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France et politique française - Page 4338

  • Le gouvernement temporise face aux Bonnets Rouges

    Le procès des onze Bonnets Rouges, reporté en avril dernier, est à nouveau reporté pour le 16 septembre prochain. Une dizaine de procès-verbaux concernant l’enquête sur l’incendie du portique de Pontorson n’avaient en effet pas été transmis aux avocats…. Pour l’un des avocats de l’accusé, monsieur Erwan Lorvellec, l’accusation s’est trop précipitée. Pourtant, cette dernière semblait prête à tout pour que les peines soient les plus lourdes possibles pour faire un exemple mais elle a mal préparé son dossier. Cependant, le tribunal n’a pas prolongé la détention provisoire des trois Bonnets Rouges, qui l’étaient jusqu’alors, ne suivant pas les recommandations du procureur et les plaçant sous contrôle judiciaire.

    La veille, deux incendiaires d’un autre portique écotaxe ont par ailleurs été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) à seulement trois et six mois de prison avec sursis. Le 14 mai, des députés ont proposé un projet d’écotaxe remanié. La mission parlementaire, chargée du dossier, veut maintenir le dispositif mais avec des aménagements. Les parlementaires proposent notamment une franchise de 400 kilomètres en moyenne par mois pourépargner les camions parcourant de courtes distances et ne pas pénaliser l’économie de proximité. Mais il s’agit de soigner la Bretagne, qui bénéficierait de conditions spéciales.

    Cela n’a pas vraiment rassuré l’un des leaders des Bonnets Rouges, Christian Troadec, pour qui le dispositif est mauvais dans son ensemble. Cependant le gouvernement semble vouloir temporiser  pour l’instant, ne voulant pas se risquer à une nouvelle flambée de protestation à quelques jours des élections européennes qui s’annoncent catastrophiques pour le PS.

    http://medias-presse.info/le-gouvernement-temporise-face-aux-bonnets-rouges/9930

  • Manuel Valls, Premier sioniste de France

    Manuel Valls ne pouvait manquer l’occasion qui lui était offerte ce 13 mai 2014, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance d’Israël, de réaffirmer son engagement sioniste le plus complet.

    À la tribune, le Premier ministre a commencé par citer des extraits de la déclaration d’indépendance de l’entité sioniste, qui ne sont évidemment que des mots et dont on remarquera que Valls s’est bien gardé de juger de leur réalité actuelle :

    « Le texte de la proclamation de l’État d’Israël a une portée universelle : “liberté de culte, de conscience, d’éducation et de culture”. Et également “égalité sociale et politique pour tous les citoyens sans distinction de religion, de race ou de sexe”. »

    Les Palestiniens, privés de leurs droits élémentaires et victimes chaque jour de violences physiques, sociales, politiques pour des motifs autant religieux qu’ethniques, apprécieront probablement cette belle déclaration d’intention. Manuel Valls est d’ailleurs assez bien placé pour connaître l’abîme insondable qui sépare ces phrases creuses de la réalité en Palestine, puisqu’il dénonçait encore, en 2008, le « mur honteux », « la poursuite des colonisations », « le sort des prisonniers » et autres joyeusetés imposées par l’« État juif » aux Palestiniens. Que la simple proclamation d’un « État juif » soit d’ailleurs en complète contradiction avec le texte dont il se réclame ne choque visiblement pas notre Premier ministre. Se revendiquerait-il lui aussi du Talmud, de sa « logique » et de sa double éthique, à l’instar de son homologue israélien Benjamin Netanyahu ?

    Bien entendu, le discours de Manuel Valls s’adressait autant aux représentants autoproclamés de la communauté juive en France qu’aux dirigeants israéliens proprement dits. Le Premier ministre a donc veillé à rappeler son engagement sans faille dans la lutte contre « l’antisémitisme » dans notre pays :

    « Vous connaissez ma vision exigeante de la République (...), celle du refus absolu des communautarismes, de l’intolérance, du racisme, de l’antisémitisme. Les juifs de France, les Français juifs ont tant contribué à édifier notre nation, et jamais la France ne tolérera, ne montrera la moindre faiblesse à l’égard de ceux qui s’en prennent aux juifs de France, car ils sont la France. Ce combat a été le mien comme ministre de l’Intérieur ; il sera toujours le mien comme Premier ministre. (...) Bien sûr, il y a beaucoup trop d’actes, de paroles antisémites. »

    L’affaire Dieudonné, les attaques contre Alain Soral et les récents projets de censure de l’Internetont montré que ce combat mené soi-disant pour protéger les juifs de France est en réalité un projet politique dictatorial d’étouffement de toutes les voix dissidentes, celles qui pourraient mettre à mal un système de domination oligarchique jusque-là bien huilé. Manuel Valls a donc semble-t-il l’intention de persévérer dans une stratégie qui, pourtant, s’est retournée contre lui en révélant à beaucoup de Français la puissance méconnue du lobby israélien en France.

