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France et politique française - Page 4336

  • Protection de la vie : aujourd’hui au Sénat, demain au Parlement européen ?

    De Cyril Brun, candidat dans le Nord-Ouest aux élections européennes sur les listes Force Vie :

    "Le Sénat s’apprête à examiner en deuxième lecture, le jeudi 17 avril, le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, dans lequel figurent plusieurs dispositions visant ànormaliser l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse ». Il s’agit, pour parler clair, de faire de l’avortement un droit à part entière pour les femmes qui devront y avoir accès sur simple demande pendant les 12 premières semaines de leur grossesse.

    Pour cela, il est proposé d’éliminer du code de la santé publique la référence à la « situation de détresse » qui, depuis l’entrée en vigueur de la loi légalisant l’avortement, était présentée comme justifiant ce geste extrême, dont les féministes elles-mêmes assurent qu’aucune femme ne s’y résout « de gaieté de cœur ».

    Sans bouleverser les choses dans la pratique, puisque rien n’obligeait à vérifier la réalité de la « situation de détresse » d’une femme demandant une « interruption volontaire de grossesse », la modification proposée de la loi est d’une grande portée symbolique puisqu’elle consacre le droit absolu de la femme de choisir l’avortement pour n’importe quelle raison.

    Sous prétexte dedédramatiserune décision qui aboutit à la mort d’un être humain dans les premières semaines de son existence, l’élimination de la notion de « détresse » est à la fois unenégationsocialede la souffrance psychologique qui est souvent le lot des femmes après, parfois très longtemps après une « IVG », et unejustificationdes avortements pour n’importe quelle raison : depuis les pressions du partenaire jusqu’au choix du sexe de l’enfant.

    La portée symbolique de cette disposition est renforcée par celle qui vise à étendre le « délit d’entrave à l’IVG » en prévoyant des peines d’amende et de prison pour ceux qui empêcheraient une femme de « s’informer » sur l’accès à l’avortement.Chercher à dissuader une femme de s’adresser à des groupes facilitant l’accès à l’avortement ou lui proposer une aide pour garder son enfant sans lui indiquer le moyen d’obtenir une IVG tomberait ainsi sous le coup de la loi.

    Ce serait une grave atteinte à la liberté d’expression de ceux qui se soucient de la protection de toute vie humaine, et une menace sur le droit à l’objection de conscience.

    En tant que candidat au Parlement européen, je sais que les lois sur l’avortement ne sont pas de la compétence de l’Union européenne. Mais je constate aussi que des textes présentés devant les députés européens demandent régulièrement l’accès facilité à l’avortement, dans l’Union européenne ou dans d’autres pays. Le rapport Estrela, dernier en date à faire cette demande de voir l’avortement reconnu comme un « droit » dans l’UE, a été repoussé sans ambiguïté le 10 décembre 2013.

    L’Europe soucieuse de ses véritables racines fondées sur le respect de chaque personne peut jouer un rôle pour protéger la vie naissante et pour promouvoir une véritable aide aux femmes que leur grossesse inattendue place dans une situation de détresse, à l’heure où plusieurs pays, comme l’Espagne, présentent déjà l’avortement comme un « droit »."

    Michel Janva

  • [Édito 2884] Europe : des peuples de moins en moins dupes

    La question qui agitait au début de la Semaine sainte nos politiciens et politologues attitrés était d’une importance capitale, au vu de l’état du pays : Valls fait-il de l’ombre à Hollande ? Question récurrente, surtout dans une Ve république passée au quinquennat, où les fonctions propres de chef de l’Etat et de chef du gouvernement sont devenues plus floues, ce qui ne fait qu’attiser les appétits des petits vizirs.

