l’attentat terroriste commis vendredi 26 juin à côté de Grenoble contre une usine chimique, n’a su qu’ânonner « la nécessité de porter des valeurs et de ne pas céder à la peur, jamais »,...

     

    ... Manuel Valls, face à cette première décapitation sur le sol français — les islamistes franchissant, par cet acte culturel, un cran symbolique supplémentaire dans la guerre qu’ils mènent sur notre vieille terre chrétienne contre tout ce qu’elle représente —, a préféré, et à juste titre, parler dimanche 28 [1] de « guerre de civilisation », indisposant du reste plus son propre camp qu’une droite qui a vu dans ce propos un hommage du vice socialiste à la vertu sarkozyste. Il a eu d’ailleurs entièrement raison d’ajouter aussitôt, de peur de ne pas être compris, qu’il ne s’agit pas d’« une guerre entre l’Occident et l’islam » et qu’il n’est pas devenu un disciple d’Hutington. L’Occident, en effet, du moins en ce sens-là, loin d’être une réalité géopolitique, n’est qu’une arme idéologique de destruction massive des Etats-Unis dont la barbarie apparemment plus douce est pareillement dirigée contre la civilisation incarnée par nos vieilles nations européennes... Un « Occident » dont, néanmoins, la politique actuelle du gouvernement français favorise les entreprises, qu’il s’agisse, entre autres exemples, de son opposition à la Russie ou de sa soumission, via l’Europe, dans les négociations sur le traité transatlantique.

    La France, chrétienne en son essence, n’est pas en guerre contre l’islam, encore moins contre ses propres ressortissants musulmans, mais, comme l’affirme Aymeric Chauprade, contre le « totalitarisme islamique » et ceux « qui vivent à l’extérieur ou chez nous, profitent d’ailleurs des largesses de notre État-providence tout en étant hostiles à ce que nous sommes, à nos valeurs, à notre civilisation. » [2] Nous ne sommes évidemment pas les seuls menacés et cette guerre est mondiale, comme l’a montré, le même jour, l’attentat commis en Tunisie et visant principalement des touristes. C’est que de nombreux pays européens ont pratiqué et continuent de pratiquer la même politique, qui risque même d’aller s’aggravant sous des prétextes compassionnels, après avoir déstabilisé, à la demande de l’« Occident », une Afrique du Nord et un Proche et Moyen Orient qui n’en demandaient pas tant ! Oui, la cause des attentats est bien « à rechercher dans la mise en place d’une politique étrangère déplorable [...], dans une immigration incontrôlée et incontrôlable, dans une justice complaisante ainsi que dans la destruction de tous les repères traditionnels de notre société. » [3]

    Le terme de civilisation a un mérite : celui d’obliger à nommer les choses et à ne plus se contenter de la vaine opposition entre des « valeurs républicaines » et un « terrorisme » également hors-sol. Notre civilisation, c’est tout ce que nous sommes depuis plusieurs millénaires, même lorsque certaines de nos valeurs sont devenues folles, et cette barbarie a un visage, celui d’un fanatisme qui se réclame d’une religion et par rapport auquel les fidèles de cette même religion doivent impérativement et clairement se positionner en cessant de prétendre qu’ils sont les premières victimes. Ainsi, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a osé relativiser l’horreur de l’attentat en affirmant dans un communiqué que « le vrai danger réside du côté de ceux qui utilisent ces événements pour déverser leur haine contre une partie de la population qui est, de fait, celle qui paye le plus lourd tribut face au terrorisme. » Le Gouvernement peut-il encore considérer comme interlocuteur crédible un « collectif » qui ose prétendre que le danger n’est pas le djihadisme mais une « islamophobie » largement fantasmée et qui, fort heureusement du reste, ne compte encore aucune victime, décapitée ou non ? La désinformation à laquelle s’emploie le CCIF a-t-il pour objectif le désarmement moral de la nation ? Inutile de dire à qui profiterait celui-ci...

