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France et politique française - Page 4158

  • Le culte de la diversité

    Le 16 octobre 2009, Anne Lauvergeon, alors patronne d’Areva (en attendant de devenir présidente du conseil de surveillance de Libération) avait fait sensation en déclarant à la télévision : « A compétences égales, eh bien, désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair. » 

         Apparemment le propos sexiste et raciste est éclatant et le délit d’opinion caractérisé... Mais il est dans la ligne des entreprises soucieuses d’une image politiquement correcte. A ce stade, une condamnation pour discrimination offrirait à Anne Lauvergeon une auréole de martyre et un formidable booster médiatique. On peut supposer que, n’étant pas idiote, elle avait parfaitement mesuré le rapport risque/profit de sa déclaration et en conclure que son propos était soigneusement calibré. A l’instar de la sortie de Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, assurant au Monde le 13 juillet 2007 : « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche. » 

         Telle est également la ligne définie par Claude Bébéar, président du Conseil d’Axa et président de l’Institut Montaigne, dans L’Express du 9 février 2004 : « Quand deux candidats de même qualité sont en concurrence, il faut donner la préférence à celui qui est issu d’un quartier difficile. » Beaucoup de grands patrons se sont ainsi engagés dans la voie de la discrimination positive : Alain Mérieux, Henri Lachmann, PDG de Schneider, Serge Weinberg, président de Pinault-Printemps-Redoute. Les grandes entreprises automobiles ont suivi : le président de Renault Louis Schweitzer est même devenu président de la Haute Autorité de lutte contre la discrimination et pour l’égalité (HALDE). PSA a mis en place depuis 2004 un plan de recrutement d’une centaine d’ingénieurs et de cadres étrangers et d’au moins 45 diplômés issus de « zones urbaines sensibles ». L’accord social conclu en 2004 prévoyant « qu’au-delà des règles légales, PSA entend appliquer et promouvoir les meilleures pratiques et lutter contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’homophobie. » 

         Ces choix peuvent paraître économiquement douteux, mais ils sont médiatiquement judicieux et calculés. Les grandes entreprises sont exposées à des critiques sur leur comportement sociétal : elles délocalisent souvent, licencient parfois et transforment l’environnement. En prenant spectaculairement partie pour la « diversité », elles souscrivent une police d’assurance sur le médiatiquement correct. 

         Rien là de bien original dans ce comportement calqué sur le big business américain. A ce sujet, Samuel Huntington a pointé le rôle joué par la Fondation Ford dans « le soutien de la discrimination positive et les mesures du même type visant à accorder une préférence aux minorités raciales par rapport aux Blancs ». Huntington poursuit ainsi son propos : « Le monde des affaires poussé par des impératifs commerciaux, désireux d’éviter d’éventuels procès et la mauvaise publicité due aux boycotts organisés par les Noirs et d’autres minorités, a joué un rôle très important dans l’établissement des mesures de préférence raciale. Le secret inavouable de la discrimination positive, notait Richard Kahlenberg en 1996, est qu’elle est soutenue par l’Amérique des entreprises. » 

    Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique

    http://www.oragesdacier.info/2014/09/le-culte-de-la-diversite.html

  • PS : les « frondeurs » et Duflot font monter la pression sur Manuel Valls

    Les députés socialistes «frondeurs» font planer la menace de l'abstention collective, lors du vote de confiance du 16 septembre prochain. Le Premier ministre, Manuel Valls, appelle à la responsabilité politique et exclut toute alternative à gauche.

    De toute évidence, le vote de confiance que va solliciter le gouvernement le 16 septembre prochain ne s'annonce pas comme une simple formalité pour Manuel Valls. Alors qu' en début de matinée l'ancienne ministre de l'Ecologie, Cécile Duflot , a annoncé qu'elle ne votera pas la confiance au gouvernement, c'est au tour des députés socialistes "frondeurs" de faire planer la menace de l'abstention.

