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France et politique française - Page 3937

  • Islamo-fascisme et mon cul sur la commode…

    L’antifascisme sans fascistes commençant à rouiller aux jointures, le changement de braquet s’imposait. Bienvenue donc à l’anti-islamisme de comptoir et de beaux quartiers.

    Hier, dans ces mêmes colonnes, l’auteur de ces lignes dénonçait l’inflation du langage, la déperdition du sens des mots et toutes ces sortes de choses. Bref, entre point Godwin et réduction ad hitlerum, dont Pierre Cassen, fort bon camarade au demeurant, vient de donner un assez bel exemple hier.

    Eh oui, toujours la même histoire… l’occupant islamiste, les résistants, les collabos, en attendant un prochain procès de Nuremberg, à l’occasion duquel les barbus seront tondus ?

    Dernier vocable à la mode, l’islamo-fascisme. Bien, fort bien. Quelle imagination. Quelle fête de l’esprit. C’est l’Almanach Wehrmacht. Nazislamistes. Talibanlieusards. CoAllahbos. Et tous ces trucs. Dans la foulée, l’islam sera le communisme du XXIe siècle ou le prochain totalitarisme. Normal, l’antifascisme sans fascistes commençant à rouiller aux jointures, le changement de braquet s’imposait.

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  • « Un jour, les digues peuvent sauter »

    L’hebdomadaire Marianne n’a pas manqué de le rappeler, «en 2006 François Hollande, alors député de Corrèze et Premier secrétaire du PS » s’était élevé «contre la décision de Dominique de Villepin d’utiliser le mécanisme du 49-3 pour faire passer la loi sur le CPE.   Quand on fait fi du dialogue social et du Parlement, quand on ne dit pas la vérité, qu’on gouverne seul avec des méthodes brutales, on ne peut que susciter la défiance.  Le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire, expliquait-il. Pourtant, neuf ans plus tard, (…) il  a donc finalement autorisé son Premier ministre Manuel Valls à recourir à cet article de la Constitution sur la loi Macron » -dite « loi pour l’activité et la croissance » NDLR. « Un mécanisme qui permet au gouvernement d’engager sa responsabilité sur un texte sans qu’il y ait un vote. Le seul moyen de s’y opposer étant de faire voter une motion de censure (…). Mais pourquoi Valls s’est-il donc fourvoyé en utilisant ce mécanisme tant contesté à gauche ? (…) D’après les estimations connues, même dans le pire des scénarios, la loi Macron n’aurait pas été rejetée… (…) ». Alors « volonté de Valls d’empêcher les frondeurs socialistes de se  compter dans l’Hémicycle à quelques mois du congrès socialiste qui pourrait bien se jouer sur sa personne ? Il y a des chances. Enfin, nécessité pour l’exécutif de ne prendre aucun risque sur un texte vivement réclamé par la Commission européenne et qui lui permettra de s’attirer ses bonnes grâces ? Fort possible, également ».

     « Ce qui est certain, c’est qu’à un mois des élections départementales et alors qu’une déculottée est annoncée pour le camp socialiste et plus largement pour la gauche, Valls, s’il voulait jouer la carte du rassemblement, vient lui-même de se mettre un sacré bâton dans les roues… »

     Difficile en effet d’en appeler de nouveau à l’esprit du 11 janvier, une arme dont tous les coups ont déjà été tirés et qui est bonne désormais à jeter, quand on se vautre pareillement dans la frousse de déplaire aux maîtres bruxellois, dans  cuisine politicarde, les combinazione de l’arrière boutique socialiste.

