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France et politique française - Page 4371

  • L’invasion s’accélère

    La France participera à la nouvelle opération de contrôle des frontières en Méditerranée destinée à aider l’Italie à faire face à l’afflux d’immigrants clandestins, a déclaré mercredi soir à Rome le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « La France participera bien entendu à cette opération que je souhaitais », a-t-il dit. « Il faudra désormais discuter avec les autres Etats membres des modalités. »

    La Commission européenne a annoncé mercredi soir le lancement de « Frontex plus« d’ici à la fin novembre, pour remplacer Mare Nostrum, un déploiement naval à grande échelle mis en place par l’Italie pour secourir les candidats à l’immigration après deux sauvetages en octobre. La France avait justement transmis à ses partenaires il y a quelques jours un « plan sur l’immigration » qui proposait de renforcer l’opération Hermès de contrôle des frontières en Méditerranée pour succéder à Mare Nostrum, a également souligné Bernard Cazeneuve.

    Pour lui, le fait que la nouvelle opération est « portée par Frontex » montre qu’elle sera « d’une autre nature » que Mare Nostrum. « Notre souhait, pour une efficacité maximale, c’est qu’elle se déroule le plus près possible des frontières Nord de la Méditerranée », a-t-il poursuivi.

    Bernard Cazeneuve se trouve à Rome au premier jour d’une tournée destinée à discuter de son « plan sur l’immigration », qui doit également le conduire à Londres, Barcelone, Berlin et Bruxelles. (…)

    Source

    http://www.contre-info.com/

  • Socialisme : la stratégie du parasite

    Le socialisme comme modèle économique est mort en 1989, avec la chute du mur de Berlin. Qu’est-il devenu aujourd’hui ?

    Par Guillaume Nicoulaud.

    Ludwig von Mises (Crédits : Ludwig von Mises Institute, licence Creative Commons)Le socialisme, entendu comme un modèle de société fondé sur la propriété collective des moyens de production et la planification centralisée de l’économie, est mort en 1989. C’est, très symboliquement, quand le mur de Berlin s’est effondré et qu’on a pu comparer objectivement les résultats obtenus de part et d’autre du rideau de fer qu’il est devenu absolument impossible de nier l’évidence.

    Comme tous les partisans de l’hypothèse socialiste, Robert Heilbroner n’aura pas d’autre choix que de reconnaitre que « le capitalisme organise les affaires matérielles de l’humanité de manière plus satisfaisante que le socialisme »1 et, incidemment, que « Mises avait raison »2.

    C’est la fin du plus grand débat intellectuel du XXe siècle et il s’achève par la victoire incontestable de celui qui l’avait initié dès 19203 : malgré les moyens colossaux mis en œuvre pendant près de huit décennies, malgré les contributions théoriques – souvent remarquables – de celles et ceux qui croyaient dur comme fer que la planification était possible, le socialisme a été un échec partout où il a été tenté.

    Et donc, l’hypothèse socialiste est morte depuis maintenant un quart de siècle.

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  • Hollande, Belkacem, Taubira : le triumvirat des menteurs

    Les citoyens sont délibérément mis en danger et nos enfants endoctrinés. Pour une présidence qui se voulait normale, il reste beaucoup de progrès à faire.   

    Ils ont osé, ils l’ont fait. François Hollande et Manuel Valls ont maintenu Christiane Taubira au ministère de la Justice et ont confié à Najat Belkacem celui de l’Éducation nationale. L’une au service du laxisme et de l’insécurité généralisés, l’autre au service des minorités et de la destruction définitive de l’instruction. Des trahisons politiques.

    Najat Belkacem s’était déjà distinguée, en tant que porte-parole du gouvernement, par sa promotion du mariage homosexuel dans les collèges. Ou encore par son expérimentation de la théorie du genre dans les crèches. D’ailleurs, Najat doit être ravie : après SOS Racisme et Contact, l’association Le Refuge – qui sévit depuis 2010 dans les établissements scolaires du Languedoc-Roussillon – vient d’obtenir son agrément au niveau national. « Nos séances sont indispensables », témoigne son président Nicolas Noguier, « car les préjugés et les stéréotypes sur l’homosexualité et la transsexualité sont très ancrés chez une majorité de lycéens. » Avec Najat, c’est la sexualité au cœur de la rééducation nationale. Même Julien Dray s’émeut de sa ligne ultra-féministe qui est « en train d’émasculer les sexes ». C’est dire…

    Elle s’était distinguée aussi par ses prises de position sur les mariages forcés… catholiques, et en répondant « Inch’Allah » au journaliste qui lui suggérait la présence de Berbères à l’Élysée.

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  • La Minute Royaliste n°4 : Les Parlements au sein de la Décentralisation Royale

  • Les institutions européennes sont le champ de bataille de l’uniformisation des normes

    Membre du Front national depuis 1989, Sylvie Goddyn est désormais député européen. Elle répond à Présent :

    G"Je suis titulaire, avec mes collègues Jean-François Jalkh et Mireille d’Ornano, de la très importantecommission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. C’est celle qui légifère le plus.On a en charge tout ce qui concerne la politique du climat, la pollution de l’air et des eaux, l’alimentation, la santé et donc les médicaments. Vu l’importance économique des sujets abordés, il y a un lobbying très fort. Le premier rapport qui nous est soumis porte sur les nouveaux aliments, ce qu’ils appellent les « novel foods ». Il s’agit entre autres, et je pense que ça va choquer beaucoup de gens, des aliments issus des animaux clonés ou descendants d’animaux clonés et des nanotechnologies. Au mois de juillet, nous avons eu la première réunion de commission.

