France et politique française - Page 4367
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Actualité et politique XII (avec Jean Lamour)
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Esteban Morillo enfin libre !
Esteban Morillo vient d’être relâché des geôles des socialistes.
Accusé d’avoir provoqué la mort d’un jeune voyou d’extrême-gauche, en se défendant contre lui et ses comparses qui l’agressaient, ce jeune patriote a passé un an et trois mois sous les verrous, de façon aussi absurde que scandaleuse.
Mis en examen pour « violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner », Esteban Morillo sera soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit notamment de quitter son département de résidence, a-t-on précisé.
Comme nous l’écrivions il y a encore quelques semaines, les textos trouvés dans le portable de Clément Méric montraient clairement le piège tendu par ces « antifas » à Estaban et ses camarades. En plus de son année perdue en prison, Esteban aura subit les conséquences d’une campagne de désinformation savamment orchestrée qui ne sera probablement jamais corrigée.
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Le CRAN attaque des spécialités auxerroises vieilles d’un siècle…
… A cause de leurs noms ! Ils n’ont rien d’autre à faire que de lancer des campagnes polémiques pour justifier les subventions publiques.
Lu sur Lyonne.fr : L’affaire a démarré lundi quand de nombreux internautes ont saisi le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) et Sortir du Colonialisme « à propos d’un magasin très spécial à Auxerre », selon ces associations.
En cause, deux produits vendus dans cette chocolaterie, du nom de « négro » et « bamboula ». Face à la polémique, le commerce a expliqué lundi sur sa page Facebook qu’il s’agissait là de spécialités auxerroises vieilles d’un siècle, conçues à l’époque pour « rendre hommage » aux tirailleurs sénégalais blessés durant la guerre et à une danse africaine. Bref, « en aucun cas une injure ou un autre qualificatif raciste ». (NDLR : tenter de se justifier ne change jamais rien)
Ces explications n’ont pas convaincu le CRAN et Sortir du Colonialisme, qui ont dénoncé, mardi dans un communiqué, « un revival de l’imagerie coloniale la plus nauséabonde » en exigeant que « la chocolaterie de la honte retire de la vente ces horreurs ».
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Manuel Valls, le nouveau Sarkozy ?
En étant applaudi par une salle debout à la fin de l’université d’été du PS, il a franchi le dernier portique du slalom géant. Ce n’était pas gagné.
Valls a globalement réussi ce qui était pour lui la semaine de tous les dangers. En étant applaudi par une salle debout à la fin de l’université d’été du PS, il a franchi le dernier portique du slalom géant. Ce n’était pas gagné.
La tactique a été habile : une qualité qui ne pouvait être prêtée à la gauche depuis longtemps ! Mais son « réalisme » ne peut étonner qu’un pays habitué à ce que les socialistes viennent périodiquement le couler avec des idées stupides délaissées partout ailleurs depuis des décennies. Elles n’ont encore cours en France qu’en raison de l’idéologie dominante, notamment dans les médias, chez ces journalistes qui votent très majoritairement à gauche, et à cause de l’ignorance criminelle du microcosme politique à l’égard de l’économie et de l’entreprise. On ne devrait jamais confier une Ferrari à quelqu’un qui n’a fait que du vélo dans son jardin. Mais Valls a aussitôt compensé cette saillie par quatre manœuvres d’équilibre.
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Parlons franc: ce qui rassemble les patriotes…
Il y a la Libye de Kadhafi détruite par l’Otan « grâce » à l’activisme du trio infernal Juppé-BHL-Sarkozy, aujourd’hui en plein chaos, en passe de basculer totalement aux mains des milices islamistes soutenues par le Qatar. Il y a l’Irak de feu Saddam Hussein, ravagé par l’invasion yankee de 2003, également en proie à l’anarchie sanglante depuis dix ans. Il y a la Syrie de Bachar el Assad dont l’axe atlantiste, le tandem Juppé-Sarkozy puis Fabius-Hollande voulaient le scalp et également ensanglantée par le terrorisme, les menées de l’Etat Islamique (EI) qui a annoncé la création d’un « califat » islamique sur les territoires contrôlés en Irak et en Syrie. Une population syrienne livrée à son tour depuis trois ans aux exactions (tortures, mutilations, viols, crucifixions, exécutions de masse…) des djihadistes. Selon le récent rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, plus de 191 000 personnes ont été tuées en Syrie entre mars 2011 début du conflit, et avril 2014, lequel déplore la « paralysie internationale » qui encourage les « assassins ».
