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France et politique française - Page 4367

  • Et si l’UMP… et si le FN…

    Les dirigeants de ces deux partis devraient comprendre que ce sont les électeurs qui décident et leur imposeront prochainement ce rapprochement municipal.
    Pour l’UMP, c’était le ni, ni !
    Pour le FN, c’était l’UMPS !
    Pour la théorie, c’était parfait, mais pour la pratique ?
    Il suffisait tout simplement que les listes de ces deux partis politiques soient retirées quand elles arrivaient en troisième position, tout en en laissant le libre choix de vote à leurs électeurs sans donner de consignes.
    Cette simple stratégie, qui n’engageait aucun des deux partis, aurait permis à l’UMP de conquérir des villes importantes comme Strasbourg, Metz, Rouen, Clermont-Ferrand, Douai, Le Mans, Arles, Villeurbanne et d’autres arrondissements à Marseille et Lyon, et ainsi d’enfoncer davantage dans sa désespérance la gauche socialiste.
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  • Comment les écolos jouent avec Hollande

    Ils ne pèsent rien mais on n’entend qu’eux : les écolos. Et pour cause : ils jouent, avec Hollande, au petit jeu du « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ». Qu’ils s’en aillent, et Hollande n’a plus de majorité au Sénat. Qu’ils exigent trop, et ils ne feront pas le poids face à la structure étatique. Le compromis, c’est le sociétal. Et les basses œuvres.

    Fichues élections européennes et régionales de 2009 et de 2010… Rappelez-vous. Fin 2008, les Verts décident de se lancer une fois de plus, seuls, dans la bataille des européennes de juin 2009. Sur une idée de Daniel Cohn-Bendit et sur une mise en scène de Cécile Duflot, qui tient fermement l’appareil et va être reconduite au secrétariat général des Verts, les écolos tiennent une conférence de presse… au Musée d’art africain !

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    (Il va y avoir une recomposition de la gauche suite aux municipales Pat)

  • La Réacosphère est-ellle soluble dans la Révolution Conservatrice?

    Lors d’une conversation avec Boréas, ce dernier m’indiquait l’école de la "Révolution Conservatrice". Ma première réaction fut de noter l’apparente contradiction dans les termes, les conservateurs étant essentiellement contre-révolutionnaires. L’étude des différents textes donnés (notamment Robert Steuckers et Alain de Benoist) m’ont permis de déflorer le sujet.

     

     

     

    La Révolution Conservatrice est un mouvement (méta) politique qui a vu le jour en Allemagne dans les années 20.

     

    Aperçu des principaux mouvements d’idées à la source de la Révolution Conservatrice

     

    Après la Première Guerre Mondiale, en Allemagne, on assiste à un rejet de l’esprit français et de l’esprit anglais; c’est une lutte "contre les idées de la Révolution Française et plus largement, du libéralisme et du rationalisme occidental".

     

    Trois mouvements principaux seront à la base de la Révolution Conservatrice:

     

    - les Völkischen, populaires, exaltation de la race allemande, qui pose l’homme comme essentiellement dépendant de ses origines, mélangeant mysticisme, néo-paganisme voire merveilleux. Leur référence historique est l’antiquité germanique.

     

    - les jeunes-conservateurs, antilibéraux sans être anticapitalistes, souvent chrétiens, les plus compatibles avec la République de Weimar, car très respectueux de la légitimité de l’Etat. Leur référence historique est le Saint Empire romain-germanique (ceux dont je me sens a priori le plus proche)

     

    - les nationaux-révolutionnaires, opposés au capitalisme, plus proches du bolchévisme, voire du nihilisme. Leur référence historique est le mouvement prussien

     

    Pour simplifier, Alain de Benoist applique l’idéologie tripartite des Indo-européens ainsi:

     

    - les Völkischen correspondent à la fonction qui a trait au peuple

     

    - les nationaux-révolutionnaires correspondent à la deuxième fonction, qui est la fonction guerrière

     

    - les jeunes-conservateurs correspondent à la dernière fonction, la souveraineté politique et juridique

     

    Comment être conservateur et révolutionnaire à la fois ?

     

    Le sens du mot conservateur tel qu’employé correspond "non à la défense de ce qui était hier, mais une vie fondée sur ce qui a toujours de la valeur".