    Qu’importe qu’on ne puisse savoir si les propos de Manuel Valls, qui rompent avec l’éternel refrain sur LA République, expriment la conviction, toute neuve, d’une France qu’on ne peut réduire à une idéologie ou à un régime politique, ou ne sont qu’éléments de langage concoctés par ses communicants. Il avait déjà évoqué une attaque contre « l’essence même de la France » pour commenter la tentative d’attentat contre deux églises de Villejuif. L’essentiel, en effet, n’est pas que le Premier ministre soit sincère mais qu’il se soit cru obligé de parler ainsi. Que lui, ou ses communicants, comprennent qu’il se suffit plus d’évoquer les « valeurs de la république » sous forme d’incantation magique pour mobiliser les Français contre une entreprise barbare qui menace l’existence même de la nation. Ne rêvons pas ! Nous n’en avons pas fini d’en souper, de ces valeurs, et Valls sera le premier à nous les resservir lorsqu’il s’agira de politique politicienne. Mais c’est un fait : sous ce mot de « civilisation », ambigu, peut-être, mais dont l’ambiguïté même a pour mérite de sortir de la référence plavlovienne à la République, c’est de nouveau la France en son être qui perce, ou tout du moins, l’aveu que le recours à une idéologie — la République, la laïcité — ne peut plus suffire à vaincre dans une guerre cruciale.

    Les récents propos de Marion Maréchal-Le Pen, qui ne comprend pas « cette obsession pour la République » et, condamnant la tendance qui « voudrait que la République efface la France », affirme que « la République ne prime pas sur la France », constituent une divine surprise. Sommes-nous à un tournant, provoqué par la véritable indigestion que la « République » commence de provoquer chez les Français, et que seuls ne ressentent pas quelques ringards confits en dévotion ? Une indigestion qui n’est que la révélation d’une imposture : celle d’une religion de substitution ayant cru trouver dans la mondialisation un nouveau ressort pour faire disparaître définitivement un peuple français réel, trop réel. Nos compatriotes se réveillent et, avec eux, le meilleur de l’élite politique. Tant mieux !

    François Marcilhac - L’Action Française 2912

    - [1] au Grand Rendez-vous d’Europe 1, Le Monde et i-Télé 
    - [2] Entretien donné à Boulevard Voltaire ce 29 juin. 
    - [3] Communiqué de l’Action française du 27 juin 
    - [4] Entretien à la revue Charles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?EDITORIAL-DE-L-Action-Francaise,9197

  • Poussée salafiste dans les mosquées françaises

     

    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    Les services de renseignements français ont mis en avant les chiffres suivants : 89 lieux de culte musulmans contrôlés par les salafistes et 41 approchés par ces islamistes en France.
    Sur les plus de 2 000 lieux de culte français, un peu plus de 6 % sont donc des viviers du djihadisme. Le plus inquiétant est le doublement de ce taux entre 2010 et 2014.
    Le compte rendu pour le ministère de l’Intérieur ajoute que le salafisme désire que ses adeptes se coupent totalement du monde en leur interdisant toute soumission aux lois de la République.
    Affaibli par une direction floue, le conseil français du culte musulman semble incapable d’endiguer l’offensive des radicaux.

    Manuel Valls s’est dit prêt à fermer les mosquées salafistes en France :

    toutes les solutions sont explorées et mises en œuvre pour entraver l’action des terroristes. Et il faut empêcher d’agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence (…) le ministre de l’Intérieur agira avec d’abord les armes du droit (…) pour fermer les mosquées quand il faut les fermer, s’attaquer aux commerces qui alimentent financièrement ce terrorisme.