     Esprit du 11 janvier dont l’acte de décès officiel a donc été signé hier mais auquel le très démonétisé François Hollande s’accroche de manière bien pathétique. Formule de communicant politique constate Bruno Gollnisch, qui  s’inscrit chez lui dans la lignée de la réitération des immortels principes. « Quiconque se rendra coupable d’actes antisémites ou racistes sera inlassablement recherché, interpellé et condamné » a  ainsi de nouveau  proclamé ces derniers jours le président de la République comme l’ont fait avant lui Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

     Bien sûr, l’indignation à des limites et il ne fera pas le déplacement jusqu’au cimetière du village de Tracy-sur-Mer  (Calvados). On peut y voir un triste effet mimétique, la conséquence de la médiatisation du saccage du cimetière juif de Sarre-Union, celui-ci a été à son tour profané, certainement dans la nuit de lundi à mardi. A la manière des agissements des satanistes, «plusieurs dizaines de crucifix ont été déplacés, certains d’entre eux retournés et plantés dans le sol», a relaté un communiqué du ministre de l’Intérieur.

     Dans un tweet, Marine a précisé qu’il y avait «en France 434 profanations dans les cimetières catholiques par an.Hollande chaussez vos basquettes si vous êtes équitable et juste».Mutisme dans les allées du pouvoir mais réponse de l’ex ministre socialiste et ardente propagandiste du front ripoublicain, Michèle Delaunay : « il n’y a pas de cimetières catholiques». Bien sûr, il n’y a pas de cimetières catholiques en France, il n’y a pas  non plus de Français de souche et les racines helléno-chrétiennes de notre civilisation sont un mythe détestable à éradiquer, tout se tient…

     Dans un registre différent François Bayrou a lui aussi attaqué le  FN qu’il juge  sans boussole, ni sérieux. Interrogé par Le Journal du Dimanche, le président du MoDem s’inquiète de la possibilité d’un raz-de-marée national-populiste : « On devrait faire attention: le scrutin majoritaire accentue les vagues. Un jour, les digues peuvent sauter».

     Aussi s’est-il  dit, comme l’opposition nationale, favorable à l’élection des députés à la proportionnelle  mais au prétexte qu’ «en excluant (les électeurs du FN) «qui ont les mêmes droits que les autres», «on les sert!» «Être maintenus en dehors de tout, c’est le secret de leur succès! C’est lorsque les extrêmes seront dans les assemblées qu’on découvrira leurs incohérences et leurs faiblesses» (sic).

     Au-delà des interventions parfaitement calibrées de Marion Maréchal-Le Pen à l’assemblée nationale notamment, M. Bayrou ignore apparemment -faute d’élus du MoDem dans les assemblées ?- le travail sérieux, parfaitement cohérent fournis notamment par les groupes FN dans les conseils régionaux. Les élus  nationaux y défendent  leurs électeurs en empêchant souvent par leur seule présence de nombreuses dérives et en y présentant nos  solutions alternatives.

     Aussi, redisons-le, le déni du réel, les vieilles recettes, les vieilles ficelles politiciennes, la fossilisation idéologique, les mensonges, la veulerie, l’impuissance, les échecs de l’exécutif socialiste les Français ne sont pas  condamnés à les subir. Etape importante sur la route de la conquête du pouvoir, Marine présentait hier avec le secrétaire général du FN Nicolas Bay, lors d’une conférence de presse à Nanterre, un Front National en ordre de bataille pour les élections départementales des 22 et 29  mars.

     Si «une victoire dans un département serait une heureuse surprise, mais une véritable surprise», la présidente du FN a pronostiqué cependant une présence  «massive» des candidats nationaux au second tour. L’opposition nationale sera ainsi représentée par 7 648 candidats dans 1 912 cantons sur  les 2 054 cantons appelés à élire leurs représentants, soit dans 93,1 % des circonscriptions électorales.

     « Nous partirons avec un message clair : montrer notre attachement à cette structure de proximité qu’est le département, montrer notre opposition à la réforme territoriale, et montrer que nous sommes attachés au tryptique républicain Etat-nation/département/commune », a expliqué Marine. Soulignons encore que les exécutifs départementaux sont chargés, au nombre de leurs attributions, de distribuer les aides sociales.  Il y a là pour les futurs élus  FN qui y feront leur entrée,  la possibilité de contrôler utilement les agissements de l’UMPS  dans ce domaine, ce qui ne manquera pas d’intéresser les Français…et pourraient les renforcer dans leur volonté de faire sauter les digues!

    http://gollnisch.com/2015/02/18/un-jour-les-digues-peuvent-sauter/

  • Racisme anti-Blanc et terrorisme, par Gérald Pichon

    Gérald Pichon est l’auteur de « Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas », sorti il y a maintenant deux ans.

