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France et politique française - Page 4217

  • PSA Aulnay, les mots de la fin (Vidéo)

    En juillet 2012, les salariés du site PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois apprennent abasourdis la fermeture de leur usine. Les 3000 salariés du site se sentent trahis par leur direction et lâchés par les politiques.

    Un bras de fer commence : pendant des mois, ils vont lutter pour tenter d’améliorer leurs conditions de départ allant jusqu’à bloquer l’usine. Depuis l’annonce de cette fermeture, Francine Raymond et Ludovic Fossard, les auteurs du documentaire, ont suivi ce conflit social hors du commun.

    Réalisé par Francine Raymond et Ludovic Fossard

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Théorie du genre : le lobby LGBT pourrit les enfants. L’affaire Tomboy, forfaiture d’État, par Guillaume Faye

    Le gouvernement l’avait juré, notamment par les déclarations de Mme Belkacem : la théorie du genre n’est pas enseignée aux enfants de l’école primaire. Mensonge (comme toujours). Elle est assénée sous forme de lavage de cerveau.

    Le film de propagande homophile (et pédophile de basse intensité)Tomboy est projeté dans les écoles par le lobby LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels) protégé par l’État PS et subventionné par le contribuable. Ce film d’animation est programmé depuis la rentrée 2012 dans le programme ”École et cinéma”, par les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture. 50.000 élèves de CE2, CM1 et CM2 l’ont déjà vu, de manière obligatoire. Et ça va continuer.

    Œuvre de la réalisatrice Céline Sciamma qui ajoute à ses propres lubies sexuelles un militantisme politique bien peu démocratique, ce film propose aux enfants le scénario suivant : Laure, 10 ans, se fait passer pour un petit garçon, Michaël. Ce qui lui permet d’entamer avec une enfant de son âge, Lisa, un rapport amoureux, qui se concrétise par des baisers sur la bouche au bord d’un lac – pseudo romantisme lesbien entre enfants. La petite Laure se déguise ensuite en garçon. Elle se coupe les cheveux et se fabrique avec de la pâte à modeler un sexe de petit garçon pour le glisser dans son slip. Afin de faire croire qu’elle est un garçon. L’idée est que la société répressive refusant les flirts amoureux entre petites filles, mieux vaut se faire passer pour un garçon. Le film, voyeuriste, montre aussi une scène de Laure qui émerge, nue, d’une baignoire, pour bien montrer qu’elle a un corps de petite fille.

    Qu’un scénario aussi tordu et maladif concernant des enfants soit né dans l’esprit de cette femme – et en plus destiné à des  mineurs impubères – ne renseigne pas seulement sur la pathologie sexuelle de la réalisatrice et de son lobby LGBT mais aussi sur le degré d’irresponsabilité de l’Éducation nationale. Le film a été réalisé avec l’aide de la région Ile-de-France – sous coupe réglée du parti socialiste ; il a remporté le prix du jury aux Teddy Awards, qui couronne les œuvres traitant de sujets LGBT. La collusion entre les autorités (l’oligarchie ”républicaine”) et les groupes de pression homosexuels n’est plus à démontrer.

     

    Ce film a pour objet de perturber les esprits des enfants en créant ce que le DSM IV, manuel des pathologies mentales, appelle les « troubles de l’identité », particulièrement graves avant la puberté.   On notera la contradiction dans l’argumentaire de cette théorie du genre : on veut prouver que la sexuation n’existe pas et qu’elle n’est que culturelle, mais en même temps on démontre qu’elle est bel et bien naturelle. Le but de ce film vise à manipuler l’esprit des enfants pour les convertir à l’homosexualité. Cette dernière est devenue une sorte de religion. Le stéréotype ”homo”, comme celui du ’bi” (mythe androgyne), ou encore du ”métis” sont incontournables dans l’idéologie dominante. Tomboy est un pion dans l’arsenal de la propagande homosexuelle inspiré de la délirante théorie du genre qui fait maintenant partie intégrante de l’idéologie officielle. Une sorte de mélange d’obsession homosexuelle et de féminisme déviant, sans oublier des perversités pédophiles à peine dissimulées. Et l’État français se fait complice.

    Sous prétexte  de promouvoir l’égalité hommes-femmes, garçons-filles, contre les ”stéréotypes” (on nomme ”stéréotypes” la loi naturelle), on propose d’autres stéréotypes délirants, ceux de l’idéologie dominante. Par exemple que la sexuation n’existe pas, que l’”orientation sexuelle” prévaut sur le déterminisme biologique. Ce behavorisme, parfaitement antiscientifique, descend en droite ligne des théories soviétiques de Lyssenko ou des conceptions astronomiques et médicales médiévales (le Soleil tourne autour de la Terre immobile, le sang ne circule pas, etc.). On est en face d’une scholastique, une spécialité récurrente partagée par l’Inquisition, l’ensemble de la pensée de gauche marxisée et l’islamisme. Mot d’ordre : combattre le réel au nom de la rêverie idéologique et du dogme utopique. La bêtise triomphe toujours. Pendant un certain temps.

