Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3929

  • La guerre de Crimée : une histoire qui recommence ?

    Crimée, Malakoff, Sébastopol : métros, rues, boulevards, communes aux noms exotiques ; n’oublions pas non plus le pont de l’Alma et le zouave de pierre qui monte la garde face à la Seine, permettant aux badauds parisiens d’en mesurer les crues, autant de rappels d’une guerre qui s’acheva le 30 mars 1856 par un traité du nom de notre capitale.

    Son anniversaire aujourd’hui nous suggère un rapprochement avec l’actuelle affaire d’Ukraine, des analogies et jusqu’à des similitudes avec, néanmoins, des différences importantes à remarquer.

    Ce conflit, en 1854, vit la France et l’Angleterre voler au secours de l’Empire Ottoman, qui était alors, comme le disait le tsar Nicolas Ier, « l’homme malade de l’Europe », pour contrecarrer les ambitions de la Russie et lui infliger une défaite exemplaire, l’Autriche-Hongrie restant, en dehors d’une période d’interposition, dans une attitude d’attention menaçante.

    Ce fut le contraire d’une promenade : une guerre de deux ans, aux conditions très difficiles pour les troupes, coûteuse, meurtrière, et révélant de graves lacunes dans les commandements, à l’exception relative de la France.

    Après la victoire des alliés sur le fleuve Alma, lors de laquelle les zouaves s’illustrèrent, cette guerre se résuma au long siège de Sébastopol en Crimée, territoire russe, qui tomba quand les français s’emparèrent du fort de Malakoff. Face à une coalition renforcée du Piémont et de la Suède, le nouveau tsar Alexandre II dût accepter le traité scellant l’humiliante défaite et mettant fin à l’ambition de domination régionale et d’accès à la Méditerranée.

    L’Histoire vue de plus haut retiendra que deux puissances qui se disaient chrétiennes, avec l’accord tacite d’une troisième, se sont entendues, par rivalité d’ambitions, pour soutenir un Empire déliquescent, oppresseur de chrétiens, et ont ainsi empêché la Russie de restaurer Constantinople dans ce qu’elle était originellement : la capitale de l’empire romain chrétien d’Orient.

    Aujourd’hui, dans l’actuelle crise, « l’homme malade » n’est plus l’empire turc mais l’Europe elle-même, minée par les diversités qu’elle inclut, aussi bien au sein de la supposée « communauté » européenne qu’à sa périphérie.

    La Russie est à nouveau présentée par les faiseurs d’opinion occidentaux comme un ours mal léché qu’il faut impérativement reléguer dans sa Taïga avant de le « réformer ».

    L’Allemagne a remplacé l’Empire Austro-Hongrois, dans son rôle de puissance observatrice influente et intéressée.

     

    La puissance géographiquement lointaine mais mondialement dominante, soucieuse de diviser pour régner et de tirer les ficelles au service de ses intérêts stratégiques, n’est plus l’Empire Britannique, mais les USA dont le Royaume-Uni est devenu le premier vassal.

    La France enfin, est à nouveau sans intérêt direct ni majeur dans l’affaire, en quête d’un prestige perdu, ou de ce qui pourrait en tenir lieu.

    Reste que le rapport des forces en présence ne semble plus du tout le même, d’autant plus que d’autres puissances ont émergé dans le jeu géopolitique mondial, le rendant plus complexe.

    « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ».

    Ces mots de Karl Marx comparant le 18 brumaire de l’an VIII du futur Napoléon 1er, au 2 décembre 1851 de son neveu, s’appliqueraient assez bien pour l’instant au cas présent, nonobstant un nombre déjà conséquent de victimes. Espérons pourtant, qu’entre l’imitation et le modèle, ce rapport, envenimé par de dangereux manipulateurs, ne s’inverse pas.

    Patrick Malvezin

    http://www.medias-presse.info/la-guerre-de-crimee-une-histoire-qui-recommence/28551

  • Victoire de l’UMP, le FN sans majorité et déroute pour le PS

    L’alliance UMP-UDI remporterait entre 66 et 71 départements, soit une large victoire, sur fond de déroute du PS, qui ne conserverait que 28 à 35 départements. de quoi donner des ailes à Nicolas Sarkozy rivé sur la reconquête de l’Elysée :

    « A travers leur vote, les Français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement. Le désaveu à l’égard du pouvoir est absolument sans appel. Jamais un pouvoir en place n’avait suscité une telle défiance et un tel rejet. Jamais une politique n’avait autant incarné l’échec à tous les niveaux. C’est le mensonge, c’est le déni, c’est l’impuissance qui ont été sanctionnés ».