    Il est vrai que, si on en croit les sondages, entre les quelque 18% de popularité du président de la république et les presque 60% du nouveau premier ministre, il n’y a pas photo ! Mais qu’y a-t-il de plus volatile que la popularité en démocratie, surtout en démocratie sondagière ? Il n’est pas sûr que la confiance des Français envers le nouveau locataire de Matignon se confirme semaine après semaine. Ses viriles engagements risquent fort de n’apparaître que pour ce qu’ils sont : des coups de menton inopérants sur une réalité qu’on maîtrise d’autant moins qu’on refuse de changer les règles du jeu. Comment en effet lutter contre l’atonie d’un quelconque retour à la croissance, l’augmentation du chômage et ...des déficits, la désindustrialisation aggravée du pays lorsqu’on continue de s’inscrire dans la logique mondialiste ...et « austéritaire » (comme dirait l’autre, dont les coups de menton sont tout aussi inopérants sur la pérennité des entreprises françaises) imposée par Bruxelles ? En ce sens, clamer haut et fort, comme l’a fait la gauche de la gauche, qui a réuni à Paris pour les Rameaux quelques dizaines de milliers de manifestants — quand aux Rameaux de 2013 les défenseurs de la famille en rassemblaient des centaines de milliers —, qu’avec Valls, Hollande a fait le choix de l’ancrage dans le social-libéralisme, est quelque peu naïf. M. Tsipras, candidat grec de la gauche radicale à la présidence de la Commission européenne, s’était étonné la veille, lors du lancement des européennes du Front de gauche, que « M. Hollande, qui a été puni pour une politique de droite puisse faire une politique encore plus à droite ». C’est aller un peu vite en besogne. Hollande a été tout simplement puni d’avoir mené une politique inefficace et laissé s’enfoncer un peu plus les Français dans la précarité : Valls fera autrement la même politique qu’Ayrault, puisque cette politique n’est décidée ni par le gouvernement ni même par la majorité socialiste — pas plus qu’elle n’était décidée par le gouvernement ou la majorité Ump, ou ne le serait de nouveau — mais par Bruxelles, quand ce n’est pas par Berlin, que Valls est allé docilement rassurer ce 14 avril, sur les intentions de la France à tenir ses engagements en matière de déficit, en allant rendre visite au SPD, désormais allié de Merkel. La Commission européenne nous tance pour nos déficits ? Entre Paris et Bruxelles, seul le rythme des réformes fait l’objet d’une différence d’appréciation, mais la mise en coupe réglée de la France et de son peuple, elle, relève du consensus. Nous serons sacrifiés sur l’autel de l’euro, Veau d’or de l’oligarchie européenne.

    Non, du reste, que l’Europe institutionnelle ne commence à prendre peur, à quelques semaines des élections européennes. Un fort vent populiste soufflerait sur une Union dont les peuples semblent lassés d’attendre la réalisation des promesses. Aussi ne doit-on pas s’étonner de voir tout l’établissement, de Mario Draghi, président de la BCE, à Michel Sapin, le très europhile ministre des finances français, découvrir subitement le frein pour la croissance que représente un euro « trop fort ». Montebourg doit jubiler. Toutefois, les Européens, notamment les Français, victimes de la politique monétaire de Francfort — qui arrange les Allemands —, seront-ils dupes de cet enfumage ? Ils seraient bien naïfs !

    D’autant que l’euroscepticisme ne touche pas que les pays membres de la zone euro. Et l’aveu — hypocrite — de Draghi ne poussera certainement pas les peuples qui n’en font pas partie à y entrer, à moins d’y être contraints et forcés par leur gouvernants, comme en janvier dernier les Lettons. C’est l’Europe en tant que telle, son arrogance et son projet totalitaire qui est de plus en plus rejeté non pas tant par des « citoyens européens » qui n’existent pas que par des citoyens de pays européens qui veulent recouvrer leur liberté face au Moloch bruxellois. Ainsi le peuple hongrois, qui a reconduit triomphalement Viktor Orban à la tête du gouvernement en plébiscitant de nouveau son parti, le Fidesz, qui conserve la majorité des deux tiers au parlement de Budapest. Ce peuple décidément incurable a même poussé l’arrogance jusqu’à amplifier le score du Jobbik, parti ultra-nationaliste, comme pour signifier à Orban son souhait de ne pas le voir dévier de sa ligne eurosceptique. Quant au Royaume-Uni, le très « europhobe » UKIP — United Kingdom Independence Party —, dirigé par le charismatique Nigel Farage, a le vent en poupe dans un pays dont la majorité des habitants souhaite, au grand dam du gouvernement comme de l’opposition de Sa gracieuse Majesté, l’organisation d’un référendum sur le maintien ou non du pays dans l’Union européenne. Alors qu’il revendique une moyenne de 28% et entend disputer la première place au Labour, l’UKIP pourrait envoyer un nombre très important d’eurodéputés à Strasbourg. « Ce qu’a fait Nigel Farage en Angleterre est une formidable leçon pour nous tous », a assuré Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, formation eurosceptique qui présente des listes dans les huit régions françaises, et auquel Farage a apporté son soutien.

