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France et politique française - Page 3895

  • Richard Millet : « Le Système a élevé le mensonge au rang de vérité »

    Sur son blog, il a été l’un des premiers à écrire qu’il n’était pas Charlie. Romancier, essayiste, polémiste, Richard Millet est de ces écrivains francs-tireurs dont la critique de l’idéologie dominante indigne et révolte les gentils et les bien-pensants. Sa mise à mort médiatique en 2012 et son départ de chez Gallimard, suite à la publication de son éloge littéraire d’Anders Breivik, en dit long sur cette « liberté d’expression » chérie par la France depuis l’attentat contre Charlie Hebdo…

    Depuis l’attentat de Charlie Hebdo, on assiste au déploiement d’une effarante propagande où il n’est question que de liberté d’expression. Que vous inspire la pseudo-unité nationale qu’elle suscite, vous qui avez été condamné à mort socialement et médiatiquement pour vos écrits ?

    Ce genre d’unanimité ne peut se faire, comme René Girard l’a montré, qu’au détriment de quelques-uns. La prétendue recomposition nationale qui a eu lieu après les meurtres de Charlie Hebdo nous dit deux choses : d’abord qu’elle n’aurait pas été aussi grande si les victimes n’avaient pas été des journalistes (les meurtres de Toulouse et de Montauban, il y a deux ans, pourtant de même nature, n’avaient pas suscité un pareil émoi) ; il est vrai, ces journalistes appartenaient à l’extrême-gauche, celle-là même qui clame qu’il n’ y a pas encore assez d’immigrés, pas assez d’« Europe », et qu’il faut en finir avec les nations. D’autre part, cette unanimité s’est faite au détriment même de la « liberté d’expression », c’est-à-dire de ceux qui, Français de souche et catholique sont constamment insultés par Charlie Hebdo. Il en va de cette liberté comme de la « tolérance » : elle est une arme de contrôle, pour le pouvoir médiatico-politique qui trouve à présent chez Zemmour, Camus, Finkielkraut et moi-même des « responsabilités » dans le climat d’ « islamophobie » qui fait des musulmans les victimes d’un « amalgame », d’une « stigmatisation » (ces mots ayant remplacé celui, dévalorisé, de racisme). Le serpent socialiste se mord d’ailleurs la queue : son discours rejoint ici celui des islamistes prétendus « modérés ».

    La religion républicaine peut-elle s’aveugler encore longtemps sur le fait qu’elle n’est qu’un dangereux simulacre ? Est-ce finalement l’islam qui va le lui apprendre ?

    L’islam, dans sa violence comme dans ses conquérantes prétentions juridiques, a le mérite de rappeler, involontairement, que la classe politique joue, depuis une trentaine d’années, avec le feu immigrationniste. Soyons réalistes ; il y a une bonne immigration : celle qui veut s’assimiler, et une autre, problématique, généralement musulmane, qui trouve dans le multiculturalisme une citoyenneté minimaliste. Je suis « français » faute de mieux (faute d’être américain, par exemple, ou de vivre selon la charia), peuvent se dire les jeunes immigrés. L’islam est, pour beaucoup, un ordre politique avant d’être une religion, comme l’a rappelé Houellebecq dans son roman Soumission. Tout cela occulte le fait majeur : la déchristianisation de l’Europe, dont la religion laïque ou celle des droits de l’homme ne peut plus masquer qu’elle fait le lit de l’islam, lequel a horreur du vide religieux. Et si les catholiques ont montré qu’ils sont une force puissante lors de la Manif pour tous, cette force ne semble pas avoir, hélas, d’avenir politique. Les socialistes continuent leur œuvre de destruction, cette forme de guerre civile, commencée en Vendée, en 1793.

    Pensez-vous qu’il soit plus difficile d’écrire en France qu’ailleurs ? Depuis votre mise à l’écart, constatez-vous un durcissement de la bien-pensance, ou au contraire, son affaiblissement … ?

    Certains sont sauvés par les institutions (Finkielkraut) ou par leurs ventes (Zemmour). D’autres, comme Renaud Camus ou moi, qui vivons dans la haine médiatique, sont désormais voués à publier chez de petits éditeurs (les grands ne prenant plus aucun risque) ou à se publier eux-mêmes. La liberté d’expression est donc infiniment surveillée, et mesurée comme la liberté conditionnelle. Il n’y a plus de débats, ce qu’on appelle ainsi, dans les médias, n’étant qu’un faux-semblant destiné à nourrir les « talk shows » et à faire croire qu’on vit « en démocratie », et donc « libre » de parler. Plus on se dit sans concession, ou de référence, comme Arte ou Le Monde, plus on fait allégeance au grand Consensus de la Propagande qui consiste à inventer, comme le Nouvel Observateur, une sphère « néo-fasciste » qui créerait un climat rappelant les années « 1930 ». Ces fariboles montrent en réalité que le Système a élevé le mensonge au rang de vérité. Pour paraphraser une formule célèbre, je dirai que tout étant inversé, le vrai n’est plus qu’un moment du simulacre médiatique.

