Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3936

  • {Rambouillet] Cercle du 15 février 2015

    Dimanche 15 février, la jeune section de Rambouillet organisait son deuxième cercle de la saison avec la présentation de l’Action Française depuis 1898 !

    Formation, Action, Insurrection...

    Rejoignez l’AFE Rambouillet !

     

     

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Rambouillet-Cercle-du-15-fevrier

  • Les contradictions de la République Hollande-Valls.

    « La France a besoin d’autorité », déclare M. Valls au soir du jour où il décide d’en appeler à l’article 49-3 pour faire passer la loi Macron et dépasser les oppositions de son propre camp, dont quelques uns des députés grognent devant une politique libérale pour laquelle ils n’avaient pas été élus en 2012, si l’on se rappelle les professions de foi de l’époque...

     

    Les journalistes et les « frondeurs » du P.S. ont beau s’amuser du reniement d’un président Hollande qui, quand il était premier secrétaire du Parti Socialiste, parlait de « déni de démocratie » pour qualifier le recours au 49-3 par le gouvernement de M. de Villepin, cela n’a guère d’importance et montre, au contraire, la force des institutions tout en décrédibilisant, dans le même temps, la parole politique et la confiance que les citoyens peuvent avoir en celle-ci : contradiction éminemment démocratique, certes, mais qui ne doit plus surprendre ceux qui, à étudier l’histoire parlementaire de notre pays, savent que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », selon la formule célèbre attribuée à l’ancien président Jacques Chirac.

    Certains diront que ce genre de contradiction nourrit les populismes, terme utilisé par ceux qui ont depuis longtemps oublié le « peuple », ne voyant en lui qu’un spectateur et redoutant de le voir se rebeller ou de vouloir devenir, pour un temps au moins, acteur. D’autres y verront la condition même du fonctionnement de la démocratie et de son gouvernement, qui ne doivent pas être bloqués par des « oppositions forcément stériles » (à en croire les Le Roux et Le Guen, véritables godillots du président et de son premier ministre, dont les quelques ressemblances pourraient faire penser aux Dupont et Dupond du socialisme « notabiliaire »...)...

    Ce qui est certain, c’est que le gouvernement de M. Valls peut désormais gouverner sans sa majorité, en s’appuyant sur quelques sondages qui semblent le conforter dans ses ambitions réformatrices et sur un Parti parlementaire qui cherche à conserver son apparence de pouvoir quelques temps encore, attendant que l’élection présidentielle de 2017 lui redonne quelques couleurs si l’actuel président, dans le cadre d’un « front républicain » (sic !) de second tour, était reconduit dans ses fonctions... Quant aux « frondeurs » socialistes, ils se trouvent réduits à l’impuissance, ne pouvant voter une motion de censure qui signerait leur propre exclusion d’un parti autoritariste à défaut de pouvoir faire preuve de cette autorité qui est aussi la confirmation de la force et du respect que l’on suscite : désormais, que peuvent-ils faire, si ce n’est attendre le grand règlement de comptes du congrès socialiste de juin prochain et espérer y jouer un rôle ? Et si ce congrès les marginalise et les prive de possibilité de parole efficace au sein de ce parti, que feront-ils ? Abandonneront-ils la politique comme Arnaud Montebourg ? Fonderont-ils un nouveau parti comme leurs prédécesseurs Jean-Pierre Chevènement ou Jean-Luc Mélenchon, avec le risque, en choisissant la fidélité à leurs convictions, de ne plus rien peser dans la vie politique et de laisser la place au social-libéralisme qu’ils exècrent ? Car le P.S. n’est pas le PASOK grec, et la gauche de la Gauche (en France) n’est pas en passe de devenir un nouveau Siriza... [....]