    Est-ce que vous allez « communiquer » là-dessus ? Les électeurs ne sont absolument pas au courant des décisions concernant les animaux clonés, notamment.

    Bien sûr, nos concitoyens ne sont pas informés, car les médias ne font pas leur travail et c’est un véritable scandale ; il ne peut pas y avoir de démocratie sans transparence, c’est-à-dire sans système d’information exhaustif et libre. Or les tenants du « système » se gardent bien de « communiquer », car les gens seraient encore plus hostiles à l’Union européenne.

    Pourquoi cette absence de transparence ?

    Pour comprendre la construction européenne, il faut sortir des illusions rebattues depuis des décennies sur l’Europe puissance et indépendante. La réalité est que nos institutions européennes sont le champ de bataille de l’uniformisation des normes industrielles, technologiques, médicales, juridiques, etc. Bref, tous les domaines de la vie quotidienne. L’enjeu véritable est de savoir quelle entreprise imposera sa norme à l’ensemble de ses concurrents. D’où le lobbying autour de la commission et du parlement et le soupçon permanent de corruption. En d’autres termes, l’Europe ne s’occupe plus que du particulier. L’intérêt général, qui est la raison même de l’existence des institutions politiques, est totalement oublié. En vérité, il a été abandonné aux véritables initiateurs et maîtres de l’Europe : les Etats-Unis. D’où son impuissance et sa servilité congénitales, qui se manifestent de manière exemplaire dans l’affaire ukrainienne. [...]"

    Michel Janva

  • Valls II : LMPT dénonce des provocations et craint de nouvelles menaces pour les familles

    Communiqué de La Manif Pour Tous :

    "La nomination de Najat Vallaud Belkacem au Ministère de l’Education Nationale est une véritable provocation. La nouvelle ministre est en effet à l’origine des très controversés « ABCD de l’Egalité » devenu « Plan égalité » qui sous couvert d’égalité entre fille et garçon contribue en réalité à prôner l’indifférenciation des sexes et à diffuser l’idéologie du genre à l’école. A peine la rumeur arrivée sur les plateaux de télévisions, de nombreux commentateurs ont évoqué cette « provocation ». Porte-parole du Parti Socialiste, Carlos Da Silva s’est empressé de nier l’existence de la théorie du genre !

    La confirmation de Christiane Taubira au poste de Garde des Sceaux est la seconde provocation de MM. François Hollande et Manuel Valls. Car derrière la confirmation de celle qui a donné son nom à la loi autorisant le mariage et l’adoption pour des couples de personnes de même sexe, c’est aussi l’avenir de la Circulaire du même nom qui est en jeu. La Circulaire Taubira autorisant la reconnaissance en France des enfants nés de GPA (mères porteuses) à l’étranger est en effet au cœur de la mobilisation citoyenne contre cette nouvelle forme de traite humaine. Commander et acheter un enfant sur catalogue, louer ce qu’il y a de plus intime chez une femme, son ventre, voilà la réalité de la pratique des mères porteuses cachée derrière trois lettres anonymes GPA. Gammy, bébé né trisomique et abandonné par ses parents clients au début du mois d’août a ému le monde entier. Sa mère aussi. La Manif Pour Tous ne cesse de rappeler que le drame qu’a été l’affaire Gammy n’est pas un cas isolé mais bien la triste réalité d’une pratique indigne. Un nouveau cas similaire en Grande Bretagne vient d’être révélé il y a quelques heures par The Sun. C’est pourquoi le mot d’ordre majeur des manifs pour tous du dimanche 5 octobre à Paris et Bordeaux sera la demande l’abolition universel de la Gestation Pour Autrui. « On ne peut pas d’un côté considérer à juste titre que la GPA est un crime et d’un autre organiser le contournement de son interdiction en régularisant les enfants achetés à l’étranger par des couples de français, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. C’est la raison pour laquelle la circulaire Taubira doit être retirée sans délai. Sa confirmation au sein du gouvernement en qualité de garde des sceaux est un signal très inquiétant » estime Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

    Enfin, le maintien de Laurence Rossignol en tant que Secrétaire d’Etat en charge de la famille est synonyme de vives inquiétudes de la part des familles. La proposition de loi APIE (Autorité Parentale et Intérêt de l’Enfant) doit arriver prochainement au Sénat en 1ère lecture. D’autres propositions de lois comme la suppression de l’adoption plénière sont d’ores et déjà dans les tuyaux avec le soutien de Mme Rossignol. Et le lobby LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transexuels) poursuit son action pour obtenir la libéralisation de la PMA (Assistance Médicale à la Procréation) pour les couples de femmes et les célibataires, privant ainsi délibérément et avant même leur naissance des enfants de leur père.

    « En réponse à l’annonce de ce gouvernement Valls 2 et aux vives et légitimes inquiétudes des familles devant les projets de l’exécutif, La Manif Pour Tous maintient plus que jamais son appel à manifester le dimanche 5 octobre contre la GPA, la PMA pour les couples de femmes, l’enseignement du genre à l’école et autres projets familiphobes du gouvernement » conclut Ludovine de La Rochère."