    Qu’attendez-vous, Monsieur le ministre ? Pensez-vous que vos effets de manche suffiront à rassurer les Français ?

    http://fr.novopress.info/

  • Départ en Syrie : Des jeunes contestent en justice leur interdiction de sortie du territoire français

    C’est sa maman qui a fini par donner l’alerte. Devant les gendarmes, elle a raconté que Mélanie* s’était mise à porter le voile. Qu’elle avait aussi, au fil du temps, coupé tout contact avec ses proches. Agée de 22 ans, cette Mulhousienne demandera, ce mercredi, au tribunal administratif de Paris de lever l’interdiction administrative de sortie du territoire prise à son encontre, en mars, à la suite du signalement de sa mère, inquiète de la voir rejoindre les rangs de Daesh.

     

    « Son seul projet est de partir suivre des études de théologie dans une faculté réservée aux femmes à Riyad (Arabie Saoudite), assure, pour sa défense, l’avocat François Zind. Il n’y a aucun élément concret qui permet de penser qu’elle va partir faire le djihad en Syrie. »

    « Minority Report » à l’heure syrienne

    L’administration française a, elle, jugé « sérieuses » les raisons de croire que Mélanie « projette des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes ». C’est en ces termes que la loi antiterroriste, votée en novembre 2014, prévoit désormais d’interdire de sortie de l’Hexagone les jeunes qui pourraient être candidats au djihad.

    Enfant, niqab et mariage forcé : Le destin d’une djihadiste

    Comme dans le film Minority Report où Tom Cruise est pourchassé pour un meurtre qu’il n’a pas encore commis, ces jeunes sont frappés par des mesures restrictives pour la simple raison qu’ils présentent des signes de radicalisation liée à l’islamisme laissant penser qu’ils vont commettre un délit. En l’occurrence pour Mélanie, convertie depuis ces 16 ans, c’était la fréquentation d’un groupe issu de la « mouvance piétiste salafiste », selon François Zind.

    « On peut se retrouver avec des individus qui font n’importe quoi »

    « Devant la recrudescence du nombre de départs, le législateur a tenté de trouver une solution, analyse l’avocat. C’est sûr que le combat n’est pas facile. Mais ces interdictions de sortie du territoire ne sont pas une bonne réponse. »

    D’autant que, selon plusieurs experts, elles peuvent avoir des conséquences désastreuses. « En empêchant les jeunes de partir là-bas, on peut se retrouver avec des individus qui font n’importe quoi sur le sol français au nom de l’Etat islamique sans jamais avoir été en contact avec cette organisation », décrypte ainsi l’islamologue Mathieu Guidère. [....]

    La suite sur 20 minutes.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Depart-en-Syrie-Des-jeunes

  • 8 organisations criminelles sur 10 détectées en France sont étrangères !

    Éric Zemmour serait toujours en deçà de la réalité.

    « Mon métier, c’est de dire la vérité ! » Le 24 juin, Éric Zemmour répondait, tout en gouaille, devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris à des accusations « d’incitation à la haine raciale » après une chronique sur RTL. Le procureur a requis 5.000 euros d’amende contre le journaliste. Pour mémoire, ce dernier s’était borné à expliquer que « les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent ».

    Alors, simple lubie d’un cuistre aigri ayant la prétention de paraître « plus goy que goy », comme l’a prétendu si pitoyablement Léa Salamé, ou analyse lucide d’un journaliste digne de ce nom ?

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  • Choisir La Vie a besoin de vous

    Choisir la vie, association pour le Respect de la Vie, fondée en 1982 pour faire obstacle à la culture de mort et promouvoir  un ensemble de mesures protectrices de l’enfant à naître, de la mère et de la famille. Elle est chaque année pilote pour l'organisation de la Marche pour la Vie à Paris et est dirigée par Cécile EdelElle communique :

    Cecile_edel_200"Dans le cadre de son fort développement, Choisir la Vie continue son recrutement de bénévoles. Nous recherchons en particuliers trois personnes pour occuper les postes suivants :

    1 animateur des antennes locales

    L’animateur des antennes locales est membre du bureau de Choisir la Vie. Véritable courroie de transmission entre le national et les antennes locales dans les régions, il/elle veille :

    • à assurer la communication des informations auprès des associations partenaires du réseau de Choisir la Vie et des antennes locales,
    • à proposer la démultiplication des actions dans les régions,
    • à étendre le réseau des relais locaux dans les régions,
    • à apporter son soutien aux actions locales en transmettant les initiatives au bureau national qui proposera ensuite des aides concrètes aux délégations (matérielles et financières entre autre),
    • à animer une réunion par conférence téléphonique tous les deux mois pour maintenir la cohésion des antennes locales.