    En fait, la partitocratie républicaine est un piège (et d'abord pour les électeurs...) dont le général de Gaulle avait voulu sortir la France en fondant les institutions de la Cinquième République, dont cet article 49-3 était une pièce maîtresse pour passer au-dessus de la démagogie partisane : mais, en se « républicanisant » de plus en plus et, en vérité, assez vite après la fin de l'ère gaullienne, la Cinquième est retombée dans les manœuvres politiciennes oublieuses des intérêts de l’État et de la parole populaire, le référendum étant relégué aux oubliettes depuis 2005 et ce désaveu électoral français de toute une classe politique trop européiste pour être vraiment honnête... En somme, le 49-3 est devenu pour une République Hollande-Valls (issue du Parti Socialiste) aux abois un moyen de contourner une opposition interne qui a, parfois, quelques bonnes raisons d'être et de se battre...

    Alors, pour sortir de cette contradiction démocratique et rendre à l'autorité une légitimité qu'elle ne peut avoir en République (ce pouvoir des éternels Créon), tout en permettant aux citoyens, à ce « pays réel » souvent frustré, de retrouver quelques pouvoirs concrets sans remettre en cause la nécessité de l’État, il faut repenser et reposer la question politique et institutionnelle : certains, frondeurs ou populistes, pourraient bien y réfléchir...

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1199:les-contradictions-de-la-republique-hollande-valls&catid=49:2015&Itemid=60

  • 5 nouvelles propositions pour faciliter le crime sur l'enfant à naître

    La délégation aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale a présenté aujourd'hui un rapport d'information, faisant 21 propositions pour le projet de loi santé, qui doit être examiné au printemps à l'Assemblée nationale.

    Cinq propositions visent à améliorer l'accès à l'avortement :

    • suppression de l'obligation du délai de réflexion entre la première et la deuxième consultation. Actuellement, deux consultations médicales sont obligatoires, avec un délai de réflexion d'une semaine entre les deux. Il peut cependant être réduit à 48 heures lorsque le délai légal de 12 semaines de grossesse approche.
    • suppression de la clause de conscience permettant aux médecins de refuser de pratiquer un avortement. Les auteurs estiment cette disposition spécifique à l'avortement redondante avec la clause de conscience générale, s'appliquant à tous les actes médicaux et inscrite dans le Code de la santé publique.
    • permettre aux sages-femmes et infirmiers de réaliser la première consultation et de délivrer l'attestation correspondante. 
    • permettre la pratique des avortements instrumentales sous anesthésie locale dans les centres de santé, de planification et les maisons de santé pluridisciplinaires, par les sages-femmes.
    • Le projet de loi prévoit de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse. Il prévoit en outre de donner aux infirmiers scolaires la possibilité de délivrer la contraception d'urgence.

    La Délégation fait d'autres propositions pour faciliter l'accès à la contraception :

    • harmoniser la couverture géographique des centres de planification,
    • demander à la Haute autorité de santé (HAS) une étude sur la possibilité de mettre les microprogestatifs (minipilules) en vente libre dans les pharmacies.

    Et l'avortement laïque, gratuit et obligatoire, c'est pour quand ?

    Michel Janva

  • Tous des fascistes ! (Présent 8297)

    « Islamo-fascisme ». C’est le dernier grossier amalgame de M. Padamalgam. C’est « l’Almanach Wehrmacht », selon l’amusante formule de Nicolas Gauthier sur BD Voltaire. Voilà le niveau de réflexion politique du chef de notre gouvernement sur la menace qui poursuit son avancée et ses carnages en France, en Europe. Pendant que cette grande conscience nous sert sa philosophie de bazar (« fascisme », « apartheid ») avec une rare lâcheté doublée d’une angoissante incompétence, il n’agit pas.