    Vu dans Salon Beige

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Valls-2-LMPT-denonce-des

  • Nouveau gouvernement : l’Action française réagit

    Alors que les chiffres du chômage ne cessent de grimper et la situation économique de se détériorer, la république, avec ce simple remaniement gouvernemental présenté comme un changement véritable, étale devant les Français le spectacle désolant de son incapacité à surmonter ses divisions internes — lutte des égos, ambitions partisanes — pour résoudre les problèmes dramatiques auxquels le pays est confronté. 

    Si, avec à leur tête un disciple d’Henri Queuille, dont le nom incarne à lui seul la médiocrité politique des IIIe et IVe républiques, et pour premier ministre un homme pressé qui a surtout rapidement prouvé son incompétence politique, les Français jouent de malchance, néanmoins, la passivité du président de la république et l’ambition dévorante du premier ministre ne sont pas seules en cause. La Ve république a pu faire illusion quelque temps : la situation politique actuelle, aggravée par les conséquences du quinquennat, révèle l’impasse dans laquelle sont entrées nos institutions.

    Après le « gouvernement de combat » que devait être Valls I, voici le « gouvernement de clarté » que doit être Valls II, comme si ces deux impératifs étaient contradictoires ! Certes, l’opposition doctrinale entre les deux têtes de l’exécutif et les ex-ministres frondeurs (politique de l’offre ou politique de la demande), restera factice tant que les uns et les autres continueront d’accepter servilement les règles biaisées du jeu européen. Toutefois il est vrai que le nouveau gouvernement a gagné en cohérence libérale, notamment sur les plans économique et sociétal, avec la nomination à l’économie du financier et ami du président, Emmanuel Macron — passé directement en 2012 de la banque Rothschild au secrétariat de l’Elysée —, de Najat Vallaut-Belkacem à l’éducation et le maintien de Christiane Taubira à la justice. Cette triple provocation ne peut qu’inquiéter les Français.

    L’UMP, qui n’est pas prête à gouverner et n’a aucune leçon à donner au PS en matière de cohérence politique, craint autant que les socialistes une possible dissolution de l’assemblée nationale, que la mise en minorité du nouveau gouvernement Valls rendrait inéluctable. Chacun sait en effet qu’en cas, probable, de défaite de la gauche aux législatives Hollande s’accrocherait à l’Elysée comme une moule à son rocher : or l’UMP n’a pas oublié la défaite du RPR à la présidentielle de 1988 après deux années de cohabitation. Quant au FN, qui réclame « le retour devant le peuple », il est le premier à savoir que trois années supplémentaires de maturation lui sont nécessaires pour préciser son programme politique, se convertir à la nécessité d’une véritable majorité d’union patriotique sans exclusive aucune, participer à la constitution de celle-ci et, enfin, former ou rallier les cadres nécessaires à la réalisation d’une équipe gouvernementale crédible.

    Par-delà toute problématique politicienne, c’est un changement radical dont la France a besoin. D’aucuns évoquent une crise de régime : or, plutôt que le régime, c’est la France qui est en crise — politique, économique, sociale et de civilisation —, une crise profonde dont seule la république est responsable. Face aux défis qui sont les siens, notre pays doit plus que jamais se poser la question du renversement d’un régime politique qui, depuis qu’il a été instauré, a toujours été pour lui synonyme de déclin.

    L’Action française, réaffirmant sa fidélité au comte de Paris, duc de France, appelle les Français à la rejoindre dans son combat de salut public.

    L’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Nouveau-gouvernement-l-Action

  • Révolte antifiscale : c’est la dynastie des endettors qui est coupable

    La révolte antifiscale vient de loin. Depuis quarante ans la classe politique n’a cessé de laisser croître inconsidérément les dépenses publiques.
    Dans cet article paru en 2010 Jean-Yves Le Gallou dénonce la dynastie des « endettors » au pouvoir depuis 1981 . Il propose un changement radical du référentiel idéologique dominant par :

    • - le rétablissement de la souveraineté politique nationale ;

    • - le rétablissement de frontières économiques et sociales ;

    • - la mise aux orties de toutes les mesures d’inspiration politiquement correcte ;

    • - l’ abandon du libre-échangisme mondial ;

    • - l’arrêt de toute immigration supplémentaire et dégonflement de l’immigration présente ;

    • - la reconstruction d’un développement économique endogène : local, national et européen ;

    • - la rigueur identitaire etla rigueur budgétaire.


    Un petit rappel historique d’abord : la Ve République se voulait financièrement vertueuse

    La IVe République n’a duré que douze ans. Il lui a été reproché son instabilité politique et son irresponsabilité financière. La Ve République s’est voulue vertueuse à son origine : plan Rueff-Armand contre les scléroses économiques, ordonnance de 1959 mettant de l’ordre dans les finances publiques, article 40 de la Constitution imposant aux parlementaires de gager les dépenses nouvelles qu’ils proposent par des économies correspondantes.