    Une puissance qui s’appuie avant tout sur la diaspora, ce qui explique aussi, peut-être, la volonté de l’État d’enrayer la tendance à une Alya (le fameux « retour » des juifs en Israël) de plus en plus importante aux dires de la presse :

    « Un journal du matin a titré il y a quelques jours que l’Alya avait atteint en France un nouveau record. On a souvent ici, d’ailleurs, une vision caricaturale, celle d’une fuite, alors que l’Alya c’est aussi l’expression d’une réalité, de notre monde globalisé. De nombreux Français juifs sont attirés par Israël. Il n’y a pas que les juifs, d’ailleurs, car Israël est un pays dynamique, inventif, qui plaît aux Français, comme la France plaît aux Israéliens. Mais la place, le lieu, le rapport charnel des juifs de France, c’est en France qu’il doit se construire et qu’il doit en permanence vivre. »

    Enfin, le Premier ministre a conclu son discours en répétant la position officielle de l’État français vis-à-vis d’Israël, que l’on peut résumer ainsi : « Israël, c’est bien, mais la guerre, c’est mal. Vive la paix. » Quand même !

    L’allocution de Manuel Valls pour le 66e anniversaire de l’indépendance d’Israël, prononcée au Pavillon Dauphine le 13 mai 2014 :

    Petit rappel sur Manuel Valls :

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Manuel-Valls-Premier-sioniste-de-France-25365.html

  • Les Nantais se mobilisent contre la journée de la jupe au lycée

    Plusieurs actions sont proposées :

    • La Manif Pour Tous organise un rassemblement aujourd'hui jeudi à 13 heures devant les grilles du lycée Clémenceau à Nantes en présence de Ludovine de La Rochère et d'Albéric Dumont pour manifester bruyamment notre détermination et demander le retrait de cette journée.
    • Les Sentinelles seront vendredi 16 mai devant le lycée Clémenceau de 12h30 à 13h30 à veiller debout en silence, de préférence alignées les uns derrière les autres pour que l'effet visuel soit plus impactant.
    • Les Nantais pour la Famille prendront le relais vendredi à 13H30 pour un rassemblement devant ce même lycée.
    • Les Veilleurs nantais veilleront jeudi de 20H30 à 21H30, cours des 50 otages, sur un thème qui devrait intéresser l'éducation nationale et le gouvernement : "le travail".

    A noter que hier, le ministre a (encore) accusé LMPT de manipulation et de mensonge. Inversion accusatoire facile. En clair, certains observateurs ou politiques accusent La manif Pour Tous d’avoir monté cette polémique de toute pièces en expliquant que non, les garçons ne seront pas obligés de venir en jupe au lycée vendredi. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, réagit :

    « Il faut arrêter d’inverser la manipulation et le mensonge ». « Nous n’avons jamais expliqué que le port de la jupe était une obligation pour les lycéens. Encore heureux !Mais nous continuons de dénoncer une opération SCANDALEUSE soutenue par l’académie et le Ministère de l’Education Nationale qui consiste à inviter les garçons à porter une jupe au lycée. C’est déjà suffisamment grave. Alors halte là ! Que le gouvernement réponde sur le fond et cesse de se cacher derrière des attaques, des amalgames et des manipulations. Si l’Education national en est à faire du « potache » selon le mot du Ministre Benoît Hamon, c’est consternant. Cette opération doit être tout simplement annulée par le Gouvernement ».

    Suite à la vague d’indignation provoquée par cette initiative qui porte gravement atteinte au respect de la masculinité et de la féminité, le dossier de presse de l’événement sur lequel figure le logo de l’académie et celui du ministère de l’Education nationale a été subitement retiré du site internet de l’académie (voir ici). Mais les équipes de La Manif Pour Tous étant habituées aux manœuvres de ce type a pris soin d’enregistrer ce dossier de presse qui est donc disponible sur son site.