    Un désaveu manifeste pour le Front national, à la recherche d’alliances européennes, qui se verrait récusé en raison d’un programme économique situé trop « à gauche », pour le leader britannique, ouvertement mondialiste, alors que, dans ses grandes lignes, le FN recouvre simplement la tradition d’intervention de l’Etat propre à la monarchie capétienne comme aux débuts de la Ve république ? Or Dupont-Aignan n’est guère plus mondialiste. Le FN paie là surtout sa politique partisane de repli sur soi et son refus d’être l’initiateur d’un grand rassemblement national qui l’aurait définitivement sorti d’une logique protestataire. Et ses succès probables aux européennes ne seront pas nécessairement le signe d’un victoire future à des élections nationales. Il aura en tout cas du mal à convaincre que s’allier avec des partis sécessionnistes, dans le seul but d’obtenir un plat de lentilles au parlement européen — en l’occurrence les facilités offertes par la constitution d’un groupe —, tels que la Ligue du Nord italienne, le Vlaams Belang belge, voire avec Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV) néerlandais, qui s’est prononcé il y a quelques années pour la scission de la ...Belgique, n’est pas propre à brouiller son message d’unité nationale.

    L’Action française se prononcera le moment voulu sur les élections européennes, conformément à son habitude, en dehors de tout esprit partisan, ne choisissant que la voie la plus conforme à l’intérêt national, sans exclusive aucune.

    D’ici là, elle invite tous les patriotes à retenir les dates des 10 et 11 mai prochains pour une grande réunion publique sur le thème du peuple — mis à mal tant de l’extérieur qu’à l’intérieur —, avant le défilé en l’honneur de Jeanne. Et à bientôt, dans le cadre d’une nouvelle formule ! 

    François Marcilhac - L’AF 2884

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Europe-des-peuples-de-moins-en

  • Européennes : LMPT va interroger les candidats

    La Manif Pour Tous va envoyer un questionnaire aux candidats, intitulé "Principes européens pour la famille", sous le label "Europe for family". Issus du Grenelle de la famille, mais adaptés au contexte européen, les principes sont soumis aux candidats pour qu'ils s'engagent à promouvoir ces principes au sein du Parlement européen.

    Il est aussi demandé aux candidats s'ils sont prêts à faire partie d'un groupe parlementaire pro-famille.

    Ces principes sont les suivants :

    • le mariage est homme/femme ;
    • tout enfant est né d'un H et d'une F et a droit d'être élevé par ses parents ;
    • l'enfant n'étant la propriété de personne, il ne peut être l'objet d'aucun commerce ni d'aucun don...;
    • les parents sont libres de déterminer l'éducation de leur enfant ;
    • les membres de la famille se doivent respect et assistance, l'Etat doit soutenir ce principe et l'Europe doit le respecter ;
    • l'Europe doit respecter la subsidiarité dans le domaine de la politique familiale ;
    • l'identité de genre n'a pas être promue par l'UE sous couvert d'égalité.

    Les réponses seront publiés en ligne, permettant aux électeurs de connaître les positions et de voter en conséquence. Un bilan sera publié le 15 mai, Journée internationale de la famille.

    Michel Janva

  • Manuel Valls doit déjà faire face à une fronde chez les députés socialistes

    Manuel Valls a beau devancer François Hollande dans les sondages, il lui faudra encore convaincre dans son propre camp. Son plan de 50 milliards d’économies a suscité un communiqué rebelle – une lettre ouverte au premier ministre – signé par onze députés socialistes. Trois pages pour expliquer au premier ministre leur désaccord et faire des contre-propositions.

    Onze députés qui représentent l’aile gauche du PS font publiquement savoir qu’il estiment le plan de Valls «économiquement dangereux».

    Christian Paul, Laurence Dumont, Laurent Baumel, Fanélie Carrey-Conte, Pierre-Alain Muet, Pouria Amirshahi, Jean-Marc Germain, Arnaud Leroy, Daniel Goldberg, Marie-Lou Mancel et Philippe Noguès sont les onze frondeurs qui considèrent que les mesures de Valls vont «asphyxier la reprise et l’emploi».

    Christian Paul, initiateur de cette lettre, espère pouvoir soulever d’autres parlementaires socialistes et défier le nouvel occupant de Matignon.

    http://medias-presse.info/manuel-valls-doit-deja-faire-face-a-une-fronde-chez-les-deputes-socialistes/8899

  • Enquête sur Aquilino Morelle, conseiller d'Hollande et homme fort de l'Élysée

    Par Mediapart. Extrait :

    "[...] Intrigué par le comportement de ce médecin, énarque, qui fut la plume de Lionel Jospin à Matignon, puis le directeur de campagne d’Arnaud Montebourg pendant la primaire socialiste, Mediapart a enquêté pendant six semaines sur l’itinéraire de ce fils d’immigrés espagnols, présenté à longueur de portraits comme « un fils du peuple » incarnant l’aile gauche au pouvoir. Or ce que nous avons découvert est bien plus grave qu’un comportement mégalomane ou un goût prononcé pour la transgression. Aquilino Morelle, ce conseiller de l’ombre qui n’a pris qu’une fois la lumière, lorsqu’il a signé, en tant qu’inspecteur de l’IGAS (Inspection générale des affaires sanitaires), un rapport très médiatisé sur le scandale sanitaire du Mediator, a beaucoup menti, et a beaucoup omis. [...]

    Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler, au mépris de la loi.[...]

    Il est [en 2007] le rédacteur d’un rapport sur «l’encadrement des programmes d’accompagnement des patients associés à un traitement médicamenteux, financés par les entreprises pharmaceutiques». Au même moment, Aquilino Morelle travaille pour un laboratoire danois, Lundbeck. Un dirigeant du laboratoire de l’époque raconte : « Il nous avait été recommandé par un professeur de l’AP-HP (Assistance publique hôpitaux de Paris). Son profil était séduisant. On s’est rencontrés. Il m’a dit qu’il cherchait à travailler pour l’industrie pharmaceutique, qu’il avait du temps libre, que son travail à l’IGAS ne lui prenait que deux jours sur cinq, ce qui m’a semblé bizarre. Mais son profil et son carnet d’adresses nous intéressaient.» Pour le compte du laboratoire, l’inspecteur de l’IGAS organise deux rendez-vous avec des membres du CEPS (comité économique des produits de santé), cet organisme chargé de fixer le prix des médicaments et les taux de remboursement. « Il nous a ouvert des portes, raconte le dirigeant. Et c’est un enjeu majeur : nous permettre d’aller défendre notre dossier auprès de la bonne personne. On cherchait à stabiliser le prix du seroplex, un anti-dépresseur.» [...]

    Sollicitée sur ce ménage auprès d’un laboratoire, l’IGAS nous a d’abord répondu que « l’article 25 de la loi du 13 juillet 1983 permet aux fonctionnaires d'exercer certaines activités annexes. À ce titre l'expertise, la consultation, les activités littéraires et scientifiques, les enseignements peuvent être autorisés par le chef de service. C'est ce qui a été fait en 2007. » Nous avons donc retrouvé le chef de service (c’est-à-dire le directeur) de l’IGAS à l’époque, André Nutte, aujourd’hui en retraite. « J’ai franchement une bonne mémoire, explique-t-il après avoir cité dans l’instant les différents rapports écrits par Morelle à l’époque. Mais je ne me souviens pas avoir signé une telle autorisation. Si l’IGAS a une pièce, qu’ils la sortent. On verra bien qui a signé. Car ça n’a pas de sens. C’est comme si on accordait le droit à un directeur d’hôpital entré à l’IGAS d’aller travailler parallèlement dans une clinique privée. Ou à un inspecteur du travail de conseiller une entreprise. »

    Lire la suite "Enquête sur Aquilino Morelle, conseiller d'Hollande et homme fort de l'Élysée"

    Michel Janva

  • D’un 21 avril à l’autre

    Le Parti socialiste semble mal parti pour 2017, mais il est assuré d’une claque monumentale s’il est représenté par le président sortant.   

    Tous ceux qui l’ont vécue se rappellent l’indescriptible et grotesque panique qui déferla sur la France lorsque le 21 avril 2002, contre toute attente – à commencer par la sienne –, Jean-Marie Le Pen se qualifia pour le second tour de l’élection présidentielle. Celui qui était alors le président en exercice du Front national n’avait nullement envisagé une éventualité à laquelle il ne s’était donc pas préparé, et ce résultat inattendu l’embarrassait encore plus qu’il ne le réjouissait.

    Encore avait-il assez de sang-froid, de connaissance du pays et d’expérience politique pour savoir qu’il n’avait aucune chance de transformer l’essai en victoire. À l’inverse, les uns par calcul feignaient de croire, les autres, pris d’un accès de folie collective et de déraison moutonnière, crurent vraiment que la bête immonde était de retour et qu’à son score de 16 %, sans bénéficier d’aucun désistement, d’aucune réserve, et sans faire campagne, le challenger pouvait ajouter la bagatelle de 34 points et l’emporter.

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  • La candidature de Jean-Claude Martinez aux élections européennes

     Jean-Claude Martinez, qui sera présent à la réunion publique du 10 mai prochain organisé par l’Action française, est candidat aux élections européennes, comme tête de liste de Force Vie pour le Sud-Ouest. Il est également l’auteur du livre : Euthanasie : stade suprême du capitalisme

    Jean-Claude Martinez est professeur agrégé de droit public et de sciences politiques à l’université Panthéon-Assas et professeur visiteur d’universités étrangères. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur la fiscalité et les institutions européennes. Son expérience de consultant international l’amène à exercer des responsabilités auprès de différents gouvernements et associations, en apportant notamment son conseil en stratégie fiscale.De 1989 à 2009, il est député européen du grand Sud-Ouest. Ancien député de l’Hérault, et ancien conseiller municipal de Montpellier, membre du Conseil régional du Languedoc-Roussillon (1992-2004), il est un élu enraciné dans les pays d’Oc, basque et catalan.