    1 animateur de réseaux sociaux

    L’animateur des réseaux sociaux est le bras droit du responsable informatique de Choisir La Vie. Il/elle est membre du bureau de Choisir la Vie. Il/elle veille :

    • à maintenir une bonne activité en postant des informations sur les différents comptes des réseaux sociaux de Choisir La Vie (Tweeter, Facebook),
    • à recruter de nouveaux abonnés sur les réseaux sociaux de Choisir la Vie,
    • à maintenir à jour un des sites de la Choisir la Vie et de la Marche pour la Vie,
    • à recruter des membres actifs dans la communauté des amis de Choisir la Vie pour diffuser l’information de la défense de la Vie.

    1 responsable Approvisionnement

    Logo-choisirvie_1Le responsable approvisionnement est membre du bureau de Choisir la Vie. Sous la responsabilité du trésorier, il/elle est en chargé de :

    • la veille des parutions des ouvrages, hors séries des revues amies (Famille Chrétienne, Homme nouveau, …) et autres publications en rapport avec la défense de la Vie,
    • de proposer au trésorier et à la présidente la liste et la quantité des achats,
    • de les commander et les faire livrer au siège de l’association,
    • de mettre en vente des ouvrages sur les sites internet de l’association, en liaison avec le responsable de l’informatique,
    • de mettre à disposition ces ouvrages à la vente, soit directement, soit par l’intermédiaire de membres de Choisir la Vie, sur les différents stands que l’association peut tenir tout au long de l’année,
    • de réapprovisionner les ouvrages en rupture de stock.

    Contact ici.

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Immigration sauvage, islamo-terrorisme, le gouvernement répond par… plus de laxisme à l’égard des étrangers !

    Bonne idée : en pleine crise migratoire et montée de l’islam-terrorisme, le gouvernement défend de nouveaux droits pour les étrangers en France. Le sens de l’à propos poussé à son paroxysme.

    Le texte dormait place Beauveau depuis un an, le gouvernement attendant sans doute le bon moment pour sortir sa loi accordant de nouveaux droits aux étrangers qui entrent légalement ou illégalement en France. On parle un tout petit peu moins des vagues de clandestins qui arrivent de Méditerranée, attentats obligent ? Allez hop, un bon texte de préférence étrangère !

    Concernant les immigrés légalement installés en France, le message gravé dans la loi est sans équivoque: «Les étrangers vont bénéficier d’un cadre administratif moins contraignant.» Ainsi, le gouvernement compte remplacer la carte de séjour annuelle par une carte valable quatre ans, après la première année de séjour. « À l’issue de cette carte, l’étranger aura accès à une carte de résident de dix ans. »
    Et comme si nous n’avions pas assez de candidats à l’installation en France, Bernard Cazeneuve compte faire passer le nombre de titres de séjour « Mobilité des talents » de 300 délivrances annuelles à 10 000 ! La mesure vise en principe les jeunes diplômés, chercheurs, investisseurs, travailleurs hautement qualifiés, artistes…

    Pour tous les étrangers en situation irrégulière d’où qu’ils viennent, il fait de l’assignation à résidence (domicile dont le clandestin peut entrer et sortir à sa guise) la règle et de la rétention administrative l’exception, traduisant ainsi fidèlement la «directive retour» des instances européennes qui trouvent les règles françaises actuelles trop attentatoires aux libertés.

