Notre président va déployer toutes ses forces à combattre en Afrique les principes de la loi islamique qu'il estime néanmoins compatibles avec la démocratie en France.
Selon un rapport d’Amnesty International publié en juin 2013, l’homosexualité reste passible des tribunaux dans 38 des 54 pays africains et elle est punie de mort au Soudan, en Mauritanie et au Nigéria.
Le président Hollande – qui avait été le seul à envoyer l’armée française combattre les islamistes au Mali – vient donc d’apporter son complet soutien au combat de la lutte contre la répression de plus en plus inquiétante de l’homosexualité – notamment en Ouganda et au Nigéria –, à condition toutefois que la France ne soit pas seule à s’y engager. Pas question, cette fois, de faire cavalier seul. Venir en aide – politiquement, juridiquement, financièrement – aux homosexuels persécutés ou condamnés à mort, c’est autrement plus périlleux que de combattre le terrorisme islamique qui en est responsable. On mène les combats que l’on peut.
Mais le président Hollande ne serait-il pas au courant des propos tenus, en février 2010, par Claudio Cordone, le secrétaire général d’Amnesty International : « Le djihad est-il antithétique aux droits de l’homme ? Notre réponse est non. »
N’a-t-il pas appris qu’il pourrait exister des liens troubles entre Amnesty International et des collectes de fonds au profit de djihadistes syriens ?
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France et politique française - Page 4368
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Le nouveau combat de Hollande : la répression homosexuelle en Afrique
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Elections : rassurez-vous, le message a été entendu. Mais par qui ?
Vincent Trémolet de Villers, rédacteur en chef des pages Débats/opinions du Figaro et de Figarovox, se moque des discours de consultants tenus lors de la soirée électorale :
"C'était une impression étrange. Assister à une soirée électorale et se trouver comme plongé dans une réunion. De celles qui s'étendent interminablement et ne débouchent sur rien. Le «sujet» (il n'y a plus de problèmes, d'interrogations, d'inquiétudes, d'angoisses, de conflits mais seulement des sujets), le «sujet» donc était la défiance des Français vis-à-vis du politique. Pour comprendre ce signal déceptif du client-électeur, il y avait tout le board. Dans ce brainstorming, la parole était libre et chacun y allait de ses explications. Ségolène Royal qui s'entend mieux, dit-on, avec le big boss était très pro active: «il faut mobiliser les énergies et libérer les forces créatrices». Pierre Moscovici plus dans le constat a d'abord posé le problème «il est difficile de réformer un pays comme la France». Il fallait «prendre acte» de ce qui s'était passé et reconnaître «un déficit d'explication». «Faire sens» aussi a ajouté Ségolène Royal. «En tant que responsable politique, nous ne pouvons pas ne pas tenir compte du résultat» a dit Michel Sapin qui s'y connaît. En face, ils n'étaient pas en reste. Jean- Pierre Raffarin qui domine depuis longtemps ce type de réunion (en quarante ans de carrière, il en a organisé des kick off dans des Novotel!) avait une réponse en trois points avec deux keywords «chômage» et «changement».
Les plus jeunes cadres prirent aussi la parole. Marine Le Pen voulait virer tout le monde, changer de stratégie et offrir des goodies aux clients. Cécile Duflot est revenu aux fondamentaux: se mettre à la place de l'acheteur: «Moi, si j'étais un Français ou une Française a-t-elle dit, je ne sais pas si…» c'était un peu confusant mais l'intérêt de ce genre de réunion c'est de désinhiber. Rama Yade ne lâchait rien sur son segment. La marque UDI a-t-elle expliqué n'avait rien à envier aux autres marques, elle n'était simplement pas assez mis en valeur par la direction de la communication. Pujadas et Delahousse ont fait mine d'entendre ce qu'elle disait. Ils avaient bien préparé leurs slides et les faisaient défiler dès qu'il y avait un temps mort. Henri Guaino a parlé d'Etat, de Nation, de frontières, d'idées. Le reste des participants regardaient ailleurs: ils ont fini par lui couper le micro. On allait perdre le rythme du meeting. Tous les HP (Haut potentiels) ont utilisé le mieux possible leur temps de parole. Bruno Le Maire avait la colère directoriale et Laurent Wauquiez, l'éloquence commerciale. Dans son bureau le PDG n'a rien raté des débats. Quand Pujadas a libéré tout le monde en annonçant les prochaines réunions, ceux qui avaient joué le jeu en se déplaçant aux urnes (les autres n'avaient pris la peine d'allumer leur télévision) n'ont sans doute pas été pleinement satisfaits. Mais qu'ils se rassurent, «leur message a été entendu». Leurs petites inquiétudes (emploi, sécurité, impôts, famille, déclassement) ce n'est plus un sujet. Ils peuvent dormir tranquille, le board s' occupe de tout."