    Addendum : Visiblement, le dossier de presse a été remis en ligne sur le site de l'Académie.

    Michel Janva

     
  • Nouvelle manipulation : jupes pour tous !

    Une nouvelle idée en or est née dans l’académie de Nantes : jupe et rouge à lèvres pour tous au lycée.

    Vendredi, élèves filles et garçons, et même professeurs (il y a quand même autorité morale, ce serait idiot de se priver…), sont invités à venir en jupe pour « lutter contre le sexisme ». Une initiative que d’autres lycées avaient déjà mise en œuvre plus discrètement en avril : cette fois-ci, 27 lycées nantais sont concernés.

    Le « sexisme »… On voudrait nous faire croire que la menace qui pèse aujourd’hui sur les femmes, c’est le « cocotte » lancé par un collègue au pire un peu lourd, ou des inégalités salariales largement fantasmées ? Quelle triste « blague » pour bobos parisiens !

    On peut parler tant que ces pourfendeurs d’injustice voudront : les violences envers les femmes existent, ça, c’est une certitude.

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  • Nouvelle manipulation : jupes pour tous !

    Une nouvelle idée en or est née dans l’académie de Nantes : jupe et rouge à lèvres pour tous au lycée.

    Vendredi, élèves filles et garçons, et même professeurs (il y a quand même autorité morale, ce serait idiot de se priver…), sont invités à venir en jupe pour « lutter contre le sexisme ». Une initiative que d’autres lycées avaient déjà mise en œuvre plus discrètement en avril : cette fois-ci, 27 lycées nantais sont concernés.

    Le « sexisme »… On voudrait nous faire croire que la menace qui pèse aujourd’hui sur les femmes, c’est le « cocotte » lancé par un collègue au pire un peu lourd, ou des inégalités salariales largement fantasmées ? Quelle triste « blague » pour bobos parisiens !

    On peut parler tant que ces pourfendeurs d’injustice voudront : les violences envers les femmes existent, ça, c’est une certitude.

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  • Copé et Valls, leur tournée anti-FN

    Dans cette dernière ligne droite de la campagne des élections européennes, les grands médias ont entrepris, quand même, de consacrer un  nombre nettement plus important  d’articles et de dossiers au  grand marché transatlantique. C’est notamment le cas aujourd’hui duParisien qui titre sur cette soumission programmée aux dogmes ultra libéraux états-uniens. Un grand marché sur la genèse duquel Pierre Hillard, dans ses  Chroniques du mondialisme, consacre  des pages fort éclairantes, à lire pour celles et ceux qui voudraient creuser le sujet sous un angle plus «métapolitique »…Une véritable forfaiture et trahison des intérêts fondamentaux de la France et des autres pays européens,  contre lequel le Front National alerte, nous le croyons  avec la grille de lecture la plus complète, fondée et  recevable, nos compatriotes. Partisan d’un modèle européen qui n’est pas le nôtre, même Pierre Habib-Deloncle, ancien Secrétaire Général de l’Union Paneuropéenne de France et ancien Secrétaire Général de l’Association des amis de Jacques Chirac,  n’en affirmait pas moins il y a quelques jours  dans une tribune publiée dans Le Figaro qu’ « on ne peut pas imaginer qu’un gaulliste puisse voter l’instauration de la zone de libre-échange transatlantique ».

     Ce projet de marché transatlantique, porté à bout de bras par les partis atlanto-progressistes, le  PS, l’UMP et leurs alliés européens, Jean-François Copé, à la tête d’unparti dans lequel les gaullistes souverainistes sont priés de démissionner ou de fermer leur  gueule,  a pris grand soin hier soir, lors du débat l’opposant à Marine Le Pen  sur LCI, de ne pas en évoquer les vrais dangers ni la  vraie nature. Le président contesté de l’UMP a préféré  enfiler les  couplets sur le danger de l’extrême droite,  le péril populiste, un  FN qui ferait la courte échelle au PS, et dont  le programme économique mènerait la  France à la  ruine.