     

    Il est en fait l’écho de l’idée que je me fais du mot réactionnaire, qui consiste à élaguer dans la touffeur de la modernité pour redonner vitalité au tronc immuable. Une façon de revenir à l’essence même de notre ordre politique.

     

    Ensuite, le mot révolution n’est pas pris dans son sens progressiste. La révolution n’est que l’accélération brutale du changement. Elle veut remettre un ordre juste dans les décombres de l’ordre ancien (hérité de la révolution française).

     

    Pour Steuckers, "les Allemands ont élaboré et conservé une philosophie qui cherche, elle aussi, à renouer avec les essences intimes des peuples ; de cette philosophie sont issus les nationalismes germaniques et slaves. Dans le sens où elle recherche les essences (tout en les préservant et en en conservant les virtualités) et veut les poser comme socles d’un avenir radicalement neuf (donc révolutionnaire), la KR se rapproche du nationalisme allemand mais acquiert simultanément une valeur universelle (et non universaliste) dans le sens où la diversité des modes de vie, des pensées, des âmes et des corps, est un fait universel, tandis que l’universalisme, sous quelque forme qu’il se présente, cherche à biffer cette prolixité au profit d’un schéma équarisseur qui n’a rien d’universel mais tout de l’abstraction".

     

    Quelles correspondances avec la droite française?

     

    En reprenant la typologie de René Rémond, on retrouve de premier abord:

     

    - les orléanistes sont sortis du champ de l’étude, représentant l’ordre bourgeois contre lequel s’élèvent les trois mouvements

     

    - les jeunes-conservateurs seraient plutôt les légitimistes;

     

    - les nationaux-révolutionnaires seraient les bonapartistes;

     

    - les Völkischen, laissés sans équivalent par Alain de Benoist, seraient les Identitaires (qui n’existaient pas du temps de René Rémond)

     

    Une autre façon de faire le rapprochement est de classer les grands auteurs français dans les trois catégories allemandes:

     

    - les jeunes conservateurs: Bonald, Maistre, Maurras, Daudet, Bainville et, en élargissant, Tocqueville, Chateaubriand, Balzac, Flaubert, Montherlant et Saint-Exupéry

     

    - les nationaux-révolutionnaires: Pierre-Joseph Proudhon, Lagardelle, Drumont, Dréat, Drieu La Rochelle, Céline (Brasillach et Barrès étant à cheval entre ses deux catégories)

     

    - les Völkischen: Mistral, La Varende, Giono, Vincenot

     

    Ce qui me fait sourire, c’est que l’on trouve ces tendances bien inscrites dans la "dissidence". L’idée de la Révolution Conservatrice est de parvenir à une synthèse de ses courants.

     

    Si certains principes sont clairement rejetés par les trois composantes, ce en quoi ils désignent un ennemi commun, Steuckers parle d’éventail de Weltanschauungen (vision du monde) plus que de synthèse. Cette vision dynamique ne devient effective que dans l’action, pour atteindre des objectifs communs.

     

    Je ne vois pas encore comment elle nous permettrait de gouverner ensemble.

     

    Merci à Boréas pour les liens, et mille pardons à Alain de Benoist et Robert Steuckers pour avoir pillé leurs écrits tout en ayant probablement travesti leurs pensées.

    http://droitedavant.wordpress.com/2013/05/30/la-reacosphere-est-ellle-soluble-dans-la-revolution-conservatrice/

  • L'impossible équation d'Hollande

    C'est la dernière analyse d'Hilaire de Crémiers, dans le numéro de Politique magazine d'avril. Il n'y va pas pas par quatre chemins. Extrait.

     

    "Hollande ne peut plus gouverner. Quoi qu'il fasse et quelque « truc » qu'il invente, il est dorénavant dans l'impossibilité pratique de réussir personnellement à redresser la situation ; en aurait-il l'intention, il n'a plus la capacité de faire aboutir quelque projet que ce soit, sur tous les points où les Français sont en attente des réformes nécessaires. Lui et son gouvernement d'idéologues, en deux ans, n'auront fait que casser la France davantage, détruire les familles, briser les liens sociaux, épuiser les patrimoines, accabler les entreprises, tuer même l'esprit d'entreprendre, décourager les braves gens, appauvrir le peuple, désespérer la jeunesse qui n'est plus éduquée, ni formée, ni élevée, abandonnée aux sinistres pitreries d'un prétendu grand maître éducateur, aggraver les souffrances matérielles et morales des Français dont cette petite bande de paltoquets sans cœur, sans envergure d'esprit, centrés sur leur « moi » de médiocres politiciens aussi prétentieux que vains, se moque éperdument. [...]