    "Nous nous orientons vers une abstention collective et nous pensons qu'il n'est pas possible d'imposer au groupe socialiste une unanimité de façade en raison de l'impasse économique et politique" actuelle, a déclaré cet élu proche de Martine Aubry au côté d'autres animateurs des "frondeurs", Laurent Baumel et Pouria Amirshahi, avant la réunion du groupe socialiste de l'Assemblée.

    Une prise de position qui a conduit le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a réagir rapidement. "J'appelle tout le monde à la responsabilité politique" dans "un moment difficile du point de vue politique, avec le retour de Monsieur Sarkozy qui va être sur une ligne d'une rare violence sur le plan économique et le Front national qui rôde à deux pas du pouvoir", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis avant la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, et à laquelle a assisté aussi le Premier ministre Manuel Valls.

    Devant les députés socialistes, Manuel Valls a lui aussi martelé son message de fermeté et de responsabilité notamment face au danger de l’extrême droite, réaffirmant qu’il n’y avait pas d’alternative à gauche à la politique menée par le gouvernement.

    Après avoir évoqué les enjeux internationaux, européens et nationaux, le Premier ministre a affirmé aux députés que les Français attendaient la majorité sur sa capacité à gouverner, selon des participants à la réunion. Il a aussi insisté sur la nécessaire confiance à son nouveau gouvernement pour aller de l’avant au moment où se joue la réorientation de l’Europe et sur la «responsabilité collective» ainsi que sur la cohérence.

    Maintenant son postulat selon lequel il n’y a pas d’alternative à gauche, mais seulement à droite ou à l’extrême droite, Manuel Valls a lancé à l’adresse des frondeurs : «On peut discuter des heures sur la politique économique ou la loi Duflot, mais est-ce ça qui fonde des différences entre nous et amène à ne pas donner la confiance à un gouvernement socialiste ?»

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEpklEpVpOlbLlEFx.shtml

    source : Les Echos 

  • Valls le liquidateur

    Valls me fait penser à un jeune curé de bois brut, intransigeant et sectaire.   

    Notre Premier ministre réformateur s’est mué en liquidateur du socialisme. Après le cri d’amour lancé aux entrepreneurs, l’interpellation des faux chômeurs, la remise en cause des 35 heures et des seuils sociaux et la dénonciation de « trente ans de politiques d’intégration », c’est à une nouvelle révision déchirante d’une des postures du socialisme – celle sur le sérieux budgétaire – que signe l’annonce d’un déficit public à 4,4 % du PIB en 2014 (après 4,1 % en 2013) et le seuil attendu de 100 % de dette par rapport au PIB.

    Des recettes fiscales introuvables, résultat de l’effondrement productif et du matraquage fiscal. Les 50 milliards d’économie ? Du vent, juste le gel des budgets en euros constants ! Aucune réforme de structure. L’État est une pétaudière, comme la Sécu ou les collectivités locales. Les déductions aux entreprises, inefficaces, vu la morosité des investisseurs. Les socialistes ont déprimé à la fois l’offre et la demande !

    Toujours

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  • Le Front National, c’est quoi?

    Le journaliste et militant antifrontiste Jean-Philippe Moinet, qui a présidé un temps l’Observatoire de l’extrémisme,  évoque, dans un article qui vient d’être mis en ligne sur Atlantico,  la création ces derniers mois par le FN des collectifs Racine (en direction des professeurs), Marianne (monde étudiant) et Audace (jeunes actifs). »L’enjeu pour le FN s’inquiète-t-il,  est donc maintenant de poursuivre son ascension : vers les classes moyennes, voire dans les catégories socio-culturelles dîtes supérieures par les sociologues. Jeunes actifs, enseignants, étudiants,  ces trois cibles sont celles de l’initiative et de la transmission du savoir. Pour le noyau dur du FN, ce n’est évidemment pas un hasard : ce parti cherche, dans ces trois milieux, des vecteurs démultiplicateurs de son idéologie, de sa propagande » (sic). Pour autant, la chanson  est de nouveau entonnée avec force par le microcosme au fur et à mesure que les sondages enregistrent une montée en puissance des intentions de vote pour Marine,  le FN n’ aurait pas les épaules pour gouverner demain. Ni les hommes et les femmes de talent (les médias font peu d’efforts pour les trouver et les interroger…) , ni les compétences, ni le programme crédible.