    Reconnaissons à M. Cazeneuve une certaine cohérence entre son action et ses propos : c’est le même homme qui encourageait il y a peu les clandestins de Calais à demander l’asile en France plutôt que d’essayer de passer en Angleterre et qui allait en accueillir d’autres comme des VIP dans un centre d’hébergement parisien, structures qu’il s’engage d’ailleurs à multiplier.

    http://fr.novopress.info/

  • GPA : la fin du mythe des « fantômes de la République »

    Communiqué de La Manif Pour Tous :

    "La Cour de cassation doit rendre ce vendredi un avis très attendu sur la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger pour des ressortissants français. L’argumentation des partisans de la légalisation de la GPA et de son business abject repose sur l’existence supposée des « fantômes de la République », ces enfants nés de GPA à l’étranger mais non reconnus par la France.« C’est un mensonge : il faut mettre fin à ce mythe des « fantômes de la République » s’indigne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. A la veille de manifestations de grande ampleur organisées en octobre dernier par La Manif Pour Tous, le Premier Ministre lui-même le rappelait dans une interview accordée au journal La Croix : « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

    Cet argument fallacieux se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une décision de justice. Il est clair que les militants pro-GPA cherchent à détourner le regard d’une opinion publique de plus en plus choquée par la réalité sordide d’une pratique qui conduit à  l’arrachement volontaire et programmé de l’enfant à sa mère dès sa naissance et à l’asservissement des femmes réduites à la valeur de leur utérus. Chaque jour, de nouvelles vois s’élèvent pour appeler à mettre un terme à cette pratique odieuse de la GPA qui utilise et exploite la misère humaine comme une matière première.

    Les partisans de la légalisation de la GPA sont devenus ces spécialistes pour transformer des inexactitudes voire des mensonges en vérité auto-proclamée. Ainsi, contrairement à ce qu’ils affirment, la CEDH n’a jamais condamné la France pour refus de retranscrire à l’état civil français des enfants nés de GPA à l’étranger. La CEDH s’est contenté de demander que la vie privée de ces enfants soit respectée par la République française.« Personne ne sait exactement ce que cela signifie concrètement et les juristes s’arrachent les cheveux pour essayer d’analyser cette décision dont les conclusions ont été manipulées par des groupes de pression en faveur de la GPA »dénonce Ludovine de La Rochère.

    Alors que l’avis de la Cour de cassation sera rendu ce vendredi, La Manif Pour Tous tient à rappeler les risques des conséquences des recommandations du Procureur général. Si, conformément au souhait de Jean-Claude Marin, l’état civil mentionne le lien de filiation biologique de l’enfant à l’égard de son père, rien ne s’opposera à ce que le conjoint du père engage une procédure d’adoption qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel (grâce à la loi Taubira) qui aura pour résultat la reconnaissance totale par la France des GPA réalisées à l’étranger.« Il y a un choix de société qui s’impose à la conscience collective. Toute forme de reconnaissance de la GPA est incompatible avec les valeurs de la République » conclue Ludovince de La Rochère."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Grands travaux technocratiques

    Qui a dit (récemment) « la démocratie est ainsi faite que les Parlements et les opinions publiques passent parfois des mois, sinon des années, à discuter de sujets absolument mineurs, (comme le nombre de dimanches d’ouverture de quelques magasins), et zéro minute sur des sujets structurant pour des siècles l’avenir d’un pays » ? 
    Nous dirons un "réveillé", comme il s'en compte de plus en plus : quelqu'un qui découvre la relativité du sacrement démocratique. c'est Jacques Attali sur son blog de l'Express, le 3 juin 2015. Notre démocratie latine est incapable de bâtir l'avenir sauf à des coûts surenchéris par l'emprunt et la concertation démagogique. Elle est plus lente que toutes ses soeurs du Nord. Ses projets, quand ils sortent enfin, restent parfois inachevés par le changement de majorité politique. Pour fixer les idées, citons le bouclage des périphériques franciliens A86 et A104, l'un achevé sous péage avec 30 ans de retard, l'autre inachevé depuis 20 ans par manque d'autorité, excès de précautions et protections.