    Ce ”féminisme” militant est en réalité antiféminin. Il n’a plus rien à voir avec la défense de l’égalité hommes-femmes. Il s’agit de dépouiller la femme de ses attributs féminins et de la masculiniser, de la mutiler. En particulier, la maternité féminine est dévalorisée – surtout concernant les mères européennes de souche. Dans le film en question, la petite fille, Laure, tente de se transformer en garçon. Message subliminal des féministes : nous avons honte d’être des femmes, devenons des mâles.  Quant à ces derniers, il faut les féminiser.

    Quand on pense que la région socialiste Ile-de-France a subventionné ce film mais a, en même temps, supprimé illégalement sa contribution financière au lycée catholique Gerson parce que ce dernier aurait accueilli une conférence où des propos anti-avortement auraient été tenus, on se dit qu’on marche les pieds sur la tête. Ou plutôt qu’on est en face d’une idéologie nihiliste, qui vise à décerveler et à déconstruire les valeurs et repères innés et ce, dès l’enfance.

    D’ailleurs, la réalisatrice de ce film n’a pas caché sa motivation idéologique de propagande. Pour comprendre le caractère à la fois sectaire et militant de Cécile Sciamma, écoutons ses propos : « je voulais pouvoir faire un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner. Il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques ». Comme toujours avec les lobbies homos et féministes, on qualifie de ”politique” ce qui ne relève que de pathologies sexuelles personnelles. La réalisatrice a aussi avoué que son film, par le procédé du « double jeu » entre petite fille et petit garçon, invite les enfants à« l’identification et à l’empathie », et ce, « dans des formes classiques de duplicité, de mensonge, de secret, qui sont de vrais moteurs narratifs ». Bref, la manipulation de l’esprit des enfants. En psychologie, la classification permettrait de ranger cette personne comme toutes celles qui la suivent sous la catégorie de ”pervers narcissique”.

    Une enseignante (Le Monde, 24.12.2013) a déclaré : « Grâce à ce débat sur Tomboy, j’ai ressenti que l’école est là pour enlever les carcans moraux ». Paroles inquiétantes à la fois totalitaires et débilitantes. Remplacer dans l’esprit d’enfants sans défense la morale naturelle et l’éducation parentale par les lubies de malades sexuels, bien en cour et très intéressés, sous la houlette  de l’école publique obligatoire, cela relève d’une sorte de crime d’État, de forfaiture. ”Enlever les carcans moraux ” chez les enfants, c’est la définition même de la perversité pédophile. En effet, ce qui est inquiétant chez Mme Sciamma, c’est qu’elle mélange des  obsessions sexuelles pédophiles, évidentes dans son film, avec des justifications morales et politiques. Il serait peut être excessif de parler d’incitation à la dépravation auprès de mineurs, mais cette hypothèse mérite d’être soulevée.

    L’Éducation nationale, non seulement n’enseigne plus correctement les savoirs fondamentaux – handicapant par là les élèves des classes modestes – mais elle s’emploie à matraquer le cerveau des enfants avec ses lubies idéologiques. Le lavage de cerveau néo-totalitaire remplace peu à peu l’instruction publique. Au moins, en Union soviétique, on apprenait avec discipline les fondamentaux à l’école primaire et l’on attendait la fin du secondaire et l’Université pour enseigner les délires idéologiques du Diamat (le dogme du ” matérialisme dialectique” lénino-marxiste) ; mais au moins, on ne violait pas l’âme des enfants en leur passant des films de malades  homosexuels.

    Comme je l’ai déjà démontré par ailleurs (1), le discours du lobby LGBT, l’idéologie homophile et les adeptes de la théorie du genre sont, comme le démontre le film de cette Mme Sciamma et d’autres, un exemple d’obsession sexuelle à tendance pédophile, à peine refoulée. Il y a un plaisir pervers à faire du voyeurisme enfantin, à sexualiser des enfants, à leur parler de sexe, si possible homo. Une sorte de monstration porno de basse intensité. De plus, les lobbies homosexuels ont derrière la tête l’idée de faire du recrutement chez les mineurs prépubères en les détournant de l’hétérosexualité ; en utilisant, de manière perverse, la malléabilité de l’esprit des pré-adolescent(e)s, sujets au mimétisme.

    La complicité de l’Éducation nationale et du ministère de la Culture est le problème le plus grave. L’État français, soumis aux lobbies LGBT et au dogme de la théorie du genre, s’adonne à une déformation abjecte et subreptice de l’esprit des enfants. Par rapport à sa mission, il est coupable de forfaiture. Comme dans beaucoup d’autres domaines, on assiste à l’éclosion d’un soft-totalitarisme, qui consiste globalement à imposer à la majorité silencieuse (pour combien de temps ?) du peuple des décisions qu’il rejette absolument. Au nom de dogmes idéologiques et pour obéir aux pressions des lobbies minoritaires ou de communautés ethniques. Le processus en matière de théorie du genre est très voisin de celui observable en matière de lois ”sociétales” ou d’immigration.

