France et politique française - Page 3927
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Comme la RATP, le Pakistan a banni les chrétiens. Les voici en enfer.
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Sahel : les coups de râteau de l’armée française
Après les grands « coups de marteau » sur la tête des djihadistes en 2013, l’armée française est passée à une stratégie des « coups de râteau », explique-t-on à l’état-major des armées.
C’est beaucoup moins spectaculaire, mais, alors que la situation budgétaire se tend à Paris, les militaires ressentent le besoin d’expliquer ce qu’ils font désormais en plein milieu du désert. 3300 hommes y sont déployés dans le cadre de l’opération Barkhane, le nom du dispositif français au Sahel.
« Nous menons des opérations en permanence ; ça ne s’arrête jamais » indique une source militaire. « Il s’agit d’entraver les flux logistiques des groupes armés terroristes (GAT) et de leur dénier la liberté d’action ». Le théâtre est immense : 2000 kilomètres entre la frontière Niger-Libye au nord-est et celle entre le Mali et la Mauritanie, au sud-ouest, où des actions ont conduites par l’armée française avec ses partenaires régionaux. Mais c’est toujours au nord du Mali, dans le massif des Iforas, entre les villes de Kidal et de Tessalit, que se concentrent les opérations les plus dures, conduites par la seule armée française. Depuis le début de l’année, pas moins de huit opérations ont ainsi été menées dans la bande sahélo-saharienne. Toutes s’inscrivent dans le cadre de l’opération Barkhane.
La dernière, baptisée Tigharghar, vient de s’achever cette semaine dans ce massif des Iforas, où des combats très durs avaient eu lieu au printemps 2013. Deux ans plus tard, l’armée française a dû y retourner. En 2013, il s’agissait de déloger les combattants ennemis, au nombre de 1500 à 2000, qui s’y étaient retranchés ; Aujourd’hui, cette région de petite montagne, vaste comme la Haute-Savoie, est « une zone de passage et de stockage » logistique pour 100 à 200 « terroristes ». Fin février, 770 militaires français, appuyés par une quinzaine d’hélicoptères, y ont été engagés pour « reconnaître, contrôler et fouiller » la région. C’est ici que s’est déroulé, le 2 mars, le seul récent combat contre un groupe ennemi, au cours duquel quatre « terroristes » ont été tués, les autres prenant la fuite. « Ils fuient les combats » expliquent une source française, précisant qu’ils préférant le harcèlement des bases militaires avec des tirs de roquettes ou les attentats terroristes, comme à Bamako le 7 mars. La cinquantaine de sites fouillés a permis de découvrir des munitions stockées sur place, dont les explosifs servent à la fabrication de mines (IED). [....]
La suite dans Secret Defense
via http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sahel-les-coups-de-rateau-de-l
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Des « artistes et intellectuels français non-blancs » exigent des assises culturelles
Toujours dans une même rhétorique empreinte d’ordres (il faut, l’État doit, nous exigeons, il y a urgence à), les desiderata dits antiracistes chantent leur ritournelle aux accents d’harcèlement d’un ton, de plus en plus, revendicatif.
C’est, cette fois, des « artistes et intellectuels descendants de colonisés et d’esclaves » qui disent au gouvernement par journal interposé : « Il faut convoquer des assises culturelles pour encourager les diversités en France. »
Ils se qualifient également comme artistes et intellectuels français non-blancs. La saugrenuité de la situation est que parmi les signataires se trouve Rokhaya Diallo. Cette dernière s’était montrée indignée parce qu’Éric Zemmour lui avait dit : vous appartenez à la race noire, j’appartiens à la race blanche.
« L’uniformité ethnique du paysage culturel français est au cœur des préoccupations de la ministre de la culture, nous révèlent-ils. Sur 15 centres chorégraphiques nationaux, quatre sont dirigés ou codirigés par des non-blancs. Mais sur les 35 centres dramatiques nationaux, aucun(e) directeur(trice) n’est noir(e), arabe ou asiatique. Les deux scènes nationales de Guadeloupe et de la Martinique, habités majoritairement par des Noirs, sont dirigées par des artistes africains, démontrant comiquement le racisme du pays. A ceci les directeurs de théâtres et centre dramatiques nationaux (blancs) répondent par des préparations aux grandes écoles de théâtre en direction des diversités ».