     Les Français étaient en droit d’attendre un   peu plus de modestie de la part d’un homme qui assume dix ans de désastreuse politique UMP au pouvoir, ses cinq millions de chômeurs, ses huit millions  de pauvres, son torrent migratoire, sa babélisation-balkanisation accélérée, son insécurité galopante, sa désindustrialisation dramatique, ses délocalisations à la chaîne sur fond d’ultra libre échangisme européiste,   la destruction méthodique de sa souveraineté, la mise sous le boisseau  d’une politique étrangère indépendante…

     Non, M. Copé  qui nage dans les factures de Bygmalion et barbote dans  la piscine de  Ziad Takieddine,  a  balayé tout cela d’un revers de la main pour réciter ses   pitoyables mantrasantinationaux, mille fois ressassés depuis….trente ans. Une ligne de  défense caricaturale qui révèle une vraie  panique, celle de voir  le peuple s’affranchir  du  duopole gauche-droite qui assurait une confortable  rente à vie à ses amis de la caste.

     Sur son blog, l’éditorialiste Ivan Rioufol  le soulignait le 12 mai,    « PS, UDI, UMP » « se focalisent une fois de plus sur le FN, dont ils dénoncent le populisme et la démagogie (…).Rien n’est plus facile, pour la droite et la gauche, que de masquer le flou de leurs projets derrière le sempiternel discours moralisateur contre une (l’) extrême droite (…). Toute l’histoire du FN et de sa montée en puissance enseigne que la stratégie de ses adversaires, qui consiste à le dénigrer, le dénoncer, voire même à inciter à la haine sous des procès en fascisme ou en nazisme dénués de fondement, est contreproductive. Voir pourtant reproduite cette mauvaise réponse illustre le vide qui habite les partis. Quand Alain Juppédemande  l’exclusion d’Henri Guaino de l’UMP au prétexte que ce dernier ne se reconnaît pas dans le programme d’Alain Lamassoure, tête de liste pour l’Ile de France, la droite dévoile un autoritarisme qui marque sa fébrilité et sa faiblesse».

     Fébrilité, faiblesse qui ont gagné le  PS depuis longtemps, à l’heure ou Manuel Valls vient d’annoncer sa nouvelle  tournée anti FN qui le verra à  Evry, Barcelone ( !)  et Lyon, même si sa précédente, lors des élections municipales,  eu des effets particulièrement contre-productifs.

     Un  Premier ministre qui  objectivement espère non pas empêcher la déculottée électorale qui s’annonce pour le PS, mais surtout  apparaître  au sein de son camp comme celui quimouille le maillot pour l’Europe progressiste  supranationale.  Et qui pourra toujours mettre ce nouvel échec  sur le compte du fait qu’il vient tout juste d’arriver aux manettes…Manuel le malin ?

     Il s’agit cependant de se garder de tout triomphalisme  car comme Bruno Gollnisch ne cesse de la répéter,  les jeux ne sont pas faitsLes résultats du 25 mai seront directement impactés par le taux d’abstention,  par la capacité de mobilisation de  l’électorat patriote.   Certes deux nouveaux sondages  publiés mercredi placent le FN en tête devant l’UMP et le PS  dans dix jours,  avec 23% des suffrages selon TNS Sofres-Sopra et 24%selon le baromètre quotidien Ipsos-Steria

     Mais selon cette dernière enquête si seulement 38 % des électeurs sondés estiment quel’appartenance de la France à l’Union européenne est une bonne chose (24 %  une mauvaise chose, 38 % ni l’un ni l’autre), seuls 36 % à 40 % des électeurs interrogés ont l’intention d’aller voter. Parmi ceux-ci, les sympathisants  de l’UMP et du PS  seraient respectivement 45 % et 42 % à affirmer qu’ils vont se rendre aux urnes, pourcentage atteignant47% chez les électeurs du Front de Gauche. Or, les  sympathisants du FN seraient avec ceux d’EELV les moins nombreux à déclarer avoir l’intention d’aller voter (respectivement 37% et 34%).  

     Cette nécessité de faire entendre sa voix le 25 mai doit donc  être martelée sans relâche. Qu’y a-t-il de plus  incohérent que de  stériliser son  indignation légitime  devant  les  funestes   orientations de l’Europe bruxelloise soutenues par les caciques de  l’UMPS,  en laissant les autres s’exprimer  à sa place ?

    http://gollnisch.com/2014/05/15/cope-valls-tournee-anti-fn/

  • Morts en Turquie et en Centrafrique ? Moins grave que le foot !