    Soustraire les enfants à l’influence culturelle et morale de leur famille – la grande ennemie, surtout si elle est traditionnelle et française de souche – sous prétexte de ”libération”, voilà le cœur de cette entreprise orwellienne dont l’Éducation nationale est l’instrument.

    La diffusion du film Tomboy auprès d’enfants mériterait une plainte en justice. Contre la réalisatrice et contre les autorités gouvernementales qui l’ont autorisée. Le Code pénal punit la corruption de la jeunesse et l’incitation de mineurs à la débauche. L’association catholique Avenir de la Culture a protesté récemment contre la diffusion de Tomboy dans les écoles primaires, en lançant une pétition et en organisant l’envoi de ”cartons rouges” aux ministres de l’Éducation et de la Culture. Malheureusement, cette bonne initiative aura peu de chance d’aboutir. Une action judiciaire massive, avec plaintes collectives serait médiatiquement plus efficace.

     1) Voir à ce propos d’autres articles de ce blog sur ce sujet. Cf aussi mon essai Sexe et dévoiement, Éd. du Lore. Bien entendu, il est hors de question d’incriminer l’homosexualité comme pratique privée mais de combattre l’idée qu’elle est biologiquement naturelle et qu’elle doit juridiquement s’aligner sur l’hétérosexualité, comme on l’a vu avec le ”mariage pour tous”.

    Guillaume Faye

    Sourcele blog de Guillaume Faye.

    http://fr.novopress.info/172020/theorie-du-genre-lobby-lgbt-pourrit-les-enfants-laffaire-tomboy-forfaiture-detat-guillaume-faye/#more-172020

  • Le BLOC-NOTES de François MARCILHAC

    Commentant le souhait récent de Marine Le Pen de voir supprimer du droit français le principe de la double nationalité, à la suite des graves incidents ayant émaillé, en France même, de la part de supporters « franco-algériens », les matchs de l’équipe d’Algérie au Mondial, Thomas Legrand, qui sévit sur la matinale de France Inter, a comparé, ce lundi 30 juin, leur statut ainsi que celui de Manuel Valls, espagnol naturalisé français, à la situation des Bretons et des Corses vivant en France en dehors de Rennes ou d’Ajaccio et auxquels il conviendrait d’ôter le droit de vote aux municipales là où ils se sont installés. Il faut que la notion de nationalité soit aujourd’hui profondément obscurcie pour qu’on puisse, sans soulever un véritable tollé, en arriver à comparer la situation de binationaux à celle de provinciaux — un mot que nous assumons car nous n’y trouvons rien de désobligeant — installés dans la capitale ou dans une autre métropole française. Faut-il rappeler que, contrairement à l’Algérie ou à l’Espagne, la Bretagne et la Corse sont des provinces françaises ?

    En comparant des Corses et des Bretons à des binationaux, ayant donc double passeport, Thomas Legrand révèle à quel point la qualité de Français n’a plus guère aujourd’hui de signification pour les chiens de garde de la mondialisation qui ne pensent plus en termes de nationalité mais de communautarisme. Alors oui, une fois la France dissoute, un Breton, un Corse ...ou un Bobo parisien pourront devenir l’équivalent d’un Algérien « bi-national »... Tel n’est pas encore le cas.

    UNE NATIONALITÉ BRADÉE

    Qu’on puisse avoir des fidélités multiples, nul mieux que Maurras ne l’a compris, qui soulignait : « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis Romain, je suis humain ». Mais encore faut-il que ces fidélités soient complémentaires et non concurrentes, ce qui exclut la bi-nationalité, absurdité à la fois conceptuelle et juridique, qu’il conviendrait évidemment de supprimer de notre droit, à la condition toutefois que l’Etat se sente suffisamment armé pour en accepter les conséquences au plan international...

    Mais nous n’en serions pas là si la notion même de nationalité n’avait pas été bradée depuis des décennies. Comment ? Par les effets conjugués d’uneimmigration devenue folle — 200 000 arrivées par an —, et de l’invention d’une citoyenneté européenne artificielle. La notion même de nationalité se trouve ainsi attaquée à la fois de manière concrète, par la naturalisation annuelle quasi automatique de dizaine de milliers de migrants — on sait que, sur ce plan, Valls ne fait que poursuivre la politique entamée par Sarkozy —, et dans son essence même : l’invention ex nihilo, d’un patriotisme constitutionnel européen, monstre historico-juridique, vise à déposséder les jeunes générations de ce « devoir de piété » qu’est le patriotisme envers cette « société naturelle » qu’est la patrie et tout ce qui la constitue : « son histoire, ses traditions, sa langue, sa conformation naturelle elle-même » (Jean-Paul II in "Mémoire et identité"), au profit d’un simple artefact — l’Europe —, dont la seule réalité est d’être le ventre mou de la mondialisation. On comprend pourquoi l’Europe encourage l’immigration. La dissolution des peuples historiques européens réels ne peut qu’aider à faire du continent un laboratoire grandeur nature du village planétaire.