    Les institutions de la Ve République sont réduites aujourd'hui à néant. Le chef de l'état n'est plus qu'un ectoplasme qui répète « moi, moi, » pour se persuader vraisemblablement qu'il existe et dont les conseillers ne servent à rien, sauf ceux qui sont chargés des basses œuvres du parti et des règlements de compte personnels ; le Premier ministre mal assis, mal placé, mal pris, ne sait plus s'il est le bras exécutif du patron de l'Élysée ou la tête de la majorité parlementaire qui, elle-même, n'a plus aucun centre de gravité et qui n'est qu'un éparpillement de volontés sans ordre ni raison ; les ministres ne pensent qu'à leur mince personne et tirent, chacun, à hue et à dia avec des plans toujours plus absurdes ; les ténors du parti et les hommes de l'appareil ne sont préoccupés que de leur avenir. Quel tableau !

    Qui va remplacer Ayrault est la grande question politique du jour. La semaine prochaine, quand paraîtra Politique magazine, ce sera peut-être chose faite, Hollande ayant été bousculé, car, s'il n'en tenait qu'à lui, il userait jusqu'à la corde l'homme qui ne lui faisait pas trop d'ombrage. Mais peu importe, Valls, Le Drian, même la Royal ou l'Aubry ou le Fabius ou quelque autre du même acabit, rien ne changera, car le remplaçant, fort ou faible, n'aura pas plus de moyens de redresser la situation. Les institutions ne s'y prêtent plus, elles offrent le spectacle d'un champ de ruines. L'homme qui aura cédé au goût du pouvoir, s'y perdra, allant de murs branlants en murs branlants et découvrant partout des trous béants que personne ne voudra ni ne pourra combler. Quand l'esprit est parti, la chair se décompose ! C'est vrai des sociétés comme des hommes."

    Paula Corbulon

  • Soirée électorale

     

    C’est quand même réjouissant, les soirées électorales. C’est certainement le moment un peu sacré où tout le monde se croit obligé de parler en bien de la France et des Français. C’est pour la France qu’ils veulent que ça change, c’est pour les Français qu’ils veulent des réformes et tout de suite.

     

    Pour un peu, ils nous parleraient de grandeur, voire de « racines ». Alors bien sûr, le nom de notre pays est invariablement accompagné du mot « République » pour bien se distinguer du Front national pour l’UMP et le PS et les micros satellites de ces formations, tandis que le Front national se drape, lui aussi, des oripeaux de Marianne pour affirmer aujourd’hui qu’il joue dans le même club.

    Reste que la France qu’on essaye de dissoudre dans l’Europe atlantiste, dont on essaie de cacher, à gauche comme à droite, les origines et l’histoire, que l’on caricature et que les intellectuels qualifient de « moisie », cette France ne compte guère tout au long des mandats. Excepté en période électorale, période au cours de laquelle la vieille maquerelle que je ne nommerai pas, un peu trop fardée en tricolore pour la circonstance, semble se pencher sur son lit de douleur pour feindre de lui prodiguer les soins consécutifs aux mauvais traitements de marâtre qu’elle lui fait subir tout le reste du temps.

    N’empêche que de voir les « roses » dans les choux est réjouissant. Leur arrogance et leur sectarisme quand ils sont au pouvoir rend les « roses « proprement irrespirables. L’UMP, quant à elle, revient aux affaires dans un grand nombre de communes : on sait qu’il ne faut rien en attendre de plus. Le FN ? Il effectue une percée significative notamment dans le midi : attendons de voir ce que cela donnera dans la durée.