    Mai-68 puis la crise pétrolière de 1973 ont bousculé ce bel édifice ; mais un homme, Raymond Barre, a redressé la situation : adepte de la « rigueur » sans avoir peur du mot, ennemi de la démagogie et apte à résister aux groupes de pression, quels qu’ils soient, il a présenté en 1980, il y a trente ans, le dernier budget français en équilibre.

    La dynastie des Endettors arrive au pouvoir en 1981 : elle ne l’a pas quitté depuis

    Lorsque François Mitterrand, Endettor-Ier, arrive au pouvoir, la dette de la France est de moins de 300 milliards (en équivalent euros actuels) ; il l’a porte à 650 milliards. Jacques Chirac, Endettor-II, double lui aussi la dette qui atteint à son départ de l’Elysée près de 1.200 milliards. Endettor-III, Nicolas Sarkozy, va faire encore mieux : en trois ans seulement il porte la dette à 1.600 milliards.

    Tous les premiers ministres successifs ont pris activement part à cette politique : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Jacques Chirac, Michel Rocard, Edith Cresson, Pierre Bérégovoy, Edouard Balladur, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Galouzeau de Villepin et François Fillon. Tous, sans exception aucune, ont aggravé la dette de la France. François Fillon a d’ailleurs surpassé tous ses prédécesseurs avec un budget 2010 portant les dépenses à 420 milliards d’euros pour seulement 270 milliards de recettes fiscales : 35% de trou budgétaire, chapeau l’artiste ! Faut-il ajouter que, dans le même temps, l’actif de l’Etat s’est réduit avec la privatisation des entreprises publiques et la vente de nombreux joyaux du patrimoine immobilier. Car les Endettors sont aussi des Distributors et des Dilapidators !

    La logique courtermiste des Endettors-Immédiators

    François Mitterrand est un homme de droite qui a dû faire une politique de gauche. Jacques Chirac est un homme de gauche amené à faire carrière à droite. Nicolas Sarkozy est un homme sans racines et sans références autres que médiatiques. Tous se sont donc inscrits dans une seule logique : conquérir et rester au pouvoir sans s’embarrasser de convictions gênantes.

    Leur horizon s’est souvent borné à la prochaine élection : « Plaire aujourd’hui… et facturer le plus tard possible », telle a été leur devise. Tout récemment encore, le ministre du Budget, François Baroin, envisageait de créer des ressources fiscales supplémentaires en… 2013 !

    Or il y a en France au moins une élection chaque année et une élection présidentielle tous les cinq ans. Un mécanisme qui encourage le courtermisme.

    Il convient d’ailleurs de signaler ici une différence majeure entre la démocratie représentative et la démocratie directe.

    En démocratie directe, le décideur c’est le citoyen. Certes, il peut avoir une préférence pour le court terme mais il inscrit néanmoins sa décision dans un temps plus long : celui de la valeur de son patrimoine, celui de sa durée de vie espérée et il prend même en compte souvent l’intérêt des enfants et petits-enfants qui lui succéderont.

    Il n’en va pas forcément de même pour le « représentant » du peuple dont l’horizon temporel est souvent limité à celui de sa réélection, surtout s’il n’a pas un grand idéal chevillé au corps.

    La logique clientéliste des Endettors-Distributors

    A partir du moment où la vision du long terme s’estompe et où le souci de l’intérêt général disparaît, le clientélisme s’impose comme règle majeure de la décision politique. Et la loi du marché politique s’applique de manière implacable ; cette loi peut se formuler ainsi : toute dépense nouvelle destinée à un petit nombre de bénéficiaires rapporte davantage de voix d’électeurs que la dissémination de l’impôt supplémentaire correspondant sur l’ensemble des contribuables ne fait perdre de suffrages. En clair : augmenter les dépenses est électoralement payant. D’autant plus que lorsque les recettes fiscales ne suivent pas immédiatement l’évolution des dépenses, c’est la dette qui s’y substitue avec un coût, certes, bien réel mais différé.

    Un autre point mérite d’être signalé : le Parlement est un club de grands élus. Voulue par Gaston Defferre et poursuivie depuis, la décentralisation a débouché sur un doublement de la part prise par les dépenses des collectivités territoriales dans le Produit intérieur brut (PIB). Et ce sans aucun mécanisme de modération ou de freinage : en effet beaucoup d’impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’Etat ou des parts d’impôt d’Etat ; un système qui rend très confortable la situation d’élu local puisqu’elle fait de lui un généreux distributeur de biens publics et de services sans qu’il ait à lever un impôt correspondant. C’est le système du député/maire : le maire s’achète des clientèles qui lui permettent de se faire élire député ; et le député vote des impôts d’Etat qui abondent à hauteur de près de 90 milliards – soit plus du cinquième du budget de l’Etat – dans les caisses des collectivités territoriales.

    L’achat de clientèles particulières est d’ailleurs d’autant plus nécessaire à la survie de la classe politique que sa soumission au politiquement correct l’empêche de conduire la politique souhaitée par beaucoup d’électeurs.

    Les Endettors-Dilapidators à l’action : la création des « droits à »

    On peut distinguer deux sortes de crédits publics : ceux qui sont fixés en début d’année de manière limitative par les autorités publiques ; ceux dont le montant final dépend de décisions individuelles permettant de faire jouer des droits à prestations. Ce sont « les droits à ». C’est cette dernière catégorie de dépenses qui a explosé au cours des vingt dernières années. Les Endettors-Dilapidators ont créé ces « droits à » sans jamais évaluer leur coût à long terme.