    LA RÉPUBLIQUE CONTRE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE

    Que les défenses immunitaires du peuple français soient particulièrement affaiblies, comment s’en étonner ? Depuis plus de deux siècles, l’idéologie et la pratique républicaines ont largement anticipé la tentative idéologique européenne — être « européen », ce n’est rien d’autre que partager l’idéologie des droits de l’homme — en confondant les qualités de Français et de républicain. Le débat « sur l’identité nationale et républicaine », lancé par Sarkozy en 2009 ...en vue d’être diabolisé par une gauche pavlovienne et d’abuser ainsi le militant moyen de l’UMP, l’a amplement prouvé, avant d’être rapidement avorté : La « France, mère des arts, des armes et des lois », coupable d’être née et de s’être épanouie avec la monarchie, en était par définition évacuée.

    Pourquoi ? Pour mieux réduire notre pays à des a priori idéologiques, républicains ou humanitaires, c’est-à-dire à la République et à la laïcité — ce que fait désormais le FN-nouveau aux côtés de l’ « UMPS » —, et donc noyer la France dans un discours à prétention universaliste qui la nie comme nation historique et charnelle. N’oublions pas que dans sa lettre de mission du 31 mars 2009 à Eric Besson, alors Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, Sarkozy lui demandait d’ « engager les actions permettant de valoriser les principes de la République et les valeurs fondamentales de notre communauté nationale » notamment « en renforçant la place des emblèmes et symboles de la République, de sa langue, de son drapeau, de son hymne, des valeurs contenues dans la devise “Liberté Egalité Fraternité”, et de la Marianne qui les incarne ». Et s’il lui demandait aussi de lutter contre le communautarisme, c’était pour la perspective, puisqu’il se contredisait aussitôt en affirmant : « Notre Nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale. [...] La France dont nous défendons les couleurs est une France ouverte sur les autres, sur le monde, sur l’avenir. C’est une France qui évolue avec son temps. C’est une France à laquelle chaque nouvel arrivant, chaque nouveau Français apporte son histoire, les richesses de son origine, sa contribution. ». Qu’il s’agisse de Hollande ou de Sarkozy il s’agit toujours de « faire France »,... pour mieux la défaire, comme l’a rappelé le comte de Paris, dans une tribune retentissante, lors de la publication des rapports socialistes de l’automne 2013 sur la réforme de l’intégration, rapports qui auraient pu être commandés aussi bien par l’UMP. Deux projets de loi sur l’asile et l’immigration ne feront bientôt que confirmer la fuite en avant dans ce domaine.

    Ces propos de Charette restent d’une actualité d’autant plus brûlante aujourd’hui que le patriotisme républicain a fini, en toute logique, par se diluer dans son (faux) universalisme congénital : « Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? ... Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds. »

    François Marcilhac - L’AF 2889

    http://www.af-provence.com/

  • La droite a un boulevard... Elle ne le voit pas

    Les causes du « séisme » des 25 % de votes « Marine » aux Européennes sont connues, la machine européenne qui s'emballe et dont plus personne ne veut sauf une Upper class très intéressée, qui devrait encore arriver à ses fins tant est grande la force de l'inertie.

    Il faut voir - sur internet - à ce sujet la dernière ZEN (Zemmour et Naulleau), une émission passionnante avec Alain Finkiel-kraut et Michel Onfray. En écoutant ces quatre intellectuels qui proviennent de la droite et de la gauche, j'ai été surpris de l'accord foncier qui se dégage de leurs propos, des propos qui par ailleurs apparaissent comme en rupture vis-à-vis du Politiquement correct.

    Nous vivons, ce me semble, un moment historique où la pratique (libérale et multiculturelle à tous crins) est en train de se séparer de la pensée (identitaire et nationale). Traité transatlantique de libre-échange avec les États-Unis (comme s'ils pouvaient jouer le jeu), intégration progressive de l'Ukraine à l'UE, la machine va de l’avant. Il n'est pas question de reculer. Les agriculteurs français vendront leur blé aux États-Unis au prix indiqué par les acheteurs qui vendront le leur au plus offrant. Ce sera la nouvelle PAC !

    Non, on n'est plus capable de verbaliser le grand Projet magique de la prospérité pour tous, dont s'est paré le libéralisme international. On sait bien - tout le monde sait bien - que les différences entre les très riches (quelques-uns) et les pauvres (de plus en plus nombreux), en Europe comme aux États-Unis, n'ont jamais été aussi importantes et qu'après l'ivresse de la mondialisation heureuse que nous prophétisait Alain Minc, il y a la gueule de bois technocratique.

    Miroir cassé

    La pratique libérale, assumée pourtant largement par la Gauche dans des Pensoirs comme Terra nova, n'ose plus se penser elle-même. Elle n'ose plus s'avouer à elle-même ce qu'elle est et ce qu'elle fait. Elle va jusqu'au bout de sa logique, on sent qu'elle y va de plus en plus vite parce qu'elle se sent menacée. L'Europe continue, l'Europe décide, elle force le passage vers l'avenir radieux imaginé naguère par Jean Monnet, cette alliance commerciale et politique avec les EU, à parité euro-dollars. Voilà le but, on le sent, on le sait. Mais l'Europe n'en parle pas, elle n'aime pas qu'on parle d'elle (quelle discrétion nouvelle cette campagne des Européennes !). L'Europe ne fait plus de promesse, elle ne défend plus un idéal d'avenir, parce que le calcul est trop visible et qu'il est trop laid. Elle garde pour elle la rationalité commerciale et financière, oui. On sait que les rationalisations européistes ne sont pas perdues pour tout le monde. Mais l'Europe a perdu la pensée. Elle ne se pense plus.

