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France et politique française - Page 4369

  • Robert Ménard, candidat du pays réel, élu triomphalement à Béziers

    Robert Ménard : « Béziers se libère de vingt années de mauvaise gestion »

    « Ce soir, Béziers se libère de vingt années de mauvaise gestion », s’est félicité Robert Ménard après l’annonce de son succès au second tour des élections municipales, saluant une « victoire de l’espoir » demandant un « changement en profondeur ».

  • Au nord, une hécatombe à gauche et un maillage réussi pour le FN

    Le mouvement de Marine Le Pen se consolera dans la moitié nord de la France par son implantation désormais indiscutable sur l’ensemble des départements.
    Après Hénin-Beaumont la semaine dernière, fief de gauche depuis quasiment un siècle (et sans discontinuer depuis 1945) passé sous direction frontiste, c’est Hayange en Moselle qui a été conquise par l’ancien militant de la CGT Fabien Engelmann, tandis que Florian Philippot, arrivé en tête au 1er tour, cède pour sa part l’élection au maire socialiste sortant : sans doute le vice-président du Front national a-t-il souffert de l’extrême médiatisation de sa candidature, tout comme dans le sud celle du député Gilbert Collard qui, lui non plus, n’accède pas à la mairie de Saint-Gilles qu’il convoitait.
    Le mouvement de Marine Le Pen se consolera dans la moitié nord de la France par son implantation désormais indiscutable sur l’ensemble des départements, ce maillage réussi du pays qui était un des enjeux annoncés par l’ancienne candidate à la présidence de la République.
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  • Une vraie claque pour la gauche

    PA Marseille, l'UMP obtient une très large majorité de 61 sièges au conseil municipal. Le Front National et la gauche obtiennent le même nombre de sièges : 20 chacun.

    Sur l'ensemble de Lyon : PS 50.64%, UMP 34.24%, FN 10.34%, FDG 4.78%. Mais au regard des résultats dans le reste de l'agglomération, il pourrait ne pas remporter la majorité à la métropole du Grand-Lyon qu'il espérait diriger.

    Du côté des ministres candidatsLaurent Fabius (Grand Quevilly), et Michel Sapin(Argenton-sur-Creuse) l’avaient emporté dès le premier tour. Dimanche soir par Frédéric Cuvillier a été réélu à Boulogne-sur-Mer, Manuel Valls à Evry, Valérie Fourneyron (Rouen), Benoît Hamon(Trappes) et à Yamina Benguigui (Paris Xe) aussi. Le ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a aussi été élue (Metz), de même que Stéphane le Foll (Le Mans). 

    En revanche, à Marseille, le ministre délégué aux Handicapés, Marie-Arlette Carlotti, a été très largement battue. Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, qui avait conquis la ville de Laval en 2008, a aussi perdu. Le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, a été battu dès le premier tour à Vieux-Habitants, en Guadeloupe. Michèle Delaunay, chargée des Personnes âgées, qui se présentait sur la liste PS à Bordeaux, avait ausi été battue. A Valentigney, à côté de Montbéliard, Pierre Moscovici a été battu. Le ministre de la ville, François Lamy, a été battu à Palaiseau.

    Le Front national emporte 13 villes :  Hénin-Beaumont, Béziers, Fréjus, Beaucaire, Villers-Cotterêts, Cogolin, Le Pontet, Hayange, Le Luc, Camaret-sur-Aigues, Le Hamel, Mantes-la-Ville et le 7e secteur de Marseille. À ces municipalités, il faut ajouter celles détenues par le parti de Jacques Bompard, la Ligue du Sud : Orange et Bollène. En revanche, l'union droite-FN échoue à Villeneuve-Saint-Georges et à L'Hôpital.

    187 villes de plus de 9 000 habitants ont changé de bord politique. Sur ces 187 villes, 171 communes de gauche ont basculé à droite. A l'inverse, seules 6 villes de droite ont basculé à gauche.