    Nous savons que la couleur politique ne constitue ni une garantie, ni nécessairement un obstacle à la qualité personnelle de ceux qui prennent la destinée d’une cité en main. Il s’agit bien d’élections locales et d’un rapport de proximité entre un maire et une population. Mais ne boudons pas notre plaisir. D’authentiques et honnêtes patriotes déclarés, fussent–ils républicains, se trouvent à la tête d’un peu plus de dix villes dans ce pays, parmi lesquels l’excellent Robert Ménard à Béziers. C’est incontestablement une bonne nouvelle pour la France. On a beau être royaliste lucide : on peut, on doit lever un verre.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Soiree-electorale

  • Charte LMPT : parmi les 672 têtes de liste signataires, 85% ont été élus

    Un signal inquiétant pour les familles au lendemain du 2ème tour des Municipales qui a vu l’élection de 85% des têtes de listes signataires de la Charte de La Manif Pour Tous. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

    « Les Français veulent des élus engagés, clairs sur leurs convictions et agissant pour le bien commun ! » 

    Les premiers résultats des signataires de la charte des municipales de La Manif Pour Tous sont sans appel : parmi les 672 têtes de liste signataires, 85% ont été élus ! Les candidats affichant leurs convictions se sont imposés : outre Limoges (ville administrée par la gauche depuis 1921, passée à droite avec l’élection d’Emile-Roger Lombertie, signataire de la charte), les résultats à Paris (Goasgen, Kuster, Legaret, Lecoq), Marseille (Dominique Tian, Guy Tessier), Royan, Nemours, Nîmes, Perpignan, Versailles, Courbevoie, Hyières, Belfort, Poissy, Saint-Chamond, Béziers, Evreux, Chantilly, Compiègne, Brive la Gaillarde, Asnières sur Seine, Roanne ou bien encore à Colombes témoignent de l’importance du positionnement des candidats sur leur vision de la famille, premier lieu de solidarité et refuge des plus vulnérables. La Manif Pour Tous rappelle également que 40 des 43 parlementaires signataires de la charte ont été élus hier soir ou dimanche dernier. 

    "Mais l’annonce de la nomination de Manuel Valls à Matignon sonne comme une nouvelle provocation à l’égard des familles, qui se demandent si François Hollande a compris leur message !

    La Manif Pour Tous prend acte de cette nomination, en espérant que Manuel Valls sera moins sectaire comme Premier ministre qu’il ne l’a été comme ministre de l’intérieur. Il a en effet utilisé les moyens de l’Etat pour casser et réprimer la protestation pacifique, légale et républicaine des familles contre le mariage et l’adoption par les couples de même sexe, la libéralisation de la PMA pour les couples de femmes et la GPA (Gestation Pour Autrui, c’est à dire les mères porteuses). M. Valls a notamment été à l'origine de l’utilisation de gaz lacrymogène sur des enfants, des personnes âgées, des femmes enceintes, des familles, le 24 mars 2013 à Paris."

    Ludovine de La Rochère ajoute :

    « La politique de M. Valls à l’Intérieur, ce sont aussi des centaines de gardes à vue arbitraires et des consignes de flicage radicales et aberrantes, par exemple pour le simple port du sweat de La Manif Pour Tous ».

    La Manif Pour Tous sera extrêmement vigilante contre toute nouvelle manifestation de familiphobie de la part du gouvernement de M. Valls, en particulier pour ce qui concerne l’ABCD dit « de l’égalité », projet ne respectant pas la liberté d’éducation des parents et sortant des prérogatives de l’Etat, dont le mouvement citoyen réclame le retrait.

    Michel Janva

  • Municipales : Bérézina de la gauche, ancrage local de la droite nationale

    Après un premier tour assez net au second tour des élections municipales, c’est une défaite très brutale qui se confirme pour le parti socialiste. La gauche subit des Bérézina dans la plupart des villes de France. Ainsi, la grande majorité des Français a décidé de sanctionner la politique de François Hollande en votant pour des candidats UMP, Front national et divers droite (photo en une : Robert Ménard nouveau maire de Béziers). Le basculement à droite est plus que significatif et semble dépasser par son ampleur celui de 1983. Aujourd’hui nous pouvons donc affirmer que la France est à droite… toutes les droites !

    La seconde spécificité de cette élection, c’est l’abstention. Ce sont près de 37 % des électeurs qui ont décidé de ne pas se rendre dans leur bureau de vote. Le message est clair, les Français croient de moins en moins à la politique en général et aux partis majoritaires en particulier.

    Plus concrètement, que s’est‑il passé dans les villes françaises ?