    Quant à Manuel Valls, il confirme qu’il a bien l’intention de redoubler d’efforts pour emmener le pays dans le mur :

    « Notre gouvernement redoublera d’énergie, avec comme priorité l’emploi, l’emploi, l’emploi ».

    Du coté du Front National, même si le fait de ne pas parvenir à conquérir un seul département déçoit, il n’en reste pas moins que leurs listes ont obtenu une moyenne de 40% là où elles pouvaient se maintenir, continuant ainsi une forte progression. De plus, la centaine de nouveaux élus Front National – contre un seul auparavant – permet une implantation locale que n’avait jamais connu le parti et lui permet de s’assurer d’un nombre important des 500 signatures nécessaires à Marine Le Pen pour se présenter aux présidentielles de 2017.

     

    La route semble donc toute ouverte à Nicolas Sarkozy en 2017 qui se retrouvera sans doute face à Marine Le Pen. A moins qu’Alain Juppé ne présente une candidature concurrente.

    http://www.medias-presse.info/victoire-de-lump-le-fn-sans-majorite-et-deroute-pour-le-ps/28539

  • « La dette ? Une machine devenue folle et proche de ruiner tous les États »

    Entretien avec Alain de Benoist

    La dette… La dette… La dette ! Elle obsède tout le monde, et c’est sans doute à juste titre. Mais comment en est-on arrivé là ?
    La possibilité offerte aux ménages d’emprunter pour couvrir leurs dépenses courantes ou acquérir un logement a été l’innovation financière majeure du capitalisme d’après-guerre. À partir de 1975, c’est ce qui a permis de compenser la baisse de la demande solvable résultant de la compression des salaires et de la précarité du travail. Le crédit a ainsi représenté pendant des décennies le véritable moteur de l’économie. Aux États-Unis, cette tendance a encore été encouragée dans les années 1990 par l’octroi de conditions de crédit de plus en plus favorables, sans aucune considération de la solvabilité des emprunteurs. Quand la crise financière de 2008 a éclaté, les États se sont encore endettés pour empêcher les banques de sombrer. La machine s’est alors emballée de façon telle que les États surendettés sont devenus prisonniers de leurs créanciers, ce qui a limité d’autant leur marge de manœuvre en matière sociale et politique. Aujourd’hui, ils se retrouvent pris dans un système usuraire, puisqu’ils n’ont d’autre alternative que de continuer à emprunter pour payer les intérêts de leur dette (la France emprunte, à cet effet, 50 milliards d’euros par an), ce qui augmente encore le montant de cette dette.
    Résultat : le volume total de la dette mondiale atteint aujourd’hui le chiffre faramineux de 200.000 milliards de dollars, soit 286 % du PIB mondial, contre 142.000 milliards de dollars en 2007. Et encore ne tient-on pas compte des dettes contingentes comme la dette bancaire ou celle des retraites à servir !
    La dette cumulée de tous les États atteint des niveaux stratosphériques. Les particuliers et les ménages savent bien pourtant que personne ne peut vivre perpétuellement à crédit…
    Il semble, en effet, préférable de ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne. Mais le problème est qu’on ne peut assimiler le budget d’un État à celui d’un ménage. Un État est tenu de faire des investissements à long terme qui, ne pouvant être financés sur la base des seules recettes courantes, doivent obligatoirement l’être par l’emprunt. Les nations, en outre, ne sont pas des êtres mortels : un pays ne fait pas faillite à la façon d’une entreprise ou d’un particulier. Enfin, quand il emprunte, un État n’engage pas sa propre fortune, mais celle de ses citoyens (il gage une partie de l’épargne des plus aisés plutôt que de la prélever par le moyen de l’impôt). Ce faisant, il se soumet, en revanche, aux marchés financiers. Le montant de la dette indique le degré d’aliénation de l’État.
    Tout le monde fait les gros yeux à la Grèce, en affirmant qu’elle « doit payer sa dette ». Michel Sapin dit même que, si elle ne la payait pas, cela coûterait 600 ou 700 euros à chaque Français. Mais que faire quand on ne peut pas payer ?