Voici donc des statistiques ethniques qui sont pratiquées en toute illégalité et qui provoqueraient un tollé déchirant s’ils étaient pratiqués par des « artistes et intellectuels français non-noirs ».
C’est aussi l’occasion d’en demander plus, toujours plus au nom de son origine étrangère :
Qui mieux que nous qui travaillons depuis des années sur notre histoire peut contribuer à aider le pays à renouer avec des histoires dont elle s’est mutilée ? Nous qui connaissons le récit du chasseur et celui du lion ? Nous qui sommes conscients que la richesse de notre pays – et par là nos acquis sociaux – est le bénéfice des douleurs infligées à nos ascendants. C’est nous que les institutions doivent envoyer sur le terrain. Nous devons être nommés à la direction des structures situées sur les territoires où vivent les classes populaires. Nous devons être artistes associés des scènes, théâtres, centres chorégraphiques nationaux. Nous refusons de continuer à être le public impuissant d’événements censés nous célébrer dans lesquels nous ne sommes pas conviés à nous exprimer. Il faut des assises culturelles où nous puissions proposer.
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Le gouvernement lutte contre le terrorisme... identitaire
Pour lutter contre le terrorisme, Christiane Taubira avait déjà annoncé un renforcement de l'arsenal contre... le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie.
Dans la même veine, Bernard Cazeneuve a refusé aujourd'hui d'exclure les réseaux sociaux de la surveillance massive, sans contrôle judiciaire, que permettra le projet de loi sur le renseignement... et le ministre de préciser sa cible : les mouvements identitaires.
Cazeneuve refuse d'exclure les mouvements... par LCPSait-on jamais, les frères Kouachi pourraient faire des émules parmi des identitaires racistes, antisémites et homophobes. Et qui sait, peut-être un jour chez d'autres mouvements utilisant les réseaux sociaux, qui menaceraient les "valeurs de la République". Des personnes qui envisageraient une manifestation susceptible, d'après le gouvernement, de menacer la paix sociale par exemple. Mieux vaut être prévoyant. Surtout quand on est Charlie.
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Loi Santé : la suppression regrettable du délai de réflexion sur l’avortement
Alliance VITA s’inquiète de la posture idéologique avec laquelle la majorité parlementaire aborde à nouveau la question délicate de l’avortement.
Après avoir supprimé en 2014 le critère de détresse, l’Assemblée nationale s’apprête à effacer la semaine de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’avortement, à la suite de l’amendement de Catherine Coutelle voté en commission des Affaires sociales. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, ne s’y opposait que pour lui préférer un délai de 48 heures. Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :
« Comment peut-on légitimer la suppression du délai de réflexion concernant un geste qui scelle le destin d’une existence humaine, alors que la loi impose deux semaines de réflexion pour la chirurgie esthétique et même une semaine de rétractation pour l’achat de certains biens et services ? Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité. »
Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute, confirme :
« Quand une grossesse imprévue survient, les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. La violence des pressions dont certaines font l’objet, spécialement de la part de l’homme, doit être prise en compte. Sur un sujet si intime, les femmes ont besoin d’écoute et de temps pour y voir clair. Elles ont droit également à recevoir une information complète, y compris sur les aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. C’est tellement violent de découvrir a posteriori qu’on n’a pas été suffisamment soutenu et que tout s’est passé de manière précipitée … »
Alliance VITA a par ailleurs noté la tentative, jusqu’à maintenant reportée, desupprimer la clause de conscience des soignants. Tout est fait pour imposer une banalisation de l’avortement, au prix du déni de ce que vivent les femmes.