    Toulouse, Tourcoing, Roubaix, Reims, Quimper, Angers, Nevers, Saint‑Etienne, Pau, Belfort, Ajaccio, Caen, Montbéliard, Valence, Maurepas, Evreux, Roanne, Bar‑le‑Duc, Chambéry, Amiens, La Roche‑sur‑Yon, ou encore Brive‑la‑Gaillarde… On ne compte pas les grandes villes à avoir renvoyé l’équipe socialiste sortante. A Limoges, c’est la première fois depuis 1912 que la gauche n’a plus le pouvoir. A Montbéliard, la liste de Moscovici essuie une cuisante défaite. La gauche se maintient quand même dans ses fiefs de Paris, Lyon, Lille, Nantes et Strasbourg. Enfin, la ville de Grenoble est passée du PS aux Verts.

    Les premières réactions à l’annonce des résultats

    Sur la sellette, Jean‑Marc Ayrault a pris la parole pour confirmer les grands axes de la politique gouvernementale en affirmant qu’il ferait preuve d’une meilleure pédagogie ! Alain Juppé, lui, a commencé la soirée électorale en se félicitant que le Front national n’ait pas gagné les élections dans plus de villes, précédant un cortège de déclarations anti‑FN. Enfin, les représentants du gouvernement ont asséné toute la soirée les mêmes messages : « la politique du gouvernement doit être continuée », « le danger, c’est le Front national dont les idées sont banalisées par la droite », ou encore « c’est normal de perdre les élections à mi‑mandat ». Bref, aucune remise en question. Les électeurs trancheront lors des élections européennes qui approchent.

    La droite nationale réussit son pari d’ancrage local

     L’UMP parade, mais le Front national est aussi l’un des grands vainqueurs de ces élections municipales ?

    Hénin‑Beaumont avait été conquise au premier tour. Au second tour, les candidats soutenus par le Rassemblement Bleu Marine ont transformé l’essai et remportent ainsi les villes de Fréjus, Le Luc, Beaucaire, Cogolin, Hayange ou encore Villers‑Cotterêts. A Béziers, Robert Ménard, remporte une large victoire. A Mantes‑la‑Ville, dans les Yvelines, le Front national remporte encore une belle victoire qui a dû ravir Jean‑Marie Le Pen.

    Enfin, l’un des succès les plus importants de la droite nationale est réalisé à Marseille : si Gaudin est réélu à la tête de la Ville, le frontiste Stéphane Ravier gagne la mairie du VIIe secteur de la cité phocéenne, le plus peuplé de la ville avec 150.000 habitants ! Au conseil de Marseille, le Front national devient ainsi la deuxième force politique avec vingt‑et‑un élus, et passe devant le Parti socialiste. Il convient encore de noter, pour la Ligue du Sud, la réélection de Madame Bompard à Bollène, une semaine après son époux à Orange.

    Contre la droite nationale, le système aura usé d’armes diverses et variées…

    Politiciens de l’UMPS, professionnels de l’antiracisme, bobos de l’intelligentsia, chacun y aura été de son sourcil froncé et de sa voix chevrotante pour contrer la montée du FN. L’Union des étudiants juifs de France a ainsi, durant l’entre‑deux‑tours, mené une campagne anti‑Front national dans plusieurs villes. D’Olivier Py et ses ridicules menaces sur Avignon jusqu’à l’ancienne favorite du président, Valérie Trierweiler, qui s’inquiétait « du danger FN » : la caste bobo parisianiste a joué à se faire peur.

    Dans plusieurs villes, le pseudo « Front républicain » n’a pas pu fonctionner ; dans d’autres, l’UMPS s’est réuni pour faire battre de toutes ses forces les candidats de la droite nationale — ce qui explique les défaites de Florian Philippot, Louis Aliot ou Gilbert Collard. Et à Fréjus et Beaucaire, dès hier soir, des voyous faisaient une démonstration de force contre la démocratie…

    Sur les plateaux de télévision, hier soir, les éléments de langage n’étaient pas les mêmes selon qu’on évoquait l’UMPS ou le FN…

    Des expressions comme « le FN est en embuscade », ou « le FN guigne cette ville » ont été employées par les journalistes. En revanche, l’UMP et le PS, eux, ne guignaient jamais des villes, ils ambitionnaient de les conquérir. Sémantiquement, la nuance est importante. France 3 a été jusqu’à parler de « soulagement » à Perpignan après la défaite de Louis Aliot… Il est à parier que jusqu’aux Européennes, diabolisation et traitement de défaveur seront à l’ordre du jour pour le Front national de la part du système et de ses valets médiatiques…

    http://fr.novopress.info/161257/municipales-berezina-gauche-ancrage-local-droite-nationale/#more-161257