    (cliquez pour augmenter)

    Le cas d'espèce débattu par Jacques Attali est une alternative d'investissements lourds entre le grand port d'Ile de France, Rouen-Le Havre, et le canal à grand gabarit vers le Benelux, dit Seine-Nord. La Commission européenne devrait dire d'ici à fin juillet 2015 si elle participe au financement du dit-canal et à quelle hauteur (+/-40%). Même s'il est doué pour mettre en perspective l'avenir, Attali pose une équation d'exclusive qui partout au Nord n'aurait pas lieu d'être. Il soutient que le pouvoir choisissant Seine-Nord ouvre la route aux chargeurs vers la Mer du Nord contre la vocation naturelle du Havre à irriguer la région parisienne (voir son article de l'Express en cliquant ici). Or, on n'a pas à choisir entre ces deux axes, on doit les combiner pour valoriser tous nos atouts. Nous ne devons pas sacrifier le Havre ou Rouen au profit d'Anvers-Gand mais nous ne sommes pas armés intellectuellement pour les englober dans un projet d'aménagement de tout le nord-ouest de la France parce que ce pays n'a pas son grand projet : il bricole.
    Afin de caler le sujet en complétant l'analyse d'Attali, nous rappelons que la logistique n'est plus de nos jours l'organisation des débouchés de l'entreprise mais une fonction stratégique de l'aménagement du territoire qui tend à capter les flux de valeur ajoutée pour s'en nourrir. Gênes, Barcelone, Marseille, Le Havre, Felixstowe sont des ports nationaux qui desservent leur pays quand Anvers, Gand, Rotterdam, Brême, Hambourg sont des ports internationaux d'éclatement disposant d'un hinterland ramifié et qui irriguent très loin derrière eux. Le programme d'European Rail Shuttle Railways en est une démonstration, qui à un moment déchargeait à Lyon et à Milan depuis Rotterdam ! On a pu les calmer, mais la concurrence renaîtra plus forte. Attendre et voir est la pire des positions. Il faut mettre le paquet dans les compartiments gagnants du pays, la France du nord-ouest en est un. Sa compétitivité augmentée déclenchera le détournement à notre profit de plus en plus de flux logistiques de la zone atlantique nord-est. Du moins c'est le but : faire de la valeur ajoutée ici plutôt qu'au Benelux.
    Avec Seine-Nord, il s'agit d'améliorer l'hinterland des ports normands et de Paris par les canaux de gabarit européen et de profiter de retombées économiques le long des voies fluviales et autour des plateformes multimodales, plutôt que de spécialiser le port du Havre dans l'approvisionnement rapide de Gennevilliers en camions ! Passer de la mer au fleuve et du fleuve au canal, quoi de plus "naturel" ? Dans les années 70 on a ainsi tenté de faire entrer Dunkerque dans l'interactivité des ports belges, en vain car cela déplut aux syndicats de rentiers. La situation sociale de Dunkerque s'est redressée depuis avec une nouvelle génération de dockers, mais le train d'opportunités est passé. Il faut attendre le prochain. En revanche, pour la vallée de la Seine c'est maintenant qu'il faut bouger ; l'affaire n'a que trop duré. Paradoxalement Dunkerque et Rouen seront dès lors interconnectés au gabarit européen.