    Tous des fascistes ! (Présent 8297)Le tour de passe-passe qui met dans le même sac ceux que l’on désigne généralement sous le nom de « fascistes » (à savoir en gros : nous) et les égorgeurs islamistes, est particulièrement vicelard. Il est voulu. Le socialiste Jean-Marie Le Guen n’a-t-il pas accusé les rangs de la Manif pour tous d’abriter des fondamentalistes islamistes et d’avoir marché ensemble « contre les lois de progrès et de laïcité »du gouvernement socialiste ? Tout ça c’est la même engeance extrémiste et obscurantiste : LMPT,Minute, Présent, le FN, Pegida… Et bientôt, demain, on laissera tomber « islamo-fascistes » pour ne plus dire que « les fascistes ». Comme ça ce sera encore plus clair. La bête immonde, toujours la même à combattre. S’accrocher coûte que coûte à ce terme comme des demeurés. Ça les rassure dans ce qui a toujours été leur lutte et leur idéologie : tous les immigrés et les musulmans sont assimilables, des chances pour la France. Sauf quand ils ont été gangrenés par la doctrine fasciste…

     

    Et des élus de tous bords font leur cette expression, comme le député UMP Christian Estrosi ou le Vert Noël Mamère, qui dénonce « un courant islamo-fasciste, même s’il reste très minoritaire dans l’islam » (pas comme dans la religion catholique !).

    Le politologue Jean-Yves Camus a relevé le « peu de validité » scientifique de l’expression du Premier ministre. Ajoutant :
    « Ce qui me gêne dans cette expression, c’est qu’elle est la preuve que l’Occident ne sait pas penser le totalitarisme autrement que par référence au fascisme. C’est pénible, car d’une certaine manière, on peut arriver à minorer des idéologies totalitaires à partir du moment où on considère qu’on n’y retrouve pas les critères du fascisme. Les Khmers Rouges, Srebrenica, le génocide arménien, le Rwanda… il n’y a pas grand-chose à voir avec l’idéologie du national-socialisme. Il faut que nous arrêtions d’avoir cette référence ultime du fascisme et du nazisme, qui au fond est une référence à la Shoah. »

    Roland Dumas qui a critiqué ce terme délirant en évoquant l’influence que subirait Manuel Valls de son épouse, de confession juive, a été aussitôt dénoncé comme « antisémite ».

    Un sale fasciste encore.

    Caroline Parmentier

    En partenariat avec le quotidien Présent – Chaque jour, retrouvez sur Novopress la Une du quotidien Présent ainsi qu’un article sélectionné par la rédaction et mis gratuitement à votre disposition. Seul quotidien de réinformation, Présent est unique dans le paysage médiatique français. Contribuez à abattre le mur de la bien-pensance et du médiatiquement correct, lisez et faites lire Présent ! Abonnez-vous !

    http://fr.novopress.info/182656/fascistes-present-8297/#more-182656

  • Après la loi Taubira, le gouvernement continue le changement de civilisation

    Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et président du Parti Chrétien Démocrate, a été orateur du groupe UMP sur la « loi Macron ». Il répond à Valeurs actuelles :

    "Si l’attitude personnelle des protagonistes de la majorité socialiste et du gouvernement est à saluer, l’organisation du débat démontre depuis le début un passage en force du Gouvernement : précipitation dans l’organisation des auditions, et temps limité qui a obligé le groupe UMP à quitter l’hémicycle. Désormais, le Gouvernement a  recours à l’article 49 alinéa 3. Tout ceci démontre une volonté clairement établie d’imposer la financiarisation à la France. La loi Macron marque une rupture de notre modèle de société.

    Après la loi Taubira sur le mariage, le Gouvernement continue le changement de civilisation entamé en 2012 en faisant basculer notre pays du droit romain au droit anglo-saxon.

    L’orientation de ce texte est excessivement marchande. Sa mise en œuvre provoquera davantage de déstabilisation qu’autre chose. Cette loi porte le titre trompeur de « Croissance et activité », pourtant elle n’aura aucun effet notable ni sur la croissance ni sur l’activité. Ce sont les financiers, les forts, et les puissants qui en sortent confortés quand les entrepreneurs individuels, les auto-écoles, les pharmaciens, les notaires, les artisans taxis eux se retrouvent écrasés.

