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France et politique française - Page 3902

  • Roger Holleindre dénonce l’UMPS aux ordres de la franc-maçonnerie

    Roger Holleindre, infatigable défenseur de la Patrie française, présente son nouveau livre et décrit les trahisons politiciennes.

    http://www.medias-presse.info/roger-holleindre-denonce-lumps-aux-ordres-de-la-franc-maconnerie/27754

  • Marine Le Pen sur France Info à quelques jours des élections départementales

    Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée de Jean-François Achilli sur France Info. A quelques jours du premier tour des élections départementales où le FN est donné grand gagnant, elle a commenté la situation politique de la France, avant de répondre aux questions des auditeurs dans la seconde vidéo.

     

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-sur-france-info-a-quelques-jours-des-elections-departementales/27751

  • En 2010, le coût du crime et de la délinquance a été estimé à 150 milliards d’euros, soit 7,5% du PIB

    Le crime et la délinquance en France ont coûté 150 milliards d’euros.
    Cette estimation de l’Institut pour la justice prend notamment en compte les “conséquences de la criminalité”, les coûts “visant à l’anticiper” et le coût pour la collectivité de la lutte contre la délinquance.

    Le coût annuel du crime et de la délinquance est estimé sur 2010-2011 à 150 milliards d’euros, soit 7,5% du PIB, selon une étude publiée lundi par une association de défense des victimes. Avec cette étude, diffusée sur le site du Figaro, l’Institut pour la justice (IPJ) dit vouloir alerter les candidats à la présidentielle sur la nécessaire augmentation des dépenses publiques liées à la lutte contre la criminalité.

    “C’est tout particulièrement le cas du budget de la justice pénale, qui représente 5 milliards d’euros seulement alors que le coût économique et social du noyau dur de la criminalité (violences, crime organisé, vols, vandalisme et escroqueries) s’élève à 78,3 milliards”, estime l’association dans un communiqué. Cette étude a été réalisée par un économiste, Jacques Bichot, professeur émérite à l’Université de Lyon III et porte sur la période octobre 2010-septembre 2011.

    Elle prend en compte les conséquences de la criminalité (préjudice matériel, physique et psychologique des victimes), les coûts “visant à l’anticiper” (assurances, frais de protection privés) et le coût pour la collectivité de la lutte contre la délinquance (police, gendarmerie, justice), précise l’Institut.

    Selon lui, la méthodologie est la même que celle adoptée par les gouvernements britannique et canadien, qui ont publié des rapports sur ces questions et parviennent à des résultats comparables. L’IPJ avait déjà publié en mai 2010 une estimation du coût annuel du crime et de la délinquance, qui s’élevait alors à 115 milliards en 2008. Selon l’IPJ, la méthodologie a été affinée depuis et prend en compte notamment les infractions routières, écartées de la précédente étude.

    http://fr.novopress.info/184014/crime-et-delinquance/

  • Politique & Eco n°35 : La Grèce avenir de l’Europe et de la France ?

  • Valls, Vallaud-Balkacem, Ruquier, Ibrahimovic…la fine équipe

    Les sondages se suivent et se ressemblent : celui de l’Ifop publié hier pour Europe 1 et Le Figaro, place le FN en tête des intentions de vote au premier tour des élections départementales de dimanche prochain avec 30% des voix. L’opposition nationale devancerait l’alliance UMP-UDI 29%), le PS (19%), le Front de Gauche (6%), les candidats divers gauche (5%), divers droites (5%). Europe Ecologie-Les Verts (3%), le MoDem et les groupuscules trotskystes (moins de 0,5%). Le taux d’abstention devrait s’élever à 54%. Pour éviter la déroute qui s’annonce, les personnalités socialistes usent toujours du même ressort depuis le début de la campagne : dramatisation des enjeux, appel aux valeurs de la république, tentative de (re)diabolisaiton du FN. Une martingale utilisée ad nauseam par Manuel Valls et déclinée par les ministres du gouvernement, les apparatchiks du PS pour mobiliser le noyau dur de l’ électorat socialiste et déclencher un électrochoc au sein du peuple de gauche réfugié dans l’abstention.