    La pensée, à droite et à gauche, ce qui reste de la pensée est désormais massivement anti-européenne, alors que la Upper class reste massivement européenne. Voilà le divorce auquel on assiste. Il risque d'y avoir de la vaisselle cassée.

    Tout changer

    L'émission ZEN, dont je parlais en commençant, montrait bien cette immense fracture entre la classe intellectuelle, un peu en avance, et la classe politique, toujours en retard. Il y en a un parmi les politiques qui a compris et analysé, ce divorce, c'est Laurent Wauquiez, le maire du Puy, un catho revendiqué, ça fait toujours plaisir, un européiste convaincu... et repenti. Il faut lire son Europe il faut tout changer (éd. Odile Jacob).

    Il souhaite, lui, aller non pas dans la logique du renoncement, de l'abstention et de l'autodestruction, non ! Il faut tout changer : « Sortons une bonne fois pour toutes de l'Europe à 28, reconstituons le noyau dur des premiers bâtisseurs, les pays qui ont porté sur les fonds baptismaux la construction européenne et qui partagent une vraie vision commune : la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie et j'ajoute l'Espagne. Et c'est tout. J'exclus délibérément le Luxembourg et son paradis fiscal. Je ne songe pas un instant au Royaume uni. » Utopie ? Ras le bol surtout et certitude que CELA ne peut pas marcher.

    C'est un véritable consensus intellectuel anti-correetness qui émerge en ce moment et la dernière cette année de l'émission ZEN en était le signe irrécusable. Les deux invités étaient l'un de droite (Finkielkraut) et l'autre de gauche (Onfray), mais ils avaient le même discours, que Finkielkraut a résumé en sortant une citation de sa poche. La philosophe Elisabeth de Fontenay, qui n'est pas de droite, écrit ceci, qui aujourd'hui fait un consensus intellectuel à droite et à gauche, contre la Pensée unique : « C'est une erreur politique que de neutraliser l'un des éléments les plus vivaces de l'expérience humaine, le sentiment d'appartenance à une nation ou à un peuple, car cela engage les hommes à se précipiter dans l'abstraction marchande, qui les rend équivalents mais pas égaux. »

    Réponse sans âme a l'éternelle question

    Notre problème, non seulement politique mais spirituel et simplement humain, c'est celui de notre enracinement, de notre appartenance : qui sommes-nous ? Nous ne sommes pas des structures commerciales. L'Argent n'a pas d'âme. Et c'est notre âme qui nous manque. Si le combat de la droite a un sens aujourd'hui, c'est d'être un combat pour l'identité des personnes et des peuples, pour l'âme des personnes et des peuples, contre la réduction sordide de toute relation humaine au commerce et de tout commerce à l'idolâtrie du Veau d'or. Les gens qui réfléchissent, à droite et à gauche, j'ai cité quelques noms mais il y en a beaucoup d'autres, comprennent bien ce détriment d'âme, de quelque manière qu'ils le nomment.

    Seuls nos politiques (disons la plupart d'entre eux) semblent ne rien voir. Et pourtant, c'estquand il y a désaccord entre la politique et lapensée commune qu'ont lieu les révolutions...
    La prochaine révolution sera-t-elle identitaire etspirituelle ? Dans cette défense de l'âme ou del'identité des personnes et des peuples, la droitea un boulevard.

    Alain Hasso monde & vie 9 juillet 2014 

  • Regard sur l'actualité

    Varg Vikernes condamné

    Comme c’était à craindre, le musicien norvégien Varg Vikernes a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 8000 € d’amendes par la 17 e chambre correctionnelle. Pour nous qui suivons cette affaire depuis le départ, nous ne pouvons qu’être atterrés par une telle décision qui ne repose que sur du vent et les discours emphatiques des professionnels de l’indignation. C’est en tout cas la démonstration que la justice n’a plus comme raison d’être que de punir les récalcitrants au projet libéral mondialiste. Espérons simplement que cette décision n‘en entrainera pas d’autres et que Varg Vikernes pourra désormais tranquillement élever ses poules et planter ses salades en Corrèze. Et composer de la musique.

    Une institutrice assassinée….

    Fabienne Terral-Calmès, 34 ans, a été assassinée par une dénommée Rachida, qui aurait des troubles psychiatriques. Combien y a-t-il chaque année de professeurs qui sont agressés par des parents « mécontents » ? Entre enfant roi, déficience psychiatrique, dénigrement de la profession, citoyen-client et un zeste de déterminisme culturel, il n’est pas bien compliqué de se douter que nombreux sont les drames dont on ne parle jamais comme ces jeunes enseignantes molestées à qui l'on demande de garder le silence… L’omerta est devenue la règle dans l’Education nationale et il faut attendre des drames comme celui-là pour se dire que peut-être ce n’est pas un métier facile et que quelque soit aujourd’hui le lieu où l'on enseigne, on peut se faire agresser.