    [...] Au-delà de la motion de censure, le Gouvernement devrait prendre acte du fait que le pays s’effondre depuis l’arrivée de  François Hollande, que cette majorité divise la France comme jamais, et que l’exaspération et le désespoir gagnent les français. La majorité de gauche porte une très lourde responsabilité dans la gravité de cette situation. Elle a échoué. Il n’y a plus de majorité pour la politique de François Hollande, devrait en tirer les conclusions qui s’imposent."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Grand Paris : trois ans de travail pour rien ?

    La Métropole du Grand Paris qui sortira des débats de l’Assemblée Nationale sera «light». Un compromis minimal. Patrick Devedjian n’y voit plus qu’une nouvelle couche au millefeuille sans aucun pouvoir stratégique et Emmanuelle Cosse déplore la grande victoire de l’égoïsme municipal. Mais Philippe Laurent y voit la reconnaissance du rôle des maires qui vont la construire d’ici 2020. S’ils arrivent à convaincre l’Etat d’arrêter de tout vouloir contrôler....

    « La métropole c'est de la norme, de la péréquation et un peu d'aménagement de logements. Rien qui fasse rêver. Rien qui justifie que l'on soit 348 élus pour faire cela

    Le constat de Patrick Devedjian, président du syndicat d'élus Paris Métropole, est assez terrible : même si l'on ajoute un peu de développement économique, la Métropole qui sortira des débats de l'Assemblée nationale et qui reprendra le texte de Paris Métropole voté après les municipales et la victoire de l'UMP, est extrêmement light. Elle n'est qu'un simple EPCI (établissement public de coopération intercommunal) absolument pas un outil stratégique de développement et d'organisation. Les élus UMP, le PC et, pour des raisons différentes, la Mairie de Paris ont tout fait ces dernières semaines pour affaiblir l'édifice métropolitain et privilégier le niveau d'en dessous, les territoires, qui, eux, ne sont dangereux pour personne et préservent toutes les situations acquises; Chaque fois Manuel Valls a d'ailleurs arbitré au profit de Paris contre la Métropole.

    Au final, une simple intercommunalité

    Ceux qui espéraient en faire le bras armé de la reconquête face au Grand Londres ont déchanté : elle n'aura ni les moyens financiers ni les moyens politiques de travailler sur l'attractivité du Grand Paris. Ceux qui pensaient qu'elle aurait une compétence économique forte, surtout depuis que Gérard Collomb a fait passer un amendement en ce sens au Sénat, vont devoir aussi un peu en rabattre. François Hollande a tout fusillé en annonçant la création d'une Agence Nationale du développement économique pour, essentiellement, s'occuper des territoires les moins favorisés. Alors que l'Etat devrait donner pouvoirs et compétences aux Régions et aux Métropoles, il recentralise. Il est bien sûr tout à fait possible que cette Agence ne voit jamais le jour tant elle mécontente de monde ; mais elle lance un message fortement jacobin. Dans la foulée de celui sur l'aménagement urbain. 

    La Métropole du Grand Paris a en effet pu penser avoir son mot à dire sur la construction et l'aménagement du territoire ; mais Manuel Valls a lancé Grand Paris Aménagement et confié à son patron, Thierry Lajoie la responsabilité des OIN sur le Grand Paris. L'Etat va prendre en mains lui-même les stratégies de logement et d'aménagement. Nul ne remet en cause le talent de Thierry Lajoie, mais les élus savent qu'il va vouloir de très grandes OIN et qu'assez rapidement, il coordonnera le travail de la plupart des grands établissements d'aménagement de la petite couronne. Une stratégie parfaitement justifiable, mais qui indique très clairement que l'Etat pense que, dans le Grand Paris, s'il ne fait pas les choses lui-même rien ne se fait.