Plus de trois millions de Syriens auraient fui leur pays pour échapper au terrorisme. En outre, selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), 6,5 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, ce qui signifie que près de 50 % des Syriens ont été contraints de quitter leur domicile…
Face à ces réactions en chaîne catastrophiques, dans lesquelles la responsabilité des Etats-Unis est plus qu’évidente, Barack Obama a annoncé jeudi dernier qu’il n’avait « pas encore de stratégie » concernant des frappes aériennes en Syrie pour endiguer l’avance de l’EI, désormais nouvel ennemi commun de Damas et de Washington? Barack Obama a indiqué que son pays voulait « offrir aux gens en Syrie une alternative à Assad ou l’EI » et qu’il entendait « continuer à soutenir l’opposition modérée » (sic).
Sur le site La Voix de la Russie Leonid Issaïev, du Haut collège d’économie, déclarait il y a quelques jours que » les Etats-Unis qui bombardent à présent les positions de l’Etat islamique (EI) en Irak et le gouvernement de Damas qui combat les terroristes en Syrie se sont retrouvés du même côté de la barricade. » « L’opposition (syrienne, ndlr), épaulée autrefois par les Etats-Unis, a tout simplement montré son vrai visage. Et nous avons constaté que les Américains avaient formé durant la première année du conflit syrien ces mêmes forces terroristes qu’ils bombardent à présent en Irak et que les troupes de Bachar el-Assad bombardent en Syrie. Ainsi, les USA ont commis une fois de plus la même erreur au Proche-Orient ».
Jeudi dernier également, notait Ivan Rioufol sur son blogue le lendemain, c’était au tour de François Hollande d’appeler » à une large alliance contre les djihadistes, en oubliant qu’il y a un an il proposait de bombarder le régime du syrien Bachar el-Assad, qui leur résistait pourtant« .
Après avoir avoué il y a peu que les rebelles anti Assad, et partant des djihadistes, avaient été armés par la France à sa demande, le chef de l’Etat a en effet affirmé son souhait de la tenue d’une « conférence internationale à Paris« , pour organiser la coordination de l’action internationale contre l’Etat islamique, sur les plans humanitaire, sécuritaire, militaire.
Quant à l’UMP, une délégation conduite par François Fillon et Pierre Lellouche est actuellement en Irak, appelant désormais comme la diplomatie américaine à la destruction de l’Etat Islamique, ce Frankestein aujourd’hui hors de contrôle (?).
Fort bien, mais il s’agit aussi de rappeler avec Bruno Gollnisch que l’alignement de la droite et de la gauche atlantistes au pouvoir sur les menées de Washington rend l’UMPS en partie responsable de la montée du djihadisme en Irak et en Syrie.
Dans ce contexte, M. Rioufol pourfend dans son billet les « promoteurs du multiculturalisme » en France qui fait le jeu de « l’islam politique », mais affirme aussi que » l’Europe, les États-Unis, Israël, la Russie partagent le même ennemi, qui prétend parler au nom de l’islam. À ces pays de faire bloc et de bouleverser les rapprochements, y compris sans doute avec l’Iran chiite ». Alliance avec le Satan iranien chiite pour faire pièce au terrorisme des extrémistes sunnites que certains experts américains défendent depuis des années…
Fidéle à son habitude, l’éditorialiste du Figaro dénonce aussi dans son article le « FN », au motif que « ses obsessions antilibérales et anti-atlantistes le rendent incongru en économie et en diplomatie (sic), le choc des civilisations invitant à la solidarité avec le monde libre« . C’est déjà au nom de cette « solidarité avec le monde libre », que M. Rioufol avait soutenu naguère les interventions militaires américaines en Irak et en Afghanistan…
Certes, les exemples historiques ne manquent pas, un péril nouveau peut faire naître des alliances conjoncturelles . Mais rappelons ici comme nous l’avons déjà fait, qu’uneopposition nationale qui ne renonce pas à faire entendre la voix d’une France indépendante et se méfie des discours simplistes, ne saurait justement communier dans l’atlantisme et avaler sans le recul nécessaire la propagande des néo-cons, l’instrumentalisation de la théorie sur le choc des civilisations...au nom de laquelle il fut notamment décidé d’abattre les régimes (laïcs!) irakien et syrien.