    Faire face à la déshumanisation

    Face à une idéologie folle de la rentabilité et de la performance, il faut assurer plus que jamais la défense de l’homme. La GPA, PMA et autres mariages pour tous, s’en prennent non seulement au droit naturel de la famille, de la filiation et de la parenté, mais à la vie elle-même.

    La pérennité de l’engagement européen de la France

    Le problème majeur de l’Europe, c’est son manque de finalité. Plaçons la vie au cœur des décisions et réfléchissons sur les conditions d’une Europe sérieuse.

    D’abord, une condition pour l’emploi : inscrire dans les statuts de la BCE l’obligation de rechercher la prospérité de l’Union et pas seulement la stabilité des prix. Ensuite, la condition fiscale : il s’agit d’instaurer un code fiscal européen modèle, posant les grandes protections de la liberté des contribuables. La condition agricole et rurale est prioritaire : poser le principe d’une agriculture européenne absolue, et les bases d’une PAM, une politique agricole du monde.

    La condition budgétaire est un autre enjeu : avec un budget européen augmenté et un financement dans la justice qui évite les grands gagnants, comme le Luxembourg et de grands perdants comme la France. Finalement la condition stratégique est nécessaire : à l’Ouest, établir une Alliance de civilisation Europe Amérique Latine. Au Sud, une Communauté méditerranéenne de destin, pour avoir enfin un lien institutionnel où traiter les problèmes des relations avec le Proche-Orient et les pays du Maghreb.

    Force Vie

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-candidature-de-Jean-Claude

  • France : L’agroalimentaire en berne en 2013

    Premier secteur industriel de France, l’agroalimentaire a connu une année 2013 difficile, avec une activité commerciale atone, un recul de l’excédent commercial et une nette aggravation du nombre de défaillances de ses entreprises.

    Mais où sont donc passées les forces vives qui animent traditionnellement le secteur agroalimentaire, premier secteur industriel français ? “Nous avons connu une année 2013 extrêmement difficile”, a reconnu le 10 avril, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

    Confrontés à une guerre des prix entre les distributeurs, une consommation des ménages atone et une rentabilité déclinante, le moral des industriels de l’agroalimentaire est clairement en berne.

    Si le chiffre d’affaires global du secteur a encore légèrement progressé de 0,6 % en 2013, à 160,5 milliards d’euros (contre +2,2 % en 2012), la production manufacturière a reculé de 2,2 %.

    Pire encore, après plusieurs années de progression, la balance commerciale a reculé à 8,466 milliards d’euros contre 9,185 milliards d’euros en 2012.

    Une déception pour la filière, qui reste quand-même le second secteur exportateur de France, derrière l’aéronautique. Malgré une image forte à l’international pour la qualité de ses produits agroalimentaires, la France a vu ses exportations timidement augmenté de 1,4%, tandis que les importations ont bondi de près de 4 %. “Nous finançons la guerre des prix que se livrent les distributeurs, sans pouvoir répercuter la hausse des matières premières”, a insisté Jean-Philippe Girard.

    Enfin, le niveau des défaillances a encore progressé, passant à 316 en 2013, après 297 en 2012 et 247 en 2011.

    Lueur d’espoir pour 2014

    “Malgré des performances décevantes en 2013, nous avons mieux résisté que le reste de l’industrie française, tant en matière d’évolution de la production, que d’emplois”, a insisté le président de l’Ania. Le secteur pourrait entrevoir le bout du tunnel en 2014. A fin janvier, les prévisions d’investissements industriels dans le secteur en 2014 sont en hausse de 7%, alors qu’il y a encore peu de temps l’Ania anticipait des investissements en baisse de 2%.

    “Si la guerre des prix entre enseignes ne s’arrête pas, je suis pessimiste sur l’évolution de l’activité du secteur”, a prévenu Jean-Philippe Girard. La situation au niveau social, ne devrait en tous cas pas s’améliorer. Après 5 000 emplois détruits en 2013, les prévisions de l’Ania font état de 1 000 emplois en danger depuis le début de l’année et peut-être encore 4 000 à 5 000 pour l’année 2014, si la conjoncture ne se redresse pas.

    Usine Nouvelle

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