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JT du mardi 31/03/2015 avec Bernard Lugan
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Déni de démocratie – Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)
— Marine Le Pen, ce résultat du second tour des départementales marque une belle progression malgré tout…
— C’est indéniable. Il s’agit d’un bouleversement politique, inévitablement. Je me souviens du plafond de verre dont on parlait quand j’avais raté les législatives à 100 voix à Hénin, quand nous avions manqué la municipalité en arrivant à plus de 48 %. On nous disait : « plafond de verre, plafond de verre ». Aux élections suivantes, nous gagnons au premier tour. Donc voilà : je pense que le plafond de verre n’existe plus, s’il a vraiment existé un jour. Il y a une vraie installation.
Nous n’avons aucun département, mais nous ne l’avons jamais réellement espéré. La marche était trop haute. Pour rappel, nous n’avions qu’un seul conseiller général sortant sur 4 000. La progression est donc formidable. J’ai lu un article dont le titre révélait une image très juste. Il disait : « Ce n’est pas un raz-de-marée, c’est une inondation. » Je crois véritablement que c’est une inondation, c’est-à-dire que partout le FN monte, partout il fait des scores spectaculaires. Je ne connais pas beaucoup d’observateurs qui, il y a trois ans, auraient parié sur un résultat tel que celui-là.— N’est-ce pas un paradoxe d’avoir 40 % des voix mais aucun département ?
— Oui effectivement, c’est le paradoxe de la démocratie à la française qui, je crois, exaspère de plus en plus de nos compatriotes. Parce que faire un tel score et ne pas avoir le nombre d’élus correspondant – il en est de même au Sénat, mais aussi à l’Assemblée nationale –, ça ne pourra pas durer bien longtemps. C’est un système qui a été conçu pour préserver des gens dont les Français contestent la politique. Encore une fois, nous ne sommes pas dans une véritable démocratie. La preuve, ce soir, c’est une évidence. Mais nous sommes bel et bien le premier parti de France, comme le premier tour l’a prouvé. Ce sera réparé bientôt. Ce sont des effets de seuil.
— Comptez-vous sur des minorités de blocage dans des départements et former des unions des droites au niveau local ?
— Je ne peux pas vous répondre ce soir, il faudrait que j’aie les résultats de tous les cantons dans les départements en question. Il est probable qu’il y a un certain nombre de départements dans lesquels le FN est susceptible de faire la bascule. Donc nous, nous allons faire de la politique. Nous respectons nos électeurs, nous savons ce qu’ils veulent, et par conséquent nous ferons une charte. Ceux qui nous demanderont nos voix pour pouvoir diriger le département devront s’engager sur un certain nombre de points qui sont essentiels dans notre esprit, et évidemment dans celui de nos électeurs. Donc, soit ils signent et nous leur apporterons ce soutien ponctuel, tout en gardant bien sûr notre capacité de rejeter les projets ou les rapports qui nous paraîtraient tout à fait négatifs ; soit ils ne le font pas, et ils prendront alors le risque de laisser le département au camp adverse.
— Le maillage s’installe, notamment en vue des régionales ?
— Oui bien sûr. Mais d’ailleurs, pour les régionales la situation est très intéressante car le mode de scrutin est différent (NDLR : proportionnel). Donc ce qu’ils ont fait dans ces départementales (NDLR : l’UMPS), et notamment dans les départements où nous avions une petite chance de gagner, pourront-ils le faire aux régionales ? Car il y aura deux possibilités, lorsque nous arriverons en tête. Soit ils fusionnent au second tour, UMP et PS, liste commune donc, ce qui serait je pense mortel dans l’esprit des Français pour la présidentielle. Soit l’un se retire au bénéfice de l’autre, et c’est la disparition totale d’une étiquette politique dans ce qui constitue aujourd’hui de gigantesques régions. Je pense donc qu’ils sont en train de se préparer des jours compliqués, avec les choix auxquels ils seront confrontés à l’avenir.
— Serez-vous candidate aux régionales ?
— Je n’ai pas encore pris ma décision. Elle ne dépend pas des résultats, car je suis convaincue que, dans la région Nord-Pas de Calais et Picardie qui est la mienne maintenant, nous allons gagner. La question se pose surtout à cause du choc entre deux calendriers. Le calendrier, précisément, de la gestion d’une grande région fusionnée, et le calendrier d’une campagne présidentielle qui m’apparaît, comme à beaucoup de Français, comme essentielle.