    … et une régularisation à la clef

    Edifiant aussi, le profil de cette enseignante qui œuvrait à la régularisation d‘une famille africaine. Et c’est ainsi qu’en sa mémoire, la régularisation a été acceptée. Moins d’insécurité mais toujours autant d‘immigration. C’est ça le programme et c’est pour ça qu’on devrait agir ? Cette affaire est la preuve qu’on peut-être victime de la violence quotidienne sans que cela ne conduise à une prise de conscience sur l’immigration. Si les deux sujets peuvent être liés, il faut être prudent lorsqu’on aborde l’un et l’autre. Lier la sécurité et l’immigration, cela peut aussi faire le jeu de la droite sécuritaire et de l’immigration choisie. C’est aussi mettre sur le tapis le contrôle de la population (caméra, etc…). Nous, on ne veut pas plus de flics, plus de caméras, plus de répression contre tout ce qui trouble la quiétude des « bons Français », on veut la remigration.

    Femmes, viols et violences

    A la suite des agressions dont ont été victimes des jeunes femmes, j’ai lu un chiffre édifiant, en France il y aurait 75000 viols par an et pas loin de 200000 tentatives ! Une femme se ferait violer en France toutes les 7 ou 8 minutes ! Ces chiffres sont particulièrement inquiétants et nous concernent tous. Cela sans compter les agressions multiples et répétées, les insultes et tous les comportements grossiers et outranciers dont sont victimes les femmes. Qu’il y ait certaines femmes avec des comportements inappropriées, c’est un fait, mais il faut arrêter de nous faire croire que les victimes sont forcément des « chaudasses qui l’ont bien cherché ». En réalité de tout ça, les femmes en parlent peu, souvent par crainte d’être jugées ou qu’on les culpabilise. Il faut à l’inverse être à l’écoute de sa femme, de ses filles ou de toute personne de votre entourage, et vous verrez que pour certaines femmes c’est un véritable enfer quotidien. Pour conclure, il me semble aussi qu’il est impossible d’avoir certaines attitudes vis-à-vis des femmes quand on prétend être un militant de la cause européenne. Réfléchissez-y.

    Le sport pris en otage

    C’est une grande habitude, les événements sportifs sont l’occasion d’une intense propagande dont les sportifs sont parfois les relais zélés. Au Brésil, tout a été fait pour retarder l’échéance. Cette pitoyable équipe du Brésil, la plus mauvaise jamais vue dans l’histoire de ce pays, aura tout de même atteint les demi-finales pour occuper les esprits. « Samba », « capoeira », « soleil », « plage » nous ont été vendus pour un tableau bien clichesque de ce pays dont la réalité est pourtant moins glorieuse : misère, épuration sociale, police militaire, police privée, manque de perspective pour la jeunesse, déforestation, OGM, … il concentre le pire de la mondialisation. Nous saluons son élimination et nous espérons de grandes et belles révoltes populaires dans ce pays. Nous espérons aussi que nos adversaires se rendront compte que les campagnes anti-racistes de la FIFA ne sont là que pour masquer son mépris des luttes populaires et de l’exploitation des travailleurs. C’est l’illustration éclatante que l’anti-racisme est un combat pour tartuffes alors que le vrai combat est toujours le même : contre l’oligarchie mondialiste qui assassine  les peuples.

    Les affaires de l’UMP

    Pendant que le foot occupe les esprits (26 millions de téléspectateur pour France – Allemagne d’après un dernier chiffre). L’UMP se déchire sous fond de magouilles en tout genre. Un tel niveau de magouilles n’a d’ailleurs me semble-t-il jamais été vu. On parle aussi d’une dette de 75 millions d’€. Une paille, en somme. Cette affaire ne fait que démontrer, et au fond les politiciens de droite, comme de gauche, le savent, les limites du système. Non seulement les sommes utilisées pour pérenniser leur pouvoir, leurs intérêts et donc leur système sont de plus en plus fortes pour des résultats peu reluisants mais cela traduit également l’impossibilité d’une démocratie véritable puisque seuls les plus riches (et non les plus avisés ou les plus talentueux) et ceux à qui l'on veut bien prêter peuvent faire de la politique. Ce système conduit donc inévitablement au copinage, aux collusions, aux conflits d’intérêts, … je ne sais pas comment font encore les électeurs pour voter pour ces partis, mais je ne peux pas rationnellement envisager que cela va pouvoir durer encore longtemps. Si l’argent a pu être source de mobilité sociale (parce que le système y avait un intérêt) il est aujourd’hui facteur de sclérose de la société.