    Rappelons d’abord que, contrairement à ce que prétend la vulgate médiatique, l’envolée de la dette grecque est due pour l’essentiel à des taux d’intérêt extravagants et à une baisse des recettes publiques provoquée par des amnisties fiscales qui ont surtout profité à l’oligarchie. Quant à Michel Sapin, il dit n’importe quoi. Les prêts que la France a consentis à la Grèce sont, en effet, déjà comptabilisés dans la dette publique française, que la France n’a pas plus que la Grèce l’intention (ni les moyens) de payer. Il n’y a, en fait, aucun avenir pour la Grèce à l’intérieur d’une Union européenne qui cherche à constitutionnaliser les politiques d’austérité afin de museler la souveraineté populaire : comme l’a dit sans fard Jean-Claude Juncker, porte-parole des étrangleurs libéraux et subsidiairement président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (sic). La Grèce n’a d’autre choix que de passer sous la table ou de la renverser, c’est-à-dire de faire défaut sur sa dette et de sortir de l’euro.
    Ceux qui font les gros yeux à la Grèce devraient essayer de comprendre que, si la morale est de mise en matière de dette privée (cf. l’allemand Schuld, « dette », et schuldig, « coupable »), elle ne l’est pas en matière de dette publique. Quand un État emprunte, il ne s’engage pas moralement, mais conclut un simple accord financier. La valeur de cet accord est subordonnée à des exigences politiques, en ce sens qu’aucun État ne peut saigner à mort son peuple au seul motif que les accords signés doivent toujours être respectés (pacta sunt servanda). L’économie de la servitude n’est, en effet, pas supportable : on ne saurait exiger d’un peuple qu’il rembourse une dette contractée dans le passé à ses dépens. Au demeurant, les exemples ne manquent pas qui montrent que l’obligation de rembourser une dette publique n’a jamais été considérée comme absolue. La dette de l’Équateur a été supprimée en 2008, celle de l’Islande en 2011. En Pologne, dès l’arrivée au pouvoir de Lech Wałęsa, en 1990, les créanciers de ce pays ont réduit sa dette de 50 %. Quand ils ont envahi l’Irak en 2003, les États-Unis ont épongé la dette irakienne pour assurer la solvabilité du pouvoir qu’ils venaient de mettre en place à Bagdad. Quant à l’Allemagne, elle ferait bien de ne pas oublier qu’après la guerre, le « miracle économique » allemand n’a été rendu possible que grâce à l’accord de Londres du 27 février 1953, qui a d’un trait de plume supprimé plus de la moitié de sa dette extérieure. C’est la meilleure preuve que, lorsqu’une dette devient insupportable, il n’y a pas d’autre solution que de l’annuler ou de la restructurer.

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukZVFklVEGYzgebAu.shtml

  • POLICE PARTOUT : SECURITE NULLE PART !

    C’est le constat amer que l’on peut dresser quand on se souvient du cruel bilan des attentats de la gare Atocha à Madrid en mars 2004 et ceux de Londres en juillet 2005.  En Espagne effectivement, les forces de l’ordre connaissaient le terrorisme basque depuis plus de 30 ans, alors que dans la capitale anglaise, des dizaines de milliers de caméras observaient le moindre geste suspect.

    Il en va de même aujourd’hui avec les déploiements de l’armée aux abords des synagogues, des mosquées, des bâtiments publics ou de lieux à forte concentration populaire.

    Partout en Europe les gouvernements ont sorti leur panoplie hystérique et brandissent le bouclier « Padamalgam » afin d’empêcher le peuple de désigner l’ennemi, puisque selon eux, la guerre au terrorisme est déclarée. Car enfin, de Merah à Coulibaly en passant par Nemmouche et Kaouchi, ce ne sont pas des bouddhistes fanatiques, mais bien des musulmans (grands criminels multirécidivistes) qui sont les auteurs des récentes tueries au nom de « Allah Akbar ! » confirmant ainsi la relance d’une guerre de religion ancestrale. On remarque par ailleurs que le plan Vigipirate n’empêche en rien les bandes de racailles de dévaliser les passagers du RER et de poignarder les plus faibles pour quelques euros.

     

    « Je suis Charlie », « Je suis danois », « Je suis Bardo» : OUI. « Je suis Maaloula », « Je suis Maïduguri », « Je suis Sanaa » : combien de bougies, combien de manifs… ? ? ? 

    A croire que les lunettes roses des laquais du Nouvel Ordre Mondial occultent les persécutions et les assassinats que subissent les chrétiens -et d’autres- dans l’arc musulman depuis 50 ans. Au nom du « vivre ensemble », les pantins européens nous imposent leur vision frelatée d’une société multiculturelle et pluriethnique qui se désagrège au fil du temps.