     Mais ladite grève du vote est-elle passagère ou s’analyse-t-elle comme une première étape, un sas de décompression, un temps de réflexion avant le basculement vers un vote anti système ? Le phénomène fut perceptible dans les années 80-90 quand, avant de rallier le panache blanc du FN, de nombreux électeurs socialistes et communistes passèrent par la case de l’abstention pendant quelques années avant de glisser un bulletin Front et Le Pen dans l’urne…en même temps que  les premiers votes de leurs enfants…

     Invitée de l’émission BFM Politique cette fin de semaine et de RTL ce matin, Najat Vallaud-Belkacem a pourtant redit que «l’abstention fait arithmétiquement monter le FN». Ce qui est largement faux puisque si les sympathisants frontistes semblent certes plus mobilisés, c’est aussi au sein des catégories  populaires, là ou le FN réalise de gros scores, que l’abstention est la plus élevée. Le ministre de l’Education nationale a repris également les éléments de langage fournis par les conseillers du Premier ministre en réaffirmant  qu’  «il faut dire aux Français que le FN est le parti de la haine ».

     Pour les petits Machiavel socialistes cette stratégie de focalisation sur le FN, aurait pour avantage de marginaliser l’UMP. Une nécessité puisque nombreux sont ceux au PS, dans les allées du pouvoir, à estimer, sondages à l’appui, qu’au second tour de la présidentielle de 2017, François Hollande pourrait  battre Marine mais certainement pas le candidat-clone de la droite euromondialiste, que ce soit Sarkozy ou Juppé…

     Mais la volonté d’infantiliser les Français, de  jouer sur les peurs, la diffusion à haute dose de messages anxiogènes  peuvent elles encore sauver la mise d’un PS au pouvoir qui a failli, trahi, menti, échoué, atteint depuis longtemps son seuil d’incompétence ?

     Le site du quotidien gratuit Vingt minutes le notait ; « comme l’a souligné Guillaume Tabard dans un édito du Figaro, la campagne électorale semble se résumer à ce match, quasi personnel entre Manuel Valls et la famille Le Pen qui ne se prive d’ailleurs pas de lui répondre. Une stratégie risquée (…) car elle valorise un parti qu’il prétend réduire et souligne, par contraste, l’incapacité de la gauche à se situer sur un autre terrain que celui de la République en danger.»

     Pour Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université de Lille 2, les déclarations de Manuel Valls illustrent surtout «l’absence de stratégie des socialistes, aux abois» (…). «Il  (. Valls, NDLR) joue la carte du leader déterminé droit dans ses bottes. Le paradoxe, c’est qu’il agite la peur du FN, avec un discours émotif sur la « peur pour son pays » alors que beaucoup de citoyens estiment que la gauche a une grande responsabilité dans la montée du FN» souligne-t-il. «Tous les ingrédients sont réunis pour une catastrophe» pour le PS.

     Enfin, le rabâchage du danger FN est «une stratégie de moins en moins efficace pour mobiliser l’électorat de gauche», note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

     Ajoutons encore que la désaffection, voire l’écœurement  des Français vis-à-vis du pouvoir  prend aussi sa source, note Bruno Gollnisch,  dans les lourdes erreurs psychologiques dont il est coutumier, faute de « sentir » la France. Ce matin encore  Mme Vallaud-Belkacem tentait de trouver des excuses au langage de racaille du mercenaire millionnaire du Qatar Paris Saint-Germain, Zlatan Ibrahimovic

     Furieux de la défaite de son club à Bordeaux, l’attaquant du PSG a insulté copieusement l’arbitrage et la France : « 15 ans que je joue au football… jamais vu un tel arbitre… Dans ce pays de merde… Ce pays ne mérite pas le PSG ».

