Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3853

  • La hantise des tenants du « pédagogisme » ?

    Le roman national !

    Alain de Benoist

    La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins…

    « Occulter la continuité permet de gommer la nécessité de transmettre. »


    De quoi l’histoire est-elle le nom ?

    Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament.

    Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.

    Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau :

    « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).

    Comme Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem est, de toute évidence, une idéologue. Mais ramener la réforme à sa personne ne mène pas loin, sinon à des invectives, c’est-à-dire à rien du tout. Elle inscrit en fait ses pas dans le sillage de ceux qui l’ont précédée, à commencer par les gouvernements de droite, du « collège unique » de René Haby (1975) à la suppression de la formation des maîtres (2008). Sa réforme est d’ailleurs clairement d’inspiration libérale, car il n’y a rien de plus conforme à l’idéologie libérale que de considérer l’élève comme un individu appelé à « construire lui-même ses savoirs ». Il ne faut par ailleurs pas s’y tromper : les parents sont très souvent complices d’une conception économiste et utilitariste de l’école. Najat Vallaud-Belkacem a beau répéter pieusement que le goût du grec et du latin est le fait d’une « élite », les élites bourgeoises ne jurent aujourd’hui que par la langue anglaise et par l’économie.

    Plus inquiétant encore, à en croire Eric Zemmour, l’enseignement de l’histoire pourrait bientôt se résumer à celui du « bien » contre le « mal ». A quand l’overdose ?

    La hantise des tenants du « pédagogisme », ils le disent eux-mêmes, c’est le « roman national ». Certes, l’histoire et la mémoire sont deux choses bien distinctes. Mais dans l’enseignement scolaire, les deux se confondent inévitablement : pour un jeune Français, apprendre l’histoire de France, c’est apprendre qu’il n’est pas seulement le fils de son temps, mais l’héritier d’une longue lignée d’hommes et de femmes qui se référaient à d’autres valeurs que celles qu’on lui enseigne aujourd’hui. Il risque alors de les comparer, et peut-être de finir par penser que « c’était mieux avant ». Voilà ce que l’on veut éviter. Occulter la continuité permet de gommer la nécessité de transmettre.

    Il y a pour cela trois moyens : ne plus enseigner l’histoire, la démanteler ou la noyer dans le flou de « l’interdisciplinaire », n’en retenir que les événements dévalorisants. L’esclavage, la traite négrière, la colonisation, les persécutions antijuives (« Shoah ») sont désormais prétextes à d’incessantes repentances par lesquelles les pouvoirs publics veulent suggérer à quel point nous sommes coupables (on remarquera au passage que, parmi les pages noires, on n’évoque ni la dévastation du Palatinat par les troupes de Louis XIV ni le génocide vendéen).

    La transformation des programmes d’histoire en cours de morale, oblative et lacrymale, développe ainsi une « forme de culpabilité nationale », révélatrice d’une France ouverte à tout sauf à elle-même, d’un pays « qui ne sait pas trop où il va et ne sait donc pas dire d’où il vient » (Pierre Nora).

    Le résultat a bien été décrit par l’écrivain tchèque Milan Hübl, mort en 1989 :

    « Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu’un d’autre écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite. »

    Autrefois, une réforme scolaire de gauche se voyait contrer par des trublions de droite, et une réforme de droite par des opposants de gauche. Mais là, l’opposition semble unanime. Qu’est-ce qui est en train de changer ?

    Le fait nouveau, c’est le grand divorce de la « gauche » et des intellectuels. La droite, qui n’a jamais beaucoup aimé les intellectuels, a longtemps cru que « intellectuel de gauche » était un pléonasme. Aujourd’hui, nous avons un premier ministre, Manuel Valls, qui s’en prend publiquement à Michel Onfray et à Emmanuel Todd. Le premier riposte en le traitant de « crétin », le second en se demandant s’il est « vraiment bête ». Najat Vallaud-Belkacem traite de « pseudo-intellectuels » tous ceux qui ont dénoncé son projet de réforme : Pascal Bruckner, Pierre Nora, Jacques Julliard, Régis Debray, Danièle Sallenave et tant d’autres. Au même moment, dans Libération, un collectif d’intellectuels de gauche, et non des moindres (José Bové, Sylviane Agacinski, Yvette Roudy, Martine Segalen, Nathalie Heinich, Marie-Josèphe Bonnet, etc.), publie un manifeste « Pour l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui ». Le divorce, décidément, est consommé.