    Cà et là, quelques courageux polémistes, intellectuels et criminologues tentent d’établir une analyse accablante sur les conséquences néfastes de l’envahissement de l’Europe par des individus qui ne cherchent ni à s’intégrer ni à s’assimiler à nos sociétés fondées sur des traditions, des us, des coutumes et des règlements hérités d’une culture et d’une civilisation européenne multiséculaire. Il en va de même pour une grande partie d’immigrés nés sur notre sol, qui revendiquent des comportements et des usages incompatibles avec nos lois.

    Plus grave : les marionnettes pseudo-humanistes interdisent toute forme de contestations et refusent le débat des idées, au motif que seules leurs valeurs « citoyennes » seraient acceptables. Ils vivent dans une sphère aseptisée, hors des réalités du quotidien, entre initiés, seuls détenteurs de la vérité. Ils ignorent le mécontentement populaire, l’exaspération des citoyens et le désespoir de ceux « d’en-bas ».

    Et cela ne date pas d’hier. En désignant les volontaires partis faire le djihad en Irak, en Syrie (après avoir désigné Bachar Al-Assad comme « l’homme à abattre »), en Lybie, au Mali ou ailleurs, comme étant des terroristes, ils oublient que lors de précédents conflits en Afghanistan en 1980, en Irak en 1991, en Tchétchénie en 1991, en Bosnie en 1992, au Kosovo en 1998, à nouveau en Afghanistan en 2002 et encore en Irak en 2003, des milliers d’européens étaient partis combattre aux côtés des islamistes au nom « d’Allah le Tout Puissant ! ». Certains de ces djihadistes sont restés sur place, mais la grande majorité est rentrée en Europe. Combien de tueries ont-ils commis chez nous ces 30 dernières années ? Combien d’attentats à la bombe ou à la voiture piégée comme au Proche-Orient ?

    La 5ème colonne n’est pas à Damas, à Mossoul ou à Tunis, elle s’est déjà formée dans nos banlieues avec la complicité de nos politicards. Ces collabos de l’immigration/invasion, ceux-là mêmes qui depuis des décennies ont vidé les églises pour remplir les mosquées (qui forment et informent les futurs « terroristes ») et nous imposent la nourriture hallal dans les cantines, afin de complaire à de futurs électeurs ; ces clowns tristes responsables du déclin et de la décadence de nos pays ont imaginé maintenant des quartiers d’isolement pour islamistes dans nos prisons et une nouvelle restriction pour tous de la liberté d’expression.

    Mais à ceux qui pensent que le problème commence en prison, je dis NON, il commence, pour certains, en classe primaire. Touche pas à mon pote ?

    Pieter KERSTENS.

    NB : ce fut un véritable régal de voir les contorsions verbales de tous les ténors de la secte politico-médiatique le soir du 22 mars face aux nets progrès du F.N…quelle réjouissance !

  • Petits arrangements entre amis, un déni de démocratie

    Invité en début de semaine dernière de l’antenne de RTL, Manuel Valls avait assuré aux journalistes en « off » qu’il pensait que la gauche serait en mesure de conserver « 36 à 37 départements » était-il  rappelé hier sur cette même antenne. La claque a été d’une toute autre ampleur. Dans les faits, la gauche n’en conserve que 31.  «Jamais sous la Ve République, notre famille politique n’avait gagné autant de départements », s’est réjoui le président de l’UMP  Nicolas Sarkozy. Ce qui est d’ailleurs un mensonge puisqu’en 1992, la droite en avait raflé 76 contre 23 à la gauche (dont 21 au PS).  Marine Le Pen le notait hier soir, on ne pouvait attendre  du Premier ministre, « un petit politicien médiocre sans honneur, l’incarnation de la médiocrité » de tirer les conclusions qui s’imposent de cette déroute électorale. M. Valls, dans son allocution suivant l’annonce officielle des résultats, a confirmé  sans surprise qu’il restait à la tête du gouvernement,  affirmant, en plein  déni du réel que « les appels à la mobilisation républicaine (contre le FN, NDLR)  ont été entendus, d’autant plus (qu’il s’est personnellement) fortement mobilisé». C’est bien évidemment tout l’inverse. Il a dressé dans le même élan le constat de l’échec de la continuation par le PS de la politique euromondialiste qui fut celle de la droite ces dernières décennies.  «Les Français, par leur vote, et même leur abstention, ont dit à nouveau leurs attentes, leurs exigences, leur colère, leur fatigue face à une vie quotidienne trop difficile : le chômage, les impôts, la vie trop chère. J’ai entendu ce message». A l’évidence, non.  