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Municipales : pourquoi les impôts locaux vont augmenter après le scrutin
C’est historique : les communes augmentent les impôts locaux après une élection. Les maires nouvellement élus sont confrontés à une baisse de leurs recettes et des promesses électorales à prévoir.
« C’est historique ! Une grande majorité des communes augmente les impôts locaux l’année qui suit une élection », avance Olivier Bertaux, fiscaliste pour l’association Contribuables associés.
« Les impôts locaux augmentent tous les ans mais ces hausses sont généralement plus importantes au lendemain des scrutins », précise l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire des impôts. Avant les municipales, la plupart des maires a préféré stabiliser les impôts mais leurs dotations diminuent, un effet rattrapage doit donc avoir lieu au lendemain du scrutin, explique le spécialiste.
Ainsi, en 2009, un an après les dernières élections municipales, les taux des taxes d’habitation et foncière avaient progressé en moyenne de 3,8% dans les communes de plus de 100.000 habitants. Ils avaient ensuite augmenté dans de moindres proportions pour être quasiment stables l’an passé. [...]
La suite surLe Figaro
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Municipales-pourquoi-les-impots
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Victoires municipales : les élections européennes lancées de belle manière
Les tendances qui se sont dégagées au premier tour des municipales, celles d’un fort rejet du PS, profitant mécaniquement à l’UMP, et d’une montée en puissance d’un Front National remettant en cause l’hégémonie des deux principaux partis européistes se partageant les rôles (« bipolarisation »), ont été amplifiées au second. C’est une gifle magistrale que les Français en colère ont adressé à François Hollande et au gouvernement Ayrault, le Parti socialiste perdant plus de 155 villes de plus de 9000 habitants. Maigre consolation pour les éléphants de la rue de Solferino, des villes symboles comme Lille, Strasbourg ou Paris restent dans le giron de la gauche. Dans la capitale, comme nous le pronostiquions dés le mois de septembre, la bobo Nathalie Kosciusko-Morizet, incapable de rassembler à droite, est même lourdement battue par sa sœur jumelle Anne Hidalgo qui l’emporte avec 54,3% des voix. L’UMP sort incontestablement ragaillardie de ces élections, le mouvement de balancier gauche-droite lui ayant été profitable, mais c’est une victoire plus fragile qu’il n’y paraît. Au-delà de la guerre des chefs qui va reprendre de plus belle, son programme largement interchangeable avec celui du PS sur les questions européennes, leur commune soumission à la Commission européenne, achèvera de rendre perceptible à beaucoup la véritable alternative portée par le FN. Marine Le Pen a redit ce matin au micro de RMC sa conviction selon laquelle « il faut en finir avec le faux choix entre l’UMP et le PS, « faire exploser l’Union européenne pour retrouver notre liberté », en finir avec « l’immense souffrance » générée par notre soumission économique et sociale à Bruxelles.
« Nous allons trancher la tête du canard qui veut que le FN ne sait pas gérer des villes » a encore souligné la présidente du FN sur cette même antenne. Rappelons-le, l’opposition nationale espérait réaliser de bons résultats à ces élections afin d’engendrer une belle dynamique de campagne pour les européennes. Cet objectif est pleinement atteint, avec 1546 conseillers municipaux (nous en espérions 1000), 459 élus dans les intercommunalités, et gagne 11 mairies de plus de 9000 habitants…Il faut toute la mauvaise foi du calamiteux Alain Juppé pour affirmer ce matin au micro d’Europe 1 qu’ « il n’y a pas eu de vague Bleu Marine » !
Certes, certains des 315 candidats FN-RBM en lice pour le second tour échouent parfois de très peu. A Perpignan (Pyrénées-Orientales) notamment, la liste conduite vice-président du FN, Louis Aliot (44,89%) a perdu, après le retrait de la liste du PS, face à l’UMP Jean-Marc Pujol (55,11%). Les agents de la coalisation clientéliste UMP-PS ont su quadriller la ville pour mobiliser les abstentionnistes, notamment ceux issus de la diversité, contre l’opposition nationale. L’abstention est ainsi en baisse sensible pour s’établir à 37,25%, contre 43,01% au premier tour.