    Bref  les   « idées » du  Mouvement national ne seraient pas seulement  « pernicieuses »  dixitAlain Juppé, mais pire encore le FN n’aurait pas  vraiment  d‘idées, de colonne vertébrale intellectuelle.  Les Français, décidemment un peuple d’abrutis (« le peuple vote mal, changeons de peuple« , mot d’ordre non avoué de la Caste) voteraient toujours plus nombreux, par simple désespoir et ras-le-bol, pour  un ectoplasme, une formation  attrape-tout, un Golem sans néocortex  ni  consistance, composés de dirigeants incultes mais  roublards et démagos. C’est ce qu’affirmait dans une longue tribune publiée  sur le site du Figaro le 5 septembre, Frédéric Saint Clair, « mathématicien et économiste de formation »,   » chargé de mission auprès du Premier ministre Dominique de Villepin pour la communication politique (2005-2007). Une tribune intéressante en ce qu’elle met à jour crûment une opinion partagée/véhiculée par la majorité des faiseurs  d’opinions.

      « Il y a, de fait, écrit M. Saint Clair ,  de quoi être terrifié lorsqu’on s’intéresse au corpus théorique du Front National, mais pas par sa dangerosité, par sa vacuité. Vacuité politique. Vacuité théorique. On pourrait puiser dans l’histoire de la pensée politique jusqu’à Aristote et Platon sans trouver aucun penseur du politique qui puisse venir irriguer ce mouvement de ses idées ; ni Rousseau, ni Montesquieu, ni, bien évidemment, Proudhon ou Marx, ni Maistre d’ailleurs… pas même Machiavel. Sur quoi repose-t-il alors? Principalement sur un culte de la personnalité, brodé de sophismes et d’amalgames ».

    « Tous les leaders de cette extrême droite opportuniste fonctionnent sur le même modèle, du Général Boulanger à Jean-Marie Le Pen en passant par Pierre Poujade: s’imposer au moyen du pathos au détriment du logos, de la ferveur aveugle au détriment d’un raisonnement construit et destiné à éveiller les consciences. S’il y a là une habileté politique incontestable, celle-ci est doublée d’une imposture intellectuelle ».

    Le FN manie avec brio les étiquettes: Nation, France, Peuple, Immigration, Non à l’Europe, UMPS, Français opposés aux Etrangers, Sortie de l’euro, Rétablissement des frontières, etc., simplifiant à l’envi ses propos, jouant avec les champs sémantiques, travaillant à donner l’impression de détenir le «parler vrai» que «le peuple comprend». Cette dimension populiste n’est en réalité rien d’autre qu’une lutte contre l’intelligence. (…)  le Premier parti de France est une erreur mathématique ; quant au programme du FN, il sonne creux ».

    Il n’est pas venu à l’esprit  de l’ex collaborateur de M. de Villepin  que la France ne se réduit pas aux contours du 7ème arrondissement  et que  pour nos compatriotes les « étiquettes « en question puissent recouvrir des réalités tangibles. Est-il vraiment étonnant au vu des résultats obtenus par les programmes « intelligents »  portés au pouvoir par les amis  politiques  de M. Saint Clair, que  les Français se tournent vers le vote FN et Marine?  Des partis du Système    qui n’ont ni  su, ni pu ou voulu anticiper les problèmes dramatiques qui accablent la France et les Français et menacent  sa pérennité même.

    Quant au programme du FN, avec lequel chacun est libre bien  évidemment de ne pas être d’accord, il n’en a pas moins sa parfaite cohérence. La première de celle-ci, et c‘est ce qui explique pour beaucoup qu’il soit tant redouté et diabolisé par le Système, c’est son  souhait  de  remettre le peuple au centre de la vie politique. Le FN ne craint pas la vox populis’inspirant de la démocratie suisse, il souhaite redonner aux Français  la maîtrise de leur  destin, par le recours au referendum d’initiative populaire sur les grands sujets de société engageant notre avenir.  