     Le vote des Français à ce second tour des élections  départementales a fait tomber des fiefs historiques, symboliques de la gauche, comme le département de François Hollande (Corrèze),  Manuel Valls (Essonne),  Laurent Fabius (Seine-Maritime), Arnaud Montebourg (Haute-Saône) ou encore de Ségolène Royal (Deux-Sèvres)…

     Sont également perdus par les socialistes, les vieux  bastions du  Nord et des Bouches-du-Rhône qui abritent (abritaient ?) les deux plus puissantes fédérations socialistes, ou  encore la Creuse historiquement à gauche et les Cotes-d’Armor, dirigé par le PS depuis quarante ans, tandis que   le Var et la  Haute-Savoie ne compteront plus  aucun élu de gauche dans la nouvelle mandature.

     Un des deux derniers départements tenus par le PC, l’Allier,  est lui aussi tombé dans l’escarcelle de la droite. A contrario, dans le Val-de-Marne, les communistes ont sauvé leur dernière citadelle départementale,  en réussissant à mobiliser à grande échelle  leurs clientèles les plus exotiques.

     Outre certains apparatchiks de la rue de Solferino,  il n’y a guère eu  que Maurice Szafran,  sur le site de   Challenges,  pour estimer  aujourd’hui  « que la virulence anti FN répétée de Manuel Valls n’a pas été sans efficacité » dans cette élection, « sonnant le tocsin aussi bien à gauche qu’à droite, remobilisant des électorats certes disparates mais profondément hostiles à l’extrême droite ».  Tout en espérant (méthode Coué quand tu nous tiens !) que le FN a atteint « son plafond de verre »; toujours  la même litanie…

     Bruno Gollnisch le notait hier soir, notamment lors de son passage sur le plateau d’I télé, il aurait été assez miraculeux, au vu du mode de scrutin taillé sur mesure pour maintenir l’hégémonie  de l’UMPS sur la vie politique, de la part belle que  réserve cette élection  aux poids des notables,  aux petits arrangements entre  amis,   que le FN puisse gagner un département.

     Pourtant a-t-il rappelé, ce second  tour marque une nouvelle étape sur le chemin qui devra amener le FN au pouvoir, scrutin  qui permet de rendre encore  plus perceptible le vrai clivage politique de ce début de millénaire. Celui qui oppose d’un côté les partisans  d’un  mondialisme qui acte la disparition, l’effacement  de la France, sa vassalisation, sa  sortie de l’Histoire,  l’ouverture sans frein à « la libre circulation  des biens, des personnes et des  capitaux ».   Et ceux qui pensent que la France à un avenir,  les défenseurs  des identités et des souverainetés nationales,  de la libre coopération entre  Etats libres, de la   régulation, d’un protectionnisme intelligent.

     Les magouilles entre l’UMP et le PS, notamment les appels de l’UMP à voter PS ou du PS à voter UMP pour freiner l’ascension du FN ont  surtout  permis de matérialiser cette entente  de fond entre les deux principaux partis euromondialistes.

     Ententes entre le parti de M. Sarkozy et celui de M.  Cambadélis  qui ont éclaté au grand  jour puisque les élus UMP qui ont  bravé la posture hypocrite  du ni-ni  en appelant  à voter PS n’ont pas été sanctionnés.  Ce fut d’ailleurs  la  règle dans la quasi-totalité des  cantons où le FN étaient opposés aux socialo-communistes. Or,  les candidats UMP   qui auraient eu l’audace d’appeler  à voter FN pour  faire barrage  à  la gauche auraient été immédiatement  exclus…  

     Un second tour qui rend également visible  le mépris du suffrage populaire, quand celui-ci ne va dans le sens souhaité par « nos élites »  qui président au fonctionnement  de notre démocratie confisquée. Marine rappelait ce matin   sur RTL cette  distorsion entre le vote des Français et la couleur politique des assemblées d’élus.  Le FN  a pourtant  progressé entre les deux tours –il fait notamment  des scores impressionnants  dans les mairies FN comme dans les deux cantons d’ Hénin-Beaumont et celui de  Beaucaire qui ont été  remportés par les nationaux -;,  il  recueille ainsi   en moyenne 40% des voix dans les   1107 cantons où il était en capacité de se maintenir, en remportant  31(62 élus) dans 14 conseils départementaux.