Cette même alliance objective entre partis du Système, les mêmes moyens, les mêmes procédés ont permis à Forbach (Moselle) la victoire de Laurent Kalinowski (47,73%) sur la liste FN-RBM de Florian Philippot (35,17%) . Les quartiers pluriels ont été aussi mobilisés en Avignon par les amis de la candidate socialiste Cécile Helle, qui est arrivée en tête (47,2%) devant le candidat FN Philippe Lottiaux (34,7%).
Seule contre tous, la frontiste Valérie Laupies (47,26%) s’est également inclinée à Tarascon (Bouches-du-Rhône), qui a vu le candidat DVD Lucien Limousin (52,74 %) l’emporter. Le FN rate de quelques voix la prise de la mairie de Carpentras (Vaucluse), Hervé de Lépinau (42,15%), talonnant le maire PS sortant Francis Adolphe (44,46% des voix). A Saint-Gilles (Gard), le «front républicain» et la mobilisation des « minorités » a joué aussi à plein contre Gilbert Collard. La liste UDI-UMP d’Eddy Valadier (51,5% des suffrages) l’emporte sur celle du député du RBM ( 48,50%).
Pareillement, la liste conduite par Dominique Martin à Cluses (Haute-Savoie) progresse significativement entre les deux tours pour obtenir 37,23% des suffrages mais échoue devant le conglomérat UDI et MoDem soutenant Jean-Louis Mivel (41,19%).
Nous ne pouvons aussi que regretter que la liste DVD de Philippe Gaudin qui avait fusionné avec celle du frontiste Dominique Jolly à Villeneuve Saint-Georges (Val-de-Marne), rate d’une trentaine de voix son élection à la mairie et en déboulonne la communiste Sylvie Altman.
Mais il s’agit aussi de se réjouir, après le succès de Steeve Briois dés le premier tour à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) de très belles victoires. A Béziers (Hérault), la liste conduite par l’ex président de Reporters sans frontières, Robert Ménard, et qui bénéficiait du soutien du FN, l’emporte avec prés de 47% des voix loin devant l’UMP Elie Aboud (34,62 %), et le socialiste Jean-Michel Du Plaa (18,38 %). M. Ménard a même profité de la baisse de l’abstention dans cette commune (31,49% hier contre 36,74% le 23 mars) pour renforcer son score.
Avec une abstention également en baisse (31,53 % au premier tour, 29% hier), le frontiste David Rachline remporte Fréjus (Var) avec 45,55% des suffrages devant l’UMP, Philippe Mougin ( 30,43%) et le maire sortant Elie Brun ( 24,1% des votes). Le nouveau maire FN a aussitôt lancé un appel au rassemblement de toutes les énergies pour redresser la ville alors que des « jeunes des quartiers » (souvent venus d’autres commune avoisinantes) ont scandé des slogans de haine à l’annonce des résultats. La réaction de l’ex maire UDF de Fréjus, François Léotard en dit long également sur le décalage entre les antifrontistes rabiques et la population.
« L’élection d’un parti xénophobe et anti-européen à Fréjus ne peut provoquer pour le maire que j’ai été pendant vingt ans jusqu’en 1997 qu’une grande tristesse a-t-il déclaré. Je m’associerai à toute initiative pouvant permettre un contrôle d’opposition aux décisions du conseil municipal de Fréjus ». M Léotard, visiblement ébranlé, semble avoir oublié que ce rôle de contrôle incombe tout simplement au conseiller municipal d’opposition… ce qu’il n’est même plus.
Au Luc (Var), le frontiste Philippe de La Grange a surpris les médias locaux en emportant la ville, avec 42,02 % des suffrages, devant le DVD Dominique Lain (40,92 %), le DVG Ali Torchi (16,17 %) et le maire sortant André Raufast (0,86 %).
A Cogolin (Var) , à quelques encablures de Saint-Tropez, le frontiste Marc-Etienne Lansade l’emporte franchement avec 53,1% des suffrages devant le maire sortant, le DVD Jacques Sénéquier (46,9%) en faveur duquel les candidats du PS et de l’UMP s’étaient retirés… Ainsi dans le Var, le FN aura désormais au moins 174 élus dans les trente-quatre communes de ce département où il fait son entrée dans les conseils municipaux.