    François Hollande se trouve confronté à une fronde au sein de son propre camp pour qu'il change de politique. Plusieurs députés socialistes menacent de ne pas voter la confiance au nouveau gouvernement. Parmi les revendications de cette gauche : engager le bras de fer avec Bruxelles pour desserrer les contraintes budgétaires, abandonner le pacte de responsabilité et mettre en place des mesures de pouvoir d'achat. Parmi les signataires, on retrouve les animateurs du courant Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jérôme Guedj, Julien Dray, Paul Quilès, Benoît Hamon.

    Jean-Marc Ayrault a failli démissionner en direct, hier soir lors de son intervention.

    D'après les premiers calculs, le Sénat sera perdu par la gauche à l'automne prochain.

    Michel Janva

  • UE-États-Unis : Vers un marché transatlantique

    par Guy C. Menusier

    Les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne et des États-Unis se réuniront à Bruxelles le 26 mars. Ils poursuivront la négociation d’un nouveau partenariat transatlantique, dont l’ampleur et le secret nourrissent de multiples suspicions.

    Les Français, comme nombre d’Européens, n’ont pas encore digéré la disparition des frontières douanières au sein de l’Union européenne que, déjà, s’ouvre la perspective d’un plus vaste marché qui dépouillerait un peu plus les États de leurs compétences régulatrices. Le 26 mars à Bruxelles doit, en effet, se tenir une conférence réunissant le président états-unien Barack Obama et les dirigeants européens, l’objectif étant de jeter les bases d’une vaste zone de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne.

    Un gros morceau

    L’enjeu est considérable. Au terme de négociations engagées depuis plusieurs mois, dans une exceptionnelle opacité, un texte pourrait être finalisé d’ici à la fin de l’année. Pour autant que les intéressés – politiques, consommateurs, syndicats – ne se rebellent pas d’ici-là. Ce traité Tafta (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) tend donc à l’élimination de tous les droits de douane sur les échanges bilatéraux (entre les États-Unis et l’UE). Ce qui n’est pas anodin, sur le plan des principes comme sur celui de la pertinence commerciale, sociale et environnementale. Certes, il ne faut pas peindre le diable sur la muraille. Un accord de partenariat a déjà été signé entre l’Union européenne et le Canada, un autre est prévu avec le Japon. Dans tous les cas, il existe quelques avantages réciproques, mais il faut bien admettre que les États-Unis représentent un gros morceau, économique et politique, avec une doctrine libérale bien affirmée et empreinte de prosélytisme, à laquelle nos néo-sociaux-démocrates ne sont d’ailleurs pas insensibles. D’où de légitimes inquiétudes en ce qui concerne les capacités concurrentielles des entreprises françaises ou encore la sécurité alimentaire.

    Acteur effacé du processus en cours, François Hollande éprouve des difficultés à se positionner officiellement. Conscient des risques politiques que comporte cet engagement vers toujours plus de libéralisation du commerce international, le président de la République a promis d’être vigilant quant aux « principes de la politique agricole » et s’agissant de l’exception culturelle. On voudrait bien le croire, mais quand on connaît la soumission de François Hollande aux diktats états-uniens, il est permis d’être dubitatif. D’autant que les dirigeants français pourront toujours se défausser sur la Commission européenne, qui a reçu un blanc-seing du Parlement européen et des États membres pour conduire les négociations avec les Américains.

    Voile de mystère

    Le texte de l’accord préalable sera rendu public au terme du sommet du 26 mars. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître après trois sessions de pourparlers, l’évolution des discussions est demeurée entourée d’un voile de mystère. Le secret entretenu jusqu’à présent de part et d’autre est en tout cas de nature à nourrir les imaginations et à susciter des craintes. La méthode retenue par Barack Obama – une procédure accélérée sans amendement pour la ratification du traité par le Congrès – n’est pas pour rien dans l’actuel climat de suspicion.