    Jean / C.N.C http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Bernard Antony : « Le combat pour la nation n'a de sens que s'il est un combat pour l'enracinement et l'universel »

    Bernard Antony, fondateur et président du Centre Charlier, de Chrétienté-Solidarité et de l'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne) est un infatigable militant politique depuis ses jeunes années, mais aussi un penseur de la politique, auteur de très nombreux ouvrages très documentés sur l'actualité, le judaïsme, l'islam, la franc-maçonnerie... Homme libre et indépendant, cet ancien député européen du Front national, aujourd'hui sans étiquette politique mais toujours davantage au service du pays réel, de la liberté, des chrétientés persécutées, s'appuie sur la longue tradition, vivante, du mouvement national.

    Jeanne Smits : La distinction entre « droite » et « gauche » a-t-elle encore un sens aujourd'hui ?

    Bernard Antony : Elle a un sens très fondé qui s'ordonne autour de quelques mots : Décalogue, écologie humaine, humilité, soumission au réel...

    Certes, il y a bien eu des chasses-croisés entre la « droite » et la « gauche » depuis que ces notions sont passées de la révélation religieuse (« à la droite du Père » ou à la gauche, avec les « maudits ») au positionnement politique dans le système démocratique. Ainsi la gauche a été originellement, jacobinement nationaliste et colonialiste, et même raciste et antisémite alors que surgissait parallèlement une droite authentique affirmant progressivement son identité dans un positionnement de Contre-Révolution à la fois morale et sociale ; hors de l'idéologie ramenant la conceptualisation de la nation aux deux idoles fondatrices de la Révolution : l'État et l'individu ; autrement dit, Le zéro et l'infini comme l'exprime magnifiquement par son titre le grand livre d'Arthur Koestler.

    Et ce n'est pas, tant s'en faut, la gauche qui a eu le monopole du combat pour la justice sociale après le déboisement juridique révolutionnaire et post-révolutionnaire de tout ce qui était protection de l'ouvrier par l'inique loi Le Chapelier et les décrets d’Allarde.

    Ce n'est que leur ignorance qui excuse les déclarations de certains grands responsables politiques nationalistes se plaçant dans le sillage d'une gauche bien à tort considérée par eux comme historiquement détentrice de la légitimité du combat social. À moins qu'ils ne soient eux-mêmes véritablement socialistes et de gauche.

    En fait, au-delà des variations circonstancielles, il y a une cohérence très fondée dans ce qui sépare la gauche de la droite véritable, « la droite de conviction ».

    Ce qui sous-tend la doctrine et les applications concrètes de cette droite par rapport à la gauche tient dans sa soumission au réel, dans sa considération réaliste et scientifique de la nature humaine, du respect de la vie, et somme toute, de là sagesse du Décalogue. Aux antipodes de l'orgueil commun à un Marx, à un Nietzsche, à un Jaurès, à un Sartre selon lequel l'homme est « créé créateur ».

    Dans le même ordre d'idées, qu'en est-il du nationalisme aujourd'hui? Est-il la véritable urgence ?

    La nation doit être défendue comme la réalité protectrice et bienfaisante qu'elle doit être, non comme une idole exclusive. Le nationalisme n'a de légitimité que s'il est un patriotisme « en alerte » face aux menaces pesant sur notre patrie, nos valeurs et nos libertés. Il peut être perverti s'il se mue en repliement autarcique ou en déni de ce qui peut et doit encore unir les patries de la vieille Europe.

    La véritable urgence, c'est de retrouver le sens du respect de la vie, de la dignité humaine, de la défense du vrai, du beau, du bien face aux entreprises de dialectisation, de déstructuration, de désintégration de la personne humaine et de la société. Le combat pour la nation n'a de sens que s'il est un combat pour la double bienfaisance si bien exaltée par la philosophe Simone Weil si chère à Gustave Thibon : l'enracinement et l'universel. Autrement dit, le contraire du cosmopolitisme désintégrateur.

    Face à une entreprise mondiale de déni nihiliste de ce qui fait « l'humain », il est évident que les combats de reconquête et de reconstruction ne peuvent qu' avoir une nécessaire dimension de solidarité chrétienne et humaine. Nous ne nous sauverons pas tout seuls.

    Vous êtes l'auteur d'un remarquable Jean Jaurès, le mythe et la réalité. Voilà un personnage qu'une grande partie de la classe politique, droite et gauche confondues, tend à s'approprier aujourd'hui. Où est la méprise ?

    Elle réside principalement dans l'ignorance de la réalité du personnage, de ses idées, de son utopie. Le plus consternant, c'est de lire dans certains hebdomadaires de droite ou dans l'ouvrage d'un jauressophile de droite l'affirmation d'un « Jaurès chrétien » (sic !), sous le prétexte qu'il n'était pas matérialiste comme Marx. D était en effet vaguement spiritualiste, panthéiste, gnostique, kabbaliste, c'est-à-dire tout sauf catholique et même tout sauf chrétien dans une constante volonté haineuse d'éliminer toute trace de dogme chrétien dans la conscience humaine, notamment par l'école. Un Jaurès certes bonhomme à ses heures, mais sur le fond fanatiquement avec Combes et Ferry, et que veulent continuer un Peillon et un Hamon dans le vieux projet de « substitution de religion ».