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier, 21/05/2015

    Source Metamag.fr

    http://www.polemia.com/la-hantise-des-tenants-du-pedagogisme/

  • Disparition de Robert Chardon : la piste du "Secret défense"?

    Il avait twitté : 

    Trc

    Depuis, il a disparu, son compte twitter (@RobertChardon) a été fermé. A t-il été interné d'office? Votre blog et Boulevard Voltaire s'étaient faits les relais de ce douteux concours de circonstances.

    Aujourd'hui Riposte laïque revient sur le passé professionnel de Robert Chardon et sur l'implication de son entreprise dans le nucléaire et l'équipement de la dernière série de sous-marins :

    "L’étrange et mystérieuse disparition de la vie publique du maire UMP de Venelles (Bouches-du-Rhône) Robert Chardon, devenu un « secret défense », pourrait aussi avoir des répercussions pour l’entreprise ISOIngénierie, présente par de multiples activités dans les domaines de la défense nationale française, et dont le PDG est Robert Chardon, avec des clients aussi prestigieux que DCNS, CEA, MAN Diesel, Wellman Defense.

    Lorsqu’on sait que Robert Chardon et les 25 ingénieurs de sa société Aixoise ont participé à l’élaboration des fonctions de sécurité du programme Barracuda et des sous-marins nucléaires d’attaque français lanceurs d’engins nucléaires, nos inquiétudes sur le devenir et l’intégrité physique de Robert Chardon sont grandement fondées. Aussi, dès que la  disparition de Robert Chardon s’est prolongée, j’ai saisi la justice. Car la disparition de Robert Chardon, vu son implication dans les projets de la Défense Nationale, c’est un peu comme si Bernard Bajolet , directeur de la DGSE, disparaissait sans laisser de trace en plein Paris. Ou comme si le « père » des missiles balistiques soviétiques s’était évaporé en pleine « guerre froide ».

    L'actualité sur ce sujet sur twitter : #RobertChardon

    Lahire

  • C’est la République qui a besoin du peuple et non l’inverse

    Les Français doivent remonter le fleuve de leur histoire : le seul souvenir d’un Bayard ou d’un Saint Louis pulvérisera irrémédiablement la légitimité des usurpateurs.

    La guerre aux peuples est déclarée. Des bas-fonds des réseaux mafieux aux élites affidées de Wall Street, un seul mot d’ordre : tous les hommes sont des immigrés.

    De fait – et cela est conforme à l’histoire du monde -, avant d’être esclave, on est généralement immigré (populations vaincues ou razziées). Pour fabriquer des immigrés, il convient de liquider les identités collectives : les esclaves de Cosmopolis ont un destin d’épaves narcissiques.

    Une caste d’apparatchiks issue des incubateurs élitaires anglo-saxons se charge de la besogne avec entrain. Sa feuille de route : maintenir l’illusion démocratique, surveiller les masses, punir les déviants.

    Lire la suite

  • Face aux djihadistes, des "community managers"

    Sous le règne d'Ubu, l’Etat veut créer deux cellules de «community managers», l’une publique, l’autre associative, chargés de lutter contre la propagande jihadiste sur Internet. Ne riez, cela va se faire avec nos impôts.

    C'est la dernière idée de Manuel Valls, après la création d'un site internet, Stop Djihadisme.

    A ce rythme là, l'Etat islamique sera à l'Elysée dans peu de temps.

    Le Premier ministre a donné un nouveau pointage du nombre de résidents français «impliqués» dans les filières jihadistes en Syrie et en Irak, qui a atteint 1 704 personnes, contre 1 573 lors d’un dernier bilan effectué fin avril.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Un terroriste condamné à mort vit tranquillement en France et à nos frais

    Ancien membre du GIA, condamné à mort par contumace pour terrorisme dans son pays, l’Algérie, qu’il a fui en 1999, Merouane Benahmed a été arrêté en France dans le cadre de l’affaire dite des filières tchétchènes, soupçonnées de projeter des attentats à Paris, et démantelées en 2002. Clamant qu’il n’a rien à voir avec ces attaques terroristes planifiées, il a été condamné à 10 ans de prison. Libéré en 2011, il a échappé in extremis à l’extradition vers l’Algérie grâce à l’intervention de la Cour européenne des droits de l’homme qui invoque sa condamnation à mort dans ce pays. Libre mais banni de France, il vit alors en résidence surveillée en attendant son éloignement par le ministère de l’Intérieur….