     Le  ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, s’est empressé de faire profil bas et d’accepter les excuses du joueur, faites peu après dans un communiqué standard.  Le ministre  de la Culture, ce matin  au micro de  RTL a souligné que M. Ibrahimovic est «un grand joueur » - est-ce une excuse ?-  là où  nos compatriotes auraient aimé entendre les représentants de la République tenir un langage de fermeté devant un privilégié qui se permet de  cracher sur le pays dans lequel il évolue, son énervement n’étant en rien une circonstance atténuante mais plutôt le révélateur d’un état d’esprit.

     Autre déclaration choc, celle de Laurent Ruquier, qui en dit long sur l’état d’affaissement de son auteur, et plus largement sur la peur panique des représentants du microsome politico-médiatique devant la saine réaction populaire qui se dessine. L’animateur de l’émission On est pas couché sur France 2, diffusée samedi,  recevait François de Closets pour son livre La France à quitte ou double. L’auteur tente d’expliquer dans celui-ci la politique qu’il faudrait mener pour faire revenir à la bergerie UMPS les millions de Français qui sont « légitimement » tentés de voter pour un Front National diabolisé de manière idiote affirme-t-il.

    Or, M Ruquier a pris le contrepied du sentiment exprimé par M. de Closets affirmant même sur le plateau  et écrivant  peu après dans un  tweet: « Je regrette d’avoir donné la parole à Éric Zemmour pendant 5 ans, je me rends compte que j’ai banalisé ses idées. »

     Si M. Zemmour n’est pas toujours tendre avec le FN, force est de constater que beaucoup des idées et analyses de  l’essayiste-Chroniqueur en sont proches. Son succès  tient au fait qu’il énonce des vérités ressenties par les habitants de ce « pays de merde » comme dirait M Ibrahimovic.

     A savoir notamment  ce que M. Zemmour écrivait encore dans Le Figaro le 6 mars : «la dernière étude du Cevipof confirme d’autres enquêtes: pour 70% des sondés, il y a trop d’immigrés. Depuis trente ans, le Front National prospère sur cette douloureuse mais simple évidence. Peu importe que ce regard hostile mélange, au grand dam des statisticiens, des juristes et des bien-pensants, étrangers et enfants d’immigrés. Car ce consensus massif, tous les observateurs du  système  ont choisi de ne pas l’observer. De détourner le regard. D’interdire jusqu’aux mots qui l’expriment. Ce que François Mitterrand appelait naguère  le seuil de tolérance  est désormais intolérable aux oreilles des bons esprits.  Français de souche  aussi, sauf lorsqu’il s’agit de les dénigrer. Personne ne veut voir ce qui crève les yeux ».

     MM. Ruquier et Valls, Mme Vallaud-Belkacem assistent terrifiés au réveil du peuple français ? Et oui,  il est plus tard que vous ne pensez !  

    http://gollnisch.com/2015/03/16/valls-vallaud-balkacem-ruquier-ibrahimovicla-fine-equipe/

  • Marion Maréchal-Le Pen : les chrétiens sont en France les victimes d’une tradition anticléricale

    Marion Maréchal-Le Pen est interrogée par Le Rouge et Le Noir. Extraits :

    "Vous dénoncez l’amendement à la loi Macron sur les jours fériés dans les départements et les régions d’outre-mer comme un « délire laïcard ». Soutiendrez-vous une saisie du Conseil constitutionnel sur ce « cavalier législatif » si un nombre suffisant de députés étaient prêts à le faire ?

    Absolument. Car je crains que cette disposition ne porte les prémices d’une application en métropole d’ici quelques années. Je ne souhaite pas revenir à une laïcité extrémiste que l’on a pu connaitre sous la terreur où l’on débaptisait les villes portant le nom de saints et où on supprimait le calendrier leur faisant référence.La France n’est pas seulement une république sans passé ni racine, elle n’est pas née en 1789 à moins de considérer que le château de Versailles et le mont Saint-Michel n’appartiennent pas à l’histoire de France ! Elle est avant tout un pays de langue française, de culture gréco-latine avec de profondes racines chrétiennes qui ont façonné ses paysages, son droit, la mentalité de son peuple…C’est tout cela que nous défendons en nous opposant aux délires d’une gauche qui souhaite faire de la laïcité une arme de destruction massive de notre identité chrétienne mais aussi le cheval de Troie de l’islam en France.