Il se trouve aujourd’hui certains médias (c’est de bonne guerre…) pour tenter de faire des différences d’approches ou à tout le moins d’analyses et de perceptions sur les évènements du proche-orient, le conflit israélo-palestinien, un probléme majeur au Front National! A la vérité, cette question interesse peu, voire pas du tout, la majorité des électeurs gaulois et n’est pas un facteur déterminant du vote FN (ou non), même si elle reste un sujet clivant, important pour la frange la plus politisée de l’électorat .
Le site de Marianne, sous la plume de Romain Massa, a donc tenté, comme l’ont fait avant lui certains de ses confrères, de dresser un état des lieux samedi, « car cet été, le parti (le FN, NDLR) est apparu (c’est peu dire) tiraillé (au sujet du conflit israélo-palestinien, NDLR). Un de ses conseillers, Aymeric Chauprade, est même allé jusqu’à publier un texte sur le sujet enterrant le FN à papa » (sic). « (…) Chauprade reprend (…) l’image d’un FN rempart pour les juifs de France . Mais il va plus loin et formule une position claire et nouvelle sur le conflit israélo-palestinien. Il fustige ainsi un Hamas qui met volontairement ses civils en danger » (…).
« Finie l’époque d’une bande de Gaza assimilée à un camp de concentration par Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen. Finie l’époque aussi où Chauprade lui-même déclarait que la France vit une épuration sourde de ceux qui ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens et qu’il connaît la souffrance cruelle et humiliante infligée par Israël aux Arabes, Libanais ou Palestiniens. On était alors au tournant des années 2010″.
« Le FN aurait-il fini par choisir son camp entre Israéliens et Palestiniens, entre juifs et musulmans puisque dans ce parti on mélange allègrement ces deux sujets » croit savoir M. Massa, qui décidemment….mélange tout.
« Car le Front avance-t-il – l’opération militaire menée à Gaza l’aura montré de façon éclairante cet été – est toujours tiraillé entre, pour être un peu caricatural, la ligne quenelle, du nom du geste popularisé par Dieudonné et reprise par Alain Soral, Jean-Marie Le Pen etBruno Gollnisch et la seconde, celle de Louis Aliot qui n’hésite pas à mettre en avant ses origines juives et s’était rendu en Israël pendant la campagne présidentielle de Marine Le Pen ».
« Contacté par Marianne« , poursuit-il, « Florian Philippot qui à ce moment-là est justement en compagnie de Marine Le Pen assure que la position du FN est la même que celle de la campagne de 2012, le texte de Chauprade est une position personnelle, il n’y a pas de débat pour Marine Le Pen et moi-même ».
Soyons donc un peu pédagogue et rassurons M. Massa. On peut juger très néfaste que le Hamas ait pris le contrôle de Gaza en 2007, avec l’assentiment d’une très large fraction des gazaouis, mais là n’est pas le fond de la question. Marine, Bruno, les dirigeants du Front l’ont déjà dit et répété mille fois, défendent le droit à l’existence d’Israël, le droit pour les Israéliens de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues et des droits bien évidemment symétriques pour les Palestiniens, musulmans et chrétiens. La solution ditedes deux Etats.
Libre à chacun ou non de juger ensuite, à la lumière de la récente intervention militaire de tsahal, et comme l’a dit Bruno Gollnisch interrogé par Marianne, « un peu angélique la manière qu’a Chauprade de reprendre le discours officielle des autorités israéliennes ».Le débat peut avoir lieu, il sera en toute hypothèse tranché par la présidente du FN dans le cadre de l’élaboration de son programme pour la présidentielle de 2017. Il a d’ailleurs toujours peu ou prou existé au FN, qui comme son nom l’indique est un rassemblement d’hommes et de femmes de sensibilités diverses, mais rassemblés, soudés, unis dans la défense de notre identité, souveraineté et indépendance nationales. Ce qui rassemble les patriotes Français au sein du FN est bien plus fort que ce qui les divise.