    L’opposition nationale est portée par une vision du monde il est vrai antithétique de celle des idéologues cosmopolites, mondialistes, ultra libre-échangistes qui ont contaminé l’ensemble des programmes des partis dits de gouvernement.

    Cette vision nationale  du monde, ancrée dans le réel, non dogmatique,  qui structure notre réflexion programmatique,   emprunte à des degrés divers  aux sources de notre civilisation gréco-latine;  aux  grands penseurs de l’enracinement, de  l’identité  et de la souveraineté nationales (Barrés, Maurras…);  à  la doctrine sociale de l’Eglise, aux  grandes figures  et incarnations   du combat social  « de droite »  (Veuillot, Le Play, la Tour du Pin, Péguy…);  par certains aspects aussi  aux  maîtres du « libéralisme national » (de Max Weber à Friedrich von Hayek) et  aux  travaux d’éthologues comme le prix  Nobel Konrad Lorenz et Arnold Gehlen;   aux  grands théoriciens du déclin de l’occident (Joseph de Maistre, Louis de Bonald , Edmund Burke…)  qui ont su voir comment la perte des valeurs qui ont fait la grandeur de notre civilisation a constitué une catastrophe pour notre pays; à un  philosophe de la réhabiliation du politique comme Julien Freund…

     Le Front National est ainsi le seul mouvement politique de tout premier plan, réaliste et non marxiste, à intégrer les critiques de l’ultra libre échangisme, à militer pour la mise en place d’un protectionnisme intelligent -« combat » porté historiquement par une référence de longue date du  programme économique du  FN,   le seul prix Nobel d’économie  Français, Maurice Allais-,  à dénoncer les ravages du capitalisme spéculatif.

    A cette aune, notre rejet de l’Europe du déclin, de la récession, c’est-à-dire de notre inféodation aux menées  de la  technostructure bruxelloise, bouleverse les classifications commodes qui rassurent tant les tenants de l’immobilisme. C’est ainsi que peuvent parfois se  retrouver sur les positions du FN  des personnalités de  gauche, comme l’essayiste Emmanuel Todd,  des économistes  qui ne frayent pas dans les mêmes eaux politiques que l’opposition nationale, mais dont les travaux peuvent irriguer nos réflexions  comme Pierre-Noël Giraud, Jean-Luc Gréau, Gérard Lafay, Jacques Sapir

     Face aux partis de gestionnaires, englués dans le court terme, le Front National  est lui réellement  porteur d’un discours  politique,  au sens noble du terme, celui de l’intérêt  de la nation et du peuple.

    Alors oui, le FN  échappe aux classifications commodes, rassurantes, simplistes,  il  dépasse le vieux clivage droite-gauche hérité de la Révolution française comme le relevait encore dernièrement Bruno Gollnisch pour s’en féliciter.

    Pour Bruno Gollnisch, le FN reste bien  un Mouvement de  Synthèse de courants autrefois antinomiques, celui des valeurs républicaines et de la tradition contre-révolutionnaire, celui des valeurs aristocratiques , des nécessités traditionnelles de l’ordre naturel, avec celui des valeurs démocratiques,   celui de la défense de l’identité et des particularismes avec celui des valeurs universelles.

     Aussi, comme Jean-Marie Le Pen  le précisait  dans   la revue Identité il y a déjà près de 25 ans, « , la conception que le FN a de la politique n’est ni constructiviste, ni idéologique, ni rétrograde, ni moderniste. Elle est plus simple et plus saine. Elle se fonde d’abord sur le bon sens, le respect des traditions et l’observation attentive des lois de la  vie. Dés la plus haute antiquité, les philosophes grecs n’eurent de cesse de flétrir hybris  et  anomia , la démesure et le non-respect de l’ordre naturel du monde. « 