La plus grande ville conquise par le FN est… un secteur. En l’occurrence le 7e de Marseille, le plus peuplé de la capitale phocéenne avec 150 000 habitants qui a vu la liste FN-RBM conduite par Stéphane Ravier arrivée en tête avec 35,8 % des suffrages, devant l’UMP-UDI Richard Miron (32,5 %) et la liste PS-EELV-FG de Garo Hovsepian (31,7 %). La réaction abasourdie et vipérine de Jean-Claude Gaudin en dit long sur l’importance de cette victoire pour le FN…
A Beaucaire (Gard) dans une ambiance pour le moins électrique suscitée par les jeunes issus de la diversité appelés à la rescousse par certains de ses adversaires, Julien Sanchez l’emporte également de belle manière avec 39,81 % des suffrages. Il devance nettement le maire sortant sans étiquette Jacques Bourbousson (29 % des voix), le DVD Christophe André (24,31 %) et le DVG Claude Dubois ( 6,85 %).
Le candidat FN Joris Hébrard, au Pontet (Vaucluse) a lui aussi viré en tête au soir du second tour dans une triangulaire, avec 42,62 % des voix, devant l’ UMP Claude Toutain (42,52 %) et la liste divers droite de Frédéric Quet (14,84 %). Le faible écart de voix entre M. Hébrard et M. Toutain laisse présager un recours de l’UMP…
A plusieurs centaines de kilomètres du Vaucluse, c’est dans l’Aisne que le FN emporte aussi une mairie, à Villers-Cotterêts, célèbre pour l’Ordonnance éponyme qui en août 1539 imposa la rédaction des actes officiels et notariés en français en lieu et place du latin. Le candidat FN Franck Briffaut a creusé l’écart avec 41,53 % des suffrages, loin devant la liste du maire sortant, le socialiste Jean-Claude Pruski (34,66 %), et la liste DVD de l’UDI Jean-Claude Gervais (23,80 %).
A Hayange (Moselle), ville de l’acier, commune sinistrée et ravagée par les politiques de désindustrialisation menée main dans la main par le PS et l’UMP sous influence bruxelloise, le candidat frontiste, l’ex cégétiste Fabien Engelmann, l’a emporté hier soir. Il totalise 34,70% des suffrages devant la liste DVD de Thierry Rohr (28,32%) et le maire sortant, le PS Philippe David (27,23%).
Autre symbole de taille, autre coup de tonnerre à Mantes-la-Ville (Yvelines), commune dans laquelle Jean-Marie Le Pen en 1997, lors d’un déplacement de soutien à la candidature de sa fille Marie-Caroline pendant la campagne des législatives, tomba dans un véritable traquenard tendu par la gauche, l’extrême gauche, les soutiens de l’époque de la socialiste d’Annette Peulvast-Bergeal. Justice immanente, le candidat frontiste Cyril Nauth l’emporte avec 30,26 % des suffrages, devant la maire PS sortante, Monique Brochot (29,35 %), la liste DVG d’Annette Peulvast-Bergeal (28,29 %) et celle du DVD Eric Visintainer (12,09 %).
Relevons aussi que Philippe de Beauregard (Ligue du Sud), soutenu par le FN, a emporté la ville de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), et que Marie-Claude Bompard, la femme du maire d’Orange qui lui a été élu dés le premier tour avec près de 60% des voix, a gagné hier la mairie de Bollène avec 55,35 % des voix, devançant le candidat de la gauche Jean-Pierre Lambertin.
Un mot encore pour noter que s’il existe comme nous l’avons vu d’assez fortes disparités entre les communes, le niveau de l’abstention a battu un nouveau record sous la Ve République, avec un taux hier de 36,3% (36,45% au premier tour). Au deuxième tour de 2008, l’abstention était de 34,80%.
Cette grève du vote est un signe du désarroi de nos compatriotes devant les promesses non tenues de la classe politicienne, Français désabusés qui renoncent ainsi à faire entendre leur voix…laissant ainsi les autres décider à leur place. C’est bien évidemment une erreur profonde répète Bruno Gollnisch, qui rappelle que tous les Français pourront voter le 25 mai aux européennes pour confirmer leur refus d’être pris en otage, de subir la désastreuse politique jumelle des euromondialistes de l’UMP et du PS.