Propos recueillis par Louis Lorphelin et Caroline Parmentier
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Arras : douze élus Front National au conseil départemental de ce fief de la gauche
Le Pas-de-Calais avec son bassin minier, son vivier de pêcheurs, symbole historique d’une population s’étant construite dans la révolution industrielle, acquise aux idéaux de la gauche qu’elle soit communiste ou socialiste.
C’est là que Zola décida judicieusement de faire évoluer son Lantier, révolté contre le patronat, dans Germinal.
Son conseil départemental, dans le chef-lieu d’Arras a reçu la visite des douze nouveaux élus du Front National.
C’est un véritable évènement que de voir cet authentique fort Vauban de gauche se fissurer au profit du mouvement national.
Certes, une politique trop libérale du parti socialiste qui affaiblit considérablement une population déjà précarisée par le chômage de masse est une explication valable.
Bien sûr, les élus locaux, dont le maire d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, font un considérable travail de terrain à l”écoute des préoccupations concrètes de leurs habitants.
Il est vrai aussi qu’avec la « jungle » autour de Calais avec sa population en transition pour le Royaume-Uni et l’arrivée dans les zones pauvres de France d’une immigration massive, cette population constate dans sa vie de tous les jours que le « vivre-ensemble » n’est pas une chance pour la France.
Il n’en demeure pas moins que ce département était ancré dans l’imaginaire collectif comme un bastion imprenable de la gauche.
Cette heureuse surprise démontre qu’en politique, rien n’est jamais perdu.
En continuant son travail d’implantation locale, le Front National a le terreau et les outils pour faire croître ses idées parmi une population qui a désespérément besoin d’une solution politique.
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« Dissidence populaire » vs « plafond de verre »
Elections départementales acte III : le Front National présentera jeudi des candidats à la présidence des 14 départements où il a fait élire 62 conseillers. Il s’agit bien sûr de mettre l’UMP au pied du mur, de débusquer son double langage, de faire apparaître sa connivence de fait avec le PS, notamment dans l’Aisne, le Gard, le Var, le Vaucluse aux majorités incertaines et où le FN peut peser de manière notable. « S’ils veulent obtenir notre soutien, ils devront s’engager à mettre en œuvre les quatre ou cinq points qui apparaissent essentiels dans la direction politique du département. Et s’ils ne le font pas, ils dirigeront tout seuls ». Soit les élus UMP-UDI acceptent de signer notre charte – engagements sur la baisse des impôts, la sécurité, le chômage, refus de financer l’immigration et d’encourager le communautarisme…- « soit ils nous envoient paître mais ils devront assumer de cogérer le département avec la gauche » a expliqué Marine Le Pen.
Au lendemain d’une élection très difficile pour un FN encore en manque d’ancrages locaux, aux candidats souvent novices qui ont été confrontés au poids de notables, des clientélismes, au front ripoublicain et à un mode de scrutin défavorable, le FN, rappelons-le, est arrivé en tête dans 43 départements au premier tour, avec 25,2% des voix et obtient au second tour 22,36% des suffrages, de 35% à 40% dans les cantons où il était encore en lice. A titre d’exemple, dans l’Aisne, le FN a progressé de 5000 voix entre le premier et le second tour.
Ce sont bien évidemment les magouilles et le refus de la proportionnelle qui empêchent les Français de bénéficier aujourd’hui de conseils départementaux réellement représentatifs.
Ainsi, l’UDI qui ne pèse pas grand-chose, du fait de son alliance ventouse avec l’attelage UMP-MoDem-divers droite assimilés (au total 6 942 575 voix ), revendique désormais 450 à 500 conseillers départementaux (contre 187 conseillers cantonaux sortants) et dirigera en toute hypothèse, selon son président Jean-Christophe Lagarde, treize exécutifs départementaux.