    Produits sensibles

    D’après des informations fragmentaires, l’UE serait prête à lever 96 % des droits de douane existants, ne les maintenant que pour des "produits sensibles" comme le bœuf, le porc et la volaille. De leur côté, les États-Unis proposeraient de lever environ 90 % de leurs droits de douane sur le commerce transatlantique. L’énumération par Bruxelles des produits dits sensibles mérite attention. Rien ne garantit que les Américains accepteront en fin de compte ces exceptions. Mais, en l’état présent, cette réserve permet de désamorcer en partie des mécontentements qui restent circonscrits aux associations pro-environnementales et aux militants d’Attac, lesquels rejettent « le poulet chloré, la viande aux hormones et les organismes génétiquement modifiés ». Autrement dit, la malbouffe à la sauce mondialisée. Outre la libre circulation de produits de consommation, le grand marché transatlantique, incluant les investissements, pourrait favoriser le développement de pratiques et ressources jusqu’alors régulées ou même interdites en France, comme l’exploitation du gaz de schiste. Car le commerce possède sa propre dynamique qui bien souvent finit par se jouer des normes et règles prescrites par des politiques velléitaires. À Bruxelles, Obama se propose en outre d’évoquer des sujets aussi divers que le changement climatique, la question ukrainienne ou l’espionnage des "alliés" par la NSA. Pour un enfumage maximal.

    L’ACTION FRANÇAISE 2882

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?UE-Etats-Unis-Vers-un-marche

  • Faits & Documents n°374 du 1er au 15 avril 2014 – Portrait : Alain Finkielkraut

    Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 avril 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait d’Alain Finkielkraut.

    Le 10 avril, l’ancien militant maoïste libertaire devenu un philosophe néo-cons (pro-américain, ultra-sioniste), à l’instar de son maître Benny Lévy, succédera sans doute au fauteuil de Félicien Marceau à l’Académie française. Positionné au cœur de l’intellocratie française, ce familier des plateaux de télévision et animateur de Répliques sur France Culture a su conquérir une large partie du public conservateur à l’aide de formules brillantes (« l’antiracisme est le communisme du XXIe siècle »). Exaltant aujourd’hui les racines de la France (« j’ai la nostalgie de la France »), il en fut pourtant l’un des contempteurs, participant largement à la destruction des valeurs identitaires. Comme quoi, les donneurs de leçons d’un jour seront les donneurs de leçons de demain, bien que s’étant plus que souvent trompés.

    Faits & Documents n°374 du 1er au 15 avril 2014 - Portrait : Alain Finkielkraut

    Faits & Documents n°374 du 1er au 15 avril 2014 – Portrait : Alain Finkielkraut

    Je suis très nostalgique de la gauche mendésiste »
    Alain Finkielkraut, Le Point (10 octobre 2013).

    « Il appartient à la gauche sioniste qui ne supporte pas qu’on attente au rêve d’Israël »
    Philippe Gumplowicz, Le Nouvel observateur (17 octobre 2013).

    « Il fait honneur à l’intelligence française »
    Nicolas Sarközy, 4 décembre 2005.

    « Pour Finkielkraut, défendre la France revient à défendre Israël et vice-versa »
    Le Figaro Magazine (23 août 2013).

    « Dès 2003, il écrit que les enfants des cités pour lesquels il défilait au nom de l’antiracisme portent l’antisémitisme d’aujourd’hui. »
    Marianne, 5 juin 2010