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    http://la-dissidence.org/2015/03/13/richard-millet-le-systeme-a-eleve-le-mensonge-au-rang-de-verite/

  • Selon la justice, contrairement aux Noirs, les Blancs n’existent pas

    Si la justice française voulait instaurer un apartheid racial, s'y prendrait-elle autrement ?

    L’affaire remonte à 2010, quand le sociologue Saïd Bouamama et le rappeur Saïdou – du collectif ZEP (Zone d’expression populaire) – enregistrent un disque Nique la France – Devoir d’insolence, entraînant une plainte de l’AGRIF pour « injure publique à caractère racial et une provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes ».

    Nique la France martèle le passé colonialiste et impérialiste du pays, « ses odeurs, ses relents, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes » et oppose les « petits Gaulois de souche » et « les culs tout blancs présents à l’Assemblée nationale » aux « Arabes, Noirs et musulmans ».

    L’AGRIF relève alors l’escroquerie du procédé sémantique consistant à amalgamer ces trois catégories « comme si tous les Arabes et les Noirs étaient musulmans et comme si tous les musulmans étaient anti-français ». 

    La XVIIe chambre du tribunal de Paris vient pourtant de débouter l’Alliance générale contre le racisme et l’identité française de sa plainte au motif que « la blancheur » ne repose sur aucun « critère scientifique », et ne constitue pas « une composante juridique de la qualité de Français ». En outre, la « blancheur », pour le juge de la XVIIe chambre, « varie selon les époques, les cultures et les classifications administratives propres à chaque pays ».

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  • La seule réforme souhaitable c'est le libre choix

    Dans les 10 derniers jours trois importantes manifestations et protestations auraient pu, auraient dû interpeller nos politiques. Non pour qu'ils se contentent comme ils le font trop souvent de se livrer à des opérations de communications, vieilles comme le travail corrosif des sophistes de l'Antiquité, mais pour qu'ils daignent manifester un peu de conscience du monde réel.

    En effet, ces trois protestations, en apparence fort disparates rassemblaient les indépendants mécontents à juste titre d'avoir été assujettis de force au RSI, le 9 mars, les professionnels de santé opposés à la généralisation du tiers payant le 17 mars et enfin les routiers soumis à la concurrence des réglementations sociales étrangères et dont les camionneurs ont tenté de peser sur des négociations en vue de faire relever le niveau de leurs rémunérations par des blocages et barrages aux entrées d'autoroutes à partir du 16.

    Commençons par cette dernière revendication, classiquement salariale, là aussi en apparence puisque même, et surtout l'intersyndicale des chauffeurs se bat sur le niveau des salaires bruts. Ce faux concept ne veut rien dire : pour les employeurs ce qui compte est le salaire "complet", incluant les charges patronales, cependant que pour le salarié ce qui compte est le salaire net, déduction faite des charges d. Aucun politicien ne veut jamais tenir compte de cette distorsion énorme qui multiplie par 1,8 environ le coût du travail.

    À cet égard quand les bureaucraties patronales évoquent, de leur côté, le "coût du travail" en France, elles omettent trop souvent de souligner que c'est d'abord ce multiplicateur qui est en cause.

    Abaisser ce multiplicateur représenterait, en fait, la première ligne de réforme possible d'intérêt national, puisque c'est un des paramètres qui pénalisent le plus l'économie du pays, l'enfonçant de plus en plus dans la compétition internationale.

    Ceci ne peut aboutir par conséquent que par le libre choix individuel par les salariés de leur mode de protection sociale. Alors, seuls eux qui accepteraient, d'année en année, que 80 % de leur salaire net soient grevés de charges resteront dans le système hybride de ce que nous appelons "la" sécurité sociale : les gestionnaires de ce système qui le présentent pour le meilleur du monde ne devraient pas, de ce point de vue, craindre sa mise en concurrence. Les défenseurs de la liberté quant à eux pensent, au contraire que c'est cette mise en concurrence qui le forcera, d'année en année d'améliorer ses prestations.

    C'est en gros la ligne vers laquelle s'orienteront naturellement les contestataires du RSI imposé par la réforme dite "Fillon" de 2003, celle-ci ayant été péniblement mise en place, entre 2007 et 2012, pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. Comme aussi bien l'ancien chef de l'État que l'ancien Premier ministre affirment désormais que cela a été institué "en dépit du bon sens" (1)⇓ on peut les en croire.