    Lorsque les médias évoquent les motivations des terroristes comme Khaled Kelkal ou des frères Kouachi, ils parlent évidemment de cette volonté d’importer le djihad (« guerre sainte ») sur le sol européen.

    Pourtant, il manque un élément essentiel dans leur motivation criminelle, c’est la haine raciale du Blanc/Français de souche.

    Délinquance + racisme anti blanc + islamisme = Terroristes djihadistes

     Les parcours des terroristes islamiste ayant sévi en France ces trente dernières années sont quasi-similaires : de jeunes délinquants, pur produit de la culture banlieue (rap anti-français) et de l’éducation nationale (discours victimaires), ayant connu l’islam en prison avant de basculer dans le terrorisme.

    La haine du Blanc/Français de souche est donc bel et bien présente dans le passage à l’acte. Le visage pâle qui était considéré comme un « beauf raciste » dans la cité, avant de devenir un « colonisateur-esclavagiste» et pour eux désormais après leur conversion, un « croisé » ou « un occidental dégénéré ».

    Déclarations des terroristes ou témoignages sur les Blancs/Français de souche :

     

    Fouad Ali Saleh dit « Ali le Tunisien » est l’organisateur présumé de quinze attentats qui font au total 13 morts et 303 blessés à Paris de décembre 1985 à septembre 1986 :

    « L’Occident grouille de “Blancs infects”, les chrétiens, acharnés depuis plus d’un millénaire à “déchirer le Coran dans le cœur des musulmans”, sont par définition les“ vecteurs du mensonge” »

    Me Jacques Chanson, avocat de SOS-Attentats, excédé par son attitude méprisante lui demande “de ne pas rire devant les victimes, de ne pas se comporter comme un petit fou et un crétin”. Plus rapide qu’une mitraillette, il riposte avant d’être expulsé :“C’est toi le crétin, fils de porc, sale Blanc… Tu crois me faire peur ! Je vais revenir et te cracher au visage.” Fouad Salah devant la cour d’assises de Paris Exaltations contrôlées Le Monde 06/04/1992

    « L’Occident sera sanctionné sans pitié jusqu’à l’extermination du dernier Européen de la planète, judéo-chrétien, gréco-romain blanc et occidental » 

    Khaled Kelkal  terroriste islamiste algérien membre du Groupe islamique armé (GIA) et le principal responsable de la vague d’attentats commise en France à l’été 1995

    « J’avais les capacités de réussir, mais j’avais pas ma place, parce que je me disais:l’intégration totale, c’est impossible; oublier ma culture, manger du porc, je ne peux pas. »

    « Pour moi, les Occidentaux, ils ont aucun respect. (…) Jamais je pourrais sortir avec une femme, je l’amène chez moi et je l’embrasse devant mes parents, ça serait impossible. Le mec qui baise sa femme devant ses parents, c’est de la liberté ? Non, c’est un manque de respect. Il y en a même qui regardent des films pornographiques avec leurs parents. C’est une honte. (…) Pour moi, musulman, la religion chrétienne, c’est une fausse religion, parce que tous les ans vous avez une nouvelle version de la Bible.» (Libération)

    Safir Bghiouia, 25 ans, abattu par le GIPN de Marseille et son complice voulaient «tuer des flics» en septembre 2001. « Au lance-roquettes, ils ont carbonisé une voiture de police, pris pour cible le commissariat de la ville héraultaise [Bézier], tiré sur un fonctionnaire de l’identité judiciaire. Puis abattu Jean Faret, chef de cabinet du maire de Béziers, à l’arme automatique. » (Libération)

    « Devant les locaux de l’hôtel de police, où la mère du forcené est interrogée, un homme se présente comme le beau-frère du meurtrier. Il se dit “fier” de Safir, abattu par les hommes du GIPN. Il désigne une petite fille qui l’accompagne : C’est sa sœur. Elle aussi, elle est fière de son frère. L’homme essaie d’expliquer les motivations de Bghioua : “C’est idéologique. Vous comprenez ? Vous vous souvenez de Khaled Kelkal ? C’est la même chose. Il a fait ça parce qu’il ne supportait plus la vie à La Devèze [le quartier où il vivait], le regard des autres, le racisme.” »

    Les frères Kouachiles auteurs de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo ayant eu lieu le 7 janvier 2015 à Paris et ayant entraîné la mort de 12 personnes.