Le député FN considère de la même façon qu’un simple remaniement ministériel ne répondra pas aux attentes de nos compatriotes, à la crise de confiance aiguë qui frappe cet exécutif. Le sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié en fin de semaine en apporte s’il était nécessaire la confirmation : 87% des Français sont favorables à un changement de politique économique et non de personnel politique. C’est en effet tout l’enjeu du combat que nous menons et mènerons dans les mois et les années à venir !
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Après la déculottée, la gifle du 3e tour
Conséquence logique de sa déroute aux municipales, la gauche va perdre plusieurs dizaines d'intercommunalités. La désignation des nouvelles équipes dans les établissements publics de coopération intercommunale s'effectuera durant la deuxième semaine du mois d'avril. Exemples :
- Paris
Le PS espérait gouverner la future Métropole du Grand Paris (regroupant Paris, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis), mais il n'aura pas la majorité des 337 conseillers métropolitains, à cause de la perte de nombreuses villes dans la petite couronne parisienne. Cette institution devrait être dominée à plus de 54 % par l'UMP et l'UDI. La gauche (PS, Front de gauche et EELV) n'obtiendrait qu'à peine plus de 45 % des sièges.
- Marseille
Grâce à sa large victoire dans la cité phocéenne et dans plusieurs municipalités jusqu'alors détenues par la gauche (parmi lesquelles La Ciotat), l'UMP s'empare de la présidence de la communauté urbaine, occupée depuis 2008 par le socialiste Eugène Caselli.
- Lyon
Bien que réélu à Lyon, Gérard Collomb pourrait être délogé de la présidence de la communauté urbaine, regroupant 58 communes dont bon nombre sont passées à droite : Chassieu, Décines, Francheville, Mions, Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest, Saint-Fons.
- Toulouse
Le nouveau maire Jean-Luc Moudenc (UMP) a l'intention de briguer la présidence de la communauté urbaine. Outre Toulouse, plusieurs communes de l'agglomération sont passées à droite, parmi lesquelles Balma et Saint-Orens.
- Strasbourg
Sur les 95 membres de l'agglomération, 47 sont clairement à gauche et deux autres sont apparentés. La partie va être serrée.
- Bordeaux
La droite reprend les commandes de la communauté urbaine avec 63 sièges sur 105.
- Lille
Martine Aubry devrait être dépossédée de la présidence de la communauté urbaine de Lille, avec la chute de Tourcoing et de Roubaix.
- Saint-Etienne
La communauté d'agglomération devrait basculer à droite.
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Le PS n'est plus qu'un parti de "bobos"
Maragaret Thatcher avait déclaré :
"Le problème avec le socialisme est qu’on finit toujours par tomber à court de l’argent des autres".
Quand on est ces "autres", au bout d'un moment, la coupe est pleine. S'obstinent donc à voter à gauche les gens qui en ont les moyens, c'est le nouveau luxe du bobo, avec celui d'habiter en centre ville, de rouler à vélo la semaine et en 4x4 le WE...
Si on observe les résultats d'hier, on constate que:
La gauche garde Paris, mais perd Saint-Ouen, Bobigny, Argenteuil, Aulnay sous bois, Villepinte, Livry-Gargan, Villeparisis, le Blanc-Mesnil, Villejuif, l'Haye les Roses, Juvisy, Athis-Mons, Viry Chatillon...
La gauche garde Lille, mais perd Loos, Roubaix, Tourcoing...
La gauche garde Lyon, mais perd Rillieux la pape, Décines-Charpieu, Chassieu, Saint-Priest, Mions, Saint-Fons, Pierre-Bénite, Grigny...
Dans la plupart de ces villes, les participations sont très faibles (50,6% à Bobigny; 55% à Saint-Ouen; 49,5% à Tourcoing; 58% à Juvisy, 58,5% à Argenteuil). L'électorat populaire et immigré est resté chez lui, et l'on peut pointer du doigt les récentes lois sociétales pour expliquer en partie cette fracture.
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Les nouveaux maires du Front National
Le Front National disposera au final de onze maires encartés et de deux maires indépendants élus avec le soutien du parti. Au premier tour, Steeve Briois avait été élu maire d’Hénin-Beaumont. Douze autres communes ont été conquises au soir du second tour.