    Je serai plus sévère pour les gens qui prétendaient ne protester que contre l'institution du tiers payant généralisé et contre l'irritation, bien compréhensible qu'ils éprouvent devant l'arrogance pour ne pas dire l'autisme de leur ministre Marisol Touraine. Les représentants des professions de santé comme ceux des bureaucraties patronales portent une lourde part de responsabilité dans la survie du système monopoliste. (2)⇓Ils ont donc beaucoup à se faire pardonner s'ils veulent passer pour des défenseurs des libertés.

    Les médecins généralistes qui acceptent le carcan des monopoles étatisés pour solvabiliser leurs patients à hauteur de 23 euros la consultation, – quand le ramonage de mon petit chauffe-eau me coûte 92 euros soit exactement quatre fois plus, sans être remboursé par mon assurance habitation, – disposent d'une arme légale absolue qui s'appelle le déconventionnement. Ils devraient en user massivement s'ils prétendent encore à un exercice "libéral".

    Bien entendu, ayant travaillé pendant tant d'années à la lutte contre les monopoles assuranciels dits "sociaux", on pourrait en dire plus. Je préfère, quant à moi, m'en tenir là pour aujourd'hui afin de ne pas être accusé, trois jours avant le premier tour du scrutin départemental, de faire le jeu du premier parti de France, … celui des abstentionnistes… qu'alliez vous croire…

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. Les déclarations du président de l'UMP à "Nice Matin" le 16 mars qui ont fait bondir deux jeunes chroniqueurs sur "Nouvelles de France" le 18 mars :Crise du RSI : De qui se moque Nicolas Sarkozy ?
    2.  À ce jour le meilleur livre sur ce système insensé reste celui de mon ami Georges Lane "La sécurité sociale et comment s'en sortir.

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    http://www.insolent.fr/2015/03/la-seule-reforme-souhaitable-cest-le-libre-choix.html

  • Hommage aux victimes de Merah, ou réunion anti-FN ?

    Puissants détecteurs de métaux à l’entrée de la salle, service d’ordre musclé et peu amène, il fallait montrer patte blanche à l’entrée de la Halle aux Grains, à Toulouse, lieu de l’hommage aux victimes de Mohamed Merah. Tout le gratin politico-médiatique s’était donné rendez-vous dans la salle de concert toulousaine. De Bernard-Henri Lévy à Sarkozy en passant par Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belakacem ou le maire de Toulouse, qui a appelé à combattre le « nazislamisme » en oubliant de parler du simple islam très implanté dans la Ville Rose.

    Hommage aux victimes de Merah, ou réunion anti-FN ? (Présent 8319)Organisée par la puissante communauté juive de Toulouse, cette soirée a permis à l’ambassadeur d’Israël de rendre un hommage appuyé à Latifa Ben Zieten, mère de l’une des premières victimes de Merah, très active dans la défense du « vivre-ensemble » et présente dans la salle au côté de BHL. L’ancien président de la République a fait le procès de l’antisémitisme, il a assuré la communauté juive de tout son amour et a essayé de la dissuader de prendre le chemin d’Israël.

    Quant à Bernard Cazeneuve, il a profité de cette tribune pour justifier les restrictions à la liberté d’expression sur internet tout en plaidant pour le fameux « vivre-ensemble ». Cazeneuve et Sarkozy ont tous les deux tenu à dire que la France ne serait pas ce qu’elle est sans la présence de la communauté juive, déclenchant des applaudissements nourris dans l’assemblée.

    Restait à Bernard-Henri Lévy, principal responsable du chaos libyen et de ses conséquences notamment dans le domaine de l’invasion migratoire, le soin de prononcer le mot de la fin. Serré dans un costume trop petit, le poitrail dégagé, il s’est bien gardé de parler islam ou djihadisme. Que croyez-vous qu’il dénonçât ? Le seul et unique Front national, responsable à ses yeux de tous nos maux. Le visage déformé par le fanatisme, il a sorti l’habituel florilège anti-FN et martelé sa haine du mouvement national.

    Bref, une soirée à l’image de la confusion mentale qui règne dans notre pays depuis des années.

    Françoise Monestier

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    http://fr.novopress.info/184354/hommage-aux-victimes-merah-reunion-anti-fn-present-8319/#more-184354

  • Loi Leonetti votée à Assemblée

    Ce mardi 17 mars fut un jour bien triste pour notre pays, avec le vote de la loi Leonetti (par les députés PS et UMP), ouvrant le chemin de l’euthanasie…

    Des jeunes du Renouveau français parisien ont réagi en déployant une banderole devant l’Assemblée et en distribuant des tracts.