    Créé en 1988, le RMI concernait, en 2005, 1,1 million de personnes et coûtait 5 milliards ; deux allocations voisines, l’allocation de parent isolé (API) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) (post allocation chômage) intéressaient 200.000 personnes pour la première et 400.000 pour la seconde, coûtant au total 3 milliards. La création du RSA – revenu de solidarité active – a simplifié et étendu le dispositif dont bénéficient près de 2 millions de personnes pour un coût de 10 milliards. Créé en 2010, le RSA-jeune destiné aux moins de vingt-cinq ans ajoute une couche supplémentaire de bénéficiaires et… de dépenses.

    L’allocation d’adulte handicapé (AAH), que touchaient 400.000 personnes il y a vingt ans, compte aujourd’hui 800.000 attributaires recevant 5 milliards d’euros. La nouvelle prestation de compensation du handicap (PCH), qui concernait 100.000 personnes en 2005, a 400.000 bénéficiaires en 2010. Et l’aide personnalisée à l’autonomie (APA), qui s’adresse aux personnes âgées dépendantes, a coûté 3,88 milliards pour 912.000 allocataires en 2005 mais bénéficiera à 1,5 million de personnes en 2015.

    Créée en 1999, la couverture médicale universelle (CMU) avait 1.200.000 allocataires en 2001, 1.700.000 en 2005 ; le chiffrage du coût de la CMU n’est pas connu puisque celui-ci est intégré dans le budget global de l’assurance maladie ; toutefois, le seul coût de la CMU complémentaire (prise en charge équivalant à celui des mutuelles sans que le bénéficiaire ait à participer au… coût de la mutualisation) s’élevait à 1,4 milliard en 2005.

    Quant à l’aide médicale d’Etat (AME), sorte de Couverture médicale universelle, CMU, pour les étrangers clandestins, elle avait 60.000 bénéficiaires en décembre 2002, et plus de 200.000 aujourd’hui pour un coût de 530 millions, soit 2.600 euros par tête : les clandestins ont beau être souvent jeunes, ils ne sont manifestement pas en très bonne santé !

    S’élevant à près de 25 milliards, ces prestations de solidarité et d’assistance sont en forte expansion sous un double effet :

    • – démographique : le vieillissement de la population entraîne l’augmentation du nombre des personnes handicapées et dépendantes ;
    • – d’aubaine : toute prestation nouvelle fait émerger des besoins inédits, y compris venant de l’étranger, et suscite des demandes supplémentaires, parfois – mais pas toujours – justifiées ;le coût de toute prestation nouvelle se révèle donc constamment plus élevé que les prévisions initiales. Son créateur passe pour généreux – à peu de frais – mais ses successeurs créent de la dette supplémentaire.

    Il faut ici signaler l’absurdité d’un système ouvrant indistinctement des droits aux Français et aux étrangers et, pour ces derniers, aussi bien d’ailleurs lorsqu’ils sont en situation régulière que clandestins. Le déficit s’explique aussi par le fait d’asseoir des prestations mondialisées sur des cotisations hexagonales.

    La poursuite des mouvements d’immigration à hauteur de 200.000 entrées régulières par an traduit notamment le fait qu’un nombre croissant de résidents étrangers ou de Français d’origine étrangère procèdent au regroupement familial de leurs proches à des fins médicales ; cette attitude, humainement bien compréhensible, n’en pose pas moins un problème structurel au système de santé français : comment éviter son déséquilibre financier durable alors que ses recettes sont fondées sur une assise territoriale limitée (la production française) tandis que ses prestations, et donc les dépenses induites, sont potentiellement étendues au monde entier ?

    Le mécanisme de création de dépenses publiques par les étrangers prend parfois un tour hallucinant. Ainsi un Congolais qui entre avec sa famille en France, avec un simple visa de tourisme, peut déposer une demande de droit d’asile le lundi, exiger un hébergement à l’hôtel le mardi et, s’il ne l’a pas obtenu, déposer un référé auprès du tribunal administratif le mercredi ; au final, c’est l’Etat qui paiera son logement pendant les dix-huit mois d’instruction de son dossier en créant de la dette supplémentaire. Et il y a eu 47.686 demandeurs d’asile en 2009, plaçant la France en position de record européen. Mais un record est destiné à être battu : et pour 2010, la France d’Endettor-III est en passe de devenir le premier pays au monde d’accueil des (souvent faux) réfugiés !

    Mais de cela les Endettors-Dilapidators n’ont cure !

    Les Endettors-Dilapidators à l’action : les services rendus à l’oligarchie

    Les Endettors-Dilapidators se constituent des clientèles électorales de pauvres ou de moyens-pauvres en distribuant l’argent public. Mais ils se constituent aussi des soutiens financiers en renonçant à tout ou partie des recettes fiscales attendues : derrière chaque « niche fiscale », il y a des intérêts et souvent de gros intérêts ; gros intérêts qui financent, légalement ou non, des campagnes électorales de plus en plus coûteuses, et d’autant plus coûteuses que ceux qui prétendent représenter le peuple s’en éloignent de plus en plus.