    Alain Finkielkraut est né le 30 juin 1949 à Paris. Son père, Daniel Finkielkraut (1904-1998), maroquinier rue Jean-Pierre Timbaud (Paris XIe) était né à Varsovie où il fut inscrit au Maccabi (club de sport juif). Arrivé en France dans les années trente, il sera déporté en juin 1942 tandis que sa future femme, une juive allemande née en 1920 à Lwow (autrefois en Pologne aujourd’hui en Ukraine), passa l’Occupation à Anvers avec de faux papiers. Mariés en 1948, ils furent naturalisés en 1950, en même temps que leur fils, qui avait alors un an. On parlait yiddish à la maison et le père, sioniste de la première heure, recevait chaque matin le quotidien yiddish Unser Wort (Notre parole). Ne fréquentant pas la synagogue et ne célébrant que Roch Hachana et Kippour, Alain Finkielkraut n’a pas été élevé dans la religion stricto sensu, n’ayant même pas été circoncis. Le Point du 10 octobre 2013 indique : « Timide, il ne vous regarde pas au visage, il regarde juste en dessous […] On ne le connaissait pas guilleret, ce grand bonhomme de 1,83 mètre voûté par le poids du monde, de l’étude et de l’intelligence. De l’« intellijuiverie », selon le mot d’Albert Cohen. Finkielkraut n’est pas circoncis (ses parents tenaient à ce que leur fils unique soit « assimilé »), il ne met presque jamais les pieds dans une synagogue et il ne fait pas Kippour, mais, en bon « juif imaginaire », il a un rapport viscéral à Israël, et ça lui plaît d’être surnommé « mon Rabbi » par l’une de ses amies. »
    Ses parents l’inscrivent à l’école élémentaire des Récollets (Paris Xe) sous le nom de Fink pour éviter les jeux de mots, et l’éduquent en langue française : « Ils avaient une telle haine de la Pologne qu’ils n’ont pas voulu me refiler la langue. » (Libération, 19 avril 1999). Comme le résumait L’Evénement du jeudi (16 janvier 1992) : « Il a gardé « une nostalgie inépuisable pour la vie juive d’Europe centrale » dont ses parents sont originaires. Autrefois on aurait dit de lui : c’est un juif de gauche. » Vis-à-vis du judaïsme, Alain Finkielkraut a donc toujours nourri un complexe, se voulant à l’intérieur alors qu’il était, comme non circoncis, à l’extérieur : « La culture juive lui reste extérieure, il est dans un effort permanent d’affirmation. Il y a chez lui une jouissance inavouée à croire revivre ce que ses parents ont vécu » dit à son propos Théo Klein, ancien président du CRIF (décembre 2005). Ce qui le conduit à tout mélanger allègrement. Dans l’hebdomadaire officiel du PS, L’Unité, il écrivait en 1987 (n° 593) : « Il y a toujours un dérapage possible, il y a toujours l’ambiance de pogrom, qui s’installe dans un pays quand le racisme, au lieu de n’exister que dans le secret des consciences ou dans les conversations particulières, trouve un écho massif dans la vie publique. Le rôle de la politique ici, c’est d’endiguer les pulsions agressives, l’abjection individuelle. Le Pen fait l’inverse. Au lieu d’endiguer, il flatte. Il est le courtisan des passions basses […] Il n’en reste pas moins (…)

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    http://fr.novopress.info/161117/faits-documents-n374-du-1er-au-15-avril-2014-portrait-alain-finkielkraut/#more-161117

  • Les résultats du second tour des municipales

    Le niveau d'abstention s'orientait vers un niveau jamais atteint pour un second tour des municipales sous la Ve République, avec un taux final estimé autour de 38%.

    Un remaniement du gouvernement est annoncé pour demain.