    20150317_191401

    http://www.contre-info.com/20150317_190754

     

     

     

  • La destruction de la famille, étape dans la construction d’une société totalitaire

    Eric Letty, journaliste, et Guillaume de Prémare, ancien président de la Manif pour tous et nouveau délégué général d’ICHTUS, viennent de faire paraître un ouvrage, Résistance au Meilleur des mondes. Eric Letty explique à Présent :

    R"[N]ous sommes convaincus, Guillaume de Prémare et moi, que la loi Taubira dite du « mariage pour tous », contre laquelle une grande partie des Français s’est mobilisée, n’est qu’une étape de la construction d’une société totalitaire mondialisée, qui ressemble sous de nombreux aspects auMeilleur des mondesdécrit dans le célèbre livre d’Aldous Huxley, publié en 1932. Dans notre essai, nous comparons d’ailleurs l’univers d’Huxley avec l’émergence d’une humanité unisexe, annoncée par exemple par Jacques Attali : le parallélisme est frappant.

    Vous dites de l’ouvrage L’Evangile face au désordre mondial qu’il est prémonitoire. Pouvez-vous nous préciser en quoi ?

    Mgr Schooyans, professeur à l’université catholique de Louvain, qui a publié ce livre en 1997, y montrait déjà comment se mettait en place, sous l’égide des Nations unies, ce système mondialisé, par l’effacement des nations et la destruction de la famille. Il consacrait en outre – voilà près de vingt ans ! – un chapitre à l’idéologie du genre, dont on parlait très peu à l’époque. L’ouvrage était préfacé par Mgr Ratzinger, futur Benoît XVI, qui dénonçait la « nouvelle anthropologie, qui devrait être la base du Nouvel Ordre Mondial ».

    Quelles sont, selon vous, les étapes de la mise en place du « Meilleur des mondes » ?

    La conception du Meilleur des mondes remonte au lendemain de la deuxième guerre mondiale et sans doute même avant : on y rencontre des personnages comme la théosophe Margaret Sanger, raciste et eugéniste, qui fonda le Planning familial international et fut à l’origine de l’invention de la pilule contraceptive. Les étapes de sa mise en place suivent deux voies parallèles : celle de la destruction des nations au bénéfice du mondialisme, qui vise à déraciner l’individu, et celle de la destruction de la famille, qui tend à l’esseuler.

    En France, ces étapes correspondent notamment, dans le premier cas, aux abandons successifs de la souveraineté nationale au bénéfice d’une Union européenne fédéraliste, et au choix politique d’une immigration de peuplement. Et dans le deuxième cas, à l’adoption de législations qui ont favorisé l’effacement du modèle familial traditionnel au bénéfice des nouveaux modèles : familles recomposées, pacs, concubinage, aujourd’hui « mariage » homosexuel, mis sur un pied d’égalité avec le premier dans le but de casser la norme, et l’idée même de la norme. [...]

    La famille est, certes, fragilisée, mais c’est un maillon fort et le principal lieu de résistance aux totalitarismes, parce qu’elle transmet naturellement un patrimoine linguistique, culturel, coutumier, etc. Elle est le premier terreau, vital et nourricier, dans lequel les personnes – j’oppose cette notion à celle d’individus – s’enracinent. Dans le Meilleur des mondes d’Huxley, les enfants sont fabriqués en flacon et l’idée même de la maternité est devenue obscène… La famille constitue donc l’enjeu principal d’une bataille depuis longtemps engagée ; face au projet inhumain qui nous menace, elle reste le rempart de nos libertés."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
  • Renaud Camus: "Je me bats comme un beau diable pour défendre cette civilisation européenne menacée"

  • Marion Maréchal-Le Pen, effrontée nationale ?

    L’effrontée nationale n’a peur de rien car elle ne doit avoir honte de rien.

    L’idée que l’on avait du débat public se définissait, jadis, comme une confrontation d’idées politiques. Traditionnellement, pour faire simple, il y avait la droite et la gauche qui s’affrontaient sur le terrain des concepts de choix sociétaux ou des orientations économiques. Seulement voilà, « ça, c’était avant ». Aujourd’hui, la mesure ne se fait plus ainsi, puisque ce que l’on nommait l’alternance a été remplacée par une sorte de courant périodique qui transporte des propositions de même nature venant d’un camp ou d’un autre.

    Dès lors, pour entretenir l’illusion d’une possible résolution chez les citoyens, la controverse s’est transformée en une dispute à caractère purement sémantique évacuant, du même coup, toute la dimension de la dialectique organisationnelle de notre société.

    Un exemple parlant de ce phénomène nous est fourni par un grand hebdomadaire cette semaine (L’Express, pour ne pas le nommer). Il ouvre sa une par un titre ambigu et racoleur : « Marion Maréchal-Le Pen, l’effrontée nationale ». Au-delà de ce jeu de mots facile, le choix est, bien sûr, destiné à exclure le Front national du rang des partis dits « républicains ».

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