    « Nous pouvons poser comme principe de base  qu’une politique digne de ce nom ne peut en aucun cas se dissocier de l’ordre naturel du monde, et qu’en conséquence , tous les constructivismes de quelque nature qu’ils soient, amènent inéluctablement la chute de l’homme et sa réduction en esclavage (…). Pour notre part, nous préférons tirer nos leçons de l’observation des lois naturelles et des expériences des Anciens, plutôt que des manuels sulfureux des idéologues. Qu’il soit bien clair aux yeux de tous, que nous n’avons pas pour ambition de réaliser le paradis sur terre, car sur terre, il n’y a pas de paradis, ni rouge, ni rose, ni même tricolore. Ceux qui s’y sont essayés ont inéluctablement échoué dans les méandres des goulags ou des camps de concentration. »

    « Notre conception du politique est fondée sur l’observation des lois du monde. Notre conception de l’Etat est donc une conception organique ». Et si le FN  diffère des partis euromondialistes notait encore Jean-Marie Le Pen c’est parce que les nationaux, ont intégré  les remarquables travaux de Gustave le Bon, Alexis Carrel ou  Carl-Gustav Jung qui  « prouvent à l’évidence que les peuples ont une âme« .   » Et quand l’esprit qui anime un peuple s’évanouit,  quand le souffle épique agonise, quand la volonté de vivre cède la place à une dangereuse fascination pour la mort lente, quand on préfère  survivre couché  plutôt que vivre debout, quand le Veau d’or a supplanté dans les cœurs les flèches des cathédrales, alors le Juste sait que son peuple est au bord du gouffre. « 

      » Notre conception de la France, -« une réalité qui existe tant au niveau physique qu’au niveau philosophique et spirituel »- est d’abord une approche poétique et spirituelle de la réalitéAucun déclin n’est inéluctable (…). Le Front National incarne l’esprit de résistance, celui animait aussi bien  Vercingétorix que d’Estienne d’Orves. Le Nouvel ordre mondial, au fur et à mesure de son expansion gigantesque, multiplie bien malgré luiles prises de conscience et suscite les réactions sans lesquelles les peuples seraient condamnés à ne plus exister autrement que sous la forme d’agrégats d’individus considérés seulement comme des consommateurs. »

    Cette course contre la montre nous devons,  nous pouvons la gagner, si nous savons rallier une majorité de nos compatriotes. C’est là notre mission sacrée,  tout le sens de l’engagement derrière Marine des militants, cadres et dirigeants du FN.

    http://gollnisch.com/2014/09/12/mardi-2/

  • Nicolas Sarkozy découvre le « fascisme en loden » de la Manif pour Tous !

    Nicolas Sarkozy ambitionne de revenir à l’Elysée. Mais avec une nouvelle image. La stratégie « Buisson », c’est fini. La droitisation de l’UMP ? Oubliée ! Sarko est devenu centriste… De toute façon, tout cela n’est toujours qu’une veste que l’on retourne selon la mode du moment. Mais l’article du Nouvel Obs risque bien de provoquer quelques remous parmi son électorat ainsi qu’au sein de la Manif pour Tous où on a pourtant volontiers servi la soupe à l’UMP. 

    « Le mariage pour tous, je m’en fous. Ce n’est pas un sujet. Moi, de toute façon, j’avais toujours défendu une union civile. »

    Selon le Nouvel Obs, cette petite phrase aurait été prononcée par Nicolas Sarkozy à l’un de ses visiteurs au cap Nègre cet été. Et d’insister : on ne reviendra pas sur la loi Taubira. Avis aux naïfs. Mais l’ex-président de la république va plus loin encore. S’il faut en croire le Nouvel Obs, Sarkozy qualifie la Manif pour tous de « fascisme en loden »… Et dire que tant de ses acolytes, d’Henri Guaino à Jean-Pierre Raffarin en passant par Jean-François Copé, ont frayé avec les manifestations de ce « fascisme ». Pire, ils ont « collaboré » ! Les images sont là : plus d’un ponte de l’UMP est monté à la tribune de la Manif pour Tous pour haranguer les foules « fascistes ». Le temps de l’épuration s’impose !

    http://medias-presse.info/nicolas-sarkozy-decouvre-le-fascisme-en-loden-de-la-manif-pour-tous/15094

  • Notre-Dame : la relaxe des juges galvanise les Femen

    Les trois gardiens de la cathédrale ont été condamnés à des amendes avec sursis. Le parquet et le recteur de Notre-Dame de Paris ont décidé de faire appel. 