    « Saïd et Chérif disent : “Nous, les Algériens.” (…) Les frères Kouachi, “rebeus” revendiqués, “n’aimaient pas beaucoup les Français en théorieIls ne portaient pas les Blancs dans leur cœur, ça, c’est sûr”. » (Le Monde du 10 février 2015)

    « enchaîne les aventures sexuelles avec les filles du foyer, déteste “les Gaulois”(les Français de souche) et le fait savoir en affichant un dédain silencieux vis-à-vis des éducateurs qui tentent de l’aider malgré lui. (…) “il ne portait pas trop les blancs dans son cœur non plus”, se souvient Pierre. » (Le Matin)

    http://fr.novopress.info/182602/racisme-anti-blanc-terrorisme-gerald-pichon/

  • Quand Hollande dénonçait le recours à l’article 49-3

    En 2006, celui qui était alors premier secrétaire du Parti socialiste estimait que le recours à cet article de la Constitution était une "brutalité".

     

    Assez de magouilles républicaines !

    Vu sur LCP

  • [Tribune] Qui est extrémiste ? (Remettons la réalité en place)

    Nous aimons un pays et ses âmes, nous osons déclamer et réclamer une identité dont nous sommes fiers comme nos aïeux le firent en toute liberté à travers les siècles. C’est qu’au regard de son histoire, à la richesse de ses écrivains, de ses architectes, de ses médecins, de ses scientifiques, de ses insurrections, de son rôle phare, la France peut se contempler dans sa psyché et en rougir d’orgueil somme toute immodeste, mais mérité. Nous sommes heureux d’être français et voulons la pérennité en nos terres.

    Nos opposants politiques, idéologiques n’ont trouvé comme arguments que l’indignation et la classification d’extrémistes devant cette légitimité. L’émotion indignée ne saurait être un argument, à peine un chantage affectif, une impossibilité de répondre à la raison. Ils ressentent, les pauvres oisillons frileux, nous ressentons aussi, bien pensons maintenant. Nous serions extrémistes, nous, devant notre déportation des banlieues de France, l’agression constante des nôtres dans l’indifférence politique, associative et médiatique, la violence inouïe qu’une idéologie mondialiste apporte à notre praxis. Allons, nous nous tenons debout et dignes dans le respect de la loi et de la démocratie, quel extrémisme ? Que vont-ils inventer dans leur surenchère sémantique demain : terroristes ?

    Alors, contemplons ces dits modérés. Ils vendent des morceaux de terre de France à une clientèle internationale. Ils laissent venir une immigration de masse dans un pays asphyxié par le chômage, d’immenses soucis immobiliers et économiques sans tenir compte de la détresse de la population de souche. Ils ont gommé quasiment toute trace de sources culturelles françaises dans la chanson, la littérature, les arts. Ils ont rallié l’OTAN nous faisant perdre l’indépendance d’une armée de plus en plus démunie en hommes et moyens.

    Ils ont promu l’avortement tout en favorisant l’importation de populations exogènes pour palier soit disant à un problème de retraites. Ils ont détruit et ringardisé la famille, à moins qu’elle ne soit homosexuelle et aille faire son marché GPA/PMA dans les comptoirs d’Indes et autres usines à bébés. Ils n’ont de cesse de hiérarchiser ceux qui vivent en France en mettant tout au bas de la pyramide la population naturelle. Ils laissent des voyous saccager le quartier du Trocadéro impunément, mais sont intransigeants avec des manifestants pacifiques venus en famille dire leur mécontentement devant la loi Taubira. Loin de résoudre les immenses problèmes de délinquance et de criminalité, ils les encouragent par des lois qui n’ont plus rien de répressives. Ils n’ont eu de cesse de ternir l’image du Français et d’enjoliver celle de l’étranger. Comme modération, on a vu mieux ou plus exactement dans l’histoire des civilisations, nous n’avons jamais vu pire.