    Jacques Attali

    Le lecteur trouvera en note (1) ci-dessous, un commentaire technique d'un ancien de la batellerie, particulièrement au fait des défis logistiques pour avoir navigué longtemps dans le secteur Europe nord-ouest, texte parfaitement éclairant sur les décalages français qui semblent irrémédiables avec la classe politique actuelle. Jacques Attali, pour sa part, termine son billet de dépit :

    « Deux ans avant le cinq centième anniversaire de la création du Havre², on vient de mettre un clou sur son cercueil. Et ceux qui, depuis des décennies, pensent qu’il faut aider Rouen contre le Havre, finiront peut être par comprendre que la mort de l’un précédera de peu la mort de l’autre. Suivra ensuite celle de Paris. Ceux qui auront pris cette néfaste décision ne seront plus là depuis longtemps ».

    Les travaux du Havre ne se limitent pas à l'autoroute ferroviaire, monsieur Attali (cf. son blogue). La profession consultée nous renvoie au dossier ad hoc du journal Le Marin qui dans son numéro du 12 juin 2015 fait dix pages sur l'Axe-Seine (pages 31 à 41). On y voit les Normands se battre avec courage pour relever le défi d'entrer au club du Range Nord par Le Havre ; Rouen de son côté étatisant sa résistance par défaut d'un transit-time concurrentiel. 
    Une agence de bassin, le GIE HAROPA², a été créée en 2012 pour mutualiser à l'international les synergies entre les ports de la Basse Seine pour sauver Rouen et Paris par la voie d'eau. C'est déjà un guichet unique (mais pas exclusif) pour les formalités douanières qui vise aussi les autres maillons de la chaîne logistique. Alain Vidalies, ministre des Transports nous en touche un mot : « L'objectif de HAROPA est de constituer la Supply Chain d'un bassin de vie de 25 millions de consommateurs et de participer activement à la création de valeur ajoutée et d'emplois d'un nouveau territoire unifié par l'axe Seine [...] Fonctionner en synergie doit permettre aux trois ports de mieux répondre aux attentes des clients. C'est notamment la clef pour formuler des offres de bout en bout, du port maritime au dernier kilomètre, en optimisant coûts et CO². C'est aussi la bonne échelle pour développer des systèmes d'information et d'intelligence logistiques qui seront les avantages concurrentiels clés de demain.» D'où l'accent mis sur l'immobilier d'entreposage tout au long du corridor pour gérer le transport massifié. Fin 2014, HAROPA administrait déjà 2,7 millions de mètre-carrés.

    Concept minimaliste du parc éco-industriel Calvados-Honfleur


    L'argument de fonds du GIE est d'être par Le Havre le premier gros complexe portuaire atlantique touché à l’import en Europe et le dernier quitté à l’export, ce qui est vrai. Mais l'avantage géographique doit être valorisé par des hommes motivés et intéressés. Sans méjuger des qualités techniques des équipes impliquées, on jugera de l'efficacité du "guichet commercial unique" avec le temps. Les hommes politiques, maîtres et seigneurs en France, ont hésité trop longtemps à trancher sur un sujet dont ils apprécient peut-être mal les retombées, car le tempo de la mondialisation n'est pas le leur, encadrés qu'ils sont de deux élections rapprochées. Nos voisins du Nord ont le même type de régime mais il y existe un consensus national sur la nécessité d'infrastructures gagnantes que nous n'avons pas dans notre désordre gaulois.

    Notes : 