    Femen, profanations de cimetières et de lieux de cultes catholiques, chrétiens d’Orient… Les chrétiens sont-ils méprisés et ignorés en France contrairement aux autres religions ?

    Les chrétiens sont indéniablement en France les victimes d’une profonde tradition anticléricale qui fait partie de l’ADN de la gauche et a fini par contaminer la droite.Les élites se pressent pour aller inaugurer des mosquées, se targuent de violer la loi de 1905 au nom du droit « de rattrapage » de l’islam, organisent des réceptions pour fêter le ramadan aux frais du contribuable (à la mairie de Paris)… Tout le monde y va de son tweet ou de sa déclaration publique pour souhaiter un bon ramadan aux musulmans quand il n’y a jamais un mot pour Pâques…Ce comportement est typique de l’amour de l’autre et de la haine de soi qui caractérisent aujourd’hui la classe politique française.La lutte contre l’islamophobie (216 actes de toute nature en un an) est sur toutes les lèvres, tandis que la christianophobie est passée sous silence alors même qu’aujourd’hui les chrétiens sont les croyants les plus massacrés dans le monde à cause de leur religion et que les catholiques sont les premières victimes des profanations en France.

    Vous aviez pris la défense des racines chrétiennes de la France. Que sont-elles précisément ? Un simple aspect historique et culturel ou quelque chose de plus profond et d’intrinsèque à la grandeur de la France ?

    Parler des racines chrétiennes est déjà un début de réponse. Les racines sont ce qui permet à l’arbre de se nourrir, de se dresser solidement implanté dans le sol et de tenir bon face aux orages et aux bourrasques.La chrétienté est tellement présente dans notre quotidien que l’on ne la voit même plus : dans le nom de nos villages, de nos gares, de nos édifices où survivent encore ici et là quelques niches abritant des statuts de saints ; dans chacune des paroisses sur lesquelles se sont construites nos communes ; dans notre droit calqué en partie sur le droit canon, dans nos valeurs républicaines (la fraternité mais aussi la laïcité, résultat d’une longue réflexion sur la parole de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ») ; dans nos mentalités européennes si promptes à culpabiliser et tellement enclines à secourir « le faible » ; dans les prénoms de nos compatriotes… En ouvrant les yeux, il est aisé de comprendre qu’il est impossible de gommer toute référence à la religion chrétienne sans faire disparaître ce que nous sommes. [...]

    Un rapport de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée, et le soutien que lui apporte la ministre de la Santé, prônent tout un ensemble de mesures pour « faciliter l’accès à l’avortement ». Quelle est votre position sur ce sujet qui risque de revenir bientôt à l’Assemblée ?

    Manifestement ils n’en auront jamais assez. Nous sommes évidemment dans la suite logique du texte de loi adopté récemment qui fit de l’avortement un droit fondamental.Mécaniquement, tous les garde-fous encadrant le recours à l’avortement vont être considérés comme une entrave à ce droit… Je suis particulièrement inquiète de la remise en cause de la clause de conscience permettant au médecin de ne pas pratiquer cette opération. Je serai en tout cas présente pour m’y opposer."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le FN est devenu le parti du prolétariat du secteur privé