     Le FN ,  en  tête dans de nombreux départements (ce fut le cas  dans 43 d’entre eux au premier tour) se voit néanmoins  privé du nombre d’élus correspondant à son poids politique.   Exemples parmi d’autres, majoritaire en voix dans le Vaucluse,  le FN n’obtient que 3 conseilleurs départementaux  -2 pour la Ligue du Sud, 6 pour l’UMP-UDI-Modem, 6 pour la gauche.  Dans le Pas-de-Calais avec 42% des suffrages, l’opposition nationale ne remporte que 6 cantons sur 39 ; avec  38% dans le Nord et 40% dans les Pyrénées orientales, le Front n’aura aucun élu dans ces deux départements !

     Pour prendre la mesure de ce déni démocratique, il faut aussi avoir à l’esprit qu’avec  15,93% des voix, les binômes du PS, et ceux de l’Union  de la gauche (9,14%) obtiendront  des centaines de conseillers départementaux.  Les binômes EELV  (29 988 voix, soit 0,16 %),  auront 40 élus ;  les  binômes du Front de Gauche (266 896 voix)  qui ont recueilli  1,45% et ceux du PC (100 413 voix)   0,55%,  obtiennent 150 élus !   A comparer avec les  4 108 000 voix  ( 22, 36%)  qui se sont portés sur les candidats frontistes, FN qui quadruple son nombre de voix obtenu aux élections cantonales de 2011 ( 915 504 voix 11,57 %, deux élus)… 

     Alors oui, les faits sont têtus et Marine était en droit de souligner hier soir que «le fait historique (de ce second tour)  est l’installation du Front National/Rassemblement Bleu Marine comme force politique puissante dans de nombreux territoires». «Ce niveau électoral exceptionnel est le socle des grandes victoires de demain».

     Sur le site de L’Express, Eric Mettout le résumait à sa façon : « Marine Le Pen s’est placée pour la prochaine présidentielle, une course de fond qui passera par une autre victoire, aux régionales en fin d’année. La Ve République est faite pour deux partis majoritaires, la France en compte désormais trois ».

    http://gollnisch.com/2015/03/30/petits-arrangements-entre-amis-un-deni-de-democratie/

  • Logements sociaux : l’État rafle les terrains

    Demain, la France devenue un immense parc d’attraction de logements sociaux ? Ils nous avaient prévenus : par la force, par la contrainte, par la coercition.

    Manuel Valls entend donc lutter contre « l’apartheid territorial, social et ethnique » en menant à son encontre « une politique de peuplement », un plan présenté sous le terme « Égalité et citoyenneté ».

     

    Il s’agit de construire, hors les banlieues et sous couvert de « ne pas ajouter de la pauvreté à la pauvreté », des logements sociaux et de contraindre les mairies – par le truchement des préfets – à appliquer la loi Duflot, en augmentant le taux obligatoire des constructions, lequel passe de 25 % à 30 %. Mais on ne nous a pas tout dit.

    Une enquête menée en Haute-Savoie par un journaliste suisse révèle la trouvaille de l’État français, qualifiée de « bombe ». Et quelle bombe ! […]

    Caroline Artus - La suite sur Boulevard Voltaire

  • « C’est pas jour de gala, c’est la Bérézina… »

    La position du président de la République et de son Premier ministre est intenable.

    Le premier tour des départementales avait clairement donné les tendances. La question était de savoir si le second tour ne ferait que les confirmer ou s’il les amplifierait. La réponse est sans équivoque.

    Après ses défaites des municipales et des européennes, le P.S. avait subi une claque magistrale le 22 mars. C’était le premier volet d’un aller-retour d’une brutalité sans précédent. En perdant, outre une trentaine de départements, les postes et la clientèle qui vont avec, le parti au pouvoir revient vingt ans en arrière. Encore faut-il souligner que, s’il conserve plus de sept cent cantons, il le doit en partie au report d’un certain nombre de voix venues de la droite et du centre « républicains ».

    L’union de l’UMP et de l’UDI, en arrachant une trentaine de départements à la gauche, encaisse donc symétriquement sous la forme de bénéfices les pertes de celle-ci. Ses porte-parole, à commencer par le premier d’entre eux, n’avaient pas hier soir le triomphe modeste. Encore faut-il rappeler que la droite et le centre « républicains » n’ont bien souvent dû leur succès qu’au report d’un certain nombre de voix venues de la gauche et que, là où ils n’ont obtenu qu’une majorité relative, ils devront composer ou gouverner avec l’autre moitié du système.