Stéphane Ravier devient le maire du 7e secteur de Marseille. Le secteur le plus peuplé de la cité phocéenne !
David Rachline, 26 ans à peine, a emporté Fréjus (Var).
Julien Sanchez est élu à la tête de la commune de Beaucaire (Gard) .
Franck Briffaut prend les commandes de Villers-Cotterêts (Aisne) .
Fabien Engelmann emporte la mairie d’Hayange (Moselle).
Philippe de la Grange se saisit de la mairie du Luc.
Joris Hebrard est élu à la tête de la ville du Pontet.
Marc-Etienne Lansade portera l’écharpe de maire de Cogolin (Var).
Cyril Nauth obtient la mairie de Mantes-la-Ville (Île-de-France).
Quant à Jean-Jacques Adoux, maire sortant du Hamel (Oise), il a choisi d’apparaître désormais sous les couleurs du FN.
Enfin, deux maires ont été élus avec le soutien du FN sans pour autant appartenir au parti de Marine Le Pen. Il s’agit de Philippe de Beauregard, proche de Jacques Bompard, qui devient maire de Camarets-surAigues. Et du journaliste indépendant Robert Ménard qui emporte la mairie de Béziers.
http://medias-presse.info/les-nouveaux-maires-du-front-national/8157
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Sud : la gauche tombe, la droite reprend du poil de la bête et le FN réussit sa percée
La plupart des grandes villes de la région tombent à droite ; voire même au centre.
Les sondeurs nous disent souvent que les résultats du premier tour sont amplifiés au second. Ce n’est pas toujours vrai ; la preuve par ceux du Front national.
Certes, il y a Béziers, où Robert Ménard, le nouveau maire passe à 47,30 % des voix. Pour lui, « il s’agit d’une victoire républicaine, puisqu’il n’y a pas de vaincus, mais que des vainqueurs, les Biterrois en l’occurrence. » À Fréjus, le frontiste David Rachline emporte la timbale, avec 45,6 %, tout comme son homologue Julien Sanchez à Beaucaire (39,81 %). Sans compter deux autres villes varoises de moindre importance ayant basculé vers le FN : Le Pontet avec Joris Hébrard (42,62 %) et Le Luc avec Philippe de la Grange (42,02 %).
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Pourquoi les ministres n'ont diffusé ni revenus ni feuilles d'impôts ?
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Remanier, et après ? Dissoudre l'assemblée ?
Alexis Brézet écrit dans le Figaro :
"Ce n'est pas une vague, c'est un tsunami! Le premier tour avait été cruel pour François Hollande, le second est assassin. Amplifiée par une abstention galopante, la débâcle rose est quasi générale. Elle était, au fond, prévisible: de révolte fiscale en Manif pour tous, la colère qui nourrit depuis deux ans l'impopularité abyssale de l'exécutif ne pouvait pas ne pas s'exprimer dans les urnes. Il fallait à nos dirigeants tout l'entêtement satisfait de ceux qui ne veulent rien entendre ni rien voir pour penser un seul instant qu'ils pourraient échapper au désastre.
Cette fois, impossible de nier la réalité! Cette raclée historique, qui en annonce beaucoup d'autres (européennes, sénatoriales, régionales…), est un terrible réquisitoire contre ce quinquennat entamé dans l'illusion et qui, à mi-course, sombre déjà dans le discrédit. Elle sanctionne la faillite d'une politique qui a spectaculairement échoué en matière économique (chômage record, déficits galopants, impôts délirants) mais qui n'a pas su davantage tenir la promesse fondatrice d'apaiser le pays et de réconcilier les Français. Elle sanctionne aussi l'échec d'un homme qui, sauf en de rares occasions, n'aura jamais su se hisser à la hauteur de sa fonction, et qui, sous peine de se voir entraîné dans une spirale de rejet aux conséquences imprévisibles, doit aujourd'hui réagir vite et fort - tout ce qu'il déteste. [...] Gare! Après la carte du changement du premier ministre, il ne restera à François Hollande que celle de la dissolution, contrainte et forcée."
Au mauvais résultat électoral, il faut ajouter ce matin l'échec économique. Bercy rate son objectif d’un déficit ramené à 4,1 % l’an dernier. Le déficit s'élève à 4,3% en 2013. Les dépenses ont été tenues mais les recettes n’ont pas été au rendez-vous. La dette atteint 93,5 % de PIB.