    A titre d’exemple, l’inefficacité économique – en tout cas la très faible efficacité – des soutiens fiscaux à l’investissement outre-mer ne fait guère de doute ; et pourtant ces « dépenses fiscales » sont intouchables. Il est vrai que la puissante patronne du MEDEF a encore moins à se plaindre de la fiscalité française que Madame Bettencourt…

    Reconnaissons qu’il y a un autre service rendu à l’oligarchie qui remonte, lui, à 1973. Et il s’agit cette fois de l’oligarchie bancaire : en 1973, la Banque de France s’est vu interdire de prendre en pension des emprunts d’Etat : ainsi fut créé un revenu supplémentaire et sans risques pour les banques qui créent la monnaie qu’elles prêtent à l’Etat ; prêt qu’elles facturent 2% à 3% l’an, ce qui contribue ainsi à augmenter le profit des banques en creusant le déficit de l’Etat, à hauteur de 40 milliards d’euros par an de charge des intérêts.

    Le déni de réalité des Endettors-Dilapidators coûte cher

    Les Endettors-Dilapidators ont pour règle de gouvernement : le gouvernement du politiquement correct par le politiquement correct pour le politiquement correct. Cela les conduit à mettre en place des politiques aussi coûteuses qu’inefficaces telles que « la politique de prévention », « la politique de la ville », « la politique d’intégration », « le soutien scolaire », les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP), « l’aide au retour à l’emploi ». Mais quand il y a de moins en moins d’emplois disponibles, que les méthodes pédagogiques sont mauvaises, que beaucoup d’immigrés refusent de s’assimiler et que 10% de la population vit dans des zones de non-droit, les politiques ainsi mises en œuvre ne fonctionnent pas. Or, plutôt que d’en tirer les conséquences, les tenants du politiquement correct estiment alors que les contribuables n’en ont pas fait assez. Ainsi, plus une politique échoue, plus elle a de chances d’obtenir une prolongation, voire une amplification, des crédits qu’elle reçoit. Ainsi le déni de réalité coûte chaque année plus cher aux contribuables !

    L’abandon de la souveraineté économique par les Endettors-Déconstructors

    Les Endettors-Déconstructors ont doublement abandonné la souveraineté économique de la France : vis-à-vis de l’Union européenne d’abord, de l’Organisation mondiale du commerce ensuite. Cela a contribué à détruire la richesse.

    Ainsi l’industrie française a perdu deux millions d’emplois en 30 ans ; et un document de Bercy estime qu’entre 2000 et 2007 63% de ces destructions sont le fait de la concurrence internationale. Le libre-échangisme mondial a donc des conséquences économiques et sociales destructrices. Or chaque emploi perdu creuse doublement le déficit : parce qu’il diminue les recettes soumises à l’impôt et parce qu’il augmente les droits à prestations des victimes de la mondialisation. Ce n’est donc pas un hasard si l’Etat-providence s’est développé dans tous les Etats – Etats-Unis et Grande-Bretagne compris – qui ont aboli leurs frontières économiques. L’Etat-providence est le SAMU social de la mondialisation.

    La mondialisation a aussi une autre conséquence sur les finances publiques : la concurrence fiscale des Etats, qui a pour conséquence non la baisse des dépenses publiques mais la baisse des recettes fiscales en provenance des grandes entreprises multinationales qui « optimisent » la localisation de leurs bénéfices. Didier Maupas rappelait à juste titre que les grands groupes du CAC 40 qui réalisaient 30% des marges en 2009 n’acquittaient que 13% de l’impôt sur les sociétés.

    Ainsi le libre-échangisme mondial a donc deux effets : aggraver la fiscalité des particuliers et des entreprises qui ne peuvent se délocaliser ou délocaliser leurs revenus ; diminuer la base imposable et donc contribuer à creuser le déficit des comptes publics.

    Il y a là une raison supplémentaire pour que la quasi-totalité des pays anciennement développés, dont la France bien évidemment, cumulent à la fois forts déficits de leurs transactions courantes vis-à-vis du reste du monde et fort déficit de leurs finances publiques. C’est le libre-échangisme irresponsable imposé par la superclasse mondiale à leurs fondés de pouvoir de la classe politique qui en est responsable.

    L’abandon de la souveraineté politique par les Endettors-Déconstructors

    Les Endettors-Déconstructors se sont entendus pour développer ce qu’ils appellent « un Etat de droit » : en pratique, un gouvernement des juges interprétant des textes généraux en fonction de l’idéologie politiquement correcte. Ceci a de nombreuses conséquences financières.

    Quand le Conseil constitutionnel décide de revaloriser l’indemnité d’anciens combattants africains, il creuse en toute irresponsabilité le déficit public. Lorsqu’il déclare l’actuelle procédure de garde à vue illégale, il crée indirectement des dépenses pour la justice et la police : charges en personnel de police, crédits supplémentaires pour l’aide judiciaire ; dépenses qui viendront encore aggraver le déficit public d’autant qu’elles ne sont pas gagées par des recettes.

    Ce n’est donc plus ni le peuple, ni ses représentants qui consentent aux dépenses. C’est désormais les juges du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel qui participent à imposer des dépenses obligatoires.