    « L'égoïsme municipal a de beaux jours devant lui »

    Il faut dire qu'on ne peut lui donner toujours tort sur la question. Il n'est qu'à avoir la question du logement. «L'égoïsme municipal en matière de logement a de beaux jours devant lui. Les maires ne veulent pas avoir de vision globale de l'habitat » estime Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV et, surtout, en charge des politiques de l'habitat au Conseil régional d'Ile de France :

    «J'ai arrêté de me soucier des débats au Parlement, c'est trop énervant. La Métropole ne se fera jamais si elle est uniquement portée par les maires. J'en arrive même à me demander si l'Etat ne devrait pas reprendre en main la politique de l'habitat en Ile-de-France et en PACA !"

    C'est le règne du chacun pour soi en Ile de France ». Jean Paul Huchon la soutient : « personne n'a voulu d'autorité régionale du logement et comme la Métropole est reprise en main par des élus hostiles à la péréquation et à une vision métropolitaine du logement, ce n'est pas un bon signe ». Jean Paul Huchon n'a jamais été un farouche partisan de la métropole, mais en matière de logement c'est sa vision de l'Ile de France qui a fixé l'objectif de 70 000 logements par an. On n'en est même pas à la moitié.

    « La Métropole ne pouvait pas être un truc flamboyant »

    Avec un gouvernement qui ne veut rien déléguer à des maires pas toujours raisonnables, on ne peut pas avoir une métropole forte. Beaucoup pensent qu'on a perdu trois ans ? Philippe Laurent, le maire UDI de Sceaux et secrétaire général de l'Association des Maires de France, admet :

    «C'est vrai qu'il y a beaucoup trop de temps perdu, mais ce n'est pas forcément grave. La Métropole se fera en marchant, l'important c'était de reconnaitre enfin le rôle central des maires car ce sont eux qui décident en fin de compte. Les OIN sont un mal nécessaire, car nous avons du mal à nous accorder sur l'urbanisme. Mais sur le reste on y arrivera. Le danger, le grand danger pour la Métropole est qu'elle soit dirigée par des fonctionnaires d'Etat et pas des territoriaux. Si la fonction publique d'Etat en prend le contrôle, la Métropole sera comme la Région, une copie conforme et en plus petit de l'Etat, loin des réalités des territoires. Aucun intérêt. Sur tout le reste on y arrivera, aussi bien sur les questions financières que sur le logement. On y arrive toujours. L'erreur a été de croire que la Métropole pouvait être un truc flamboyant. Le flamboyant c'est Paris, c'est Paris qu'il faut vendre dans le monde, et la Métropole est un instrument »

    La Tribune :: lien via http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EukukVEppAnOhiZaJX.shtml

  • Une bien belle année électorale 2015 à venir

    L’année 2015 invitera le corps électoral à se prononcer par deux fois dans le cadre d’élections locales qui successivement seront départementales puis régionales. Paradoxalement, le Front National est un mouvement relativement récent. S’il fut créé voici quatre décennies, il n’est connu des Français que depuis trois. Il n’a pas été non plus le continuateur d’un parti plus ancien. A contrario, l’Ump est fils du Rpr, de l’Udr, de l’Unr et trouve sa source dès la libération. Fatalement donc – le parallèle peut aussi être effectué avec le parti socialiste, fruit de la Sfio – Le Front National ne dispose toujours pas d’une forte implantation locale qui exige du temps, ce dont ont bénéficié ses concurrents. Il n’empêche : les résultats lors des dernières élections municipales sont des plus encourageants et, pour reprendre l’expression de Charles Pasqua, la mayonnaise prend. C’est ainsi que de plus en plus de Français, bien souvent non politisés à l’origine, en raison de l’abandon dont ils sont victimes de la part des élites politiques traditionnelles, ont donc décidé de prendre leur destin en main, ce en s’investissant dans le cadre du Front National. Ce dernier donc, n’est ni vraiment de droite ou de gauche comme on l’entend de façon classique. C’est plutôt le triste constat que la situation va de mal en pis – exemple du chômage multiplié par vingt en l’espace d’un demi-siècle – dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler le Système puisque, malgré les alternances, les politiques menées sont presque les mêmes, conduisant à l’échec que l’on sait. D'où le nombre croissant de Français décidés à prendre leur destin en main, eux qui furent et sont encore abandonnés par le tandem Umps.