    Source via FdS

    http://www.contre-info.com/

  • GPA : le double langage de Taubira contraste avec la fermeté Suisse

    Lors d’une séance de questions à l’Assemblée Nationale, Christiane Taubira se réfugie derrière les décisions de justice, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et « l’intérêt de l’enfant » pour justifier que l’on accepte la GPA en France, tout en affirmant que le gouvernement Valls est contre cette pratique.

    A l’inverse, la Suisse a une politique cohérente sur le sujet, comme le montre la décision du Tribunal fédéral, qui a annulé un jugement autorisant deux hommes homosexuels à être les pères d’un enfant né d’une mère porteuse.
    Selon le jugement rendu le 22 mai dernier, les deux hommes, qui ont eu recours à des mères porteuses à l’étranger, l’ont fait volontairement pour contourner la loi de leur pays qui le leur interdit, et leur acte est tout simplement contraire à « l’ordre public suisse »
    La fermeté de la Suisse a été saluée positivement par l’organisation d’aide à l’enfance Terre des Hommes (TDH), qui se réjouit d’une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant ».

    http://fr.novopress.info/

  • Sortie du livre "IVG – 40 ANS DE COMBAT", pour participer à la victoire de la culture de la vie

    Livre"L’université pour la vie : se former pour agir" a été créée en 2008 par Patrick Recipon avec l’aide du père Matteo à Lyon. Elle a pour vocation d’organiser des conférences, des cycles de formation et encourager chacun, avec ses talents à s’engager pour promouvoir la vie de la conception à la mort naturelle.

    L'association lance l'édition d'un livre pour faire le bilan et mesurer les conséquences de la légalisation de l'avortement en France depuis 40 ans, de connaître et aider ceux qui défendent la vie. Le livre sera édité dans les prochaines semaines.

    Pour réaliser ce projet, l'association a demandé l’aide d’un journaliste professionnel, Jacques de Guillebon : journaliste, indépendant et essayiste, chroniqueur à La Nef. Le budget pour éditer 2 000 exemplaires dépasse les 14 000 euros (rédaction, création graphique et impression). L'association a déjà trouvé la moitié.

    Il s'agit, grâce aux dons, de diffuser ce livre le plus largement possible avant l'été 2015 en :

    • Le vendant dans les librairies grâce à des réseaux spécialisés
    • Organiser des conférences pour le présenter
    • L’annoncer dans les médias

    Vous pouvez le pré-commander et l’offrir autour de vous. Prix fixé à 10 euros + frais de port 4 euros.

    Michel Janva

  • Il y a 10 ans, les Français disaient NON au TCE

    Minute consacre sa Une aux 10 ans du non au référendum sur la Constitution européenne. Extraits :

    M"[...] Par 54,67 %, les Français avaient répondu non à la question posée, à savoir: « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe? » Le résultat était sans équivoque, la différence entre partisans du non et ceux du oui était supérieure à 2,6 millions de voix! [...]

    Après le non de 2005, il ne fallut que deux ans pour qu’un nouveau traité, qui n’avait rien du « mini traité » promis par Nicolas Sarkozy, élu en 2007, et ne tenait aucun compte du « non de droite », axé sur la perte de souveraineté, ni de « non de gauche », axé lui sur l’aspect jugé trop libéral du traité, soit signé puis ratifié, en 2008, par la voie parlementaire. Miracle des institutions républicaines qui permettent aux parlementaires d’imposer ce que le peuple a refusé. Valéry Giscard d’Estaing, le principal rédacteur de la Constitution retoquée par les Français, portera, dans « Le Monde » du 26 octobre 2007, cette appréciation sur le texte du traité de Lisbonne: « Les juristes n’ont pas proposé d’innovations. Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d’amendements aux deux traités existants de Rome (1 957) et de Maastricht (1992). Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d’amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s’appliquent ces amendements. Voilà pour la forme. Si l’on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel — les seules qui comptaient pour les conventionnels — se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs. […] » [...]

    Et en effet, la modification de la Constitution de la Ve République rendue nécessaire par l’adoption du traité de Lisbonne sera adoptée par 560 voix contre 181 sur 893 votants (il y eu 152 abstentions), après que François Fillon, alors premier ministre, eut posé les termes du débat en ces termes: « A ceux qui, pour des raisons de forme (sic), contestent les modalités d’adoption du traité de Lisbonne par la voie parlementaire et à ceux qui, pour des raisons de fond, s’opposent à ce traité, je pose une question simple: voulez-vous réellement relancer l’Europe ou préférez-vous son enlisement? » La pratique du coup de force parlementaire est, à vrai dire, la pratique coutumière en France. [...]"

    Michel Janva