    Ces juridictions, comme le Gouvernement et le Parlement, sont en outre elles-mêmes « surplombées » par des juridictions internationales : notamment la Cour de justice de l’Union européenne à Bruxelles et la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg. En dernier ressort, c’est cette dernière juridiction qui détermine qui décide qui a le droit ou le non de séjourner en France et de quels droits les résidents (légaux ou non) bénéficient. En matière de droits sociaux, ce sont les gnomes de la Cour de Strasbourg qui remplissent le rôle de législateur suprême ; rôle que leur ont abandonné par faiblesse les Endettors-Déconstructors.

    Renverser la dynastie des Endettors

    On le voit, le redressement des finances publiques n’est pas une affaire simple.
    Il ne s’agit pas de remplacer tel homme politique politiquement correct par tel autre, cela ne changerait rien. Le bilan de Juppé vaut celui de Strauss-Kahn et François Fillon n’a pas de points à rendre à Martine Aubry.

    Rappelons que, lors de l’élection présidentielle de 2007, et dans un même élan d’Endettors-Promettors, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy annonçaient des mesures, certes différentes, mais aggravant, les unes comme les autres, le déficit public à hauteur de 30 milliards d’euros supplémentaires. Les circonstances et son talent ont d’ailleurs permis à Nicolas Sarkozy de faire beaucoup… mieux et d’aggraver le déficit de l’Etat de près de 100 milliards. Même au mieux de leur forme, les socialistes n’ont jamais réussi à faire aussi fort !

    En matière de déficit public, il n’y a pas une bête politique moins malade que les autres : c’est comme pour la vache folle, c’est tout le troupeau qu’il faut abattre ! Ou, pour rester élégant, c’est la dynastie des Endettors qu’il faut renverser.

    Plus sérieusement, il n’y aura pas de redressement des finances publiques sans changement radical du référentiel idéologique dominant :

    • - rétablissement de la souveraineté politique nationale ;
    • - rétablissement de frontières économiques et sociales ;
    • - mise aux orties de toutes les mesures d’inspiration politiquement correcte ;
    • - abandon du libre-échangisme mondial ;
    • - arrêt de toute immigration supplémentaire et dégonflement de l’immigration présente ;
    • - reconstruction d’un développement économique endogène : local, national et européen ;
    • - rigueur identitaire et rigueur budgétaire.

    Ce n’est évidemment pas l’offre politique dominante, soumise à la tyrannie médiatique, qui peut répondre à ces nécessités. Seul un soulèvement populiste le pourra. S’il n’a pas lieu, c’est la faillite qui se chargera de rappeler les réalités aux peuples d’Europe et au peuple français et qui balaiera la dynastie des Endettors. Comme aime à le rappeler le grand historien Dominique Venner : « L’histoire est le lieu de l’inattendu ».

    Polémia

    * Cet article a été initialement publié le 12/10/2010, avec pour titre et chapô originels : “
    Colloque du Club de l’Horloge – octobre 2010 – Qui a endetté la France ?” et “Qui a endetté la France ? Communication de Jean-Yves Le Gallou Samedi 9 octobre 2010 au Colloque du Club de l’Horloge « La France en faillite ? Pourquoi nous croulons sous la dette et les impôts » 9 et 10 octobre 2010. Qui a endetté la France ? La réponse est simple : la dynastie des Endettors qui gouverne depuis 1981.”. Lequels constituant les seules modifications apportées.

    C’est l’été : Polémia ralentit ses mises en ligne de nouveaux textes et rediffuse de plus anciens avec un mot d’ordre : “Un été sans tabou”. Voici donc des textes chocs aux antipodes du politiquement correct, des réflexions de fond sans concession et à la rubrique médiathèque, des romans et des essais à redécouvrir.

    http://www.polemia.com/revolte-antifiscale-cest-la-dynastie-des-endettors-qui-est-coupable/

  • France : la dictature pépère

    Tribune de Jean-Yves Le Gallou.

    Le 14 juillet 2013, certains opposants à la loi Taubira ont crié « Hollande dictateur ! » : la clameur a pu paraître excessive compte tenu de la bonhomie du président de la République et de sa recherche constante du compromis.
    Encore faut-il noter que cette recherche du consensus se fait sur la ligne de la plus grande pente idéologique, et que le chef de l’Etat – quel qu’il soit – inscrit sa démarche dans un Système de plus en plus verrouillé.


    A y regarder de plus près, ce qui se met en place c’est une dictature pépère à base de monopole idéologique, de confusion des pouvoirs, de médias univoques, de société de surveillance, de prise de contrôle de l’enfance, de viol des consciences et de persécutions des dissidents.

    1-Une idéologie unique : la recherche d’un monde indifférencié

    Les régimes totalitaires se caractérisent par un monopole idéologique du parti au pouvoir. Notre situation est pire : derrière un pluralisme de façade, c’est celle d’une idéologie unique qui impose partout l’idée d’un monde indifférencié fondé sur le mondialisme, le libre-échangisme, la rupture des traditions, la déconstruction des identités (de sexe, de race, de culture), la culpabilisation permanente et l’antiracisme.

    2-La collusion des pouvoirs : politique, économique, médiatique

    Cette idéologie unique, tous les pouvoirs se coalisent pour l’imposer : l’Etat, les collectivités territoriales, les associations subventionnées, les grandes entreprises, les médias. Les dépenses de communication et de publicité représentent plusieurs points du produit intérieur brut : une telle débauche d’argent en faveur du conditionnement de l’opinion est sans précédent historique.