    Ces élections locales, donc de prime abord peu favorables au Front National, ont toute chance d’être une extrapolation des excellents résultats obtenus ces dernières années. Voilà qui assurément montrera le maillage territorial croissant et de plus en plus dense. De surcroît, il ne faut pas non plus négliger le renfort qui est celui d’élus issus de l’Ump comme du Ps, écoeurés par les renoncements de leur parti d’origine, rejoignant donc de plus en plus nombreux, le Front National, en qui, ils fondent leur dernier espoir.

    Nous ne devons pas omettre non plus la psychologie des électeurs de droite comme de gauche. A leurs yeux, voter Front National ne constitue nullement une trahison. On vient de le constater récemment dans l’élection partielle du Doubs où, nonobstant les consignes issues des états major, le corps électoral a montré qu’il n’appartenait pas corps et âme aux directions parisiennes. Prosaïquement, pour l’électeur de droite, il s’agit de battre la gauche, et réciproquement.

    Le Front National joue sur du velours : il n’a pas même besoin d’être brillant pour réussir tant ses concurrents pratiquent successivement de détestables politiques. Or, il s’avère, en plus, que sociologiquement, le niveau du corps électoral estampillé Front National, monte. A titre d’exemple emblématique, le Front a su attirer au sein de la fonction publique – fait nouveau – plus précisément dans le cadre de la catégorie C. Or, progressivement, c’est la catégorie B qui n’est plus insensible au discours frontiste. C’est là fait relativement nouveau : auparavant, il y a longtemps il est vrai, étaient touchés par les problèmes, les classes socialement les moins favorisés. Aujourd’hui, la gangrène du désespoir se propage, atteignant des catégories plus diplômées, qui se considéraient naguère protégées. Tel n’est donc plus le cas.

    Encore plus grave, l’élection dans le Doubs a montré que les nombreux journalistes, se prenant un peu vite pour des politologues assermentés, qui évoquaient le retour du tripartisme (Fn, Ump, Ps), étaient en fait déjà en retard sur l’avenir que l’on voit poindre à l’horizon. C’est en effet vers le bipartisme que l’on s’achemine, opposant le Front National à son concurrent systémique bifacial.

    Alain Rebours

    http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EukukpkEFpVwJGFtgi.shtml

  • Pour Michèle Delaunay, les cimetières catholiques n’existent pas

    L’ancien ministre socialiste est au cœur d’une polémique sur les réseaux sociaux.En effet, alors qu’un internaute relavait qu’il y a « en France 434 profanations dans les cimetières catholiques par an », la fille de l’ancien préfet et député de la deuxième circonscription de Gironde lui a répondu qu’il « n’y a pas de cimetières catholiques » en France, rajoutant « ce sont des cimetières républicains et non dédiés à une confession » !

     

    Selon une étude du journal le Monde du 29 novembre 2011 : « Le nombre de profanation de lieux de culte et de cimetières est passé de 304 en 2008 à 621 en 2010. Les faits concernent majoritairement des lieux chrétiens (308 églises et 214 cimetières en 2010, des chiffres en augmentation de 33 % par rapport à 2009) puis les lieux musulmans (50 mosquées et 7 cimetières, +216%) et les lieux juifs (30 synagogues et 12 cimetières, -36% après une hausse spectaculaire entre 2008 et 2009) ».

    Vus sur Infos Bordeaux

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Pour-Michele-Delaunay-les