    Les activistes de Femen lros de leur action à Notre-Dame-de-Paris, le 12 février 2013. Crédits photo : © Charles Platiau / Reuters/Reuters

    Les Femen ne sont pas près d’aller se faire rhabiller. Les neuf militantes poursuivies pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame lors d’un « happening » début 2013 ont toutes été relaxées mercredi. En revanche, trois membres du service d’ordre de Notre-Dame, qu’elles accusaient de violences, ont été condamnés à des amendes avec sursis. « La justice ne s’est pas fait instrumentaliser en rétablissant le délit de blasphème ! », se réjouit Me Michaël Ghnassia, l’avocat des Femen. Galvanisées par ce premier succès judiciaire, les militantes aux seins nus promettent déjà de « continuer », même si le parquet a fait appel. « La République française a considéré qu’il est plus grave de taper sur des femmes plutôt que sur des cloches. Nous sommes (un peu) rassurées ! », jubilent-elles sur Twitter. Tandis que l’une d’entre elles, Marguerite, parodie Sœur Sourire : « Les Femen niquent niquent l’Église catholique… »

    En face, l’Église préfère garder le silence : « Pas de réaction officielle ! », scande-t-on à Notre-Dame comme à la Conférence des évêques de France. Dans un communiqué minimaliste, Me Laurent Delvolvé, avocat du recteur de la cathédrale, rappelle que « la cathédrale Notre-Dame de Paris est un édifice affecté au culte, dédié à la prière », non « un lieu de manifestation ». Après que le parquet, qui avait requis contre chacune des jeunes femmes 1 500 euros d’amende, a fait appel de leur relaxe, « le recteur de la cathédrale ainsi que les surveillants ont également décidé de faire appel », a fait savoir l’avocat dans la soirée. [...]

    La suite sur le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Notre-Dame-la-relaxe-des-juges

  • Le scandale des éoliennes

    L’énergie éolienne : un immense scandale financier, un massacre des paysages de France et une grande escroquerie payée par la taxe éolienne prélevée en toute discrétion par EDF.

  • Gender : manipulations d'enseignants

    Par ailleurs, un sympathisant du collectif « Stop Gender » a assisté à une demi journée du colloque sur le gender à Lyon. Extrait de son témoignage :

    "Une femme, professeur d’histoire-géographie, expliquait comment elle avait lancé dans le cadre de son master un "projet égalité filles/garçons" dans trois classes "pilotes" d’un collège lyonnais. Au programme de ce projet, deux activités particulières : la participation au "Printemps de la jupe et du respect" et une sortie au Musée des Beaux Arts de Lyon. L’intervenante a ensuite présenté la copie d’une lettre qu’elle avait reçue de parents d’élèves annonçant que leur enfant ne participerait pas à ces événements, car ils considéraient que l’instruction était le rôle de l’école et l’éducation le leur. Intervenants et assistance semblaient s’accorder sur l’aspect scandaleux de cette lettre. L’intervenante a précisé que les élèves "ne savaient pas qu’ils faisaient partie d’un projet, ce qui nous a laissé de la liberté par rapport aux parents". À la question de ma camarade sur la limite du rôle de l’école, personne ne semblait en mesure de répondre : "C’est une question très intéressante mais très complexe, nous n’avons malheureusement pas le temps d’y répondre". À la fin de l’intervention, une adjointe au Recteur chargée de l’égalité a demandé la parole. Oubliant l’aspect douteux d’un projet dont les parents d’élèves n’étaient pas informés, elle en a fait les louanges et a promis d’appuyer les résultats de ce projet universitaire.

    [...] Enfin, au cours de tous ces débats, j’ai compris que les promoteurs du gender s’apprêtaient, pour parvenir à leurs fins, à changer de vocabulaire. Dans l’éducation nationale, a assuré l’un d’eux, jusque là "on parlait de genre, mais avec ces histoires on a décidé de parler d’égalité".

    Michel Janva