Dans les faits, il est donc possible de partager l’avis de l’historien israélien Zeev Sternhell , bien connu pour ses travaux étayés sur le nationalisme français et le fascisme, interrogé sur le site du Monde le 8 aout dernier au sujet du conflit israélo-palestinien. Cette « conscience de la gauche israélienne » expliquait alors qu’il « (fallait) profiter de l’énorme fossé entre (les) moyens (militaires de l’Etat hébreu, NDLR) et ceux du Hamas, qui restent des moyens primitifs par rapport à (tsahal, NDLR), armée hypermoderne et superpuissante, pour lancer l’idée d’un accord global. Pas quelque chose qui nous oblige dans six mois ou deux-trois ans à revenir à Gaza. Mais c’est précisément ce que notre gouvernement, qui est le plus à droite qui ait existé en Israël, ne veut pas. La droite israélienne ferait passer Mme Le Pen et le Front National pour une bande de gauchistes à côté d’elle »!
« Nétanyahou affirmait-il encore, veut éviter la création d’un Etat palestinien viable. C’est son objectif historique et il le fait de différentes façons. Il refuse de négocier avec Abou Mazen et l’Autorité palestinienne. C’est dans ce cadre que s’inscrit sa demande que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat juif. En quoi est-ce leur problème ? C’est une exigence que nous n’avons jamais présenté par le passé. On dit bien Etat d’Israël ou Israël. Il n’a jamais été question d’Etat juif. Cela revient à obliger les Palestiniens à reconnaître que les juifs sont propriétaires de cette terre qui leur appartient par l’histoire et à reconnaître leur défaite historique en 1948. Si l’Etat est juif, il n’est donc pas arabe ».
Bref, il est loisible de comprendre ceux qui affirment que le jusqu’auboutisme contre-productif d’un Netanyahou, de ses alliés extrémistes est aussi un facteur de guerre, de malheur, de souffrances et de déstabilisation majeure pour toute la région.
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La laïcité de la république
Maurras et Maistre nous le rappellent : les "hussards noirs" sont aussi des prêtres. Mais leur religion est-elle tout aussi française ?
La neutralité est un mensonge. Il n’y a point d’État sans doctrine d’État. L’État républicain, né des doctrines de la maçonnerie révolutionnaire, n’a plus voulu de l’enseignement des prêtres catholiques dont la France est née et a vécu, elle n’a pu se dérober à la nécessité antique exprimée par Joseph de Maistre : « Tous les peuples de l’univers ont confié les jeunes gens aux prêtres. Comment le bon sens éternel du genre humain aurait-il pu se tromper ? »
Arrachée au prêtre, l’école a du être confiée à un autre prêtre sorti d’un séminaire de nouveaux prêtres, mis à part de la vie intellectuelle commune, sujet d’un dogme et d’une foi. Différence : la foi catholique était déjà professée par l’immense majorité des Français, le maçonnisme n’étant le partage que de quelques dizaines de milliers de militants ou de comitards, était une foi nouvelle qu’il restait à enseigner et à répandre. Le succès partiel de cette propagande marque un des plus grands reculs de l’esprit humain, mais démontre aussi le caractère nullement neutre, mais religieux, ecclésiastique et confessionnel, de cette entreprise.
Charles Maurras, Sans la muraille des cyprès... 1941, J. Gibert, Arles-sur-Rhône
Ce texte limpide et très riche comme tous les textes politiques de Maurras tire de l’analyse de l’histoire un enseignement pour son temps tellement essentiel qu’il touche encore le nôtre. La laïcité est d’actualité. Elle prétend aujourd’hui se montrer sereine, tolérante, "positive". Elle voudrait s’acheter une conduite afin de passer pour une vertu. On l’a vu chez M. Sarkozy devant un souverain pontife qui ne s’en est pas laissé conter.
Où est le Maurras antichrétien ?
Ce texte est important pour connaître les convictions de Maurras concernant le catholicisme. Sans la muraille des cyprès, livre dédié « à mon premier et dernier maître, à l’ami de toujours, Monseigneur Penon évêque et citoyen », contient beaucoup de réflexions sur la métaphysique, sur la religion. Maurras antichrétien est une caricature due à la malveillance ou à l’ignorance.
L’auteur dénonce la guerre menée contre l’éducation religieuse traditionnelle (« arrachée au prêtre »). Après avoir montré, en s’appuyant sur Joseph de Maistre, que la formation de la jeunesse à toujours été confiée aux prêtres, quelle que fût la religion de la société, il parle, sans les nommer, des « hussards noirs de la République », les instituteurs chargés depuis Jules Ferry de déchristianiser la jeunesse de notre pays, Il nous montre que tout enseignement est religieux parce que toute société s’appuie, comme disait Auguste Comte, sur un « pouvoir spirituel ». Pour Dieu ou contre Dieu. Catholique ou maçonnique en France.