    • A Tarascon, le PS Limousin sort vainqueur de son duel contre le FN Laupies.
    • En revanche, Cogolin (Var) va sans doute basculer au FN, à 53% contre 47%.
    • Forbach reste PS avec la défaite de Philippot.
    • A Fréjus, Rachline (FN) emporte la triangulaire avec plus de 45%.
    • A Beaucaire, le FN Sanchez est aussi en tête avec près de 40% dans une quadrangulaire.
    • Le FN Franck Briffaut remporte la mairie de Villers-Cotterets avec 45% dans une triangulaire.
    • A Brignoles, l'UMP gagnerait face au FN.
    • À Hayange (Moselle), le FN gagne
    • A La Roche sur Yon, l'UMP gagne à 54% face au PS
    • A La Rochelle, le dissident de gauche Jean-François Fountaine gagne contre le PS.
    • Marie-Claude Bompard est réélue à Bollène.
    • Perpignan reste à l'UMP avec 55%, face au FN Louis Aliot.
    • Reims, Quimper, Angers, Pau, Limoges (une première depuis 1912 !), Brives, St Etienne, Roubaix, Nevers, Belfort, Angoulême, Anglet, Bar-le-Duc et Laval sont perdus par la gauche.
    • Avignon est gagnée par la gauche, en raison du refus d'alliance entre UMP et FN.
    • Hervé de Lépinau FN échoue à Carpentras (42% contre 44% pour le PS et 13% pour l'UMP).
    • Biarritz : Michel Veunac élu maire (divers droite) contre Max Brisson (UMP)
    • Le Pontet, près d'Avignon, serait gagné par le FN Joris Hébrard.
    • Martine Aubry garde Lille avec 53%.
    • Le nationaliste Gilles Simeoni élu maire de Bastia.
    • Gilbert Collard est battu à Saint Gilles.
    • Camaret-sur-Aigues : le candidat Ligue du Sud Philippe de Beauregard est élu avec 36%.
    • Le Luc (Var) : le FN Philippe de la Grange gagne de justesse (20 voix).
    • La droite dissidente remporterait de justesse la ville de Sèvres, contre l'UMP et le PS.
    • Strasbourg passerait à droite, tout comme Toulouse et Tourcoing

    A Béziers, les gendarmes sont venus en nombre. Robert Ménard remporte la mairie avec 47% contre 33% à l'UMP et le PS 19%.

    Les résultats officiels sont ici.

    Michel Janva

  • Hollande : les Français n’en veulent plus !

    François Hollande affirme qu’il a « entendu » le message que lui ont adressé les Français lors de ce premier tour des municipales. Il faut dire que ce message était très clair et même tonitruant. Les Français ne veulent plus de lui, de son gouvernement, de sa politique, de ce socialisme d’une autre époque qui s’imagine que, pour lutter contre le chômage, il suffit de créer des emplois aidés et que, si on soulage un peu les entreprises du poids faramineux des charges qui les paralysent, il faut exiger de leur part des contreparties impossibles. Les Français ne veulent plus de cette idéologie délirante qui voudrait qu’on détruise la famille, l’école, la société pour créer un monde nouveau.

    En s’abstenant ou en votant UMP, voire Front national, les Français ont poussé un gigantesque cri de colère à la fois contre l’absence de cap de ce pouvoir incompétent, contre cette politique qui fait encore monter les chiffres du chômage, contre ce sectarisme qui fait marier les homosexuels, contre ces deux années totalement perdues qui ont accéléré la dégringolade du pays, contre tout. Lors de ces municipales, les Français n’ont pas choisi leurs maires : ils ont hurlé leur immense ras-le-bol et ont rejoint qui les militants de la manif pour tous, qui les bonnets rouges, qui les pigeons, en fait l’immense foule de tous les mécontents qui deviennent furieux.

    Mais « entendre » la rumeur n’est pas « écouter » la colère. Il va sans doute y avoir un remaniement ministériel. Hollande va, peut-être, remplacer Jean-Marc Ayrault par un autre de ses hommes de main et jouer, sans doute, aux chaises musicales autour de la table du Conseil des ministres, histoire d’amuser la galerie, de tromper son monde et de permettre aux commentateurs de bavasser pendant quarante-huit heures. Mais ce n’est pas ce que les Français exigent aujourd’hui.

    Or, Hollande a bien précisé qu’il n’était pas question pour lui de « changer de cap » alors pourtant qu’on reproche précisément au capitaine de pédalo de ne pas avoir de cap. Peut-être, laisse-t-on entendre à l’Elysée, « quelques petits aménagements », « quelques inflexions », mais rien de plus. On a souvent dit que cet ancien premier secrétaire du PS ressemblait comme deux gouttes d’eau à Guy Mollet. Il faut donc, une fois de plus, rappeler la seule phrase de Mollet qui est restée dans l’histoire : « Ce n’est pas parce que notre politique est mauvaise que nous allons en changer ». Hollande signe et persiste. Rien n’y fait. Ni cette déculottée des municipales, ni ces derniers chiffres encore catastrophiques du chômage, ni le sourire méprisant du président chinois en visite en France. Il va continuer comme si de rien n’était. Il n’a rien compris.