  • Valls le gazeur est favorable à la GPA

    Au lendemain de la manifestation du 2 février, Manuel Valls avait assuré que le gouvernement s'opposerait à tout amendement parlementaire élargissant la PMA aux homosexuelles et légalisant le recours aux mères porteuses. Puisqu'il est pressenti pour devenir Premier ministre, rappelons qu'à titre personnel, Manuel Gaz y est pourtant favorable. Extrait d'un interview accordé à un site homosexualiste en 2011 :

    "D’une manière générale, nous devons accompagner les évolutions de la société, permettre des droits nouveaux. Je crois à une société d’ordre, de justice sociale, et en même temps j’ai la conviction profonde que la gauche doit incarner le progrès. (...)
    Aujourd’hui, les nouvelles techniques permettent cette gestation pour autrui, et il y a des possibilités d’y recourir légalement dans des pays voisins. De ce point de vue, je considère que cela doit concerner toute forme de couples, mais il faut qu’il y ait des règles précises qui encadrent la GPA, car elle soulève de nombreuses interrogations. Le droit à l’enfant ne peut ni remplacer ni primer sur l’intérêt de l’enfant. Je considère que le débat intellectuel, philosophique concernant la famille n’est pas un débat anodin, et qu’on a intérêt à le mener jusqu’au bout. Car la GPA repousse les barrières qui encadrent la procréation assistée, et il y a le problème de la transaction financière avec des femmes souvent pauvres. Je comprends que certains au PS aient peur d’une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait se révéler immaîtrisable. Mais au-delà de ces précautions, c’est une évolution qui est incontournable, à condition qu’elle soit encadrée. Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable. À terme, je suis favorable à une évolution législative, mais contrairement au mariage, ce n’est pas la position du PS."

    Louise Tudy

  • Civitas félicite ses nouveaux élus municipaux

    Dans un communiqué publié sur ses sites internet, Civitas félicite ses élus au lendemain du second tour des élections municipales. On se souvient que Civitas avait encouragé les catholiques à s’engager à l’échelon municipal, sur le terrain associatif mais aussi politique. Selon ce communiqué, le mouvement aurait obtenu quelques centaines d’élus locaux.

    Bravo aux membres et amis de Civitas élus aux élections municipales

    Au lendemain du second tour des élections municipales, Civitas a de quoi se réjouir.

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  • Accord de libre échange transatlantique : les Européens ont la mémoire et la vue courte en croyant aux promesses d’amitié d’Obama