    Qui sont les candidats du FN pour les élections départementales ?
    Sylvain Crépon : Ce ne sont pas les premières mains qui sont mises en avant, étant donné le nombre de candidats. Cependant, beaucoup de conseillers municipaux ont été investis. Cela signifie que le FN s’inscrit dans un processus de
    notabilisation et d’implantation. Cela lui offre un ancrage et une visibilité. Au-delà des résultats à proprement parler, c’est ce maillage qui va être très important pour le FN. Le parti d’extrême droite l’avait perdu depuis la fin des années 1990, après la scission de Bruno Mégret en 1998. Les frontistes sont en train de le reconstituer progressivement.
    Au vu de leurs origines sociales, les candidats frontistes semblent correspondre à leur électorat… 
    C’est vrai, il y a une ressemblance entre candidats et électorat. C’est très important, notamment dans les zones périurbaines un peu délaissées. Les sympathisants se disent : « Ce ne sont pas des technocrates, ce sont des gens qui pensent et parlent comme nous, qui comprennent nos problèmes. » Cela contribue à légitimer le FN, notamment lors d’élections locales. Le FN est devenu le parti du prolétariat du secteur privé, du sous-prolétariat des « petits Blancs » qui travaille, qui a du mal à s’en sortir. Les électeurs et les candidats du FN sont ainsi confrontés aux réalités de la précarité du secteur privé : ce sont les caissières de supermarché, les temps partiels subis… Ils ont le sentiment d’une condition ouvrière anomique, d’une incapacité à se constituer une identité et une condition ouvrières. Il ne faut pas oublier que ce sous-prolétariat est soit peu politisé soit de droite. Avec eux, il n’y a pas de vases communicants
    Cet électorat est définitivement perdu par les partis traditionnels ?
    Il ne trouve d’espace d’expression de son ressentiment qu’au sein du FN qui les accueille et les comprend. Le PS et le Front de gauche n’ont pas de relais au sein de ces catégories sociales. Il n’y a plus que le FN qui parle à ces électeurs de leurs préoccupations sociales et économiques. Le parti de Marine Le Pen essaie, en fait, de reproduire ce que faisait le Parti communiste à l’époque de Georges Marchais. L’ancien secrétaire général du PCF (1972-1994) avait compris ces problématiques. Ce n’est peut-être pas un hasard si Marine Le Pen fait aujourd’hui son éloge.
    La droite s’est-elle aussi durablement coupée de ces électeurs ?
    Nicolas Sarkozy avait su les séduire en 2007, avec son discours identitaire et ses propos sur la valeur travail. Aujourd’hui, je ne vois pas, dans ce que fait M. Sarkozy à l’UMP et dans la façon dont le PS est géré, comment cet électorat pourrait revenir vers l’un ou l’autre de ces partis.
    Y aura-t-il un avant et un après les départementales ?
    Ce qui est sûr, c’est que ces élections seront un tournant majeur dans l’histoire du Front national. Les élections européennes sont un scrutin beaucoup plus symbolique, une sorte d’exutoire. Les départementales sont une pièce maîtresse de l’édifice que le FN veut construire. Déjà, les municipales de 2014 ont été fondamentales. Cela va se renforcer cette année avec les départementales, qui participent de la même logique de maillage local. Ce préalable doit préparer les prochaines échéances nationales que sont la présidentielle et les législatives de 2017.

    Propos de Sylvain Crépon recueillis par Abel Mestre, « Le FN est devenu le parti du prolétariat du secteur privé », Le Monde, 5 mars 2015.

    http://tempspresents.com/2015/03/12/fn-proletariat-sylvain-crepon/

  • Christiane Taubira et l’ennemi imaginaire – Par Ulysse

    Dans une tribune publiée dimanche 15 mars, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, dans l’inimitable style René-Char-Discount qu’on lui connaît, se propose, (contrevenant ainsi à toutes les exigences de sa fonction d’État), de conspuer le FN. Sans toutefois oser le nommer directement, elle n’hésite pas à l’intégrer dans une généalogie historico-politique fantaisiste, celle dit-elle des « ennemis intimes de la République, de la démocratie, de la laïcité….  » ; bref vous l’aurez compris, les ennemis du camp du Bien. La publication de ce texte fait suite à l’intervention tragi-comique d’un Manuel Valls halluciné, se vantant à l’Assemblée nationale de« stigmatiser » le Front national et de lui réserver un traitement de paria, bref d’établir une discrimination d’État au nom même de l’exigence de non-discrimination…

    Nos champions de la République, conjuguant de manière inédite bêtise et indécence, ont donc décidé de faire du FN le bouc-émissaire de leur propre incompétence et, de ses électeurs, des sous-hommes, seulement gouvernés par leurs émotions, proies faciles d’être machiavéliques et sournois, à peine capables de porter un jugement rationnel sur l’état de la France, ses problèmes et les remèdes qu’on pourrait lui apporter.