    Il est persuadé que son pseudo virage à la social-démocratie, voire au social-libéralisme va finir par porter ses fruits et séduire les Français. Mais il ne veut pas voir que son Pacte de responsabilité qu’il nous présente comme « la » solution miracle n’est que de la poudre aux yeux, de la poudre de perlimpinpin, et que les Français ne sont pas dupes de cette nouvelle usine à gaz.

    Cela dit, que pourrait-il faire d’autre que de continuer à avancer tête baissée, les yeux fermés et les oreilles bouchées sur son fil de funambule au-dessus du précipice ? Reconnaitre qu’il nous avait raconté n’importe quoi pour se faire élire, qu’il a désespérément pataugé depuis deux ans en accumulant erreur sur erreur et que le socialisme, à quelque sauce qu’on le mette, n’est sûrement pas la solution ? Ce serait déjà une bonne idée. A condition qu’il continue en nous annonçant qu’il est passé du social-libéralisme au… libéralisme-social.

    Hélas, Hollande n’est pas seulement sourd et aveugle il est aussi entêté comme une mule, comme le sont tous les idéologues.

    Thierry Desjardins

    http://francelibre.tumblr.com/post/81135795262/hollande-les-francais-nen-veulent-plus

  • Les « droits de l’homme », un luxe hors de prix pour la France ?

    Par ces temps de crise, il semble difficile de se passer des impératifs économiques au nom d'un idéal plus respectueux des valeurs humanistes.
    La France, sixième exportateur mondial de biens, continue de commercer et de signer nombre de contrats mirobolants avec ses partenaires du monde entier, même les plus sulfureux. Entre le Qatar, la Chine et l’Arabie saoudite, ce sont des milliards qui sont en jeu.
    Jeudi dernier, le ministère de la Défense annonce que le Qatar a signé une lettre d’intention pour l’achat de 22 hélicoptères NH90 pour près de 2 milliards d’euros. En décembre dernier, c’est François Hollande lui-même qui déclarait que l’Arabie saoudite était « le premier client de la France au Moyen-Orient » avec plus de 8 milliards d’échanges.
    Cette semaine, la France déroule son tapis rouge au président Chinois Xi Jinping : plus de 18 milliards d’accords franco-chinois ont été signés. La France cajole et met les petits plats dans les grands, dégustation de vin et autres mets du terroir français, un petit tour par l’Opéra Royal, avant de finir par le faste de Versailles.
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  • Béatrice Bourges violemment mise à la porte à la Queer Week de Science Po

  • Conférence du Cercle Non Conforme: "Souveraineté populaire, solidarité nationale, fraternité européenne" - 5 avril 2014 - 19h30

    flyer-conf_05-04-v3.jpg

    L'entrée est gratuite mais nous demandons aux participants de venir avec un don (argent, nourriture, ustensiles, vêtements, divers, ...)

    Liste des affaires qu'il faudrait en priorité pour Solidarité Populaire :
    Nourriture:
    Gâteau individuel , barres céréales, soupes (à diluer dans de l'eau ) , sachet de thé , sucre , café , eau
    Ustensiles:
    Thermos, petites cuillères , serviette , gobelet en plastique et "bol" jetable pour la soupe
    Vêtements:
    Sous vêtements , chaussures , vêtements homme et femme ( pull , tee shirt , pantalons , jupe , écharpes ... )
    Divers:
    Nécessaire de toilette de première nécessite ( des savonnettes , des échantillons de gel douche , shampoing , des mouchoirs , rasoirs ) , couvertures
    Une part non négligeable du matériel de SP a été détruit dans l'incendie du local du MAS...