Le PS lui engrange 886 élus alors même que son alliance avec les candidats étiquetés Union de la gauche lui a permis de récolter seulement 500 000 voix de plus que le FN (4 607 021 contre 4 108 404 au FN ). Les binômes Front de Gauche et PC (moins de 400 000 voix à eux deux), réussissent à conserver 165 élus…dont 120 élus pour le seul PC (contre 232 aux cantonales de 2011), ce qui reste le double du nombre de sièges obtenu par le FN !
25% des voix au premier tour pour le FN, 22% au second, présent dans 1 109 seconds tours et réalisant entre 45 et 50 % dans 99 d’entre eux. Résultat…62 conseillers départementaux FN-RBM sur 4 108, soit 1,5 % du total ! Exemples emblématiques, nous en citions hier : 38% pour le FN dans le Nord, 0 élu ; 40% dans les Pyrénées-Orientales, 0 élu ; 34,5% des suffrages pour le FN ce dimanche également dans l’Aude, 0 élu ; 39% en Moselle, 0 élu, tandis que dans ce même département aucun parti ne dépasse les 19% et que le PS avec un score deux fois inférieur (16 ;81%) décroche 14 sièges…
Bref, ces élections apporteraient la preuve de la permanence du « plafond de verre » bloquant l’ascension d’un FN qui « n’est pas encore une machine de second tour » explique Gaël Brustier, chercheur au Cevipol (Bruxelles), cité par Le Monde. Une partie de l’électorat de droite a été sensible aux consignes de front républicain, « pour l’avenir, c’est une donnée qui me semble être très compliquée pour le FN, car il essayait de démontrer avec ce scrutin qu’il pouvait jouer de manière autonome », affirme Martial Foucault, directeur du Cevipof.
Le Politologue Pascal Perrineau dans Le Point, ou encore le journaliste de gauche spécialiste es FN, Renaud Dély, tirent eux comme conclusion de ce second tour que le FN a subi un échec, le « marinisme » un revers. Un Front National qui ne parviendrait pas à ébranler franchement le (très artificiel) clivage droite-gauche qui le marginalise, la force inaltérable du duopole UMP-PS. Une opposition nationale sans « parti ami » sans « réserve de voix », et donc condamnée à échouer aux portes du pouvoir, incapable d’emporter un exécutif départemental pour y faire la preuve de ses capacité de gestion.
Certes dans les villes FN, cette capacité de gestion, plébiscitée dans un récent sondage par les habitants des communes concernées, s’est traduite par les très bons résultats réalisés aux départementales, ce qui prouve en effet l’importance de l’ancrage local pour relayer, faire progresser, légitimer les idées nationales.
A défaut de toujours remporter le canton, le FN a fait ainsi des scores remarquables, dans une configuration très compliquée, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), au sein du secteur 7 de Marseille (Bouches-du-Rhône) ; il est même sorti en tête chez les électeurs de la ville d’Hayange (Moselle), de Cogolin (Var), du Luc (Var), et a été victorieux dans les deux cantons d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) , les trois de Béziers (Hérault), mais aussi à Beaucaire (Gard) , à Villers-Cotterêts (Aisne) et dés le premier tour au Pontet (Vaucluse) et à Fréjus (Var) .
Pour autant, il ne faut pas se voiler la face. Cette question de la capacité du FN à fédérer, entraîner, dans une configuration de scrutin majoritaire à deux tours, est bien évidemment centrale, essentielle. Elle sera au coeur de nos réflexions, de la stratégie qui sera mise en place pour porter notre candidate, nos idées au pouvoir dans le cadre de la reine des batailles, la présidentielle de 2017.
Quoi qu’en disent les médias et les pontes de l’UMPS qui ont perçu ces deux derniers dimanche le vent du boulet, ce Système qui défend si mal la France mais qui défend férocement ses intérêts est ébranlé, élection après élection. Un hydre UMPS à deux têtes, désavoué, rejeté du fait de ses échecs, de ses mensonges, de ses orientations mondialistes, par une majorité de Français.
Bruno Gollnisch l’a souvent dit, une des clés de la victoire pour l’opposition patriotique (ce n’est pas la seule) réside dans sa capacité à faire sortir de leur léthargie, ces 45% à 55% Français abstentionnistes par dégout, résignation et/ou par ce qu’ils croient qu’ils font ainsi un bras d’honneur au Système… alors que leur grève du vote en assure le maintien.