    En butte à l’hostilité conjuguée des deux partis de gouvernement qu’il ne ménage d’ailleurs pas particulièrement, le Front national n’est pas parvenu à conquérir un seul des départements où il apparemment sa chance. Il n’en a pas moins atteint un niveau auquel il n’était jamais parvenu et multiplie d’un coefficient cent le nombre de ses représentants dans les conseils généraux.

    Lire la suite

  • Le FN réussit son implantation locale

    Le FN a obtenu 62 élus dans 14 conseils départementaux contre 1 seul sortant. Marine Le Pen déclare au Monde :

    Unknown-8"En 2007, nous faisions 4,5 % aux législatives. On augmente notre score aux cantonales de 2011 de 10 points... Ce n'est pas rien. Nous sommes au seuil de la bascule. Ce qui se passe est un basculement majeur de la vie politique depuis quarante ans. Toutes les cartes sont rebattues. On va fabriquer des cadres, des militants. On aura des relais dans les cantons qui seront implantés, qui interviendront dans la presse, qui connaitront les dossiers locaux. C'est incontournable et c'est ce qui nous manquait.

    Je remplis, en tout cas, mon contrat : implantation locale, professionnalisation, normalisation. C'était le triptyque de mes engagements quand je suis arrivée à la tête du FN...

    Le cordon sanitaire autour du FN existe encore...

    Oui et non. On arrive à 40 ou 45 % dans certains départements... C'est un cordon sanitaire pas très efficace. C'est le même que celui que l'on a vécu à Hénin-Beaumont et la fois d'après, on a gagné au premier tour.

    Certes, mais il y a comme un plafond de verre qui vous empêche de gagner.

    Il n'y a aucun plafond de verre ! On évolue d'élection en élection. C'est l'installation d'une force unique - le FN - face à un système – l'UMPS. Mais à un niveau historique au niveau local.La question est de savoir ce qu'il va se passer aux régionales. Soit la fusion au second tour entre UMP et PS et là, et c'est un cataclysme pour les présidentielles. Soit le retrait, et une étiquette disparaît pendant 6 ans dans des régions de plusieurs millions d'habitants. Le piège se refermera sur eux. Et ils le savent. [...]

    Que vous-a-t-il manqué pour gagner un département ?

    L'implantation locale. La notoriété. Dans nos villes, on est à plus de 50 % au second tour. Hénin-Beaumont en est la preuve. Ce qui compte, c'est l'implantation locale. Et tant mieux que nos cadres en prennent conscience car c'est ce qui fera nos victoires de demain."

    Nicolas Bay, secrétaire général du FN, avait en effet défini l'objectif à atteindre, dans un communiqué de vendredi, "constituer un maillage territorial complet".

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La religion Charlie

    En ce dimanche, voici un petit texte bien fait sur les trois « religions » qui se confrontent aujourd’hui dans notre pays.

    « Trois religions se disputent aujourd’hui la France :

    — la religion traditionnelle(catholique)
    — la religion nouvelle(islamique)
    — la religion officielle (maçonnique)

    — La 1ère veut que l’homme monte jusqu’à Dieu en s’incorporant àJésus-Christ, Dieu descendu jusqu’à nous.
    — La 2e veut que l’homme reste loin de Dieu en se soumettant àMahomet qui déclare Dieu inaccessible.
    — La 3e veut que l’homme prenne conscience qu’il est Dieu – sans autre but ni référence que lui-même.

    Tout serait parfaitement clair si la troisième religion n’avait pas la manie d’avancer masquée. Elle y est contrainte par sa doctrine, car l’homme de la rue voit très nettement qu’il n’est pas Dieu.

    Rien ne lui est plus évident. Pour lui imposer le dogme maçonnique, la religion officielle doit donc procéder par paliers. Elle transmet ses idées en un langage codé dont la clé est livrée progressivement aux initiés, à l’intérieur des Loges.


    Tout le vocabulaire officiel de la République maçonnique est ainsi codé. Les mots « liberté », « égalité », « fraternité », « laïcité », « tolérance », « démocratie » (etc.) ont une double signification : un sens banal, ouexotérique, à l’usage des profanes, et un sens caché – maçonnique – réservé aux initiés.