     

    « Bêtise » d’abord, parce qu’ils n’ont toujours pas compris (!) que l’acharnement obsessionnel qu’ils mettent à conspuer ce parti amplifie son rayonnement et ne fait qu’accroître son potentiel d’adhésion. Jusqu’à la caricature, la criminalisation morale du FN (et de facto de ses électeurs) ne peut in fine qu’avérer un peu plus s’il était nécessaire qu’il est bien le centre politique réel du pays et donc, par ses thèmes et sa démarche, le dernier recours d’une nation proche du chaos intégral. « Bêtise » toujours, parce que la manière même dont Christiane Taubira dresse dans sa tribune la généalogie fantasmatique d’une sorte d’anti-patriotisme invisible, qui, malveillant, gouverne des cœurs pervertis, et traversant tous les âges comme un spectre, constitue une figure essentialisée du « mal » à combattre (qui « dévoie », qui« souille », qui rallie les « égarés » -je cite-), procède toute entière de la rhétorique qu’elle prête à ses adversaires. En fait, il suffirait de placer le mot « juif », « arabe », ou bien encore « noir » dans ce texte, pour qu’il ressemble trait pour trait à un brûlot antisémite et raciste. Voulant condamner la supposée « peur de l’autre » (T.M) que nourrirait le FN, mais traitant le FN comme s’il était l’excroissance diabolique de la déraison dans l’histoire, ce texte fait du FN un Autre absolu dont il faut avoir peur… Il use donc des artifices dialectiques et du mode argumentatif essentialiste de ceux que la Gauche prétend combattre et qui, avouons-le une bonne fois, n’existent pas. Ou plutôt si. Comme il a souvent été dit, (mais il est toujours opportun de le rappeler) : ceux qui traînent en bandes, ont le crâne rasé, s’appellent « mon frère », jurent par le sang, la race, Dieu, et agressent à dix contre un des innocents, nous savons bien qu’ils existent. Mais ils ne sont pas au FN et d’ailleurs ils ne votent pas. Où sont donc ces « basses eaux de la haine » (lol) dont nous entretient le Garde des Sceaux ? Elles se rencontrent dans les enclaves séparatistes qui fragmentent désormais le territoire français et auxquelles l’on s’apprête de nouveau à donner quelques milliards d’euros pour acheter un semblant de paix civile.

    « Bêtise » quasi-indicible de ce texte, c’est certain, mais « indécence » surtout, parce que le soin méticuleux avec lequel Christiane Taubira a promu une politique pénale d’un laxisme affolant, (ayant conduit et conduisant toujours à la libération de criminels avérés, non-repentis), aurait déjà dû l’amener cent fois à la démission. Mais n’espérez rien vous autres « égarés » ! Il faut encore qu’entre deux interviews où elle larmoie ses états d’âme d’adolescente bipolaire et pleure la Guyane éternelle, elle se permette en pleine période électorale d’abuser de l’autorité que lui confère sa fonction pour avertir qu’une « apocalypse » est en cours.