    3-Des médias univoques : le canal unique

    Dans les médias de l’oligarchie, du Monde à Libération en passant par Le Figaro, de Canal+ à TF1 en passant par France 2, c’est le canal unique, c’est le même message qui passe en boucle en faveur de la société multiculturelle, du capitalisme sans frontières, des guerres « justes » de « l’Empire du bien » et de l’abolition des identités dans le grand tout. A coups de désinformation, de censures, de bobards et de novlangue.

    4-La société de surveillance : Big Brother partout

    La prophétie orwellienne de 1984 se réalise pleinement : les mots disparaissent, comme le mot « race » de la Constitution, d’autres mots les remplacent et une novlangue s’impose. Dans le même temps une société de surveillance se met en place : le monde est truffé de caméras et les écoutes numériques sont généralisées. Défenseur de « l’Empire du bien », Luc Rozenzweig explique dans Causeur de l’été 2013 « qu’il n’y a pas de scandale Prism » puisque « mieux vaut la NSA qu’Al Qaïda ». Il confirme ainsi implicitement l’analyse du philosophe suisse Eric Werner pour qui la montée (réelle) de l’insécurité et la mise en scène (accomplie) du terrorisme servent à justifier la mise en place d’une société de contrôle.

    5-La prise de contrôle de l’enfance

    La marchandisation de la société conduit à placer les enfants (crèches, centre aérés, écoles) et les grands vieillards (foyers médicalisés) dans des structures collectives. Cela facilite l’endoctrinement du berceau à la tombe. Dans les EPHAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), des psychologues forment les personnes âgées aux « nouvelles valeurs ». Dans les crèches et les écoles la consigne officielle est de nier les différences de sexe et d’enseigner la « théorie du genre » dès l’école primaire, voire maternelle. Pour faire bonne mesure, le ministre de l’Education Vincent Peillon, homme de secte s’il en est, préconise diverses mesures pour couper les liens des parents avec leurs enfants et leur école : semaine de 5 jours pour décourager les femmes de s’occuper de leurs enfants le mercredi, bannissement des devoirs à la maison.

    6-La persécution des dissidents

    Le but du système est clair : produire un type d’homme conforme d’où les dissidents sont bannis des médias et marginalisés, voire licenciés, dans les entreprises et les administrations. La règle qui s‘applique dans les faits est celle du « Berufsverbot » créé par les nazis et repris par la République fédérale d’Allemagne : les militants identitaires Damien Rieu et Benoît Couëtoux, victimes d’interdits professionnels pour avoir contesté la construction de mosquées, en sont les exemples vivants.

    7-La prison pour les mal-pensants

    D’autres hommes ont connu la prison exclusivement en raison de leurs opinions : Nicolas Bernard-Buss, détenu 20 jours en raison de son opposition à la loi Taubira ; Esteban Morillo, détenu préventivement depuis trois mois pour « délit de sale crâne » et de « sales idées » alors qu’il a agi en état de légitime défense face à l’agression dont il a été victime de la part d’un militant d’extrême gauche ; le révisionniste Vincent Reynouard, qui a passé un an en prison en 2010 simplement pour avoir diffusé un opuscule de 16 pages aux idées jugées, il est vrai, « nauséabondes ».

    La question n’est pas ici de savoir si on partage ou non les engagements de ces militants-là, ni si leurs idées sont sympathiques ou odieuses, mais de constater la réalité : en France il y a des prisonniers politiques, c’est-à-dire des gens emprisonnés en raison de leurs opinions.

    Et d’ailleurs les maires qui, en conscience, veulent refuser de procéder à des parodies de mariage entre paires homosexuelles risquent cinq ans de prison ferme. N’est-ce pas là aussi du délit d’opinion et du viol de conscience ?

    8-Un arsenal répressif considérable

    Soyons clairs :  le Système dispose d’un arsenal répressif considérable (lois Pleven, Gayssot, Taubira, Perben, notamment) : s’il n’y a pas plus de détenus politiques en France ce n’est pas parce que le régime est pépère c’est parce que beaucoup d’opposants le sont. Au fond, si nous vivons dans une dictature pépère, ce n’est pas tant parce que ceux qui l’exercent sont débonnaires, c’est parce que ceux qui s’y opposent sont bien prudents. Et surtout parce que ceux qui devraient soutenir les libertés politiques – en France, pas au Kamchatka – préfèrent souvent détourner les yeux.

    Et pourtant nul ne devrait transiger avec la défense de nos libertés. Les pouvoirs totalitaires ne sont forts que de la lâcheté de leurs opposants et de leur manque de solidarité les uns vis-à-vis des autres.

    Face à la dictature pépère une seule attitude possible : unité, solidarité !

    Jean-Yves Le Gallou, Polémia, 29/08/2013

    Voir aussi (articles Polémia) :

    « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime »
    L’avant-guerre civile
    Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans

    Incarcération de Nicolas : la République totalitaire
    Presse totalitaire : l’exemple de la mosquée d’Angers
    On ne fait pas la révolution avec des gens bien élevés !

    http://www.polemia.com/france-la-dictature-pepere-2/