    Enfin, un Jaurès «prophète», mais c'est vraiment se moquer du monde ! Trois jours avant la déclaration de guerre de l'Allemagne, et la veille de son malheureux assassinat, il prophétisait encore l’anti-militarisme massif des socialistes et syndicalistes de ce pays qui feraient échec à la guerre !

    En fait par essai de récupération politicienne de cet incontestable tribun génial, on ressasse sans cesse à droite quelques inusables citations de début de carrière en faveur du patronat. On évite tout de même d'en faire autant avec ses propos bien plus nombreux, férocement antisémites, de la même époque, dans la plus parfaite continuité de Voltaire, Proudhon, Marx et Engels et, en fait, de toute la gauche au XIXe siècle.

    Vous avez été le premier à dénoncer en ces termes le « génocide français ». Comment espérer le vaincre aujourd'hui ? « Politique d'abord », est-ce toujours la bonne réponse ?

    « Politique d'abord » de Charles Maurras, c'est une direction d'action légitime et compréhensible alors que demeure une société encore debout mais menacée et autour et au sein de laquelle il faut mettre en place des politiques de protection.

    Aujourd'hui, c'est «médecine d'abord » qu'il faut dire, c'est-à-dire d'abord le diagnostic d'un génocide non pas seulement politique mais simultanément spirituel, culturel, intellectuel et moral, et démographique.

    C'est de la réanimation en tous ces domaines qu'il nous faut. Il faudra bien sûr des loismais surtout un esprit nouveau pour des loisnouvelles, l'enjeu est métaphysique : il faut avecChesterton « revenir au surnaturel » pour éliminer ce qui détruit le « naturel ».

    Propos recueillis par Jeanne Smits

    monde&vie juillet 2014

  • Christiane Taubira ou la folie douce

    Les hasards de la politique ont fait que Madame Taubira, garde des Sceaux, est en charge depuis plus de deux ans de l’administration de la justice. Elle y a déjà fait des ravages, elle s’apprête à les aggraver.   

    Persuadée comme Jean-Jacques Rousseau que l’homme est naturellement bon et que c’est la vie en société qui le pervertit, Christiane Taubira est de ceux qui, estimant que les délinquants ne sont pas entièrement coupables de leurs fautes, en déduisent qu’il faut rompre avec les politiques traditionnelles de répression, qui seraient à la fois injustes et inefficaces.

    Une telle conception amène ceux qui la professent à prendre une position avantageuse dans les organisations humanitaires, les débats philosophiques et au zinc des cafés littéraires. Et pourquoi en effet ne pas se présenter sous son meilleur profil, celui de la générosité, lorsque cela ne tire pas à conséquence ? Il se trouve malheureusement, depuis que le monde est monde, que l’angélisme ne résiste pas à l’épreuve des faits, et que le bon sens, la pratique et la morale imposent au contraire comme une évidence l’idée que la faute appelle la sanction et le crime le châtiment.

    Les hasards de la politique ont fait que Madame Taubira, garde des Sceaux, est en charge depuis plus de deux ans de l’administration de la justice. Elle y a déjà fait des ravages, elle s’apprête à les aggraver.

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  • Thomas Fabius ou les passe-droits d'une caste

    Le silence de la plupart des médias sur l'interpellation de Thomas Fabius est assourdissant, mais une photo a pu être prise, qui le montre en train de téléphoner, à son avocat probablement ...

    Interpellation thomas fabius

    "Pas de forçage de barrage policier, pas d'interpellation, pas de refus d'obtempérer, pas de délit de fuite, pas de garde à vue, pas d'amende." C'est ce qu'a confié Me Cyril Bonan, l'avocat de Thomas Fabius [...]  L'avocat du cabinet de Jean-Michel Darrois, ami de quarante ans du papa de Thomas, laisse entendre dans Le Figaro, que son client s'est rendu de son propre chef au commissariat du 7e arrondissement !"

    Mais ce n'est pas tout-à-fait ce que dit le rapport de police :

    "Suite à un périmètre de protection pour une alerte incendie rue Saint-Dominique, une Audi cabriolet force le barrage et grille un feu. La Bac 07 chasse et interpelle le conducteur. Emmené au poste, il est entendu sans faire de GAV (garde à vue, ndlr)", stipule le rapport [...] "

    Et sur la photo, on voit nettement

    " [...]Thomas Fabius cerné par cinq policiers, la plupart issus de la brigade anti-criminalité du 7e. Son Audi cabriolet est garé sur le bas-côté. Forçant un barrage et brûlant un feu, Fabius le jeune a bien été pris en chasse par un équipage de la Bac [...] L'officier porte un brassard orange, on voit par ailleurs l'arme de service d'un policier dépasser de son ceinturon. [...] 

    "[...] Thomas Fabius, une fois arrêté, a pu téléphoner à son avocat. Rappelons que c'est seulement en garde à vue qu'un justiciable lambda a le droit de s'entretenir avec un avocat.[...]

    Ce que c'est que les privilèges de caste, quand même !

    Marie Bethanie