    Obama se rend en Belgique pour un discours sur les relations transatlantiques, dont le traité est de plus en plus critiqué. Et pour cause : il est loin d’assurer une vraie protection et l’Europe a davantage tendance à être lésée.
    ALENA : Accord de libre échange nord-américain. Ce traité, devenant pour l’Europe le TTIP (Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement) dont il est le laboratoire, est entré en vigueur le 1er janvier 1994. Il a créé une zone de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique et a notablement favorisé les exportations canadiennes et mexicaines vers les Etats-Unis, mais la crise économique 2008-2010 les ont fait chuter. Confronté à l’opposition de groupes altermondialistes, ALENA a fait l’objet de nombreuses critiques : dépendance économique du Mexique vis-à-vis des Etats-Unis, agriculture dévastée, effets négatifs des envois de fonds, délocalisations d’emplois…
    Elargir ce type de traité à l’Europe soulève plusieurs questions auxquelles Christian Harbulot répond ci-après dans un article publié par Atlantico.fr et qui nous est communiqué par un de nos correspondants.
    Polémia
    Atlantico : Barack Obama passera la journée du 26 mars en Belgique, à l’occasion d’une rencontre politique avec l’Union européenne. L’unique discours que devrait donner le Président américain concerne les relations transatlantiques. Le traité transatlantique est supposé induire une harmonisation progressive des normes en vigueurs, mais fait l’objet de vives critiques. Pourquoi ? Dans quelle mesure peut-il représenter un danger pour l’Europe ?
     Christian Harbulot : Le traité transatlantique représente un danger pour l’Europe, dans la mesure où le système qui est appliqué dans le cadre de l’ALENA (qui peut apparaitre comme un laboratoire qui sera transposé ensuite dans le cadre européen) est un système qui, de fait, favorise les Etats-Unis. Pour des raisons tant juridiques et financières que normatives. Il faut comprendre que les Etats-Unis se sont préparés à ce type de système et qu’ils sont dominants dans l’application de ces trois types de sujets. Arrêtons-nous un instant sur cet aspect juridique, dont on parle malheureusement trop peu. Il y a là une dimension stratégique du droit, qui s’explique par la taille critique prise par les cabinets anglo-saxons. En France, en 30 ans, ces cabinets sont passés de 15% à plus de 80% des parts de marché. Ces cabinets ont une attitude qu’on peut qualifier d’ambigüe, en cela qu’ils ont une attitude particulièrement critique face aux mesures protectionnistes, voire défensives, que pourraient prendre un pays comme la France (on l’a vu dans le cadre des OPA de l’affaire Florange), tandis que ces mêmes cabinets ne formulent aucune critique à l’égard de mesures similaires, si pas plus protectionnistes encore quand elles ont lieu aux Etats-Unis. Cette ambiguïté est parfois traduit comme une forme d’hypocrisie par certains.
    Prenons aussi l’exemple du tribunal arbitral, présenté comme un risque un peu générique et qui devraient profiter plus aux entreprises qu’à l’intérêt général. Dans les faits, le problème est plus compliqué et ne se limite pas au simple problème entreprise-état. Quand on a bien étudié le fonctionnement de l’ALENA, on réalise que les Etats-Unis font jouer cette masse critique, qu’ils ont bâtie pour défendre leurs intérêts. Autant ceux de firmes multinationales que ceux du système Nord-Américain, au dépend de celui des autres, comme dans le cas du Canada et du Mexique. Il faut craindre une organisation semblable des rapports entre les Etats-Unis et l’Europe.
    Nous Français avons pris l’habitude, en termes de défense des intérêts français, de nous focaliser sur certains dossiers, comme celui de la politique agricole commune. Parce que nous nous focalisons sur ces dossiers, nous en abandonnons d’autres, et pire encore, nous n’anticipons pas sur les dossiers majeurs. Quelle anticipation sur ce monde immatériel, en émergence ? Aucune. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, on va travailler non plus sur un mais sur deux mondes. Il y a les enjeux de l’économie numérique, de celle de la connaissance. Pour l’heure, il y a un déficit très fort de définition de la stratégie qu’un état comme la France devrait avoir, d’abord pour la France et ensuite au sein du débat européen. C’est là que se situe le déficit, dans le sens où les Etats-Unis ont déjà noué certains contacts dans les zones privilégiées (nord de l’Europe, certains pays de l’Est), qui visent à asseoir leur influence. Il n’y a pas nécessairement harmonie, ou même similitude d’intérêt au sein de l’Union Européenne.
    Face à ce danger, comment réagissent les états membres ? Finalement, à qui la faute ? S’agit-il des Etats-Unis qui ne jouent pas franc-jeu, ou bien des membres de l’UE qui n’ont pas de vision politique et stratégique suffisante ? Comment est-ce que cela peut profiter aux USA ?
    Il y a effectivement un double langage du côté des Etats-Unis. D’une part, pour faciliter ce marché transatlantique, ils souhaitent effectivement plus de liens et des liens plus ouverts. D’autre part, ils ne veulent pas perdre leurs avantages acquis ; comme le small business act qui ne rejoindra certainement pas la corbeille de la mariée. Ils feront très attention à préserver un certain nombre de dispositions, qui sont en fait de nature protectionniste.