     

    Et ces grands destructeurs seraient le parangon de la modération, eux qui ne font que des lois sociétales tendant à ne plus laisser le citoyen rire, penser, aimer, manger comme il l’entend ? Et nous attachés à la liberté individuelle, à la bonne vie puisque attachés traditionnellement à la France, nous serions des extrémistes ?

    Allons, en réalité, on ne trouvera chez nous que la volonté indéfectible de ne pas laisser notre peuple victime d’un génocide, que de protéger notre famille en pères et mères responsables, que de nous défendre comme d’autres le firent jadis devant les invasions et pillages.

    Nous ne demandons pas le droit d’être qui nous serait refusé, nous le prenons puisque nous sommes. Nous sommes dans notre région, notre pays et notre continent.

    Nous sommes identitaires.

    Ludovic Lefebvre.

    http://fr.novopress.info/182622/tribune-extremiste-remettons-realite-en-place/

  • Réserve parlementaire : 314 000 € pour des associations LGBT

    D'après un site qui défend leurs intérêts. Les deux principaux bénéficiaires :

    • Le Refuge (autre page):  168 900 € dont 45 000 € de Catherine Lemorton (SRC), 30 000 € de la présidence de l'Assemblée nationale, 10 000 € du groupe écologiste, 10 000 € d'Erika Bareigts (SCR), 10 000 € d'Arnaud Leroy (SRC), 10 000 € de Fanélie Carrey-Conte (SRC)... mais aussi entre 1 000 et 7 000 € de la part de députés UMP qui gagneraient à se renseignersur cette association : Axel Poniatowski, Jean-Luc Moudenc, Gilles Carrez, Bernard Reynès, Bruno Le Maire, David Douillet et Marc Francina
    • Aides et ses antennes départementales : 102 000 € dont 30 000 € de... Catherine Lemorton (SRC), 20 000 € d'Annick Lepetit (SRC) et 10 000 € de Jean-Patrick Gille (SRC)

    Louise Tudy

  • Kouachi-Coulibaly : les "loups solitaires" s'étaient coordonnés

    Lu dans Le Monde :

    "C’est très certainement par un banal SMS que les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont lancé leurs attaques meurtrières. On n’en connaît ni la longueur ni le contenu. Mais on sait son heure, son expéditeur, son destinataire. Et ces éléments, dont Le Monde a pu prendre connaissance, lèvent aujourd’hui tous les doutes qui ont pu entourer la concomitance des actes des trois hommes début janvier, à Paris : il s’agissait bien d’attentats coordonnés.

    Après avoir minutieusement épluché des centaines d’expertises téléphoniques, les enquêteurs ont en effet pu vérifier que le court message avait été envoyé le 7 janvier au matin. Qu’il a été localisé par la borne du domicile de Chérif Kouachi, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. Qu’il a ensuite immédiatement été reçu par l’une des treize lignes de téléphone avec lesquelles jonglait Amedy Coulibaly depuis quelques mois. Et qu’il a été écrit à 10 h 19, soit une heure avant l’attaque de Charlie Hebdo.

    [...] Le SMS avant-coureur a été envoyé d’une ligne de téléphone qui n’a manifestement été ouverte, estiment les enquêteurs, que dans le but de permettre aux trois hommes d’échanger discrètement durant les vingt-quatre dernières heures avant le début des tueries. Grâce à l’analyse de cette ligne, les policiers ont également la conviction que Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly se sont rencontrés dans la nuit du 6 au 7 janvier, la veille des attentats, entre minuit et 1 heure du matin, moment où Chérif Kouachi a expliqué à son épouse qu’il devait sortir de son domicile. [...]"

    Michel Janva