    En Turquie, près de deux cents êtres humains sont en train de mourir dans une mine de charbon. Germinal à Istanbul…   

    Plus belle la vie ? Pas pour tout le monde. En Turquie, près de deux cents êtres humains sont en train de mourir dans une mine de charbon. Germinal à Istanbul… Les sauveteurs se battent comme des chiens pour sauver ce qui peut encore l’être. Leurs compatriotes retiennent leur souffle. Et ça prie à n’en plus pouvoir dans les mosquées et les églises.

    En Centrafrique, Camille Lepage, journaliste de 26 ans, vient d’être tuée. Pourquoi ? Allez savoir. Par qui ? On ne le saura sûrement jamais. Cette demoiselle faisait seulement son métier. Certes, il est de bon ton de railler les journalistes, les « journaleux », les « plumitifs », tous plus ou moins « bobos ». Mais certains d’entre eux prennent plus de risques à exercer leur profession que d’autres, ceux qui les insultent et dont la seule occupation plausible consiste le plus souvent à éructer sur leur clavier, de jour comme de nuit.

    Ce mercredi matin, il aurait été licite d’estimer que ces informations fassent la une des gazettes. Eh bien, non. La jolie Camille, fauchée en pleine fleur de l’âge, et les gueules noires ottomanes, c’était juste bon à passer entre tiercé et météo. Car il y avait bien plus important : la sélection de l’équipe française de football.

    La quoi ? Si si, vous savez bien. La horde de gugusses qui, en Afrique du Sud, a ridiculisé la France en marchant derrière le ballon – alors qu’il est plutôt conseillé de courir après –, en refusant de chanter « La Marseillaise » pour finir par une grève de milliardaires, grande première en la matière.

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  • H. Guaino ne votera pas pour “l’Europe dont plus personne ne veut”, Juppé l’invite à quitter l’UMP

    Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a invité dimanche Henri Guaino à quitter son parti après qu’il eut annoncé qu’il ne voterait pas pour la tête de liste UMP aux européennes en Ile-de-France, Alain Lamassoure. « Vous savez je ne pratique pas l’exclusion, mais quand on est à ce point en désaccord avec son propre parti politique, la dignité la plus élémentaire, c’est d’en tirer les conséquences », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. « On ne peut pas à la fois dire qu’on appartient à un parti et faire campagne contre les candidats investis par ce parti » a-t-il ajouté.

    Le maire de Bordeaux est un fervent partisan de l’Europe fédérale, avec les pertes de souveraineté que cela implique. Il partage en l’espèce les positions du Parti socialiste, comme sur de nombreux autres sujets.

    Le souverainiste Henri Guaino (photo) a réagi dans une interview vidéo diffusée lundi sur le site du journal L’Opinion, annonçant qu’il ne démissionnerait pas. « L’UMP est ma famille politique depuis trente ans ! J’ai contribué un petit peu, modestement, à l’élection de deux présidents de la République, j’ai énormément donné à ma famille politique, ça ne m’a jamais rien rapporté et ça m’a beaucoup coûté », reprochant à Alain Juppé son « mépris » et son « arrogance ».

    L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il ne voterait pas pour Alain Lamassoure lors des élections européennes du 25 mai, ce dernier « incarnant l’Europe dont plus personne ne veut ».

    http://fr.novopress.info/166378/h-guaino-votera-pas-leurope-dont-personne-veut-juppe-linvite-quitter-lump/press.info/166378/h-guaino-votera-pas-leurope-dont-personne-veut-juppe-linvite-r-lump/

  • La journée de la jupe au lycée est encouragée par le ministère de l'Education

    Depuis que Le Salon Beige a révélé cette affaire de journée de la jupe dans un lycée de Nantes, les réseaux sociaux s'enflamment.

    Des documents officiels de l'Education Nationale montrent qu'il ne s'agit pas d'un délire isolé, mais bien un délire complémentaire de l'ABCD de l'égalité visant à expérimenter l'idéologie du Gender auprès des adolescents.

    Cette mascarade existe dans 27 lycées ce mois de mai 2014 et veut s'étendre !