D’ici là, d’autres coups de boutoir peuvent être portés à ce Système par le peuple Français, notamment à l’occasion des élections régionales de décembre 2015, à la proportionnelle, qui seront beaucoup plus favorables au FN . « Les régionales devraient amplifier le résultat frontiste (des départementales, NDLR) », a ainsi relevé Jean-Yves Camus, de l’Observatoire des radicalités politiques (ORAP) à la Fondation Jean Jaurès. «Les départementales sont le scrutin le plus défavorable au FN depuis que ce parti existe, en raison de la nécessité d’une sorte de notabilité locale, et du mode de scrutin», rappelle-t-il.
Une nouvelle étape dont doit se saisir le peuple Français s’il souhaite réellement se défendre pour recouvrer sa prospérité, conserver ses libertés, son identité et sa souveraineté. Comme le notait Michel Geoffroy la semaine dernière sur le site Polemia, la caste, le Système, ce qu’il appelle « l’oligarchie », «n’a qu’un ennemi ». « Non pas l’islamisme, ni le terrorisme, ni le chômage, ni l’insécurité, ni le réchauffement climatique, ni même le terrible Poutine. Non, l’ennemi principal, le vrai, c’est le peuple français qui décide de s’écarter de plus en plus de la voie choisie pour lui par l’oligarchie».
« Au plan politique, ce mouvement de coupure grandissante entre la France d’en bas et la France oligarchique se traduit dans la progression du vote pour le Front National.Au plan culturel il se traduit dans la contestation croissante, par les intellectuels, des postulats sur lesquels repose le Système et dans la dénonciation du politiquement correct ».
« Les médias, toujours simplistes, nous vantent à longueur d’antenne la réussite de la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen. Mais cela vise à nous faire croire que la progression du Front National se réduirait à une question de communication ou de casting. Encore un bobard politicien ! ».
« Car cette progression révèle avant tout un phénomène de société : l’entrée en dissidence du peuple français : une dissidence pour le moment électorale parce que les Français restent un peuple politique et policé. Mais si ce message politique ne devait pas être entendu, cette dissidence populaire pourrait, elle, finir par changer de nature.C’est la peur ? Non, messieurs les oligarques, c’est la révolution qui s’annonce ». Nous la prônons, nous, dans les urnes cette révolution patriotique, il n’est pas encore trop tard!
http://gollnisch.com/2015/03/31/dissidence-populaire-vs-plafond-de-verre/
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[Communiqué] Un système à bout de souffle
Au-delà des résultats politiciens, qui symbolisent un pays dépecé et livré aux partis ("le PS perd le Nord", "la droite gagne Belfort", etc.), les élections départementales 2015 sont surtout l’échec des institutions. Un Français sur deux n’est pas allé voter, malgré le paritarisme soudain et forcé qui était censé entraîner le vote des femmes. Des territoires entiers ont à peine voté. Les jeunes n’ont pas voté.
Certes, le système est résilient : sur la base de découpages partisans et de prérogatives inconnues, des assemblées à peine représentatives prendront des décisions au nom de Français qui ne se reconnaissent plus dans leurs élus et au nom d’une république qui ne sait même pas se définir, se contredit et s’aveugle.
Voilà bien le seul et véritable signal envoyé ce soir : celui d’un désaveu des institutions. Les politiciens n’inspirent plus confiance, les partis non plus, ni le bipartisme ni la démocratie comme le rappelait naguère encore le Baromètre de la confiance politique. Le système, ses “valeurs” floues et ses mécanismes rouillés sont à bout de souffle. Les Français attendent qu’on les écoute, pas qu’on fasse semblant de prendre leur rejet massif pour une volonté de continuer la mascarade. Ils attendent qu’un homme fort puisse réellement gouverner en n’étant pas prisonnier du jeu des partis, du parlement et des élections. Ils attendent sans le savoir et sans le dire un roi, qu’ils pressentent et n’osent espérer.
Action française
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Un-systeme-a-bout-de