    Les institutions d’inspiration maçonnique ont également un double visage– et Charlie-Hebdo en fait partie. (Son principal actionnaire, Bernard Maris, était membre du Grand Orient). C’est même un exemple caractéristique.

    S’il est un journal qu’on n’aurait pas idée de qualifier de « religieux », c’est bien Charlie-Hebdo. Interrogés, la plupart de ses rédacteurs et ses lecteurs se classeraient fièrement dans la catégorie des « sans religion ». Mais d’où viennent, alors, leurs obsessions sur ce sujet ? Leur obstination morbide à se vautrer dans le blasphème ?

    Officiellement, c’est pour exalter la « liberté d’expression », dont le « droit au blasphème » serait la condition sine qua non et le sommet indépassable. Mais qui peut le croire ? Chacun sait que, pour Charlie-Hebdo aujourd’hui, comme pour Voltaire hier, et pour tous les francs-maçons de tous les temps, la « liberté d’expression » n’est un absolu quelorsque ces messieurs en ont besoin. Elle cesse brusquement de l’être dès qu’il s’agit, par exemple, du droit de parler de Dieu dans les écoles publiques, ou, en d’autres domaines, des lois Pleven, Gayssot, Neiertz,Taubira, etc. (Faut-il rappeler qu’un Docteur Dor a été lourdement condamné par la « Justice » de la république maçonnique simplement pour avoir manifesté son opposition à l’assassinat prénatal ?)

    Vous pouvez retourner le problème en tous les sens, la seule solution cohérente est que ces gens sont, en réalité, des dévots qui s’ignorent. Ils exercent leur culte comme M. Jourdain faisait de la prose : sans même s’en rendre compte. Mais ils ont bel et bien une foi, une liturgie, des obligations religieuses. Le blasphème est, pour eux, un véritable rite. L’humanité n’est-elle pas dieu ? Un dieu jaloux ! Qui ne peut souffrir de rival ! Il faut briser les idoles, et les zélotes de Charlie-Hebdo s’y emploient fidèlement chaque semaine.

    Héritiers des iconoclastes huguenots et des septembriseurs révolutionnaires, les caricaturistes de Charlie-Hebdo exercent, dans la République maçonnique, une véritable fonction religieuse. Déguisés en clowns (car dans la maçonnerie, tout est déguisé), ce sont, sinon les grands prêtres, au moins les grands sacrificateurs du Régime.

    Car il n’y a pas de religion sans sacrifice :
    — Pour monter vers Dieu, le chrétien, s’offre lui-même en sacrifice (parJésus-Christ),
    — Pour venger son Dieu, le musulman immole les autres (commeMahomet),
    — Pour se convaincre qu’il est bien dieu, le franc-maçon essaie d’immolerle Dieu des autres (en effigie).

    Cette simple comparaison ne suffit-elle pas pour discerner la vraie religion ? »

    Source : Dominicains d’Avrillé

    http://www.contre-info.com/la-religion-charlie#more-37357

  • Des départements aux majorités relatives

    Dans certains départements, il n'y a plus de majorité absolue. Il faudra donc des alliances pour emporter la présidence et gouverner.

    Pas de Calais :

    La gauche (PS, union de la gauche et divers gauche) a remporté 17 des 39 cantons du Pas-de-Calais, se donnant une majorité relative, tandis que le Front national gagne 6 cantons. Le Front de gauche est arrivé en tête dans deux cantons. L'UMP-UDI et trois binômes divers droite donnent 14 cantons à la droite. Une alliance UMP-UDI-FN pourrait permettre au Pas de Calais d'être gouverné à droite.

    Aisne :

    La gauche est 2e avec 8 cantons, la droite UMP-UDI-DVD obtient 9 cantons et le FN 4 cantons.

    Vaucluse :

    5 cantons pour le FN et la Ligue du Sud, 6 pour l'UMP-UDI-DVD, 6 pour la gauche et 1 pour le Front de Gauche... 

    Gard :

    Le FN obtient 4 élus, la gauche en a 22 avec les communistes et l'UMP 20 également. En acceptant l'alliance avec le FN, l'UMP a donc moyen d'envoyer la gauche dans l'opposition.

    Tarn-et-Garonne : 

    La gauche a remporté 14 des 30 sièges, à égalité exacte avec la droite, ce qui laisse le sort de la majorité départementale dans les mains d'un binôme, classé Divers gauche par le ministère de l'Intérieur, mais qui se revendique "sans étiquette". 

    Michel Janva