    Oui, vous avez bien lu : une « apocalypse » (c’est le premier substantif de sa tribune…).  Tout simplement. Ne nous attardons pas à moquer ce retour du refoulé républicain qui conduit immanquablement nos fonctionnaires du déclin à utiliser le lexique eschatologique dès qu’ils se sentent mis en danger. Contentons-nous d’entendre le terme dans sa nudité étymologique. Oui Christiane, vous avez raison, « révélation » il y aura aux élections. Dévoilement. Advenue. Pas du Christ, malheureusement, (encore que nul ne puisse pénétrer les desseins de la Providence), mais révélation tout de même : de votre incompétence, personnelle, de la colère et de l’exaspération fondées en raison de millions d’électeurs,  de la connivence obscène du PS et de l’UMP, ces frères-siamois idéologiques qui ne manquent jamais de se soutenir lorsqu’ils pressentent leurs prébendes menacées, de votre incapacité enfin, et c’est là l’essentiel, à apporter des réponses sérieuses aux menaces sans précédent que notre pays a à affronter, à savoir : la guerre mondiale que l’islam littéraliste a engagé contre le Christianisme et l’Occident libertaire, et cette même idéologie libérale-libertaire qui pourrit, de l’intérieur, le sens de l’enracinement historique des peuples d’Europe. « Révélation » il y aura Christiane. De votre lâcheté devant les périls bien réels que vous refusez constamment de nommer ou dont vous falsifiez à dessein les appellations : « menace terroriste », pour islam littéraliste,  « apartheid et relégation », pour enclaves mafieuses néo-coloniales, « radicalisation » pour endoctrinement, « fascisme » pour patriotisme de bon sens etc.

    Au fond, le FN, que par mépris souverain vous refuser de nommer alors même que vous voudriez tisser son linceul, c’est votre ennemi imaginaire, votre adversaire de substitution, celui qui polarise toutes vos craintes et colères tandis que vous ne cessez de favoriser les conditions d’émergence d’ennemis qui, eux, bien réels, se frottent les mains de vous voir ainsi vous débattre avec un fantôme. Vous êtes le lieutenant Drogo d’un Désert des Tartares sous neuroleptiques ; un officier qui attendrait un ennemi qui ne viendrait jamais tandis que ses hommes se feraient décimer sous ses yeux par un autre adversaire…

    Que vous ayez une minute à perdre pour rédiger ce texte indigeste à l’heure où Ahmed, (huit ans au compteur), déclare qu’il faut « buter les français », où des« toulousains » d’à peine douze ans sont en train d’égorger des hommes au Moyen-Orient, où, en l’attente de leur procès l’on remet en liberté des djihadistes convaincus (des « savoyards » paraît-il bien « réinsérés »), où l’État islamique menace de submerger l’Europe et la France de populations fanatisées via les côtes libyennes et où prédations, vols, crimes et viols quotidiens font peser sur les français le poids d’une terreur insoutenable, que vous ayez ne serait-ce qu’une seconde à perdre pour rédiger cette tribune d’où ne ressort finalement que vos propres peurs, c’est bien la preuve irréfragable de votre incompétence . Vous autorisant d’Apollinaire qui n’en demandait pas tant, vous vous exclamez qu’il est « grand temps de rallumer les étoiles ». Quelle ironie pour un facteur de dés-astre d’invoquer ainsi le Ciel des fixes et pour quelqu’un qui n’a jamais brillé de déplorer la venue des ombres…

    - Christiane.
    - Ne visez pas si haut.
    - Ne regardez pas si loin.

    - Les étoiles n’y peuvent rien, et la nôtre, le soleil, ignore, créature bienheureuse, votre existence. Là, tout près de vous, il y a une peine que vous pouvez aisément soulager. Une souffrance intense, profonde, puissante. Celle de ces millions de français que vos indignations sélectives, votre guyano-centrisme forcené et vos déclarations « mysticréoles » ne sont pas loin de rendre fous furieux.

    - Christiane. Ne visez pas si haut, ne regardez pas si loin et laissez l’Apocalypse à Dieu. Contentez-vous de remettre au plus tôt votre démission. Nous compatissons : rien n’est plus épuisant que de lutter contre un ennemi qui n’existe pas. C’est à peu près comme essayer de discerner une matrice familiale dans une relation entre deux hommes. C’est impossible.

    Christiane. Il est grand temps, pour nous, de nous reposer, de vous.

    Ulysse

    http://fr.novopress.info/183996/christiane-taubira-lennemi-imaginaire-ulysse/#more-183996