    Dans le même temps, le problème vient également du fait que nous n’avons pas une position unitaire, en Europe. Chacun va défendre ses propres intérêts et on voit bien certaines divergences qui affectent certains états. La question se pose : comment négocier avec un état qui, lui, a une vision unitaire comme les Etats-Unis, alors qu’en face, nous arrivons en ordre dispersé ? Il n’est pas possible de négocier à part égale, et dès lors il n’est pas non plus possible de tirer notre épingle du jeu.
    Une des questions vitales, c’est de se mobiliser à la hauteur des enjeux. La gouvernance internet est un enjeu stratégique, pas un débat technique. Je crains que, pour l’instant, notre ministre des affaires étrangères n’ait pas pris la mesure de cet enjeu stratégique. Si Laurent Fabius en prend la mesure, il doit se rendre à Ryo, en personne. Et s’il s’y rend, il faut qu’il dise des choses pertinentes : sur cette question, cela signifie que l’Europe et la France doivent tenir compte des contrecoups de l’affaire Snowden et défendre une position face aux Etats-Unis qui ne soit pas une position suiviste. L’Europe doit récupérer son autonomie stratégique.
    Les Etats-Unis ont tout intérêt à signer un traité qui soit le plus linéaire possible, soit un traité qui ne fasse ressortir que des questions d’ordre technique. Un traité transatlantique dans lequel on aborde des questions d’ordre stratégique sous l’angle technique entrainerait un déséquilibre favorable aux USA. Il est clair que nous perdrions du terrain, et pas seulement en termes de marchés : sur des questions essentielles comme la définition de l’intérêt général, ou de rapport aux modes de vies. Nous n’avons pas du tout la même approche que les Etats-Unis sur le rapport entre l’agroalimentaire et la santé publique. Il y a en Europe des critères différents. Ça n’est pas pour autant le type de contradiction qu’on pourrait faire ressortir lors des négociations. Il est même possible, via l’approche technique, qu’on cherche à les lisser, de façon à pouvoir faire passer ces différences comme de simples approches normatives différentes.
    Qu’en est-il des protections annoncées dans le traité ? Barack Obama se fait-il véritablement le blanc chevalier protecteur des marchés et de l’échange Européen ? Le constat brossé est résolument sombre, mais n’avons-nous rien à y gagner ?
    La seule chose que nous avons à gagner à cette entente, c’est une alliance entre Etats-Unis et Europe, face à la Chine. Et sur ce terrain-là, les USA ont compris qu’ils avaient besoin d’un traité transatlantique pour ne pas être laminés par la Chine. Il faudra donc être attentif à ce qui sera négocié, puisque le véritable enjeu se porte contre la menace économique que représente la Chine. Là, effectivement, on peut gagner un certain nombre de choses. Il est très important d’imposer à la Chine des règles qu’elle ne respecte pas forcément. Il n’est pas normal que la Chine continue à laisser contrefaire des produits comme les médicaments (avec tous les risques qui y sont inhérents), ou la contrefaçon de marques de luxe. C’est une nécessité absolue que de les obliger à respecter ces principes. Ce traité pourrait nous aider à, au moins, les amener à un autre type de rapport de force que celui qui prévaut en ce moment.
    Quels sont les moyens dont nous disposons aujourd’hui pour nous protéger de ce traité ? Et, à termes, qui va devoir en payer les frais ?
    Une des manières de ne pas être pénalisé par ce traité sommeille dans les forces de la société civile, qui doivent jouer un rôle de lanceur d’alerte. Pas comme les ONG type Greenpeace : il faut que la société civile s’exprime sur des problématiques où elle est légitime. Dans l’économie de la connaissance, sur les normes éducatives… Il est vital que nous ne soyons pas aussi démunis qu’aujourd’hui. L’Europe doit pouvoir défendre des intérêts précis : la CNIL ne suffit pas face à ce genre d’enjeu. L’Europe devrait développer son propre réseau internet. Il faut s’emparer de ce sujet du monde immatériel, comme on a pu le faire à propos des voies maritimes par le passé. C’est aussi important, et pour l’instant nous n’y avons pas accès. Au travers des sociétés civiles, on pourra passer outre le déficit des politiques et des entreprises pour rendre les états légitimes à porter ces sujets.
    Il est évident, également, qu’une Europe incapable de faire en sorte qu’il y ait un changement nous coûtera cher à nous, contribuable. Qu’il s’agisse de l’éducation de nos enfants, de la notion d’e-commerce ou même d’échange marchands dans ce monde immatériel. Si nous ne réfléchissons pas à ça, c’est notre indépendance qui est mis en danger.
     Christian Harbulot, 26/03/2014
    Source : Atlantico.fr
    Christian Harbulot est historien, politologue et expert international en intelligence économique. Directeur associé du cabinet Spin Partners, il est également directeur de l’Ecole de Guerre Economique, membre fondateur du nouvel Institut de l’intelligence économique. Il est l’auteur de La guerre économique (PUF, Que sais-je ?, 2010).Correspondance Polémia – 30/03/2014
    http://www.polemia.com/accord-de-libre-echange-transatlantique-les-europeens-ont-la-memoire-et-la-vue-courte-en-croyant-aux-promesses-damitie-dobama/