    La Manif Pour Tous demande l’annulation immédiate de l’opération « ce que soulève la jupe » prévue le 16 mai à Nantes avec le soutien de l’académie et du Ministère de l’Education Nationale. La Manif Pour Tous annonce le lancement d’une grande consultation nationale sur le genre et l’ABCD de l’égalité intitulée « Garçons et filles : égaux mais pas identiques ». Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

    « Toutes les discriminations doivent être combattues. C’est une évidence. Mais on ne peut accepter tout et n’importe quoi à ce titre ». « Inviter des garçons à porter une jupe n’est pas un acte anodin. Il s’agit d’une forme de travestissement et donc de négation de l’identité sexuelle des garçons. C’est un manque de respect de la masculinité et de la féminité. Voir les logos de l’Académie de Nantes et du Ministère de l’Education Nationale sur le dossier de presse de cet événement est stupéfiant ». « Je n’ose y croire tellement c’est grave. C’est scandaleux. C’est pourquoi M. Hamon doit intervenir sans délai pour condamner fermement cette initiative et l’annuler. »

    Michel Janva

  • Aymeric Chauprade : "Sortir de la nation, c'est abandonner la démocratie"

    Aymeric Chauprade, docteur en science politique, géopolitologue, tête de liste FN/RBM Ile-de-France et Français de l'étranger aux élections européennes du 25 mai, écrit dans Le Figarovox :

    "Depuis quelques décennies, le projet européen s'enfonce résolument dans un déni mortifère, signe d'une crise de civilisation sans précédent. Pour éviter la dissolution de la France dans l'Europe, et de l'Europe dans l'utopie mondialiste, il est plus que jamais urgent de redonner aux peuples le pouvoir qui leur a été insidieusement confisqué. Une soif d'omnipotence pousse nos élites européennes à nier peu à peu toutes les éléments fondamentaux d'un monde authentiquement humain: la nation, la famille, la culture.

    La construction européenne a volontairement instrumentalisé les deux guerres mondiales, les tragédies du XXème siècle pour culpabiliser la nation en tant qu'entité politique et culturelle.Reposant sur une vision aussi partielle que subjective de l'histoire pour être à même de réduire la nation au nationalisme, cette culpabilisation n'a servi qu'à légitimer une construction européenne postnationale. Or, comme le rappelle magistralement Pierre Manent, la nation est la forme politique berceau de la démocratie moderne. Sortir de la nation, c'est abandonner la démocratie au profit d'un gouvernement oligarchique, gouverné davantage par les intérêts particuliers de puissants lobbies que par le bien commun. Les peuples européens, notamment le peuple français, ne croient plus en l'Union européenne démocratique. Ils identifient désormais clairement le stratagème stigmatisant toute volonté nationale comme symptôme de «populisme».

    Les institutions européennes sont aussi le foyer du démantèlement de l'ordre familial et du sens de la filiation, dont la pression sur les Parlements nationaux s'est encore vérifiée l'an dernier en France. Par une habile redéfinition du concept de «vie privée» et sous couvert d'un pseudo respect des minorités, le droit de la famille est chaque jour méthodiquement réécrit dans un esprit libertaire et nihiliste. «L'individu total» dont parle Marcel Gauchet est devenu le principe légitimant ce nouveau démocratisme virtuellement totalitaire. Sortir de l'enracinement naturel de la filiation, c'est, qu'on le veuille ou non, s'orienter vers un modèle de relations humaines laissées à l'arbitraire de toutes les volontés individuelles. Mais derrière ce visage souriant du consentement se cache en réalité une logique implacable: celle du transhumanisme, cher à Jacques Attali, celle de la réduction du corps humain à un matériau enfin délivré de ses limites naturelles, si bien décrit par le visionnaire Aldous Huxley.

    Enfin, l'Union européenne a choisi de couper l'Europe de son identité culturelle en niant ses origines gréco-latines et chrétiennes, et ce au nom d'une vision lisse et abstraite de l'humanité à laquelle elle s'identifie de manière prétentieuse et naïve. Forte d'une lecture nouvelle des droits de l'homme et d'une révision inexacte du principe de non-discrimination, l'Europe devrait ainsi devenir une terre d'accueil de tous les individus paraissant souscrire aux valeurs d'égalité, de liberté et de solidarité. Nul ne peut nier que l'intégration de dizaines de millions de personnes de cultures différentes est suicidaire, si l'Europe ne sait pas qui elle est, d'où elle vient et où elle va. Le refus de voir ces différences culturelles et religieuses ne peut qu'engendrer la montée des communautarismes et la fragmentation des peuples européens. Le nouvel étendard de la laïcité n'est alors brandi que pour masquer de nouveaux référents culturels et religieux, désarmant chacun, tant son concept comme ses applications restent aussi divers qu'incertains. [...]"

    Michel Janva