Maurras insiste dans les dernières lignes sur l’aspect religieux de la démocratie française (« caractère religieux, ecclésiastique et confessionnel » de la République française).
Miroir aux alouettes
Il faut en déduire que le ralliement à la République n’est qu’une illusion, l’illusion des conservateurs. Ils acceptent d’entrer dans le jeu d’un système qui postule leur disparition car la République française est anticatholique par essence parce que son origine maçonnique l’oppose à l’Ordre et que le catholicisme est « l’Eglise de l’Ordre » comme le dit Maurras dans la seconde partie de la dédicace de son livre à Mgr Penon. Alors, les bonnes élections ? Un miroir aux alouettes.
Gérard BaudinL’Action Française 2000 du 16 octobre au 5 novembre 2008
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La nation est un corps vivant, ordonné, hiérarchiquement construit et non le résultat d’un « contrat »
La bonne vie des Etats ne peut consister dans la mise en tas des ressources hétéroclites et d’individus désencadrés. Le bon sens dit qu’il faut un rapprochement organique et un engrènement hiérarchisé de proche en proche, par des groupes d’abord homogènes, puis différant peu à peu les uns des autres et se distinguant par degrés ; ils s’accordent entre eux sur des points bien déterminés, mais pas importants, chaque petite société étant au contraire tenue pour originale, libre et maîtresse, disposant de l’essentiel de ses fonctions individuelles, au maximum et à l’optimum de la force, se définissant par des actes, des modalités, des mœurs marquées du seing personnel. Ces actes, ces œuvres, ces produits sont obtenus purs, nets, d’une qualité qui n’appartient qu’à eux, au rebours des fabrications en série et en cohue qui naissent de Cosmopolis. Ces collectivités, graduées forment une nation.
Charles Maurras, Votre bel aujourd’hui
http://www.oragesdacier.info/2014/09/la-nation-est-un-corps-vivant-ordonne.html
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Ni Peillon, ni Najat : Liberté éducative pour les parents !
La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de la prétendue Education nationale – qui n’est plus ni éducative, ni nationale ! – est une nouvelle et insupportable provocation pour les familles qui luttent depuis des mois contre la propagande en faveur de l'idéologie du genre à l’école.
Nous entendons, depuis cette nomination, bien des voix appelant le Président de la République et le Premier ministre à revenir sur cette nomination.
Il est vrai que Najat Vallaud-Belkacem est la parfaite incarnation de cette propagande scandaleuse (et d’ailleurs hypocrite, puisqu’après avoir vanté en août 2011 cette idéologie du genre dans le quotidien « 20 minutes », Mme Vallaud-Belkacem a eu l’incroyable culot de prétendre deux ans plus tard que l'idéologie du genre… n’existait pas !). Elle a, en particulier, activement promu les « ABCD de l’égalité », auxquels son prédécesseur avait heureusement renoncé devant la levée de boucliers des parents.
Malheureusement, s’il est parfaitement vrai que l’idéologue Najat Vallaud-Belkacem ne peut, en aucune façon, diriger le système scolaire français, il n’est pas vrai que sa démission suffirait à assainir ce dernier et à le mettre au service des élèves et non au service de la propagande socialiste.
C’est le monopole éducatif lui-même qui est profondément néfaste. D’une part, parce qu’il viole la liberté éducative des parents. Et, d’autre part, parce qu’il est un gouffre sans fond dans lequel l’Etat socialiste engloutit chaque année des dizaines de milliards pour des résultats toujours plus catastrophiques.
Il n’existe qu’une seule solution pour casser ce monopole archaïque et donc protéger des enfants innocents du matraquage politico-idéologique de Mme Vallaud-Belkacem et de ses amis : rendre aux parents la liberté financière de choisir l’établissement scolaire qui correspond le mieux aux besoins et aux désirs de leurs enfants.
C’est pourquoi nous exigeons, non pas seulement la révocation de Najat Vallaud-Belkacem, mais bel et bien le chèque scolaire, solution de justice, d’efficacité, d’économie et de liberté. Et, comme nous doutons fort de la volonté réformatrice de M. Hollande en cette matière éducative, nous demandons à tout le moins aux partis d’opposition de défendre cette réforme vitale pour sortir la France du totalitarisme prétendument progressiste.
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Et si la victoire du FN n’était que l’étincelle ?
Pour relever ce pays, il va bien falloir passer outre les « anti-France » de tous bords. Quitte à mettre en place un régime plus autoritaire.
L’analyse de Nicolas Bonnal sur Boulevard Voltaire a le mérite de poser la question essentielle. Que se passera-t-il en cas de victoire FN en 2017 ? Pour lui, deux solutions : la soumission du FN au système ou la guerre civile.
Si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle ne pourra gouverner. Dès le lendemain de l’élection, toute la fonction publique sera en grève, les trains bloqués, les profs dans la rue avec leurs élèves. Les journaux tireront à boulets rouges, la Bourse s’écroulera, de grandes manifestations seront organisées partout en France, les gauchistes de tout poil seront hystériques, rejoints par le monde de la finance et du grand capital. Les législatives seront un échec et elle sera poussée à la démission. Pas de guerre civile et pas de renoncement. Juste un grand mur infranchissable.
Pourtant, pour relever ce pays, il va bien falloir passer outre les « anti-France » de tous bords. Quitte à mettre en place un régime plus autoritaire et à réduire le pouvoir de nuisance de certains pour un temps.
Vu l’état de délabrement de la maison France, n’importe quel maçon vous dira qu’il est plus simple de démolir pour reconstruire. « Du passé faisons table rase », dit la chanson. Ces trente dernières années et leur lot de trahisons et de renoncements doivent complètement disparaître. Il faut recommencer à plat sur des bases solides. Marine Le Pen respecte bien trop les règles du jeu, elle n’a pas l’étoffe d’un chef d’État en guerre. Elle laissera s’écrouler la Ve République sous l’assaut des opposants et c’est tout ce qu’on lui demande.
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Un État et un chef de l’État
La V" République est-elle encore en état de fonctionner ? Cette « monarchie républicaine » n’était forte que de sa monarchie. La dégradation de la fonction du chef de l’État est le signe avant-coureur d’une fin prochaine.
Le ressort essentiel de la machine institutionnelle est, pour ainsi dire, cassé. Dans l’état actuel des choses, personne ne le restaurera. L’institution est définitivement brisée. Le meilleur homme, la meilleure femme du monde, même en déployant toutes les ressources de l’intelligence et de la volonté politiques, ne saurait rétablir, dans le cadre actuel, la force primordiale et transcendantale – même laïque ! - de l’éminente autorité régalienne - l’étymologie exprime bien la signification profonde du mot - qui dominait l’ensemble de nos institutions.
LA FRANCE N’EST PLUS GOUVERNEE
Malgré la lettre, elle relevait d’un esprit d’un autre ordre que constitutionnel ; elle venait d’ailleurs ; elle était historique et reflétait pour la France et pour le monde, bien ou mal selon les cas, l’âme de notre pays qui a, peut-être plus qu’aucun autre, toujours besoin d’un chef, et d’un chef souverain. C’était ainsi, senti plus encore que réfléchi, et souvent même en dépit des hommes qui se trouvaient investis de cette charge suprême et qui, d’ailleurs, n’en usaient bien que quand ils se conformaient eux-mêmes à la tradition qu’elle représentait.
Aujourd’hui, ce qui devrait être un trône et qui aurait dû l’être, n’est plus qu’une place à prendre offerte à la vulgarité des enchères, objet de toutes les convoitises, cause des luttes fratricides les plus inexpiables, but de toutes les stratégies politiciennes, incessant aiguillon d’ambitions démesurées autant qu’inassouvies, car personne, à la vérité, n’est à la hauteur d’une telle fonction qui ne saurait être remise, comme elle l‘est, au hasard d’une loterie électorale, d’un jeu de roulette indéfiniment relancé où le calcul qui a échoué, se reporte aussitôt sur le prochain tour. Ainsi la politique française se vit dans une ambiance frelatée de casino et les mises sont d’un rapport si considérable qu’elles justifient toutes les prévarications. Le contraire est impossible ; les habitués le savent. [...]
La suite sur La Faute à Rousseau
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Un-Etat-et-un-chef-de-l-Etat