    (1) Réponse au billet de Jacques Attali paru dans l'Express n°3335 du 3 juin 2015 :
    JC Malbrunot
    « Si l’auteur est homme d’esprit et possède une bonne plume, à mon simple point de vue de batelier retraité qui a effectué souvent des manutentions dans les ports du nord (Anvers, Rotterdam, Amsterdam, Hambourg), quand d’aventure je trouvais du fret à Rouen ou au Havre, j’avais l’impression de venir dans des ports fantômes ! Quand Le Havre annonce 68 millions de tonnes et que Rotterdam réalise 440 millions de tonnes, c’est déclouer le cercueil qu’il faut faire pour sa résurrection ! Un Hollandais m’avait dit un jour «vous les Français vous ne saurez jamais tirer profiter vos voies d’eau» ! J’ai traduit, qu’avec la géographie que nous avons, nous étions des nuls !
    Jamais les Hollandais n’auraient fait Port 2000 sans le raccorder au canal de Tancarville ! Avec la Seine, le port du Havre a une position stratégique pour desservir l’Ile de France, mais bien mieux encore, il reste quelques travaux pour terminer la mise au grand gabarit jusqu’à Nogent-sur-Seine dont une écluse qui fera peut-être 110 mètres entre deux écluses de 180 mètres en service, et le chantier traîne en longueur, il faut encore attendre 2020 pour en voir la finalité !
    Avec une position aussi privilégiée, comment Le Havre, pour le 500 ème anniversaire, ne pourrait-il pas atteindre les 5 millions de conteneurs, et doubler son tonnage ? Les camions sont incontournables, le chemin de fer tout autant, mais sortir l’artillerie lourde pour que ne se fasse pas le canal Seine-Nord, c’est porter une fois de plus un mauvais coup au mode fluvial. Tout le long du Canal Albert de Liège à Anvers, il y a des entreprises et le canal Seine-Nord peut-être lui aussi être un puissant vecteur économique avec ses plateformes multimodales.
    A mon avis, c’est manquer d’ambition pour nos ports maritimes que de ne pas mieux valoriser la voie d’eau ; le plus à craindre c’est notre manque de culture fluviale, et avoir peur du canal Seine-Nord en est encore la triste démonstration ! Pas besoin du canal Seine-Nord pour que les Hollandais nous envoient depuis Rotterdam des camions de toutes nationalités, ce qui nous fait perdre près de 20% d’emplois dans notre secteur routier !» (J-C. Malbrunot)

    (2) Le Havre de Grâce fut fondé en 1517 par le roi François Ier sur des marais que viendront assécher des entreprises hollandaises (déjà !). Le GIE HAROPA diffuse ses ambitions sur un site auquel on accède en cliquant ici. Ceux qui veulent enrichir l'étude de cas liront avec profit le rapport Gay-Granier-Plantrou de 2013 sur la Basse Seine et Paris en cliquant trois fois ici et .

    http://royalartillerie.blogspot.fr/

  • Rentrée du PS : les frondeurs vont devancer La Rochelle

    L'université d'été du PS se tiendra comme chaque année fin août à La Rochelle. Les frondeurs vont griller la politesse à Cambadélis.

    Après une année mouvementée, qui a atteint son climax avec la loi Macron et l'utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer le projet, les frondeurs comptent donner le ton de la rentrée. Ils ont décidé de se retrouver avant l'université d'été du PS, qui se tiendra comme chaque année le dernier week-end d'août à La Rochelle.

    Le rendez-vous se tiendra à Marennes, à l'entrée de l'île d'Oléron jeudi 27 et vendredi 28 août. Les frondeurs appellent déjà cela « les journées de Marennes ». « On a une vision politique à défendre, ça s'inscrit dans la tradition des courants structurés du PS », dixit le député Laurent Baumel. L'hôte, le maire de Marennes, Mickaël Vallet, est signataire de la motion B, qui a récolté un peu moins de 30 % des voix au congrès de Poitiers.

    « Taubira, c'est pas notre leader caché ! »

    Benoît Hamon, Christian Paul, Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et les autres ne se contenteront pas de déguster des huîtres, spécialité locale, ils réfléchiront aussi à la meilleure manière de structurer un courant né de l'association de plusieurs mouvances du PS, sur la contestation à la politique de François Hollande en général, et plus particulièrement en opposition à la loi Macron.

    Pour l'instant, pas question d'inviter la ministre de la Justice, qui avait fait sensation l'année dernière à La Rochelle en participant à la réunion des frondeurs. « Taubira n'est pas notre leader caché, on ne va pas l'inviter tous les ans ! » lâche un frondeur.

    Charlotte Chaffanjon

    source : Le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFVylZZyEVgczjajV.shtml